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20 articles taggés courts métrages

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Mardi 24 mai #Cannes2022, les films

Mardi 24 mai #Cannes2022, les films
8h30 Joyland de Saim Sadiq (Un Certain Regard, Pakistan)
Durée = 2h06
Avec Ali Junejo, Rasti Farooq, Alina Khan...
Concourt pour la Caméra d'Or
 
Les membres de la famille Ranas semblent se résigner à la disparition de leur lignée, faute de descendant mâle. Le jeune fils en couple cherche une occupation professionnelle. Il rejoint en secret un troupe de danse dans un cabaret érotique où il accompagnera une  vedette trans. Ce choix n'est pas du goût des autres membres de la famille. Son épouse découvre une facette de son mari qu'elle avait toujours soupçonnée. La parole et les actes se libèrent à tous les étages de la famille.
De ce long métrage je retiendrai quelques séquences fortes sur la transidentité. Certaines autres auraient gagné d'un sens de la dramaturgie plus travaillé. J'ai quitté la projection avec l'impression que Saim Sadiq s'était dispersé et avait perdu le c½ur de son sujet.
 
Ma note = 14/20
 
 
Mardi 24 mai #Cannes2022, les films11h00 Metronom de Alexandru Belc (Un Certain Regard, Roumanie)
Durée = 1H42
Avec Şerban Lazarovici, Mara Bugarin, Vlad Ivanov
Concourt pour la Caméra d'Or
 
Bucarest, 1972 sous le régime de Ceausescu. Ana, 17 ans, éprouve une passion pour Sorin, mais est dévastée lorsqu'il lui annonce son départ à l'ouest. A l'occasion d'une fête organisés par Roxana, la meilleure amie d'Ana, ils se retrouvent avec une bande de copains pour danser sur les tubes de la musique occidentale, diffusés clandestinement par Radio Free Europe. Ils décident de faire passer en Occident une lettre-manifeste à Metronom, l'émission musicale qu'ils préfèrent. La fête s'interrompt parce qu'un indicateur a prévenu les services de renseignement du gouvernement, la Securitate...
 
L'intrigue s'installe très doucement, Les sentiments peuvent y trouver un espace d'expression à leur mesure, mais toutes les séquences du film ne tirent pas bénéfice de cette lenteur. J'étais déçu.
 
Ma note = 13/20
 

Mardi 24 mai #Cannes2022, les films13h30 Kurak Günler / Burning Days de Emin Alper (Un Certain Regard, Turquie)
Durée : 2h08
Avec Selahattin Pasali, Ekin Koç, Erol Babaoglu
 
Emre vient d'être nommé procureur dans une petite ville de province turque, en replacement des plusieurs confrères partis mystérieusement. La ville est marquée par un scandale autour de l'eau potable et par des cratères apparus de manière inexpliquée. Un journaliste opposant au pouvoir local, aux m½urs prétendument dissolues, tente de donner à Emre les clefs pour comprendre la complexité des enjeux. Emre prend rapidement conscience des jeux d'influence des notables locaux, bien décidés à défendre leurs acquis. Il s'y trouve lui-même pris au piège.
 
Burning Days est une thriller très masculin, où la dimension queer est une donnée importante du scénario. Le tout est efficace, particulèrement la dernière partie, qui est haletante à souhait. Les paysages désertiques sont très beaux. J'ai passé un excellent moment.

Ma note = 16/20
 

Mardi 24 mai #Cannes2022, les films16h15 Godland / Vanskabte Land / Volaða Land de Hlynur Pálmason (Un Certain Regard, Danemark-Islande)
Durée = 2H23
Avec Ída Mekkín Hlynsdóttir, Elliott Crosset Hove, Jacob Lohmann
 
Le concept original de cette ½uvre est de reconstituer, ou plutôt d'imaginer, le périple en Islande du premier missionnaire danois qui a documenté son voyage avec des photographies argentiques. Le missionnaire a produit des clichés encore archivés que le film intègre et articule. (pour autant qu'on fasse confiance aux dires du réalisateur, puisqu'il ne nous en fournit aucune preuve à l'écran!). La scène se passe à la fin du XIXe siècle. Un jeune prêtre lance une expédition en vue de construire une église dans un village isolé du grand nord. Il fait transporter le matériel religieux par quelques compagnons de voyage. Il témoigne des conditions de voyage et de ses rencontres. En chemin, il se trouve confronté au péché et s'acquitte de sa mission religieuse.
 
Je n'ai trouvé ni la technique particulièrement adroite, ni l'intrigue passionnante. Quand le spectateur ressent des longueurs, c'est qu'il s'ennuie. En bref, je n'ai pas aimé.
 
Ma note = 11/20
 
 
19h30 Courts Métrages de la Semaine de la Critique en compétition, programme 2
 
Faute de temps, je recopie les synopsis fournis par les organisateurs.
 
Cuerdas / Chords de Estibaliz Urresola Solaguren (Espagne)Mardi 24 mai #Cannes2022, les films
Durée = 0H30

Rita fait partie d'une chorale de femmes qui risque de se séparer quand elles perdent la subvention municipale leur permettant de louer la salle de répétition. A présent, elles doivent décider si elles acceptent le soutien de l'une des entreprises les plus polluantes de la vallée.
Opposition entre logiques économique et écologique. La forme est classique  mais le résultat est efficace.
Ma note = 15.5/20


Ice Merchants de João Gonzalez (Portugal)
Durée = 0H14
 
Tous les jours, un homme et son fils sautent en parachute de leur maison froide, à flan d'une vertigineuse falaise, pour aller au village au sol, loin, où ils vendent la glace qu'ils produisent chaque jour.
Film d'animation magnifiquement exécuté avec des dessins faits à la main. C'est une ingénieuse métaphore sur le changement climatique.
Ma note = 16/20


Canker de Lin Tu (Chine)
Durée = 0H13
 
Alors que la vie de strass et de paillettes de l'influenceuse 33 s'emballe, l'ulcère à l'intérieur de sa lèvre inférieure ne cesse de croître...
Portrait d'une influenceuse en échec.
« Tout est faux, sauf la douleur ». Peinture noire d'une dérive. .
Ma note = 14/20
 
 
Στον Θρονο Του Ξερξη / On Xerxes' throne / Sur le trône de Xerxès de Evi Kalogiropoulou (Grèce)
Durée = 0H15
 
Un lieu de travail dystopique au chantier naval de Perama. L'interdiction du contact physique a transformé les interactions humaines en simulations d'un autre monde. La suppression du toucher a aliéné la communication des travailleurs, transformant le chantier naval en un paysage chargé d'aliénation et de sensualité réprimée.
Thème intéressant mais moyennement exploité.
Ma note = 13/20
 



Raie Manta / Manta Ray de Anton Bialas (France)
Durée = 0H31
 
Trois figures en quête de brèches poétiques et émancipatrices se frôlent dans un Paris autoritaire, au bord de l'implosion. Chacune fabrique une situation à travers laquelle, tour à tour, une légèreté peut être retrouvée, des cris étouffés s'insurger, et le réel se voir détourner.
Trop décousu à mon goût. Quelques bonnes choses mais manque d'unité.
Ma note = 14/20
Tags : Burning Days, courts métrages, Semaine de la critique, joyland
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#Posté le mardi 24 mai 2022 23:24

Modifié le mardi 24 mai 2022 23:52

Vendredi 23 mai, les films #Cannes2019

11h00 Courts-métrages de la Sélection Officielle en Compétition

Faute de temps, j'ai dupliqué les synopsis du catalogue du Short Film Corner de Cannes.
Mes appréciations complètent les synopsis.

Vendredi 23 mai, les films #Cannes2019

All Inclusive de Teemu Nikki (Finlande)
Durée = 0h15
Alors qu'il s'est toujours senti impuissant et incapable de se défendre, Kalervo reçoit un cadeau qui va changer sa vie.
Conte fantastique. Ambiance très pesante bien rendue.
Ma note = 16,5/20

Anna de Dekel Berenson (Ukraine)
Durée = 0h15
Anna, mère célibataire d'âge moyen, vit dans une petite ville industrielle de l'Est de Ukraine déchirée par la guerre. Bien qu'elle ne soit pas sortie depuis des années, elle est attirée par une publicité à la radio pour aller à un groupe d'hommes étrangers en tournée à la recherche de l'amour.
Le début fonctionne bien et est même parfois drôle. La fin dérape.
Ma note = 12/20

Ingen Lyssnar / Who talks de Elin Övergaard (Suède)
Durée = 0h14
Un nouveau foyer pour enfants réfugiés fait l'objet d'un débat lors d'une réunion publique. Deux personnes essaient de se faire entendre.
Débat public sur l'immigration et l'intégration. Personne ne s'écoute.
L'idée est bonne mais la forme est très classique.
Ma note = 13/20

L'heure de l'Ours / And Then the Bear de Agnès Patron (France)
Durée = 0h14
Ce soir-là, les maisons prendront feu. Les hommes et les femmes se mettront à trembler. Les enfants se rassembleront en hordes hurlantes, dansant seuls parmi les cendres, rappelant à eux les ours sauvages. Car le cri d'un seul suffira à tous les réveiller !
Belle technique d'animation. Feu d'artifice d'images créatives. Mais pour dire quoi ?
Ma note = 14/20

La Siesta de Federico Luis Tachella (Argentine)
Durée = 0h15
Une fille plonge sa grand-mère dans un tourbillon de fantaisies en lui causant de l'amnésie.
Magnifique mise en valeur du corps des personnes âgées. Un court-métrage touchant.
Ma note = 18/20

Vendredi 23 mai, les films #Cannes2019

Le Grand Saut de Vanessa Dumont et Nicolas Davenel (France)
Durée = 0h12
A 22 ans, Alain est déjà une légende marseillaise. De tous les « minots » qui sautent de la Corniche, il est le seul à plonger tête et poing en avant « pour casser l'eau ». Si le saut lui permet de canaliser ses pulsions, il sait qu'il ne pourra pas braver éternellement le vertige des hauteurs.
Formaté comme un documentaire. De jeunes ados recherchent des sensations extrêmes.
Ma note = 15/20

Monstruo Dios / Monstre Dieu de Agustina San Martín (Argentine)
Durée = 0h10
Par une nuit de brume, les vaches fuient, une enfant est élue et une adolescente tente de retrouver sa liberté. Dieu est désormais une centrale électrique.
Créer de la tension nerveuse en filmant une centrale, c'est possible. Mais c'est court.
Ma = 12,5/20

Parparim / Butterflies de Yona Rozenkier (Israël)
Durée = 0h08
Un dimanche d'avril. Un kibboutz dans le nord d'Israël. Un phénomène naturel. Une famille fait un voyage impromptu qui sera peut-être le dernier...
Des papillons, que certains voient, d'autres pas. Je n'ai pas saisi la métaphore.
Ma note = 12/20

The Distance Between Us and the Sky de Vasilis Kekatos (Grèce)
Durée = 0h09
Deux inconnus se rencontrent pour la première fois, la nuit, dans une station-service perdue. Alors que le premier fait le plein, il manque quelques euros au second pour rentrer chez lui. Les deux hommes vont marchander le prix de ce qui les sépare d'une histoire.
Beau jeu amoureux.
Ma note = 16/20

The Van de Erenik Beqiri (Albanie)
Durée = 0h15
Le Van s'arrête, les portes s'ouvrent, et le Fils en sort vivant. Encore quelques combats, et il pourra payer son passage hors de l'Albanie. Il espère toujours que son Père partira avec lui.
Plus dans la force que dans l'émotion.
Ma note = 14,5/20


14h00 Zombi Child de Bertrand Bonello (Quinzaine des Réalisateurs, France)
Durée = 1h43
Avec Louise Labèque, Wislanda Louimat, Katiana Milfort, Mackenson Bijou

Vendredi 23 mai, les films #Cannes2019

Je préfère recopier le texte du guide officiel, parce que j'avais une autre interprétation de certains passages et que les discussions avec les autres cinéphiles présents m'ont montré que je n'étais pas le seul.
«Haïti, 1962. Un homme est ramené d'entre les morts pour être envoyé de force dans l'enfer des plantations de canne à sucre. 55 ans plus tard, au prestigieux pensionnat de la Légion d'honneur à Paris, une adolescente haïtienne confie à ses nouvelles amies le secret qui hante sa famille. Elle est loin de se douter que ces mystères vont persuader l'une d'entre elles, en proie à un chagrin d'amour, à commettre l'irréparable.»

