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388 archives

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“ Bienvenue sur mes archives 2009-2023! Plus de 600 films commentés à chaud en sortie de projection à Cannes. A partir de l'édition 2024, mon blog s'enrichit de nouvelles fonctionnlités. Stay tuned... ” - samedi 13 mai 2023 14:07
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Mes Films au Festival de Cannes

Suivez le Festival de Cannes de l'intérieur !
Mon blog intègre mes avis instantanés sur les films, juste après les projections, souvent avant la parution des premières critiques dans la presse. La mise à jour est quotidienne. Merci aux organisateurs du Festival pour les files d'attentes... et aux fabricants de smartphones, qui me permettent de combler le temps perdu. Pendant la durée de l'événement, mes articles sont organisés de manière chronologique et entrelacés avec des informations pratiques. Le sommaire général du blog donne l'accès à l'ensemble depuis 2009. Pour les années antérieures, il vous faudra naviguer page après page.

Création : 27/04/2008 à 17:22 Mise à jour : 30/05/2023 à 08:07

Mon bilan de #Cannes2023, 52 séances commentées à la sortie des salles

Alors que l'édition 2023 du Festival de Cannes se referme, mon blog se termine avec un article sur la Palme d'Or, attribuée au superbe Anatomie d'une Chute de Justine Triet, après 52 séances riches en films d'actions, en films policiers, en comédies dramatiques, en fictions militantes, en documentaires, en films d'horreur ou de science-fiction. Tous les genres étaient représentés cette année. Dans les 52 séances, j'ai vu et commenté 27 courts métrages et 46 longs métrages. En moyenne, les longs métrages étaient sensiblement plus longs que ceux de l'année passée où la pandémie avait peut-être contraint quelques budgets, ce qui a eu pour conséquence de densifier l'organisation de mon agenda.

Comme l'année dernière, et sous réserve que l'échantillonnage que j'ai pu faire au hasard des possibilités de la billetterie soit représentatif, j'ai constaté une représentation particulièrement marquée des sujets liés à la féminité dans tous les contextes (13 films sur 46 ont une variation sur ce thème). C'est sans doute le résultat de la part croissante laissée aux cinéastes femmes, et c'est tant mieux. Cette année, j'ai été chanceux puisque, sans vraiment le décider, j'ai pu visionner une très grande partie des films primés, toutes sélections confondues. Mes notes sont donc peut-être injustement dures par rapport aux films des éditions précédentes du Festival, parce que toujours comparatives par rapport à l'ensemble des films que je vois, les premiers films servant de référence pour les comparaisons ultérieures.


Dans les films de la sélection officielle en compétition
J'ai eu la chance d'assister à la projection de 11 films sur les 21 de la sélection reine. Dans cet ensemble, je confirme que la Palme d'Or dépasse les autres, que Kaibutsu / Monster de Kore-Eda Hirokazu fait honneur à son prix du scénario et à la Queer Palm, que The Zone Of Interest de Jonathan Glazer mérite ses prix techniques tout en recommandant à tous mes lecteurs de courir voir Wannseekonferenz de Matti Geschonneck pour ne pas se fourvoyer sur l'originalité de The Zone Of Interest

Je recommande aussi Kuolleet Lehdet / Les Feuilles Mortes de Aki Kaurismaki pour sa légèreté enthousiasmante et le film de Kaouther Ben Hania Les Filles d'Olfa, oublié par le jury principal mais primé plusieurs fois par d'autres, en particulier à l'¼il d'Or.

Dans la sélection Un Certain Regard
J'ai vu 14 films sur 20 programmés dans cette sélection. Ma première pensée va au très beau Le Règne Animal de Thomas Cailley, absent du palmarès mais dont je prédis un grand succès en salle. Il laisse ainsi la place au palmarès à d'autres films qui avaient sans doute davantage besoin d'aide pour leur promotion que thomas Cailley. Dans mon top 4 de la sélection Un Certain Regard, il y a le Grand Prix Un Certain Regard et le prix Liberté Un Certain Regard, décernés à How To Have Sex de Molly Manning Walker et Goodbye Julia de Mohamed Kordofani, respectivement. Je suis satisfait de voir que le jury Un Certain Regard a partagé les mêmes émotions que moi et singularisé ces deux petits bijoux.

