Les synopsis sont dérivés de ceux trouvés sur le site officiel du festival
Waves '98 de Ely Dagher (Liban, Qatar)Durée = 0:15
Désenchanté par sa vie dans la banlieue isolée de Beyrouth, les errances d'Omar l'amènent dans les profondeurs de la ville. Immergé dans un monde familier mais étrange à sa réalité, il se retrouve en lutte pour sauvegarder ses attaches.
Alternance images réelles et de synthèse. Onirique et poétique.
Ma note = 16/20
The Guests / Les Invités de Shane Danielsen (Australie)
Durée = 0:10
Seule dans une ville étrange, attendant le retour de son mari, une nouvelle mère voit débarquer dans son nouvel appartement des étrangers pour une pendaison de crémaillère. Pourtant, elle ne les a pas invités. Dérangement mental? On ne saura pas.
Bien ficelé.
Ma note = 14/20
Sali / Mardi de Ziya Demirel (Turquie)
Durée = 0:12
Un jour d'école ordinaire dans la vie d'une adolescente, et ses rencontres avec trois hommes différents : sur le chemin du lycée, sur un terrain de basketball, et dans le bus du retour.
Quelques bonnes trouvailles mais inégal, manque d'unité.
Ma note = 12/20
Le Repas Dominical de Céline Devaux (France)
Durée = 0:13
C'est dimanche. Au cours du repas, Jean observe les membres de sa famille. On lui pose des questions sans écouter les réponses, on lui donne des conseils sans les suivre.
Un homosexuel ordinaire dans une famille ordinaire. Tout est dans le texte. Le texte est cru, mais très réaliste et rudement bien écrit. Les dessins animés le complètent mais est-ce vraiment du cinéma ? Mérite peut-être la mention spéciale.
Ma note = 15,5/20

Love is Blind de Dan Hodgson (Royaume-Uni)
Durée = 0:06
Alice est stoppée dans ses ébats avec son amant par le retour anticipé de son mari. Heureusement, il est sourd. Elle utilise sa surdité pour évacuer son amant de ce mauvais pas. La chute finale est excellente. C'est le court-métrage le plus drôle de la sélection!
Ma note = 14,5/20
Ave Maria de Basil Khalil (Palestine, France, Allemagne)
Durée = 0:14
Le quotidien d'une petite communauté de religieuses, ayant fait v½u de silence, et vivant au milieu du désert rocailleux de la Cisjordanie, est chamboulé par l'arrivée d'une famille de colons Israéliens dont la voiture a percuté le mur du couvent. Gentille comédie, sans plus.
Ma note = 11/20
Copain de Jan Roosens, Raf Roosens (Belgique)
Durée = 0:15
Fré est un adolescent déchiré entre deux mondes, celui de sa famille aisée et conservatrice et celui de ses amis des banlieues. Il réussit à garder ces deux mondes séparés, jusqu'au jour où il tombe amoureux...
Bien fait, homogène.
Ma note = 15,5/20
Patriot de Eva Riley (Royaume-Uni)
Durée = 0:14
Sur fond de tensions raciales dans un village anglais, Hannah, onze ans, voit sa vie irrémédiablement bouleversée lorsqu'elle rencontre un jeune garçon issu d'un quartier interdit. Quand l'insouciance rencontre la xénophobie. Des thèmes très compliqués et glissants traités avec finesse, en un temps très court. Les enfants jouent très juste. Superbe!
Ma note = 17/20
Presente Imperfecto / Présent Imparfait de Iair Said (Argentine)
Durée = 0:15
A son anniversaire, un trentenaire se voit offrir une robe. Il est perplexe, s'interroge sur l'ami(e) qui lui a fait ce cadeau. Il choisit de l'offrir à une jeune femme, vendeuse dans un grand magasin.
Mignon mais prise de risque limitée.
Ma note = 13,5/20
14h00 Mustang de Deniz Gamze Ergüven (Quinzaine des Réalisateurs, Turquie)
Durée = 1:37
Avec Günes Sensoy, Doga Zeynep Doguslu, Tugba Sunguroglu, Elit Iscan, Ilayda Akdogan, Ayberk Pekcan

Dans un village turc, cinq s½urs, dont la plus âgée n'est pas encore sortie de l'adolescence, jouent avec leurs camarades garçons au bord de la mer. Pour leur tante et leur oncle, leurs tuteurs depuis qu'elles sont orphelines, c'est une débauche inacceptable. A partir de ce jour, la maison familiale se meut en "fabrique à mariages". Les cours de cuisine et de ménage remplacent les cours à l'école. Chacune des filles tente de résister à sa manière...
Il est rare d'obtenir une telle justesse dans l'interprétation de très jeunes comédiens. Ce drame de la condition féminine réussit le tour de force de contenter les cinéphiles et le public en attente de pur divertissement. Il serait dommage de se freiner parce qu'il est en langue turque. Je le recommande pour tous les spectateurs. Vous ne serez pas déçus!
Ma note = 16,5/20
17h00 El abrazo de la serpiente / Embrace of the Serpent de Ciro Guerra (Quinzaine des Réalisateurs, Colombie)Durée = 2:05
Avec Nilbio Torres, Antonio Bolívar, Yauenkü Miguee, Jan Bijvoet, Brionne Davis
Au milieu de la forêt tropicale d'Amazonie, Karamakate vit seul. Il pense qu'il est le seul survivant de son peuple. Il détient l'héritage des traditions, en particulier médicinales. Un homme blanc venu d'Allemagne, ethnologue, sollicite son aide. Il est très malade. Son salut résiderait dans la yakruna, la mystérieuse plante des rêves, que seul Karamakate peut retrouver... Quarante ans plus tard, l'histoire se répète, lorsqu'un botaniste américain débarque à la recherche de la yakruna.
Embrace of the Serpent est une réflexion sur la préservation du patrimoine culturel, sur un passage de témoin pour protéger les traditions de l'oubli. On pourrait dire que c'est un film bio. Filmé en noir et blanc, il est facile d'imaginer les difficultés pour obtenir un tel rendu avec des acteurs indigènes pas toujours professionnels. Embrace of the Serpent n'est pas de ces films qui attirent spontanément le grand public. C'est pour cela qu'il mérite d'être aidé dans sa diffusion par un prix.
Ma note = 15/20






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