La fusion du fantastique et des traditions haïtiennes produit un résultat déroutant, qui ne m'a pas séduit.

Ma note = 9/20


Vendredi 23 mai, les films #Cannes201916h45 Give Me Liberty de Kirill Mikhanovsky (Quinzaine des Réalisateurs, USA)
Durée =1h51
Avec Chris Galust, Lauren Lolo Spencer, Maksim Stoyanov

A Milwaukee, Vic est le chauffeur privé d'un taxi collectif médicalisé. Il transporte des clients handicapés vers les destinations de leurs choix. Les trajets sont optimisés pour réduire les durées, mais les aléas de la circulation, telle cette émeute qui bloque les rues, font du respect strict des horaires un objectif impossible. Il est aussi vrai que Vic fait bien plus que le taxi. Il aide la clientèle pour de multiples services, au point qu'il devient un complément de famille pour ses habitués. Le film commence alors qu'il hésite entre sa promesse d'enterrer un groupe de Russes âgés et son désir d'aider Tracy, une jeune femme noire en fauteuil roulant.

Kirill Mikhanovsky dessine le portrait d'un jeune homme altruiste dans le milieu du handicap. Il donne ainsi de vrais rôles à une catégorie de la population trop peu visibles au cinéma, des rôles où les handicaps disparaissent derrière des personnalités touchantes. Give Me Liberty est un film drôle et plein d'humanité. Malheureusement une partie de la magie s'atténue dans la deuxième partie. Rafraîchissant quand même !

Ma note = 14,5/20

Tags : Give Me Liberty, Quinzaine des réalisateurs, courts métrages
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#Posté le vendredi 24 mai 2019 20:40 via Skyrock iPhone

N 43°39.67099999998 E 7°9.871999999998

Modifié le vendredi 24 mai 2019 21:31

Vendredi 18 mai #Cannes2018, les films

8h30 Un Couteau dans le C½ur de Yann Gonzales (Sélection Officielle en Compétition, France/Mexique)
Durée = 1h 50
Avec Vanessa Paradis, Kate Moran, Nicolas Maury

Vendredi 18 mai #Cannes2018, les films

L'intrigue se déroule en 1979. Anne réalise des films pornographiques gays. La rupture prochaine avec sa compagne Lois la déstabilise. Le meurtre de l'un de ses comédiens vient amplifier ses difficultés mais elle ne fait pas tout de suite le lien avec son entreprise. D'autres assassinats ne laissent plus planer de doute. C'est bien son activité qui est visée par un tueur en série. La police est muette. Tout en tentant de reconquérir Laïs, elle décide de lancer ses propres investigations pour identifier la coupable.

Vanessa Paradis se débrouille plus bien dans le rôle principal, mais elle ne peut à elle-seule sublimer Un Couteau dans le C½ur, qui pâtit de quelques raccourcis gênants et d'une intrigue très linéaire. Il ne fait pas partie de mes favoris pour cette année.

Ma note = 13/20


11h00 Courts métrages en compétition officielle
Vendredi 18 mai #Cannes2018, les films
Tariki / Ombre de Saeed Jafarian (Iran)
Durée = 0h15
Saman a disparu. Sa femme le cherche jusque dans la rue, en pleine nuit. Elle est abordée par un inconnu entreprenant.

Plein de finesse, avec un message féministe. Plaisant.
Ma note = 14/20


Caroline de Celine Held, Logan George (États-Unis)
Durée = 0h12
Un mère de 3 enfants partie faire une course, laisse ses trois enfants dans son véhicule en plein soleil. L'aînée Caroline, 6 ans, est chargée de veiller sur son petit frère et sa petite s½ur. Les passants s'inquiètent, appellent la police. Un psychodrame familial s'ensuit.

Très bien ficelé, à l'américaine. Film choc.
Ma note = 16/20


III de Marta Pajek (film d'animation) (Pologne)
Durée = 0h12
Représentation métaphorique de l'acte sexuel entre deux personnes d'âges mûrs, entre honte, dégoût, plaisir et excitation.

Dessin en noir et blanc à la ligne claire.
Très créatif. Remarquable.
Ma note = 15.5/20


Duality de Masahiko Sato, Genki Kawamura, Yutaro Seki, Masayuki Toyota, Kentaro Hirase (Japon)
Durée = 0h14
Une mère emmène en voyage son fils qui n'a jamais rencontré son père, au cours duquel il décidera de le voir ou non. Ils sont face à un tournant. Le film ne révèle jamais sa décision, il dépeint seulement les nouvelles relations mère/fils qui en découlent.

Subtil, selon les codes de l'école du cinéma japonais. Mais les réalisateurs auraient gagné à pousser leurs idées plus loin.
Ma note = 13/20


All these Creatures /Toutes ces créatures de Charles William (Australie)
Durée = 0h13

Mal, le père d'un adolescent noir soufre d'une obsession maladive envers les insectes et autres créatures de petite taille, qu'il identifie au mal absolu. Il dénonce la décadence du monde qui en serait à l'origine. A sa mort, l'adolescent hérite reste marqué par l'obsession de son père.

Bien construit. La voix off est un peu facile, néanmoins.
Ma note = 15/20


Gabriel de Oren Gerner (France)
Durée = 0h15
Un adolescent participe à une battue en forêt avec sa classe à la recherche de Gabriel, un camarade de l'internat qui a disparu. Suite à un incident il s'éloigne du reste du groupe, et s'enfonce seul, au c½ur de la forêt.

On ne voit jamais Gabriel, qui n'est pas le personnage principal.
Pas beaucoup de prise de risque. Je ne suis pas sûr d'avoir compris les motivations du réalisateur.
Ma note = 12/20


On The Border de Wei Shujun (Chine)
Durée = 0h15
Hua Dongxing a un rêve, rejoindre la Corée du Sud. Il se rend en ville pour chercher son père et lui demander de l'argent. Il croise une jeune fille de son âge, qui veut aussi sortir de sa routine.

Bien fait, un peu dispersé.
Ma note = 13.5/20


Judgement de Raymund Ribay Gutierrez (Philippines)
Durée = 0h15
Joy, mère d'une petite fille de 4 ans, décide enfin de porter plainte pour violences conjugales contre Dante, son mari qui la bat.

Concentré vers son but et très efficace (trop?)
Ma note = 15.5/20


Je dois préciser que les deux films suivants ont été primés par les jurys qui comparaient les films de la Quinzaine des Réalisateurs, avant que je ne rédige cet article. Je n'exclus dont pas que mon évaluation ait été influencée par leurs choix


Vendredi 18 mai #Cannes2018, les films14h30 Troppa Grazia de Gianni Zanasi (Quinzaine des Réalisateurs, Italie)
Durée = 1h50
Avec Alba Rohrwacher, Giuseppe Battiston, Valerio Mastandrea

Lucia (Alba Rohrwacher), une géomètre de 36 ans qui vit seule avec sa fille. La Municipalité lui confie un contrôle sur un terrain où une grande ½uvre architecturale attendue par tous doit surgir. Pendant les contrôles, Lucia se rend compte que les cartes de la municipalité sont fausses et ont été manipulées pour couvrir les risques géologiques probables. La Vierge Marie lui apparaît et lui intime l'ordre de bâtir une église sur le lieu du projet immobilier...

Les scènes d'apparition sont drôles, et le ton décalé du scénario évite tout religiosité excessive. La mise en scène est classique et ne surprend pas par son originalité. Mais le film est plein de poésie, accentuée par de magnifiques images et un réel positivisme.

Ma note = 15/20


Vendredi 18 mai #Cannes2018, les films17h30 En Liberté ! de Pierre Salvadori (Quinzaine des Réalisateurs, France)
Durée = 1h47
Avec Adèle Haenel, Pio Marmai, Audrey Tautou

A la mort de son mari policier, Yvonne, elle aussi dans la police, réalise que son mari Santi n'était pas la policier courageux et intègre qu'elle croyait connaître mais un véritable ripou. Elle s'évertue alors à réparer les torts commis sur Antoine, injustement incarcéré par Santi pendant huit longues années. Antoine n'a rien d'un enfant de c½ur irréprochable, mais son charme agit sur Yvonne.

En Liberté ! est une comédie hilarante, au scénario riche en faux-semblants et quiproquos, en allers-retours entre le passé et le présent, en allers-retours entre des contes de superhéros et la réalité. On n'oubliera donc pas de conserver un niveau d'éveil soutenu pour en profiter pleinement. On pourra d'ailleurs regretter que Pierre Salvadori n'ait pas porté plus d'attention aux caractères distinctifs de ses différents interprètes masculins ce qui aurait permis de réduire les erreurs d'interprétation entendues dans les files d'attente. Au bilan, En Liberté ! est vraiment drôle et n'aura aucun mal à attirer un grand nombre de spectateurs dans les salles.

Ma note = 14.5/20
Tags : courts métrages, Couteau dans le coeur, en liberté
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#Posté le vendredi 18 mai 2018 21:06 via Skyrock iPhone

Modifié le vendredi 18 mai 2018 22:49

samedi 27 mai #Cannes2017, les films

11h00 Courts-métrages de la Compétition Officielle

Le plafond / Katto de Teppo AIRAKSINEN (Finlande)
Durée = 0h15

samedi 27 mai #Cannes2017, les filmsSur le point de divorcer, Olavi se replie dans son chalet au bord d'un lac. Quelques jours plus tard, il découvre que le plafond de la pièce où il vit est descendu. Son ami Tuomas lui rend visite et insiste pour que quelque chose soit fait pour remédier à cette situation contre la volonté d'Olavi.
La métaphore du plafond était une bonne idée. Son lien avec les protagonistes n'est toutefois pas assez bien explicité.
Ma note = 13/20

Pépé le Morse de Lucrèce ANDREAE (France)
Durée = 0h14

Sur la plage sombre et venteuse, Mémé prie, Maman hurle, les frangines s'en foutent, Lucas est seul. Pépé était bizarre comme type, maintenant il est mort. Chaque membre de la famille se retrouve confronté à ses angoisses. Le deuil peut enfin avoir lieu.
Cinéma d'animation dépressif mais très original.
Ma note = 15/20

A Drowning Man de Mahdi FLEIFEL (Danemark)
Durée = 0h15

Un réfugié palestinien survit comme il peut en Grèce. Il est hébergé dans un foyer, vit de débrouille et de larcins. Son objectif premier est de trouver à manger.
Très correct.
Ma note = 15/20

L'Heure du Déjeuner / Lunch Time de Alireza GHASEMI (Iran)
Durée = 0h15

Une jeune fille se rend à la morgue pour identifier le corps de sa mère mais le personnel refuse de la laisser rentrer à cause de son âge. Après avoir longuement insisté on lui accorde enfin l'accès. Elle n'est pas seulement là pour identifier le corps...
Très fort, beaucoup d'émotion. Interprétation excellente.
Ma note = 17/20

Across My Land de Fiona GODIVIER (Etats-Unis)
Durée = 0h15

Arizona 2016, le portrait d'une famille américaine à la frontière du Mexique. Un soir, tandis que la mère et sa fille se blottissent devant la télé, le père embarque son fils, armes chargées, pour un tour de surveillance le long du mur.
Le fils tue son père par accident.
Le dernier plan est excellent. Le reste est très classique.
Ma note = 13/20

Fin de Parloir / Koniec Widzenia de Grzegorz MOŁDA (Pologne)
Durée = 0h15

Marta travaille dans le garage de son père. Lorsque son copain est arrêté par la police, la fille se retrouve devant un choix difficile à faire : rester loyal avec son père ou aider son amoureux.
Bien ficelé, mais assez facile. La scène stratégique de la révélation est ratée.
Ma note = 14/20

Une Nuit Douce / Xiao Cheng Er Yue de QIU Yang (Chine)
Durée = 0h15 minutes

Lin lin, 13 ans, a disparu. Ses parents vont au poste pour obtenir de l'aide. Sa mère décide de partir à sa recherche
Filmé en plans séquences, émotion contenue mais communicative.
Ma note = 16,5/20

Damiana de Andrés RAMÍREZ PULIDO (Colombie)
Durée = 0h15

Au fond de la jungle, un groupe d'adolescentes est gardé sous surveillance dans un camp de "reconstruction". En état de manque affectif, Damiana espère qu'elle pourra entrer en contact avec son père, malgré l'hostilité de ses gardiennes.
Ma note = 14/20

Push it de Julia THELIN (Suède)
Durée = 0h08

Push it est un film sur le fait de ne jamais pouvoir gagner, même si vous êtes la meilleure. Hedda essaie d'aborder Adam de toutes les manières possibles, mais toutes ses tentatives tournent mal. Adam, quant à lui, s'affranchit de toutes les règles.
Sympa, sans plus.
Ma note = 13/20


14h00 Wind River de Taylor Sheridan (Un Certain Regard, USA)
Durée = 1h50
Avec Jeremy Renner, Elizabeth Olsen, Jon Bernthal et Kelsey Asbille
Concourt pour la Caméra d'Or

samedi 27 mai #Cannes2017, les films

Cory est employé des Eaux et Forêts dans la réserve indienne de Wind River, perdue dans les étendues sauvages du Wyoming. Il est expert des animaux sauvages, qu'il a appris à traquer. On fait surtout appel à lui pour éliminer les prédateurs. 
La découverte du corps inanimé d'une jeune femme, victime de viol, réveille en lui des souvenirs douloureux. Il accepte d'aider une jeune recrue du FBI à élucider ce meurtre.

