9h00 Humpday de Lynn Shelton (QZ, USA).
Deux anciens camarades d'université se retrouvent après une longue séparation, l'un marié, l'autre éternel adolescent. Ils décident de contribuer à un festival de porno amateur. Le sujet est potentiellement scabreux, mais le réalisateur est américain... Donc, l'honneur est sauf. Quelques bons moments d'humour, mais finalement assez classique. Humpday ne révolutionne pas le cinéma, mais pourra contenter le temps d'une soirée télé entre amis... (pas trop prudes, les amis, quand même ;-)).
Ma note = 11/20
11h00 Politist, adjectiv de Corneliu Porumboiu (UCR, Roumanie).
Un policier s'oppose à l'incarcération d'un adolescent qui a été dénoncé pour avoir fumé quelques joints. Une réflexion sur le difficile accord entre des principes moraux individuels et le respect strict de la loi. Le sujet est traité avec une grande subtilité et un certain humour, mais le rythme, très lent, sied moins bien à ce long métrage qu'aux brillants films roumains primés à Cannes en 2007-2008.
Ma note = 15/20
14h00 Precious de Lee Daniels (UCR, USA).
Une jeune fille noire et obèse, maltraitée, victime d'inceste, vit chez sa mère, à Harlem. Enceinte, elle est expulsée de son école, mais elle va croiser le chemin de plusieurs personnes qui vont l'aider à reprendre sa vie en main. L'ensemble est de très bonne facture, et une petite larme au coin de l'oeil pas exclue, mais le pathos est quand même obtenu au prix de ficelles bien grosses. La réalisation est malheureusement d'un trop grand classicisme et d'une efficacité trop hollywoodienne pour prétendre à un palmarès.
Ma note = 16/20
17h30 Ordinary people, de Vladimir Perisic (SIC, Serbie), Candidat Caméra d'Or.
Une section d'une dizaine de soldats serbes est emmenée dans un endroit isolé où on lui confit la mission de procéder à des exécutions sommaires de prisonniers civils « terroristes ». Vladimir Persic nous livre une descente lente aux enfers, qui décortique comment des soldats « ordinaires » peuvent se retrouver acteurs de meurtres de masse. Le rythme est très lent, mais il confère au film un réalisme très convaincant, voire dérageant. Il nous renvoie avec froideur l'image de notre propre comportement : mais qu'aurions nous fait dans une situation similaire ? Je confirme ce que nous a dit le jeune acteur principal Relja Popovic (ci dessous), en introduction à la projection, "ce n'est pas un film pour manger du pop-corn ».
Ma note = 16/20
Le film était précédé du court métrage Noche Adentro de P. Lamar (Paraguay)
Euh? Je n'ai rien compris... Ma note = ?







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