
8h30 Joyland de Saim Sadiq (Un Certain Regard, Pakistan)
Durée = 2h06
Avec Ali Junejo, Rasti Farooq, Alina Khan...
Concourt pour la Caméra d'Or
Les membres de la famille Ranas semblent se résigner à la disparition de leur lignée, faute de descendant mâle. Le jeune fils en couple cherche une occupation professionnelle. Il rejoint en secret un troupe de danse dans un cabaret érotique où il accompagnera une vedette trans. Ce choix n'est pas du goût des autres membres de la famille. Son épouse découvre une facette de son mari qu'elle avait toujours soupçonnée. La parole et les actes se libèrent à tous les étages de la famille.
De ce long métrage je retiendrai quelques séquences fortes sur la transidentité. Certaines autres auraient gagné d'un sens de la dramaturgie plus travaillé. J'ai quitté la projection avec l'impression que Saim Sadiq s'était dispersé et avait perdu le c½ur de son sujet.
Ma note = 14/20
11h00 Metronom de Alexandru Belc (Un Certain Regard, Roumanie)Durée = 1H42
Avec Şerban Lazarovici, Mara Bugarin, Vlad Ivanov
Concourt pour la Caméra d'Or
Bucarest, 1972 sous le régime de Ceausescu. Ana, 17 ans, éprouve une passion pour Sorin, mais est dévastée lorsqu'il lui annonce son départ à l'ouest. A l'occasion d'une fête organisés par Roxana, la meilleure amie d'Ana, ils se retrouvent avec une bande de copains pour danser sur les tubes de la musique occidentale, diffusés clandestinement par Radio Free Europe. Ils décident de faire passer en Occident une lettre-manifeste à Metronom, l'émission musicale qu'ils préfèrent. La fête s'interrompt parce qu'un indicateur a prévenu les services de renseignement du gouvernement, la Securitate...
L'intrigue s'installe très doucement, Les sentiments peuvent y trouver un espace d'expression à leur mesure, mais toutes les séquences du film ne tirent pas bénéfice de cette lenteur. J'étais déçu.
Ma note = 13/20
13h30 Kurak Günler / Burning Days de Emin Alper (Un Certain Regard, Turquie)Durée : 2h08
Avec Selahattin Pasali, Ekin Koç, Erol Babaoglu
Emre vient d'être nommé procureur dans une petite ville de province turque, en replacement des plusieurs confrères partis mystérieusement. La ville est marquée par un scandale autour de l'eau potable et par des cratères apparus de manière inexpliquée. Un journaliste opposant au pouvoir local, aux m½urs prétendument dissolues, tente de donner à Emre les clefs pour comprendre la complexité des enjeux. Emre prend rapidement conscience des jeux d'influence des notables locaux, bien décidés à défendre leurs acquis. Il s'y trouve lui-même pris au piège.
Burning Days est une thriller très masculin, où la dimension queer est une donnée importante du scénario. Le tout est efficace, particulèrement la dernière partie, qui est haletante à souhait. Les paysages désertiques sont très beaux. J'ai passé un excellent moment.
Ma note = 16/20
16h15 Godland / Vanskabte Land / Volaða Land de Hlynur Pálmason (Un Certain Regard, Danemark-Islande)Durée = 2H23
Avec Ída Mekkín Hlynsdóttir, Elliott Crosset Hove, Jacob Lohmann
Le concept original de cette ½uvre est de reconstituer, ou plutôt d'imaginer, le périple en Islande du premier missionnaire danois qui a documenté son voyage avec des photographies argentiques. Le missionnaire a produit des clichés encore archivés que le film intègre et articule. (pour autant qu'on fasse confiance aux dires du réalisateur, puisqu'il ne nous en fournit aucune preuve à l'écran!). La scène se passe à la fin du XIXe siècle. Un jeune prêtre lance une expédition en vue de construire une église dans un village isolé du grand nord. Il fait transporter le matériel religieux par quelques compagnons de voyage. Il témoigne des conditions de voyage et de ses rencontres. En chemin, il se trouve confronté au péché et s'acquitte de sa mission religieuse.
Je n'ai trouvé ni la technique particulièrement adroite, ni l'intrigue passionnante. Quand le spectateur ressent des longueurs, c'est qu'il s'ennuie. En bref, je n'ai pas aimé.
Ma note = 11/20
19h30 Courts Métrages de la Semaine de la Critique en compétition, programme 2
Faute de temps, je recopie les synopsis fournis par les organisateurs.
Cuerdas / Chords de Estibaliz Urresola Solaguren (Espagne)

Durée = 0H30
Rita fait partie d'une chorale de femmes qui risque de se séparer quand elles perdent la subvention municipale leur permettant de louer la salle de répétition. A présent, elles doivent décider si elles acceptent le soutien de l'une des entreprises les plus polluantes de la vallée.
Opposition entre logiques économique et écologique. La forme est classique mais le résultat est efficace.
Ma note = 15.5/20
Ice Merchants de João Gonzalez (Portugal)
Durée = 0H14
Tous les jours, un homme et son fils sautent en parachute de leur maison froide, à flan d'une vertigineuse falaise, pour aller au village au sol, loin, où ils vendent la glace qu'ils produisent chaque jour.
Film d'animation magnifiquement exécuté avec des dessins faits à la main. C'est une ingénieuse métaphore sur le changement climatique.
Ma note = 16/20
Canker de Lin Tu (Chine)
Durée = 0H13
Alors que la vie de strass et de paillettes de l'influenceuse 33 s'emballe, l'ulcère à l'intérieur de sa lèvre inférieure ne cesse de croître...
Portrait d'une influenceuse en échec.
« Tout est faux, sauf la douleur ». Peinture noire d'une dérive. .
Ma note = 14/20
Στον Θρονο Του Ξερξη / On Xerxes' throne / Sur le trône de Xerxès de Evi Kalogiropoulou (Grèce)
Durée = 0H15
Un lieu de travail dystopique au chantier naval de Perama. L'interdiction du contact physique a transformé les interactions humaines en simulations d'un autre monde. La suppression du toucher a aliéné la communication des travailleurs, transformant le chantier naval en un paysage chargé d'aliénation et de sensualité réprimée.
Thème intéressant mais moyennement exploité.
Ma note = 13/20
Raie Manta / Manta Ray de Anton Bialas (France)
Durée = 0H31
Trois figures en quête de brèches poétiques et émancipatrices se frôlent dans un Paris autoritaire, au bord de l'implosion. Chacune fabrique une situation à travers laquelle, tour à tour, une légèreté peut être retrouvée, des cris étouffés s'insurger, et le réel se voir détourner.
Trop décousu à mon goût. Quelques bonnes choses mais manque d'unité.
Ma note = 14/20




































































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