Il est rare de voir un thriller américain dans la sélection Un Certain Regard à Cannes. Wind River cultive une originalité amérindienne bienvenue, conjuguée avec l'efficacité hollywoodienne et un redoutable sens du suspense. Ce n'est peut-être pas un film qui marquera l'histoire du cinéma, mais qu'il est bon de se laisser man½uvrer ainsi ! Je n'ai pas besoin d'en faire la promotion. Il n'aura besoin d'aucune aide pour trouver son audience. Bien entendu, je le recommande.

Ma note = 16/20


samedi 27 mai #Cannes2017, les films18h30 Patti Cake$ de Geremy Jasper (Quinzaine des Réalisateurs, USA)
Durée = 1h48
Avec Danielle Macdonald, Bridget Everett, Mamoudou Athie
Concourt pour la Caméra d'Or

Patricia Dombrowski, alias Patti Cake$, 23 ans est complexée par son physique. Elle vit avec sa mère, chanteuse de second rang, et sa grand-mère. Lorsqu'elle n'exerce pas son métier de serveuse dans un bar, elle invente des textes de chanson où elle exprime sa résistance. Elle rêve de devenir une star du rap...

Patti Cake$ est un film américain (de plus) sur le dépassement de soi, l'épanouissement par l'investissement dans ses passions. Dans ce registre, beaucoup de types de passions ont été prétextes à faire un film, avec des trames souvent très similaires. Patti Cake$ complète cette série par le choix original du rap comme thème. Il ne brille pas par les surprises de son scénario, mais remplit très honnêtement son rôle de divertissement du samedi soir.

Ma note = 14/20
Tags : courts métrages, Wind River, Patti Cake$
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#Posté le samedi 27 mai 2017 21:51 via Skyrock iPhone

N 43°39.679000002 E 7°9.8629999998

Modifié le samedi 27 mai 2017 23:15

Mardi 17 mai #Cannes 2016, les films

Mardi 17 mai #Cannes 2016, les films 8h35 Fiore / Fleur de Claudio Giovannesi (quinzaine des Réalisateurs, Italie)
Durée = 1h45
Avec Valerio Mastandrea, Daphne Scoccia, Josciua Algeri

Suite à des vols avec violence, Daphné est emprisonnée dans un centre de détention pour mineurs. Elle y tombe amoureuse d'un autre jeune détenu, Josh. Mais hommes et femmes n'ont pas le droit de parler entre eux et les contacts physiques sont prohibés. Comment nouer une relation dans ces conditions ?

Fiore est un film d'adolescents original par les conditions dans lesquelles il se déroule. L'histoire de Daphné sonne juste et la mise en scène est de bonne facture. Il manque peut-être à Fiore la scène d'émotion magique, qui emporte l'adhésion à coup sûr. Elle semblait pourtant à la portée de Giovannesi. Ce film reste un excellent divertissement quand même.

Ma note = 15.5/20


Mardi 17 mai #Cannes 2016, les films11h00 Voir du Pays / The Stopover de Delphine Couline et Muriel Coulin (Un Certain Regard, France)
Durée = 1:42
Avec Soko, Ariane Labed, Ginger Roman

Un groupe de militaires, dont deux femmes prénommées Marine et Aurore, reviennent du front en Afghanistan. Ils sont envoyés dans un hôtel de luxe à Chypre pour décompresser, avant de retourner dans leurs familles. Thérapies de groupe alternent avec thérapies individuelles. Les langues se délient, les blessures enfouies remontent à ma surface, mettant en danger la cohésion du groupe.

Voir du Pays, c'est une fiction qui aborde la question du syndrome post traumatique. Honnête, mais trop prévisible pour rentrer dans ma liste des films préférés.

Ma note = 11/20


14h15 Courts-métrages 2 de la Semaine de la Critique

Limbo de Konstantina Kotzaman (Grèce)Mardi 17 mai #Cannes 2016, les films
Durée = 0:30
Des enfants trouvent une baleine sur une plage. Cinéma onirique, plutôt déroutant, mais avec une vraie signature esthétique et un magnifique travail sur les images. Je ne suis pas sûr d'avoir compris ce que le metteur en scène voulait dire, mais c'est très beau!
Ma note = 15/20

L'enfance d'Un Chef d'Antoine de Bray (France)
Durée = 0:15
Parcours initiatique d'un ado qui quitte le domicile familial pour gagner son indépendance. Moyen.
Ma note = 13/20

Ascensão / Ascension de Pedro Peralta (Portugal)
Durée = 0:18
Tel Lazare, un homme évanoui reprend connaissance au milieu de sa communauté. Une seule scène en noir et blanc et sans paroles. Lunaire. Pas ma tasse de thé.
Ma note = 10/20

Superbia de Mica Tóth (Hungary)Mardi 17 mai #Cannes 2016, les films
Durée = 0:16
Orgie sexuelle et onirique en images de synthèse. Un délire Indescriptible et original.
Ma note = 12/20

Arnie de Rina B. Tsou (Taïwan, Philippines)
Durée = 0:24
Sur un bateau de pêche, un employé philippin attend de se marier. Il se découvre cocu. Il est victime de mauvais traitements par son employeur. Traitement juste mais classique.
Ma note = 14.5/20


17h00 Tramontane, de Vatche Boulghourjian (Semaine de la Critique, Liban)
Durée = 1:45
Avec Barakat Jabbour, Julia Kassar, Michel Adabaschi, Toufic Barakat...
Concourt pour la Caméra d'Or

Mardi 17 mai #Cannes 2016, les films

Rabih est un jeune chanteur aveugle. Invité à quitter le Liban pour une tournée en Europe, il fait une demande de passeport. A cette occasion, il découvre que les papiers qu'il utilise depuis toujours sont des faux. Tout semble indiquer qu'il n'est pas le fils biologique des sa mère. Dès lors, il n'aura de cesse que de rechercher sa vraie identité, de remuer des souvenirs que beaucoup aurait voulu garder enfouis.

Au travers du personnage de Rabih, Vatche Boulghourjian traite de la difficulté pour le Liban de se confronter à son histoire. L'interprète principal est très crédible car mal-voyant lui-même. Mais, à vouloir rester mesuré dans son propos, le réalisateur donne l'impression de limiter les prises de risques. J'ai attendu jusqu'à la fin les rebondissements qui pouvaient éclairer le passé Rabih. Je ne les ai eus que partiellement. Tout ça pour ça ?

Ma note = 12,5/20
Tags : courts métrages, Cannes 2016, Semaine de la critique, Fiora, Voir du Pays, Tramontane
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#Posté le mardi 17 mai 2016 20:31

Modifié le mardi 17 mai 2016 21:30

Samedi 23 mai #Cannes2015, les films

11h00 Courts-Métrages de la sélection officielle

Les synopsis sont dérivés de ceux trouvés sur le site officiel du festival

Samedi 23 mai #Cannes2015, les filmsWaves '98 de Ely Dagher (Liban, Qatar)
Durée = 0:15

Désenchanté par sa vie dans la banlieue isolée de Beyrouth, les errances d'Omar l'amènent dans les profondeurs de la ville. Immergé dans un monde familier mais étrange à sa réalité, il se retrouve en lutte pour sauvegarder ses attaches.
Alternance images réelles et de synthèse. Onirique et poétique.

Ma note = 16/20

The Guests / Les Invités de Shane Danielsen (Australie)
Durée = 0:10

Seule dans une ville étrange, attendant le retour de son mari, une nouvelle mère voit débarquer dans son nouvel appartement des étrangers pour une pendaison de crémaillère. Pourtant, elle ne les a pas invités. Dérangement mental? On ne saura pas.
Bien ficelé.

Ma note = 14/20

Sali / Mardi de Ziya Demirel (Turquie)
Durée = 0:12

Un jour d'école ordinaire dans la vie d'une adolescente, et ses rencontres avec trois hommes différents : sur le chemin du lycée, sur un terrain de basketball, et dans le bus du retour.
Quelques bonnes trouvailles mais inégal, manque d'unité.

Ma note = 12/20

Le Repas Dominical de Céline Devaux (France)
Durée = 0:13

C'est dimanche. Au cours du repas, Jean observe les membres de sa famille. On lui pose des questions sans écouter les réponses, on lui donne des conseils sans les suivre.
Un homosexuel ordinaire dans une famille ordinaire. Tout est dans le texte. Le texte est cru, mais très réaliste et rudement bien écrit. Les dessins animés le complètent mais est-ce vraiment du cinéma ? Mérite peut-être la mention spéciale.

Ma note = 15,5/20

Samedi 23 mai #Cannes2015, les films
Love is Blind de Dan Hodgson (Royaume-Uni)
Durée = 0:06

Alice est stoppée dans ses ébats avec son amant par le retour anticipé de son mari. Heureusement, il est sourd. Elle utilise sa surdité pour évacuer son amant de ce mauvais pas. La chute finale est excellente. C'est le court-métrage le plus drôle de la sélection!

Ma note = 14,5/20


Ave Maria de Basil Khalil (Palestine, France, Allemagne)
Durée = 0:14

Le quotidien d'une petite communauté de religieuses, ayant fait v½u de silence, et vivant au milieu du désert rocailleux de la Cisjordanie, est chamboulé par l'arrivée d'une famille de colons Israéliens dont la voiture a percuté le mur du couvent. Gentille comédie, sans plus.

Ma note = 11/20

Copain de Jan Roosens, Raf Roosens (Belgique)
Durée = 0:15

Fré est un adolescent déchiré entre deux mondes, celui de sa famille aisée et conservatrice et celui de ses amis des banlieues. Il réussit à garder ces deux mondes séparés, jusqu'au jour où il tombe amoureux...
Bien fait, homogène.

Ma note = 15,5/20

Patriot de Eva Riley (Royaume-Uni)
Durée = 0:14

Sur fond de tensions raciales dans un village anglais, Hannah, onze ans, voit sa vie irrémédiablement bouleversée lorsqu'elle rencontre un jeune garçon issu d'un quartier interdit. Quand l'insouciance rencontre la xénophobie. Des thèmes très compliqués et glissants traités avec finesse, en un temps très court. Les enfants jouent très juste. Superbe!

Ma note = 17/20

Presente Imperfecto / Présent Imparfait de Iair Said (Argentine)
Durée = 0:15

A son anniversaire, un trentenaire se voit offrir une robe. Il est perplexe, s'interroge sur l'ami(e) qui lui a fait ce cadeau. Il choisit de l'offrir à une jeune femme, vendeuse dans un grand magasin.
Mignon mais prise de risque limitée.

Ma note = 13,5/20



14h00 Mustang de Deniz Gamze Ergüven (Quinzaine des Réalisateurs, Turquie)
Durée = 1:37
Avec Günes Sensoy, Doga Zeynep Doguslu, Tugba Sunguroglu, Elit Iscan, Ilayda Akdogan, Ayberk Pekcan

Samedi 23 mai #Cannes2015, les films

Dans un village turc, cinq s½urs, dont la plus âgée n'est pas encore sortie de l'adolescence, jouent avec leurs camarades garçons au bord de la mer. Pour leur tante et leur oncle, leurs tuteurs depuis qu'elles sont orphelines, c'est une débauche inacceptable. A partir de ce jour, la maison familiale se meut en "fabrique à mariages". Les cours de cuisine et de ménage remplacent les cours à l'école. Chacune des filles tente de résister à sa manière...

