9h00 Force Majeure / Turist de Ruben Östlund (Un Certain Regard, Suède)Durée: 2:00
Avec Johannes Bah Kuhnke, Lisa Loven Kongsli, Vincent Wettergren
Tomas passe ses vacances au ski dans les Alpes, avec sa femme et ses deux enfants. Alors qu'ils déjeunent à la table d'un restaurant d'altitude, une avalanche est déclenchée et dévale la montagne environnante. Tomas n'a une fraction de seconde pour choisir la conduite à tenir. Il est hanté par la lâcheté de son choix. Plus rien dans son couple ne sera comme avant.
Turist nous invite habilement à nous interroger sur notre propre comportement, en situation de grand danger. Les réactions instinctives prennent alors le dessus, dans toute leur diversité, pas toujours en accord avec nos valeurs. Les conséquences psychologiques post-traumatiques n'en sont que plus difficiles à digérer. Très bien construit, bien nuancé. Images de montagnes superbes.
Ma note = 15,5/20
11h45 Saint Laurent de Bertrand Bonello (compétition officielle, France)Durée: 2:30
Avec Gaspard Ulliel, Jérémie Renier, Léa Seydoux
Date de sortie en salles prévue le 1 octobre 2014
Le film raconte la vie du couturier de 1967 à 1976. A cette période, Yves Saint Laurent est au pinacle de sa gloire. La pression n'en est que plus grande et la panne d'inspiration une préoccupation constante. Il absorbe des substances psychotropes, illicites ou pas, et de l'alcool, comme béquilles. Dans l'intimité, il hésite entre plaisir physique fugace et relation amoureuse de relations de longue durée, comme avec Pierre Bergé, son plus fidèle ami et soutien.
Sans préjuger de la fidélité aux originaux, les costumes recréés pour ce film sont très magnifiques. Les interprètes sont à la hauteur de l'enjeu. Les tonalités d'un discours prononcé par Jérémie Renier rappelaient étrangement l'original (de Bergé). J'ai passé un bon moment. Toutefois, je n'ai pas trouvé le trait de génie qui aurait pu faire expliquer que Saint Laurent figure au palmarès.
Ma note = 15/20
15h00 Maps to the Stars de David Cronenberg (Compétition Officielle, Canada)Durée: 1:51
Sorti en salle le 21 mai 2014
Avec Julianne Moore, Mia Wasikowska, Olivia Williams
Les scènes se déroulent à Los Angeles, où l'on découvre plusieurs personnages dont les trajets sont moins indépendants qu'il n'y paraît.
Agatha, nouvellement arrivée en ville, se fait embaucher comme assistante d'Havana Segrand, une actrice qui n'attire plus les grands rôles. Benjie est un interprète au caractère bien trempé, que tous les réalisateurs s'arrachent. Sanford Weiss, son père, est auteur à succès, mais aussi thérapeute des célébrités. Havana est une cliente.
Je ne peux pas en dire plus sans trahir l'esprit du metteur en scène. En effet, ce film de distingue par sa technique de narration originale, sur fond de névrose, schizophrénie, inceste et maltraitance. Un fois lié, le tout ne prétend pas être vraisemblable, mais j'ai aimé le jeu de construction du scénario. Pour apprécier Map to the Stars, il faut accepter de maintenir son attention élevée pendant au moins une heure, sans avoir en main les clefs du puzzle.
Ma note = 16,5/20
17h30 Still the Water de Naomi Kawase (Compétition officielle, Japon)
Durée: 1:59
Avec Nijirô Murakami, Jun Yoshinaga, Miyuki Matsudar

L'île d'Amami est une ville paisible où il ne passe pas grand chose. Un soir, Kaito, 16 ans, découvre le corps d'un homme flottant dans la mer. Kyoko a la même âge que Kaito. Elle redouble d'efforts pour attirer son attention et faire en sorte que leur relation devienne plus charnelle. Mais Kaito devra d'abord faire la paix avec ses parents séparés et avec lui-même.
Les paysages sont superbes. Le rythme est très lent, mais si on accepte de se laisser bercer, cette histoire d'adolescents séduit. J'ai passé un bon moment. La prise de risques était trop faible pour prétendre à une place au palmarès.
Ma note = 14,5/20

20h00 Jimmy's Hall de Ken Loach (Compétition Officielle, UK)
Durée 1:49
Sortie en salles prévue le 2 juillet 2014
Avec Barry Ward, Simone Kirby, Jim Norton
Dans les années 1930, Jimmy Gralton retrouve son pays natal, l'Irlande, après un exil forcé aux Etats-Unis. Dix ans plus tôt, en pleine guerre civile irlandaise, il avait dû fermer son "Hall", un foyer ouvert à tous où l'on se retrouve pour danser, étudier, ou discuter. A son retour, les jeunes des alentours lui demandent de rouvrir le lieu. Mais les opposants de l'époque, inquiets de la résurgence des idées communistes véhiculées par Jimmy, se mobilisent à nouveau.
Ce film ne surprendra pas les amateurs de Ken Loach. Agréable à regarder, sans grand défi, Jimmy's Hall toutefois n'est pas son meilleur long métrage.
Ma note = 14/20






















































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