Il est rare d'obtenir une telle justesse dans l'interprétation de très jeunes comédiens. Ce drame de la condition féminine réussit le tour de force de contenter les cinéphiles et le public en attente de pur divertissement. Il serait dommage de se freiner parce qu'il est en langue turque. Je le recommande pour tous les spectateurs. Vous ne serez pas déçus!

Ma note = 16,5/20


Samedi 23 mai #Cannes2015, les films17h00 El abrazo de la serpiente / Embrace of the Serpent de Ciro Guerra (Quinzaine des Réalisateurs, Colombie)
Durée = 2:05
Avec Nilbio Torres, Antonio Bolívar, Yauenkü Miguee, Jan Bijvoet, Brionne Davis

Au milieu de la forêt tropicale d'Amazonie, Karamakate vit seul. Il pense qu'il est le seul survivant de son peuple. Il détient l'héritage des traditions, en particulier médicinales. Un homme blanc venu d'Allemagne, ethnologue, sollicite son aide. Il est très malade. Son salut résiderait dans la yakruna, la mystérieuse plante des rêves, que seul Karamakate peut retrouver... Quarante ans plus tard, l'histoire se répète, lorsqu'un botaniste américain débarque à la recherche de la yakruna.

Embrace of the Serpent est une réflexion sur la préservation du patrimoine culturel, sur un passage de témoin pour protéger les traditions de l'oubli. On pourrait dire que c'est un film bio. Filmé en noir et blanc, il est facile d'imaginer les difficultés pour obtenir un tel rendu avec des acteurs indigènes pas toujours professionnels. Embrace of the Serpent n'est pas de ces films qui attirent spontanément le grand public. C'est pour cela qu'il mérite d'être aidé dans sa diffusion par un prix.

Ma note = 15/20
Tags : courts métrages, Cannes, Cinéphile, Mustang, Embrace of the Serpent
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#Posté le samedi 23 mai 2015 20:59

Modifié le samedi 23 mai 2015 23:23

Mardi 20 mai à #Cannes2014: les films

8h30 When Animals Dream / Når Dyrene Drømmer de Jonas Alexander Arnby (Semaine de la Critique, Danemark)
Durée: 1:24
Avec Sonia Suhl, Lars Mikkelsen, Sonja Richter, Jakob Oftebro, Mads Riisom, Esben Dalgaard, Gustav Giese, Benjamin Boe, Tina Gylling Mortensen
Mardi 20 mai à #Cannes2014: les films

Dans un village de pêcheurs du Danemark, Marie, jeune femme discrète, travaille dans la poissonnerie industrielle locale. Elle se découvre atteinte de ma même maladie dégénérative que sa mère, caractérisée par des poussées d'hirsutisme et des visions de violence. La proximité avec sa mère en fauteuil roulant la projette dans son terrible destin.
Ce film fantastique a le mérite de s'écarter des codes du genre, du moins dans sa partie introductive. Le défi était de tenir jusqu'au bout...
Divertissant quand même.

Ma note = 14,5/20Mardi 20 mai à #Cannes2014: les films

11h00 Titli / Butterfly de Kanu Behl (Un Certain Regard, Inde)
Durée: 2:04
Avec Ranvir Shorey, Shashank Arora, Shivani Raghuvanshi
Concourt pour la Caméra d'Or

A Delhi, Titli a pris la décision de s'affranchir de ses deux frères, violents braqueurs de voitures, qui le font participer à leurs virées. Il rêve d'acheter un garage. Son projet est contrecarré par l'intervention de ses frères, qui le marient de force avec Neelu, une jeune femme de bonne famille. Mais Neelu a aussi un projet secret, comme tous les protagonistes du film.

L'intrigue est faite de nombreux rebondissements, qui évitent de s'ennuyer mais qui ne sont pas très vraisemblables. Le résultat se laisse facilement regarder, mais peine à sortir du lot.

Ma note = 12/20


Mardi 20 mai à #Cannes2014: les films14h00 Deux jours, Une Nuit de Jean-Pierre Dardenne, Luc Dardenne (Compétition officielle, Belgique)
Date de sortie 21 mai 2014
Durée: 1:35
Avec Marion Cotillard, Fabrizio Rongione, Pili Groyne

Sandra apprend son licenciement prochain. Ses collègues ont voté. Ils préfèrent leur prime annuelle de 1000¤ au maintien de Sandra à son poste. Le mari de la jeune femme parvient toutefois à la convaincre de démarcher ses collègues pendant le week-end, pour obtenir qu'ils changent leur vote.

Qu'il est difficile de mettre à l'écran le monde de l'entreprise! Les frères Dardenne s'en sortent mieux que la moyenne, mais on ne peut s'empêcher de penser que la logique économique et ses contraintes sont trop absentes de l'intrigue pour qu'elle soit pleinement crédible. Quant au personnage du Directeur (M. Dumont, ça ne s'invente pas), on pourra lui conseiller des cours de management et de droit du travail! La force du film tient beaucoup à la mise scène de l'élan de solidarité entre collègues. La faiblesse du film tient à son parti pris militant. Heureusement que Marion Cotillard occupe admirablement l'écran. C'est son interprétation (futur prix d'interprétation ?) qui me fait rehausser ma note.

Ma note = 15/20


18h30 Courts métrages 1 de la Semaine de la Critique

Mardi 20 mai à #Cannes2014: les filmsSafari de Gerardo Herrero (Espagne)
Durée: 0:15
La routine d'un lycée américain est cassée par la Vengeance sanglante d'un étudiant victime de harcèlement. (Trop) efficace.
Ma note = 13/20

Boa Noite Cinderela de Carlos Conceição (Portugal)
Durée: 0:30
L'histoire de Cendrillon modernisée. La pantoufle de verre comme objet de fétichisme. Original.
Ma note = 11/20

Une Chambre Bleue, de Thomasz Siwińki (Pologne)
Durée: 0:14
Un homme se réveille prisonnier d'une chambre bleue. La fenêtre qui donne sur l'extérieur ouvre sur ses angoisses, ses fantasmes, son passé, bref sa conscience. Très belles images animées.
Ma note = 15/20

Petit Frère de Rémi Saint Michel (Canada)
Durée: 0:14
Antoine, adolescent turbulent de 14 ans, partage sa journée avec Julien, son tuteur. Julien doit partir le lendemain pour 6 mois. Déconnades en séries. Excessif mais émouvant.
Ma note = 16/20

La Contre Allée de Cécile Ducrocq (France)
Durée: 0:29
Suzanne, prostituée expérimentée, "habituée" des lieux, est perturbée par l'arrivée de la concurrence africaine. L'acte sexuel mécanique. Quelques vrais moments d'émotion.
Ma note = 16,5/20
Tags : courts métrages, cannes, festival, cinépile, film
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#Posté le dimanche 11 mai 2014 22:17

Modifié le mercredi 21 mai 2014 21:17

Mes films à #Cannes2013, samedi 25 mai

Mes films à #Cannes2013, samedi 25 mai11h30 Courts-métrages de la Sélection Officielle

Ophélia de Annarita Zambrano (15min, France)
Deux ados découvrent une jeune noyée sur la plage.
Film peu ambitieux. Prise de risques limitée.
Ma note = 11/20

Bishtar Az Do Saat de Ali Asgari (15min, Iran)
Une jeune femme iranienne doit se faire opérer d'urgence. Elle est refusée dans tous mes hopitaux, faute de papiers prouvant son mariage.
Thème remarquablement bien condensé. Une réussite
Ma note = 16/20

Hvalfjordur de Gudmundur Arnar Gudmundsson (15min, Islande, Danemark)
Un jeune garçon surprend son frère à tenter de se suicider. Il l'imite pour attirer son attention. Excellent.
Ma note = 17/20

Olena de Elzbieta Benkowska (15min, Pologne)
Un jeune couple russe est en conflit. Le partenaire masculin est un junky, qui n'arrive pas à décrocher de la drogue. Tandis qu'ils partent en Suède pour relancer leur relation, ils se font voler un passeport en Pologne. Pas mal fait.
Ma note = 15/20

Safe de Moon Byounggon (13min, Corée du Sud)
Une jeune femme au comptoir a pour consigne de ne pas faire une conversion parfaite des billets de loterie en billet de. Un client mécontent découvre la supercherie. La jeune femme s'enferme dans un coffre-fort. Très Bon thriller
Ma note = 14.5/20

Condom Lead de Mohammed Abou Nasser et Ahmad Abou Nasser (14min, Palestine)
Sans paroles. Un homme. Une femme. Des contacts physiques. Le bébé pleure. La relation n'est pas consommée. Le tout est mignon. Exercice réussi de création d'une atmosphère. Coup du c½ur du jury?
Ma note = 15.5/20

37°4 S de Adriano Valerio (12min, France et Italie)
La séparation programmée de deux ados amis/amants d'enfance, qui vivent sur une île isolée. Racontée en voix off. Sympa, mais facile.
Ma note = 13/20

Inseki To Impotence de Sasaki Omoi (10min, Japon)
Une jeune femme que son mari impuissant n'arrive plus à satisfaire, va retrouver réconfort auprès du livreur de pizza. Onirique. Bof
Ma note = 10/20

Mont Blanc de Gilles Coulier (14min, Belgique)
Deux amis au crépuscule de leur vie prennent la route vers le Mont Blanc, comme pour répondre à une dernière volonté. Ils expriment des regrets sur ce qu'aurait pu être leur relation s'ils avaient eu le courage de l'assumer. Subtilement fait.
Ma note = 15/20

Mes films à #Cannes2013, samedi 25 mai14h00 Last Dance de David Pulbrook (Cinéma des Antipodes, Australie)
Durée = 1h25

Un attentat à l'explosif vient d'avoir lieu dans la synagogue de Balaclava, en Australie. L'un des auteurs, d'origine palestinienne, est en fuite. Il s'introduit au domicile d'une septuagénaire, Mme Lippmann, de confession juive et ancienne déportée des camps nazis. Il la menace, la séquestre. Mais il perd beaucoup de sang. Quand il s'évanouit, elle décide de l'aider.
On aimerait croire à ce conte, où transparaît le conflit israëlo-palestinien, mais il faudrait une force de caractère hors du commun de la part des protagonistes pour le rendre vraisemblable. Néanmoins, l'ensemble est bien ficelé, et très plaisant à regarder.

Ma note = 13.5/20



17H00 Dahut de João Nicolau (Court-métrage en compétition de la Quinzaine des Réalisateurs, Portugal)
Conflits entre camarades dans une école. L'originalité de ce film est que la narration est teintée du regard des enfants. Très créatif. Remarquable.
Ma note = 16/20

17H30 Tip Top de Serge Bozon (Quinzaine des Réalisateurs, France)
Durée = 1h 46min
Avec Isabelle Huppert, Sandrine Kiberlain, François Damiens

Mes films à #Cannes2013, samedi 25 mai
A Villeneuve, Farid Benamar, un indic de la police vient d'être assassiné. L'inspection générale des Polices est appelée pour enquêter. Deux inspectrices sont chargées de l'affaire, Esther et Sally. Pour elles, ce n'est pas exactement une promotion. Elles ont été placardisées pour "comportements privés incompatibles avec l'exercice de la police". L'une est "grosse mateuse". L'autre s'adonne à des pratiques violentes avec son mari...
Ce film est une comédie policière. Les interprétations à contretemps, et contre emploi s'ajoutent au comique de répétition, aux hyperboles, aux oxymores, pour donner un ton résolument décalé. Je ne suis pas sûr que le style très particulier du réalisateur plaise à tout le monde. J'ai souri quelques fois.

Ma note = 13,5/20

19h30 Pouco mais de um mês d'André Novais Oliveira (Court-métrage en compétition de la Quinzaine des Réalisateurs, Brésil)
Durée = 23min
Un homme, une femme racontent leurs sentiments mutuels. Longs plans séquences. Les images ne sont pas particulièrement belles, mais le ton est authentique. Est-ce bien intéressant?
Ma note =9/20
Mes films à #Cannes2013, samedi 25 mai
20h00 Guillaume et les Garçons de Guillaume Gallienne (Quinzaine de Réalisateurs, France)
Durée = 1h 25min
Avec Guillaume Gallienne, André Marcon, Françoise Fabian

Ce film est une adaptation du spectacle intitulé Les Garçons et Guillaume, à table !. L'auteur y décrit son enfance, les relations avec sa mère, son isolement du reste de la fratrie, qui lui donnera l'impression d'être une fille. « Mais je ne suis pas homosexuel, puisque je suis une fille qui aime les garçons ». Guillaume et les Garçons est un film intime, largement autobiographique. Dans la première partie, les spectateurs se bidonnent sur les déboires d'un individu (ici un enfant rejeté parce qu'il est différent) comme ils l'avaient fait auparavant pour le « Con » de Veber. Plutôt que le sens comique, j'ai apprécié le sens de l'autodérision de l'auteur, l'authenticité de son message et son courage à s'exposer ainsi. Les scènes suivantes suscitent un autre rire, entier, suscité par la narration et la mise en situation (par exemple les scènes de message ou de lavement anal).
Au final, Guillaume et les Garçons pourrait bien être le succès comique de l'année 2013. Un gros succès en salles est prévisible.

Ma note = 16,5/20
Tags : Festival de Cannes 2013, festival de Cannes, Cannes, sélections, Quinzaine des réalisateurs, Semaine de la critique, ACID, un Certain Regard, courts métrages, Cinéphiles
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#Posté le samedi 11 mai 2013 17:29

Modifié le dimanche 26 mai 2013 18:56

Mes films à #Cannes2013, vendredi 24 mai

Mes films à #Cannes2013, vendredi 24 mai
9h00 On the Job de Erik Matti (Quinzaine des Réalisateurs, Philippines)
Durée = 2h00
Avec Joël Torre, Gerald Anderson, Piolo Pascual

L'histoire s'inspire de faits d'actualités. Tatang et Daniel sont deux prisonniers d'un pénitencier aux Philippines. Ils commettent des meurtres à l'extérieur de la prison, avec l'aide des autorités et à leur demande, contre rémunération. Daniel, jeune inspecteur dont la future femme est aussi la fille d'un haut dignitaire du pays, est chargé de l'enquête. A-t'il été choisi uniquement pour ses compétences?

On the Job est polar rythmé mais inégal, assez conventionnel et à l'interprétation perfectible. Pourquoi donc a-t'il été sélectionné à Cannes?

Ma note = 11/10

Mes films à #Cannes2013, vendredi 24 mai
11h30 Magic Magic de Sebastián Silva (Quinzaine des Réalisateurs, USA-Chili)

Durée = 1h 37min
Avec Juno Temple, Michael Cera, Emily Browning

Alicia est une fille discrète et sensible, que sa cousine Sara invite à un voyage au Chili avec quelques amis. C'est sa première sortie à l'étranger et Alicia ne connaît pas les membres du groupe. Avant même le début du voyage, Sara doit s'absenter deux jours, sous le prétexte de repasser un examen. Elle laisse Alicia sur place. Celle-ci est déroutée, voire effrayée par le comportement des jeunes qui l'entourent. Les médicaments qu'ils lui donnent renforcent son malaise psychologique au lieu de l'aider. Elle est victime d'hallucinations et de crises d'angoisse...

Magic Magic, c'est l'histoire d'un "bad trip". C'est une tragédie racontée avec les codes des séries B d'horreur américains. C'est ce qui fait sa principale faiblesse.

Ma note = 12,5/20



Mes films à #Cannes2013, vendredi 24 mai
14h00 My Sweet Pepper Land de Hiner Saleem (Un Certain Regard, Irak)
Avec Korkmaz Arslan, Golshifteh Farahani

Baran est un ancien résistant de la guerre d'indépendance kurde. Il refuse un poste de police en ville. Il lui préfère un commissariat d'un village isolé du nord à la frontière turko-irakienne. Au même moment, Govend, une jeune institutrice, emménage à l'école du village. Elle est rejetée par la communauté qui lui reproche d'être célibataire à 28 ans. Et puis, les deux protagonistes vont devoir composer avec le chef de clan Aga Aziz, contrebandier, influent personnage, et garant autoproclamé de la morale...
My Sweet Pepper Land est un western kurde, riche de quelques excellentes séquences, mais malheureusement inégal dans la durée. Il ne manquait pas grand chose pour transformer ce film en petit bijou. C'est frustrant.

Ma note = 14,5/20


Mes films à #Cannes2013, vendredi 24 mai16h30 Les Manuscrits ne Brûlent pas de Mohammad Rasoulof (Un Certain Regard, Iran)
Durée = 2h05
Avec ?

Khosrow et Morteza sont deux tueurs à gage. Ils agissent pour le compte des services secrets iraniens, et plus précisément la commission de la censure. Leurs victimes sont des intellectuels qui ont été désignés comme ennemis du régime en place, et qui ont l'objet d'une Fatwa. Ils ont un point commun, un mystérieux bus...
Je n'en dirai pas plus pour respecter le choix de narration du réalisateur. Il faut patienter une heure avant qu'il nous donne les clés de l'intrigue. Vous êtes donc prévenus! Certains spectateurs pourraient bien se décourager avant. La suite permet de comprendre ce parti pris de mise scène, comme un moyen de mieux dénoncer la froideur mécanique des fonctionnaires-assassins.

Le film se termine sur un écran noir : "A cause de la censure en Iran, l'équipe du film a refusé de figurer au générique". C'est qu'il s'agit de faits qui se sont réellement produits.

Ma note = 16/20
Tags : Festival de Cannes 2013, festival de Cannes, Cannes, sélections, Quinzaine des réalisateurs, Semaine de la critique, ACID, un Certain Regard, courts métrages
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#Posté le samedi 11 mai 2013 17:17

Modifié le vendredi 24 mai 2013 21:39

Mes films à #Cannes2013, jeudi 23 mai

8H30 The Major de Youri Bykov (Semaine de la Critique, Russie)
Durée = 1h 39min
Avec Denis Shevod, Irina Nizina, Ilya Isaev

Mes films à #Cannes2013, jeudi 23 mai

La scène se passe en hiver, en Russie. Sergey Sobolev, capitaine de la police, alerté que sa femme est sur le point d'accoucher, prend va voiture. Il conduit vite. Trop vite. Il renverse un gamin sous les yeux de sa mère. Comment affronter cet événement? Ses collègues, habitués des arrangements, l'aident à maquiller sa responsabilité en banal accident. Mais il faut que la famille du gamin se taise. Elle se révolte. C'est début d'une spirale infernale, où les principes moraux se confrontent à l'opportunisme et la fuite.
D'abord intelligemment traité, ce thriller s'égare dans sa dernière partie. Ruptures de rythme et invraisemblances s'accumulent, comme si le réalisateur manquait de souffle (d'argent?) pour finir son ½uvre. Dommage.
Ma note = 11,5/20


Mes films à #Cannes2013, jeudi 23 mai11H00 Norte, Hangganan Ng Kasaysayan de Lav Diaz (Un Certain Regard, Philipines)
Durée = 4h10

Le film raconte les destins de deux familles qu'un événement tragique va entre entrecroiser. Fabian est étudiant en droit. Il aime à philosopher sur la marche du monde avec un groupe d'amis. Eliza et son mari ont une vie modeste, avec deux enfants. Ils projettent de monter un restaurant, mais ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts. Eliza emprunte à la Madga, allant jusqu'à donner en gage son alliance. Son mari intervient violemment mais le pacte est déjà scellé. C'est là que leurs destins croisent celui de Fabian. Il n'est pas le jeune modèle, qu'il donne à voir. Il assassine Magda, dont il est aussi le débiteur. Toutefois, c'est le mari d'Eliza qui séjournera en prison pendant trois ans pour ce crime...
Lav Diaz réalise utilise une forme de narration contemplative, fait d'un assemblage de longs plans séquences, dont les images sont souvent superbes. La durée du film s'en ressent. Vous l'aurez compris, Norte, Hangganan Ng Kasaysayan est plutôt un film pour cinéphiles. Il ne sera pas idéal comme film léger du samedi soir. Cela dit, il contentera les courageux.
Ma note = 13,5/20


16H30 Tore Tanzt de Katrin Gebbe (Un Certain Regard, Allemagne)
Durée = 1h 50min
Avec Julius Feldmeier, Sascha Alexander Gersak, Swantje Kohlhof

Mes films à #Cannes2013, jeudi 23 mai

Le film se passe à Hamburg, où le jeune Tore, sans famille, pense avoir trouvé un sens à sa vie dans le groupement des "Jesus Freaks", une communauté religieuse. Une rencontre fortuite va donner une nouvelle direction à sa vie, celle avec Bonno. Ce dernier l'héberge avec sa nouvelle femme, et deux enfants d'un précédent mariage, dans une maisonnette. L'ingénuité du jeune homme sera la porte d'entrée à son calvaire. Bonno révèle peu à peu son vrai jour, celui d'un homme ultra-violent...
Dans la salle de projection, le film n'a laissé personne indifférent. Les sifflets ont été couverts par des applaudissements nourris. La tension psychologique est constante et constamment dérangeante. Le spectacle de l'esclavagisme moderne est cru. Certaines scènes sont à la limite du soutenable. Oui, Tore Tanzt est un film dur. Pour moi, c'est un excellent film.
Ma note = 17/20
Tags : Festival de Cannes 2013, festival de Cannes, Cannes, sélections, Quinzaine des réalisateurs, Semaine de la critique, ACID, un Certain Regard, courts métrages
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#Posté le samedi 11 mai 2013 17:05

Modifié le jeudi 23 mai 2013 21:29

Mes films à #Cannes2013, mercredi 22 mai

Mes films à #Cannes2013, mercredi 22 mai9h00 Après la Nuit de Basil Da Cunha (Quinzaine des Réalisateurs, Suisse et Portugal)
Durée = 1h30
Candidat à la Caméra d'Or

Sombra est revendeur de drogue dans le bidonville créole de Lisbonne. Il a dettes, qu'il n'arrive pas à rembourser et ses clients sont peu pressés de solder leurs comptes. Sa seule chance de survie est d'aider ses débiteurs à mener un mauvais coup à bien. Mais Sombra est un marginal, en dehors des clans. Son iguane est son seul vrai confident. Après tout, "celui qui ne doit rien, ne craint rien". Un atout ou une faille?

Comme son nom l'indique, le film se passe surtout la nuit. Il paraît que le réalisateur a laissé les interprètes libres de construire le scénario en jouant. On a envie de dire que cela se voit (et s'entend!). Des images sombres, des échanges bruyants et brouillons... et finalement pas grand chose de nouveau.

Ma note = 11/20

Mes films à #Cannes2013, mercredi 22 mai
11h00 La Jaula de Ojo Diego Quemada-Diez (Un Certain Regard, Mexique)
Durée = 1h 42min
Candidat à la Caméra d'Or
Avec Ramón Medína, Rodolfo Dominguez, Brandon López

Juan, Samuel et Sara (alias Osvaldo, déguisée en garçon), trois adolescents, décident de quiter le Guatemala pour les Etats-Unis. Alors que leur périple vient de débuter, ils croisent un jeune indien, Chauk, qui s'intègre au groupe. Tous n'arriveront pas à destination. Des rivalités les divisent mais évoluent, jusqu'à se transformer en fraternités, par la force des choses.

La Jaula de Ojo est un film honnêtement mis en scène, plaisant à regarder, mais sur un sujet déjà abondamment traité. Dommage que Diego Quemada-Diez ne fasse pas son entrée dans la profession de réalisateur en prenant plus de risques. J'ai quand même passé un bon moment.

Ma note = 14/20



Mes films à #Cannes2013, mercredi 22 mai14h00 Wakolda de Lucia Puenzo (Un Certain Regard, Argentine)
Durée = 1h 30min
Avec Natalia Oreiro, Alex Brendemühl, Diego Peretti

Dans une communauté immigrée allemande en Argentine, Lilith, 12 ans, est complexée par sa petite taille et l'objet de moqueries de la part de ses camarades. Helmut, un vétérinaire/médecin se rapproche de sa famille et propose de l'aider. Sans prévenir ses parents du danger, il entreprend sur elle un traitement expérimental à bases d'hormones de croissance, qu'il a essayé sur des animaux auparavant. Mais Helmut n'est pas celui qu'il prétend être. Sa véritable identité est Josef Mengele, criminel nazi tristement célèbre pour ses expériences dans les camps.

Wakolda s'inspire d'une histoire vraie. Je n'ai pas réussi à savoir si le métier du père, concepteur de poupées articulées, était, lui aussi, véridique. D'ailleurs, le titre du film correspond au nom de la poupée de Lilith. En tout cas, le parallèle de ce métier avec les crimes de Mengele alimente la cohérence du film. Une honorable réussite.

Ma note = 14.5/20


Mes films à #Cannes2013, mercredi 22 mai17h00 Muhammad Ali's Greatest Fight de Stephen Frears (Sélection officielle, séance special, GB)
Durée = 1h37
Avec Christopher Plummer, Frank Langella

En 1966, alors qu'il vient de remporter le championnat du monde de boxe, Cassius Clay, devenu Muhammad Ali sous son nom musulman, annonce son refus de répondre à la conscription pour le Viet Nam pour des raisons religieuses. Il est déchu de ses droits et titres sportifs et devient un icône de la cause noire. Les instances de justice américaine traditionnelles lui refusent son droit à l'objection de conscience. Ne reste que la Cour Suprême (1 juge noir, qui s'est retiré de l'affaire, et 8 juges blancs) pour casser le jugement. Le film raconte les tractations et revirements depuis l'intérieur de cette vénérable institution, et comment les juges ont évolué vers le consensus final.
Je ne connaissais pas cet épisode de l'histoire américaine récente. Stephen Frears le raconte avec une efficacité toute hollywoodienne. Un très bon divertissement.

Ma note = 13.5/20
Tags : Festival de Cannes 2013, festival de Cannes, Cannes, sélections, Quinzaine des réalisateurs, Semaine de la critique, ACID, un Certain Regard, courts métrages
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#Posté le samedi 11 mai 2013 16:49

Modifié le mercredi 22 mai 2013 21:06

Mes films à #Cannes2013, mardi 21 mai

8h30 Los Dueños de Agustin Toscano, Ezequiel Radusky (Semaine de la Critique, Argentine)
Durée = 1h 35min
Avec Rosario Blefari, Germán De Silva, Sergio Prina

Mes films à #Cannes2013, mardi 21 mai
Sergio et sa famille sont les employés de maison d'une petite hacienda en Argentique. Dés que les propriétaires s'absentent, ils s'invitent dans la grande maison pour profiter des installations. A chaque épisode, ils courent le risque d'être découverts. Ils ont tout le loisir d'observer (et d'exploiter) les aventures inavouées de Pia, de Lourdes et de leurs conjoints.
Los Dueños est un film léger, pas inintéressant. Un petit film.

Ma note = 11/20


Mes films à #Cannes2013, mardi 21 mai11h00 Sarah Préfère la Course de Chloé Robichaud (Un Certain Regard, Québec)
Durée = 1h 34min
Candidat à la Caméra d'Or
Avec Sophie Desmarais, Jean-Sébastien Courchesne, Geneviève Boivin-Roussy

Sarah, 20 ans, rêve de victoires. Sa vie est organisée autour du sport, avec un certain succès, puisqu'on lui offre une place dans l'équipe d'athlétisme universitaire de Montréal. Sans moyens financiers, c'est son collègue Antoine qui accepte de partir avec elle et partager son appartement. Pourtant, ils ne connaissent pratiquement pas. Pourtant, ils se marient... pour obtenir une bourse du gouvernement. La jeune fille s'interroge sur ses sentiments envers Antoine, mais elle n'est surtout pas insensible aux attentions et au corps dénudé de sa copine Zoé. Non, "la réponse n'est pas dans le biscuit!". Sarah préfère la course.

Heureusement que nous avions les sous-titres en anglais pour finir de comprendre le québécois. Tout le film repose sur la jeune actrice Sophie Desmarais, excellente dans le rôle de Sarah. On aurait préféré une fin plus originale. Il n'empêche, ce film ne devrait pas avoir de mal à trouver son public dans la collection des films d'ados et cela sera plutôt mérité.

Ma note = 14/20

Mes films à #Cannes2013, mardi 21 mai14h00 Ilo Ilo de Anthony Chen (Quinzaine des Réalisateurs, Singapour)
Candidat à la Caméra d'Or
Durée = 1h 39min

Jiale est un jeune garçon très turbulent, rebelle envers ses camarades de classe et ses parents. Ceux-ci embauchent une bonne, Terry, émigrée philipine, dont ils confisquent le passeport. Jiale lui mène la vie dure mais, peu à peu, se lie d'affection avec elle. A l'extérieur, la crise économique sévit, avec son lot de chômage, de précarité. La cellule familiale n'en sortira pas indemne.
Ito Ito est une moment de vie singapourienne, intelligemment traité et qui sonne juste. La mise en scène n'est pas suffisamment originale pour prétendre aux meilleures places des palmarès. Le résultat est néanmoins tout à fait agréable à regarder.

Ma note = 13,5/20


17h00 Nos Héros Sont Morts ce Soir de David Perrault (Semaine de la Critique, France)
Durée = 1h 30min
Candidat à la Caméra d'Or
Avec Denis Ménochet, Jean-Pierre Martins, Philippe Nahon

Mes films à #Cannes2013, mardi 21 mai
La scène se passe dans les années 60. Deux amis catcheurs "le Spectre" et "l'Equarrisseur de Belleville" décident de bouleverser la règle selon laquelle le méchant perd toujours en faveur du gentil. Ils échangent leurs rôles.
Le film a été tourné en noir et blanc. L'esthétisme des images, la qualité des dialogues méritent d'être salués, mais j'aurais préféré que David Perrault mette son talent au service d'un thème plus passionnant...
Ma note = 11/20


20h00 Courts métrages de la Semaine de la Critique, partie 2

Vikingar de Magali Magistry (14min29, France/Islande)
Un homme rejoue une scène de combat viking, qui rappelle sa vie réelle. Bof
Ma note = 11/20

Come and Play (Komm und spiel) de Daria Belova (30min, Allemagne)
Noir et blanc. Un jeune garçon s'amuse à se faire peur en jouant à la guerre. Le traumatisme se concrétise. Il se pend.
Ma note = 13/20

La Lampe au beurre de yak de HU Wei (15min, Chine/France)
Prise de photos souvenirs sur fonds artificiels. Quasi-documentaire. Moins construit que d'autres films en compétition, mais l'émotion est là. Très réussi.
Ma note = 17/20

Tau Seru de Rodd Rathjen (8min, Inde/Australie)
Une brebis mal en point. Un berger s'en charge. Belles images. Euh... J'ai loupé quelque chose?
Ma note = 10/20

Agit Pop de Nicolas Pariser (31min, France)
Gestions des urgences dans une salle de rédaction. Manque d'authenticité.
Ma note = 12/20
Tags : Festival de Cannes 2013, festival de Cannes, Cannes, sélections, Quinzaine des réalisateurs, Semaine de la critique, ACID, un Certain Regard, courts métrages, Cinéphiles
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#Posté le samedi 11 mai 2013 16:44

Modifié le mercredi 22 mai 2013 21:49

Mes films à #Cannes2013, lundi 20 mai

Mes films à #Cannes2013, lundi 20 mai8H30 The Lunch Box de Ritesh Batra (Semaine de la Critique, Inde)

Durée = 1h 44min
Candidat à la Caméra d'Or
Avec Irrfan Khan, Nimrat Kaur, Nawazuddin Siddiqui

A Bombay, Ila est la mère d'une petite fille. Elle sent que son mari la délaisse et tente de relancer son mariage. Elle espère que ses talents cuisinière vont l'y aider. Mr Fernandes est veuf. Il est comptable dans une entreprise depuis 25 ans, et à quelques mois de la retraite. Il reçoit par erreur le panier repas ("lunchbox") préparé par Ilia pour son mari. Une fois le quiproquo résolu, les deux protagonistes se découvrent, jour après jour, au moyen de messages échangés dans la "lunchbox". Mais une telle relation épistolaire, largement fantasmée, peut-elle survivre à la confrontation réelle des intéressés?

The Lunch Box est un film sans grandes prétentions, parfois drôle, toujours bien interprété, un film rafraîchissant qui devrait bénéficier d'un bon bouche à oreille. Je serai le premier à en parler favorablement.

Ma note = 15,5/20


11H00 Omar de Hany Abu-Assad (Un Certain Regard, Palestine)
Durée = 1h37
avec Waleed Zuaiter, Adam Bakri, Samer Bisharat

Mes films à #Cannes2013, lundi 20 mai

En Cisjordanie, Omar est amoureux de Nadia, s½ur de son ami d'enfance Tarek. Omar et Tarek forment un groupe de révoltés, opposés aux autorités israéliennes. Ils assassinent un soldat israélien. Mais Omar est rattrapé par la police, torturé, avant d'être relâché. Manifestement, il y a un traître dans le trio.
Omar pourrait être la version contemporaine d'une tragédie antique. Les rebondissements sont nombreux, l'intrigue est plaisante, la mise en scène efficace, sans être originale, la fin bien trouvée. Encore un très bon divertissement à recommander.

Ma note = 15/20

Mes films à #Cannes2013, lundi 20 mai
14h00 As I Lay Dying / Tandis Que J'Agonise de James Franco (Un Certain Regard, USA)

Durée = 2h00min
Avec James Franco, Logan Marshall-Green, Michael Shannon (II)

Dans une ferme isolée du Mississipi, Addie Bundren rend son dernier souffle. Sa famille entreprend de transporter le corps dans sa ville d'origine, Jefferson. Ce dernier voyage va s'avérer plus long et mouvementé que prévu. Des conflits dans la famille voient le jour, des vérités enfouies sont révélées.

Honnêtement, je ne les ai pas toutes comprises, tant le réalisateur ne facilite pas la tâche du spectateur. J'ai dû lire le résumé du roman éponyme de Faulkner sous Wikipedia pour finir de comprendre. Ce n'est pas bon signe. Cela veut dire que je me suis ennuyé.

Ma note = 10/20




Mes films à #Cannes2013, lundi 20 mai17h00 L'été des Poissons Volants de Marcela Said (Quinzaine de Réalisateurs, Chili)
Durée = 1h 27min
Avec francisca Walker

Le film se passe au Chili. Je recopie le synopsis officiel, parce que je serais incapable d'en dire beaucoup plus:
"Manena, adolescente déterminée, découvre un monde qui existe silencieusement dans l'ombre du sien : celui des travailleurs indien mapuches, qui revendiquent l'accès à la terre et s'opposent à son père."

L'été des Poissons Volants transmet quelques bonnes choses, comme la tension entre les communautés, qui est palpable sans manichéisme. Mais j'ai trouvé l'intrigue trop confuse. Tout le monde n'est pas familier avec les références culturelles mapuches.

Ma note = 9/20
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#Posté le samedi 11 mai 2013 16:15

Modifié le mardi 21 mai 2013 11:02

Le casse-tête du noeud pap, lundi 20 mai à #Cannes2013

Le casse-tête du noeud pap, lundi 20 mai à #Cannes2013Savez-vous faire un noeud papillon ?

Comme beaucoup de festivaliers, j'ai dû m'inquiéter de la question. Pourquoi ? Les familiers du pré-20 heures de Canal+ ont dû constater que tous les candidats qui entreprennent de gravir les marches rouges ont un point commun : ils portent une tenue de soirée. Ce n'est pas un choix libre de leur part, c'est OBLIGATOIRE pour rentrer dans le Palais en fin de journée. Les invitations sont très explicites sur ce point et les recalés pour défaut de tenue vestimentaire appropriée sont fréquents.

Récapitulons, qu'est ce qu'une tenue de soirée ? Les femmes ont le choix. Il suffit d'une robe et de quelques bijoux facultatifs. Les hommes n'ont aucun choix. Et oui, la tenue de pingouin s'impose ! Il leur faut un smoking, c'est à dire (merci Wiki) d'un "ensemble assorti, constitué d'un veston (noir mais parfois blanc) droit ou croisé à revers de satin brillant ou de soie et d'un pantalon à galon de soie sur les côtés (de rares fois accompagné d'un gilet)". Il leur faut aussi une chemise de couleur blanche, un noeud papillon de couleur blanche ou noire, et une Rolex, recommandée pour les plus de 50ans qui n'ont pas raté leur vie.

Avais-je un noeud papillon dans mes tirroirs ? Bizarrement (!), je n'en mets pas au bureau tous les jours. Le plus souvent, c'est le genre d'accessoire que l'on achète pour son mariage et que l'on range ensuite au placard. Cela partait mal. Il a bien fallu me résoudre à en acheter un spécifiquement pour l'occasion. Mais au moment de le mettre pour la première fois, un grand moment de solitude m'envahit...

Depuis, j'ai trouvé le manuel d'utilisation sur internet. Je vous en ai fait une copie.
Mais il y a une deux solutions pour éviter cette galère :
(1) acheter un noeud papillon déjà monté, c'est tellement plus simple.
(2) se lever tôt, et privilégier les séances de cinéma du matin et de l'après-midi. La tenue de soirée n'est pas exigée... D'ailleurs, mon noueau noeud papillon est encore tout neuf.

Aujourd'hui, nous avons vu quatre films. Nous avions prévu cinq séances, mais nous avons fait les frais du succès du dernier film, un documentaire. Ce n'est pas grave, la nuit aura une durée plus adaptée à une bonne récupération.
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#Posté le mardi 08 mai 2012 15:40

Modifié le lundi 20 mai 2013 22:34

Mes films à #Cannes2013, dimanche 19 mai

8H30 For Those in Peril de Paul Wright (Semaine de la Critique, GB)
Durée = 1h24min
Candidat à la Caméra d'Or
Avec George Mackay, Kate Dickie, Nichola Burley

Mes films à #Cannes2013, dimanche 19 mai
Aaron est le seul survivant du naufrage d'un petit bateau de pêche. 5 personnes ont péri, dont son frère Michael. Aaron ne se souvient pas des événements. Hébergé par sa mère, il est rejeté par la petite communauté des pêcheurs, qui le tient pour responsable. Aaron part à la recherche de son frère disparu.
For Those in Peril décrit intelligemment un travail de deuil, un déni de la mort qui sombre vers la paranoïa. Le résultat est d'excellente facture; l'acteur principal est à la hauteur du défi. Toutefois, le thème ne se prête pas à un enthousiasme excessif.

Ma note = 13,5/20

Mes films à #Cannes2013, dimanche 19 mai11h00 L'Image Manquante de Rithy Panh (Un Certain Regard, Cambodge)
Durée = 1h 30min

Rithy Panh raconte l'histoire de son adolescence. C'est à 13 ans qu'il voit les Khmers rouges prendre le contrôle de Phnom Penh. Il voit les membres de sa famille décéder les uns à la suite des autres: son père qui refuse de s'alimenter avec de « la nourriture d'animaux » et meurt de faim, son frère, chanteur qui a déplu au régime, sa s½ur affaiblie par la faim, sa mère aussi. Il reste seul, passe d'un camp de travail à l'autre, soumis au joug de l'Angkar, l' « Association » (les khmers).
"Les bluffles nous regardent : ils sont bizarres, ces hommes, à boire notre eau", racont-il. Plus que la soif, "la faim est une arme", l'instrument du contrôle des populations. Rithy Panh en donne quelques illustrations. Des illustrations poignantes. Pourtant, L'Image Manquante repose essentiellement sur des scènes suggérées, reconstituées avec des petits personnages en terre cuite peints. Mais l'objectif est atteint : l'émotion n'en est que plus forte. Il faut dire que Rithy Panh particulièrement talentueux comme conteur. L'Image Manquante est un film indispensable, pour perpétrer la mémoire d'un des épisodes les plus sombres de l'histoire moderne. Il faut le voir. Il le mérite.

Ma note = 17/20

Mes films à #Cannes2013, dimanche 19 mai
14h00 Death March de Adolfo Alix Jr. (Un Certain Regard, Philippines)
Durée = 1h 45min
Avec Sam Milby, Zanjoe Marudo, Ejay Falcon

Death March relate un épisode peu connu de la seconde guerre mondiale, qui s'est déroulé à l'issue de la bataille de Bataan en 1942. 80000 prisonniers, 2/3 Américains, 1/3 Philippins sont conduits à pieds par l'armée japonaise vers le Camp O'Donnell. Beaucoup sont blessés ou malades. Ils parcourent 90km avant de rejoindre la gare, point de départ vers les camps de détention. Des dizaines de milliers d'entre eux périssent.

Dommage que ce film ait été réalisé avec d'aussi petits moyens (en studio, avec des décors en carton, et en noir et blanc). Mais on ne s'ennuie pas. L'interprétation est de bon niveau.

Ma note = 11/20


17h00 Otdat Konci / Corps et Biens / Bite the Dust de Taisia Igumentseva
(sélection officielle, séance spéciale, Russie)
Durée = 1h 40min
Candidat à la Caméra d'Or
Avec Maksim Vitorgan

Le 15 octobre à 22h30, une éruption solaire atteindra la terre et détruira 90% de la vie sur terre. Une petite communauté s'en trouve bouleversée. Il y a le Géo Trouvetout, Vassilich et sa vache Bonbec, Senia le sculpteur sur bois, Andreevna l'organisatrice des soirées de cinéma, et quelques autres. A l'approche de la fin, des couples se défont, de nouveaux se forment. Des envies refoulées s'expriment.
Le sujet n'est pas vraiment original, mais la mise en scène l'est. Malheureusement, l'intrigue part dans trop de directions à la fois et l'ensemble manque de cohérence. Dommage.

Ma note = 8,5/20
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#Posté le samedi 11 mai 2013 16:13

Modifié le dimanche 19 mai 2013 20:49

Mes films à #Cannes2013, samedi 18 mai

Mes films à #Cannes2013, samedi 18 mai8h30 Le Démantèlement de Sébastien Pilote (Semaine de la Critique, Canada)
Durée = 1h 51min

Avec Gabriel Arcand, Gilles Renaud, Lucie Laurier

Gaby, 63 ans, est éleveur de moutons dans une ferme au Canada. Il vit seul, loin de ses deux filles, qu'il chérie. Un jour, l'une d'entre elles, vient lui demander de l'aider financièrement. Il n'ose pas refuser. Il prend la décision de vendre sa ferme et son contenu aux enchères, autrement dit, l'oeuvre de sa vie.

Le Démantèlement est un long métrage qui, au-delà d'une histoire d'amour filiale, témoigne avec justesse de la dureté de la condition des agriculteurs, sans excès de sensiblerie. Je le recommande. Gabriel Arcand est excellent dans son interprétation de Gaby. A sa fille qui lui reproche son manque de disponibilité, il répond "ah, on est samedi? J'ai déjà essayé de l'expliquer aux moutons, mais ils comprennent rien".

Ma note = 16.0/20



Mes films à #Cannes2013, samedi 18 mai
11h30 La Danza de la Realidad de Alejandro Jodorowsky (Quinzaine des réalisateurs, Chili)
Durée = 2h10
Avec Alejandro Jodorowsky, Brontis Jodorowsky, Axel Jodorowsky

Dans la ville de Tocopilla, Jaime est le père du jeune Alejandro (le réalisateur). Il s'efforce d'endurcir le jeune garçon, trop efféminé à ses yeux. Il est aussi militant communiste dans un pays dominé par les fascistes. Impuissant lorsque la ville reçoit la visite d'un groupe d'étrangers affamés et malades, il entreprend de tuer le président.

La Danza de la Realidad retrace une quête d'identité très personnelle, en forme de fable fantasmagorique, qui conclut à l'équivalence des extrémismes, qu'ils soient de gauche ou de droite. La mise en scène non-conventionnelle évolue entre onirisme et surréalisme. On adore ou on s'ennuie. Je coupe la poire en deux.

Ma note = 13/20



14h00 Courts-métrages de la Semaine de la Critique, partie 1

The Opportunist de David Lassiter (15 min, US)
Un jeune homme manipulateur s'invite dans une soirée à laquelle il n'est pas convié. Très charismatique, il fait les poches des invités, les menacent. En peu de temps, le réalisateur restitue avec brio l'atmosphère de malaise.
Mote = 15/20

Patio de Aly Muritiba (17 min, Brésil)
Un plan fixe d'un patio de "promenade", au c½ur d'une prison brésilienne, filmé au travers d'une fenêtre à barreaux. Une ouverture sur la liberté? L'idée est bonne. Est-ce assez construit pour mériter de figurer au palmarès?
Ma note = 14/20

Pleasure de Ninja Thyberg (15min, Suède)
Ce court métrage relate la préparation au tournage d'une scène de film porno, vue depuis les coulisses. Il s'attarde sur l'humanité des acteurs porno. L'objet de la scène: une pénétration double anale. Le résultat est bien fait et, en fait, a rarement été montré au cinéma (!)
Ma note = 16/20

Breathe me de Han Eun-young (20min, Corée du Sud)
A la nuit tombée, un couple d'adolescents s'isole dans une cabane, au milieu d'un terrain vague. La jeune fille met au monde un bébé. Déboussolée, elle le dépose dans un bus sans surveillance. Quand son ami reparaît, le bébé ne respire plus. Est-il mort?
Ma note = 15.5/20

Océan d'Emmanuel Laborie (30 min, France)
Un jeune garçon prend conscience de la mort à l'occasion d'une sortie à la plage en famille. Très juste point de vue sur l'enfance.
Ma note = 16.5/20



Mes films à #Cannes2013, samedi 18 mai17h00 Stop the Pounding Heart de roberto Minervini (Sélection officielle, hors competition, US)

L'"action" (pour ceux qui en ont vu une) se passe de nos jours, au Texas, pays des Cow Boys.
Le film conte d'une façon quasi-documentaire des tranches de vie d'une famille, dans une communauté religieuse, loin d'internet et de l'immédiateté des échanges sur Facebook. C'est correctement fait, mais j'ai regardé ma montre.

Ma note = 10/20
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#Posté le samedi 11 mai 2013 15:56

Modifié le mercredi 22 mai 2013 08:40

Mes films à #Cannes2013, vendredi 17 mai

Mes films à #Cannes2013, vendredi 17 mai9h00 Le Géant Egoïste de Clio Barnard (Quinzaine des Réalisateurs, GB)
Durée = 1h 31min
Avec Sean Gilder, Siobhan Finneran, Lorraine Ashbourne

Arbor, 13 ans, et Swifty, son meilleur ami, sont en difficulté avec le système scolaire. Leurs familles sont elles-mêmes victimes de la crise économique. Exclus de leur collège, ils s'occupent en récupérant des métaux pour le compte de Kitten, le ferrailleur. Les câbles de cuivre sont des proies particulièrement rémunératrices mais dangereuses...
Le Géant Egoïste est un drame de la misère, mis en scène selon les canons de l'excellente école cinématographique britannique. Les deux jeunes interprètes sont très crédibles. J'ai passé un très bon moment.

Ma note = 15/20



11h00 L'Inconnu du Lac d'Alain Guiraudie (Un Certain Regard, France)
Durée = 1h 45min
Avec Pierre de Ladonchamps, Patrick d'Assumçao, Christophe Paou

Mes films à #Cannes2013, vendredi 17 mai
Le bord du lac est un lieu de drague nudiste où, chaque jour de l'été, des habitués homosexuels se retrouvent. Franck y rencontre un bel inconnu, Michel, dont il tombe amoureux. Qui se cache derrière cet homme mystérieux, de type latin, aux formes bien sculptées ? Un soir, Franck assiste, dans l'ombre, à une scène terrible. Toutefois, il ne peut résister à sa fascination pour Michel.
Le choix du réalisateur de montrer des scènes de sexe très explicites déroutera certains. Mais la production précise que le sperme est faux et les acteurs sont doublés aux moments critiques, comme il se doit (!) Une interdiction aux moins de 16ans en salles est donc prévisible. Il y a de très bonnes choses dans ce long métrage. Pour moi, sa principale insuffisance réside dans la mise à l'écran de la relation ambigüe entre les deux hommes, entre attirance physique et crainte physique. Les émotions contradictoires que l'on s'attend à déceler dans de telles circonstances chez les interprètes ne sont, elles, pas suffisamment explicites. L'objectif était ambitieux, il n'est que partiellement atteint.

Ma note = 12/20

Mes films à #Cannes2013, vendredi 17 mai
14h00 Miele de Valeria Golino (Un Certain Regard, Italie)
Durée = 1h 36min
Candidat à la Caméra d'Or
Avec Jasmine Trinca, Carlo Cecchi

"Miele" est le pseudo d'Irène, une jeune femme qui assiste les malades qui veulent se donner la mort. Elle fait des allers-retours entre l'Europe et le Mexique, où elle s'approvisionne de drogues létales illicites. Un adolescent requiert son aide. Un homme mûr en pleine santé aussi. Ses certitudes d'aider son prochain sont déstabilisées par la confrontation avec ces situations humaines concrètes.

Le thème de l'euthanasie est ici traité avec finesse et sensibilité. L'interprète est convaincante. J'ai apprécié le travail sur les images, mais la mise en scène est sans doute trop efficace pour prétendre au palmarès. Au final, Miele est un très bon divertissement.

Ma note = 14/20



17h00 A story of children and film de Mark Cousins (Cannes Classics, Ireland)
Durée = 1h40

A partir d'un plan-séquence où ses jeunes neveux, Laura et Ben, sont laissés libres de se mouvoir devant la caméra, Mark Cousins retrace les modes de représentation de l'enfance dans le cinéma. Timidité à l'écran, difficulté d'assumer une condition sociale, affabulation enfantine, intégration dans un environnement prévu pour des individus de grande taille, violence enfantine, solitude, crainte d'être abandonné, rêve forment la liste les thèmes traités successivement. A story of children and film est surtout le prétexte à la projection d'extraits de films anciens, certains oubliés. Mais la compilation est aussi décousue que la variété des thèmes abordés peut le laisser supposer...

Ma note = 8/20
Tags : Festival de Cannes 2013, festival de Cannes, Cannes, sélections, Quinzaine des réalisateurs, Semaine de la critique, ACID, un Certain Regard, courts métrages, Cinéphile
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#Posté le samedi 11 mai 2013 15:26

Modifié le lundi 20 mai 2013 22:40

Mes films à #Cannes2013, jeudi 16 mai

Mes films à #Cannes2013, jeudi 16 mai9h00 The Congress de Ari Folman (Quinzaine des Réalisateurs, USA)
Durée : 2h00
Avec Robin Wright, Paul Giamatti, Harvey Keitel

L'actrice Robin Wright (jouée par elle-même) est délaissée par la profession, surtout favorable aux actrices plus jeunes qu'elles. La société de production Miramount lui propose une nouvelle carrière dans le cinéma au travers d'un avatar numérique plus vrai que nature, reconstitué par scanner, et donc immortel. 20 ans plus tard, Robin Wright est l'invitée d'honneur du Congrès animé par le charismatique Reeve Robs (!) qui présente sa dernière innovation: une drogue qui permet de revivre l'expérience des films de Robin sur demande.
The Congress n'a pas beaucoup de points communs avec Valse avec Bachir (Cannes 2008), le précédent chef d'½uvre du réalisateur israélien Ari Folman, sinon la technique d'images animées, très réussie, employée dans presque la moitié du film. The Congress est un film de science fiction, un genre que j'apprécie particulièrement et rarement sélectionné à Cannes. Ari Folman traite le roman éponyme de Stanislas Lem d'une manière originale, pleine de références cinématographiques, parfois très drôles. L'apparition de l'avatar de Tom Cruise comme l'un des survivants du cinéma d'antan n'est pas la moindre. The Congress n'en est pas moins une réflexion fine, et plutôt sombre, sur la transformation des modes de communications à l'ère du tout numérique. Souhaitons toutefois que la réplique de l'interprète principale "Some say science-fiction is [restricted to adult audience], I believe it is documentary" ne soit pas prophétique!
Ma note = 17/20

12h30 Courts-métrages de la Taipei Factory (Quinzaine de Réalisateurs, Taiwan et autres nationalités)

La « Taipei Factory » vise à l'émergence de nouveaux talents sur la scène internationale, en permettant à de jeunes cinéastes, taïwanais et internationaux, de se rencontrer et de créer ensemble.

The Pig de Singing Chen (Taïwan) et Jero Yun (Corée du Sud)
Dawang doit vendre le cochon qu'il élève pour boucler ses fins de mois, sur fond de révoltes de la faim. Doit-on voir ici une métaphore politique? Ce The Pig n'est pas clair!
Ma note = 12/20

Silent Asylum de Midi Zhao (Taïwan) et Joanna Preiss (France)
Des interviews de victimes de l'oppression orchestrée par la junte birmane, suivies d'une réflexion sur Hiroshima. On dirait que les deux co-réalisateurs ont oublié de se téléphoner avant de faire leur film...
Ma note = 10/20

A Nice Travel de Shen Ko-Shang (Taïwan) et Luis Cifuentes (Chili)
Relation sexuelle écourtée suivie de remords, de recherche de réconfort auprès des parents. Plans serrés, images moitié noir&blanc, moitié couleur. Le résultat est très moyen.
Ma note = 9/20

Mr Chang's New Address de Chang Jung-Chi (Taïwan) et Alireza Khatami (Iran)
A son réveil, Chieh découvre que sa maison a disparu. Sa mère, atteinte de démence, ne le reconnaît plus. On lui vole ses papiers. Mr Chang's New Address est une fable réussie, sur ce qui fait notre identité sociale. Incontestablement le meilleur court métrage de cette compilation.
Ma note = 15/20

Mes films à #Cannes2013, jeudi 16 mai17h00 Salvo de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza (Semaine de la Critique, Italie)
Durée = 1h43
Candidat à la Caméra d'Or
Avec Jacopo Menicagli, Saleh Bakri, Sara Serraiocco

Le film s'ouvre sur un règlement de compte entre bandes mafieuses. Salvo poursuit ses adversaires pour les éliminer froidement. L'un d'entre eux a une s½ur, Rita, qu'il se refuse à assassiner. Il l'enlève et la séquestre. Des sentiments impossibles naissent entre eux. Salvo n'entre pas dans la catégorie des films les plus divertissants (autant être prévenu). La phase où les deux individus s'apprivoisent est longue (d'aucuns diraient ennuyeuse...) mais indispensable pour rendre l'ensemble crédible. Toute, c'est la maestria avec laquelle les réalisateurs rendent les émotions à l'écran, par les regards et les touchers, qui donne toute sa valeur au film. La scène montrant la terreur de Rita lorsqu'elle croit sa dernière heure arrivée (voir photo) est un grand moment de cinéma. A ce titre, Salvo réunit quelques ingrédients qui pourraient bien plaire au jury de la Caméra d'Or.
Ma note = 16.5/20
Tags : Festival de Cannes 2013, festival de Cannes, Cannes, sélections, Quinzaine des réalisateurs, Semaine de la critique, ACID, un Certain Regard, courts métrages, Cinéphiles
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#Posté le samedi 11 mai 2013 14:48

Modifié le mercredi 22 mai 2013 08:51

Mes films à #Cannes, Samedi 26 mai 2012

11h00 Courts métrages en compétition officielle

Le montage photo ci dessous est extrait du programme quotidien officiel, édité par le Festival de Cannes:

Mes films à #Cannes, Samedi 26 mai 2012

Cockaigne de Emilie VERHAMME (Belgique)
Durée : 13'
Un père et ses films immigrent clandestinement en Belgique, dans le coffre de d'une camionnette. Du condensé d'émotions.
Ma note = 15/20

The Chair/le Fauteuil de Grainger DAVID (USA)
Durée : 12'
Une mystérieuse moisissure sème la panique dans un communauté afro-américaine aux Etats-Unis. Une chaise pourrait être un vecteur de la maladie. La narration explicite superposée aux images rend l'ensemble très académique. Ma note = 13/20

Night Shift de Zia MANDVIWALLA (Nouvelle-Zélande)
Durée : 14'
Une technicienne de surface, embauchée dans un aéroport depuis quinze jours, se bat avec ses moyens contre ses difficultés économiques et sentimentales. Touchante évocation. Ma note = 17/20

Gasp/souffle d'Eicke BETTINGA (Allemagne)
Durée : 15'
Un collégien surdoué et en mal d'affection jour avec la mort avec un sac en plastique. Un petit film fort. L'interprète est excellent. Dommage que la fin se disperse un peu. Ma note = 18/20

Palestine, Caisse d'Attente des Oranges de Bassam CHEKHES (Syrie)
Durée : 15'
Les oranges palestiniennes ne se distinguent pas des oranges israéliennes, pas plus que l'argent n'a d'odeur. Une façon originale de solliciter de l'argent pour son prochain long-métrage. Ma note = 11/20

Yardbird de Michael SPICCIA (Australie)
Durée : 13'
Une fillette douée de pouvoirs de télékinésie voudrait que tous les animaux en danger soient sauvés. Un petit film d'horreur très réussi. Ma note = 17,5/20

Chef de Meute de Chloé ROBICHAUD (Canada)
Durée : 13'
Une jeune femme est décontenancée par le chien dont elle a hérité qu'elle n'arrive pas à contrôler. Drôle, mais léger. Ma note = 13/20

Sessiz-Be Deng/Silencieux de L.Rezan YESILBAS (Turquie)
Durée : 14'
Ma note = une jeune femme retrouve son mari dans le parloir d'une prison turque. C'est l'occasion d'un échange discret. Bien fait. Ma note = 15/20

Ce Chemin devant moi de Mohamed BOUROKBA (dit Hamé, France)
Durée : 15'
Un jeune veut éloigner son petit frère des émeutes qui ont lieu dans sa banlieue. Mais il est asthmatique... Bien ficelé.
Ma note = 16/20

Mi Santa Mirada d'Alvaro APONTE-CENTENO (Porto Rico)
Durée : 15'
Un règlement de compte entre truants. Violent, mais quelques trouvailles de mise en scène non conventionnelles.
Ma note = 11/20


14h00 Gimme the Loot de Adam Leon (Un Certain Regard, USA) Mes films à #Cannes, Samedi 26 mai 2012
Candidat à la Caméra d'Or
Durée : 1H24
Avec Tysheeb Hickson, Zoë Lescaze, Joshua Rivera plus

Gimme the Loot brosse le portrait et relate les aventures des deux tagueurs dans le Bronx, sur fond de rivalités entre bandes de tagueurs.
C'est un film alternatif américain comme le Festival Cannes en présente régulièrement, un film à petit budget, aux interprètes peu crédibles. Passez votre chemin...
Ma note = 6/20

16h00 Trois / Three 3 de Pablo Stoll Ward (Quinzaine des Réalisateurs, Uruguay)
Durée = 1h59'
avec Sara Bessio, Anaclara Ferreyra Palfy, Humberto de Vargas

Ana vit une crise d'adolescence. Habituellement bonne élève, elle est sur le point de redoubler. Sa mère, Graciela, semble elle aussi à un tournant. Rodolfo, le père d'Ana et l'ex-mari de Graciela, se réfugie dans le jardinage pour s'occuper, sans grande passion. Discrètement, il va chercher à reprendre sa place auprès d'elles. Trois décrit l'itinéraire de ces trois personnes condamnées à rester une famille mais qui cherchent un sens à leurs vies respectives. Aux dernières nouvelles, ils cherchent toujours. Et nous avons un peu l'impression d'avoir gaspillé 1 heure 59 minutes.
Ma note = 8/20
Tags : Cinéphile, Cannes, festival de Cannes, courts métrages, Cinéma, critique, film
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#Posté le lundi 21 mai 2012 21:29

Modifié le samedi 26 mai 2012 23:33

samedi 26 Mai 2012 à #Cannes, journée des courts métrages de la sélection officielle

samedi 26 Mai 2012 à #Cannes, journée des courts métrages de la sélection officielleCe que j'aime à la traditionnelle séance de projection des courts-métrage de la sélection officielle du samedi, c'est l'occasion de côtoyer une pléiade de professionnels du cinéma. La salle (le théâtre Debussy) est à dimension humaine et les stars sont donc proches du public.

Il même touchant d'y voir des acteurs que nous avons admirés les jours précédents à l'écran être intimidés à l'idée d'aborder ou se faire photographier à côtés des rois du cinéma mondial.

J'étais assis au dernier rang, juste derrière le rang du jury. Le réalisateur et président du jury Jean-Pierre Dardenne était devant moi, assis à côté de l'actrice Arsinée Khanjian.


Tags : cinéma, cinéphile, festival de Cannes, courts métrages, un Certain Regard, Cannes
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#Posté le samedi 26 mai 2012 22:17

Modifié le samedi 26 mai 2012 22:30

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