Dans la sélection de la Semaine de la Critique
La sélection 2023 de la Semaine de la Critique était à la fois très électique et très homogène, au point que tous les films de la sélection ont été distingués par un prix, sauf le très classique film d'horreur Sleep / Jam de Jason Yu. Dans cette sélection, j'ai vu voir la totalité des 7 longs métrages en compétition. J'ai personnellement préféré Levante / Power Alley de Lillah Halla prix Fipresci de la Critique internationale mais j'ai aussi été sensible à l'énergie féministe de Tiger stripes de Amanda Nell Eu, Grand Prix de la Semaine de la Critique

Dans la sélection de la Quinzaine des Cinéastes
Dans ce blog, la Quinzaine des Cinéastes n'a pas la place qu'elle pourrait mériter à cause de sa politique de billetterie, unique à Cannes, qui donne priorités aux public payant, au détriment du public avec badges. Dans les dernières jours, tandis que leurs salles avaient de plus en plus de mal pour se remplir, les organisateurs se sont mis au diapason des autres sélections en créant une file dernière minute, qui m'a permis de finalement voir 4 films de cette sélection. Le plus remarquable d'entre eux était sans conteste le film d'ouverture, le très bien reconstitué Le Procès Goldman / The Goldman Case de Cédric Kahn

Parmi les 28 courts-métrages que j'ai vus,
Je retiendrai les trois films primés de la CINEF, qui étaient tous les trois très réussis sur des thèmes extrêmement différents : Norwegian Offspring de Marlene Emilie Lyngstad, Hole de Hwang Hyei, Ayyur / Lune de Zineb Wakrim.
Par comparaison, les courts métrages primés de la compétition officielle m'ont laissé de marbre.

Dans la sélection ACID
Je n'ai pas eu beaucoup de chance avec les invitations aux séances de cette sélection cette année sur la Croisette, mais je compte bien me rattraper lorsqu'elle sera rediffusée dans les salles. J'ai entendu beaucoup de bien de Linda veut du Poulet de Chiara Malta et Sébastien Laudenbach.
 
L'édition 2023 du Festival de Cannes est terminée. Vivement l'édition 2024 !
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#Posté le lundi 29 mai 2023 23:32

Modifié le mardi 30 mai 2023 08:07

Tous les prix de #Cannes2023, les officiels et les non-officiels

Prix de la sélection officielle en compétition

Longs métrages
Tous les prix de #Cannes2023, les officiels et les non-officiels
Palme d'Or
Anatomie d'une Chute de Justine Triet


Grand Prix
The Zone Of Interest de Jonathan Glazer

Prix de la Mise en Scène
Tran Anh Hung pour La passion de Dodin Bouffant

Prix du Jury
Kuolleet Lehdet / Les Feuilles Mortes de Aki Kaurismaki

Prix du Scénario
Sakamoto Yuji pour Kaibutsu / Monster de Kore-Eda Hirokazu

Prix d'Interprétation féminine
Merve Dizdar dans Kuru Otlar Ustune / Les Herbes Sèches de Nuri Bilge Ceylan

Prix d'Interprétation masculine
Koji Yakusho dans Perfect Days de Wim Wenders


Prix des Cinémas Art et Essai (AFCAE)
La Chimère d'Alice Rohrwacher

Mention spéciale AFCAE
Kuolleet Lehdet / Les Feuilles Mortes de Aki Kaurismaki


Prix de la Citoyenneté
Les Filles d'Olfa de Kaouther Ben Hania

Mention spéciale Prix de la Citoyenneté
Jeunesse de Wang Bing


Prix du Cinéma Positif
Les Filles d'Olfa de Kaouther Ben Hania


Prix CST de la Jeune Technicienne de Cinéma
Anne-Sophie Delseries, cheffe décoratrice du film Le Théorème de Marguerite de Anna Novion (sélection officielle hors compétition)

Prix CST de l'artiste-technicien
Johnnie Burn, Sound Designer et Chef monteur son du film The Zone Of Interest de Jonathan Glazer


Prix Cannes Soundrack de la meilleure musique originale,
Mica Levi pour la musique du film The Zone Of Interest de Jonathan Glazer

Tous les prix de #Cannes2023, les officiels et les non-officiels

Courts métrages

Palme d'Or du court métrage
27 de Flóra Anna Buda

Mention spéciale
Fár réalisé par Gunnur Martinsdóttir Schlüter



Prix de la sélection Un Certain Regard

Tous les prix de #Cannes2023, les officiels et les non-officielsPrix Un Certain Regard
How To Have Sex de Molly Manning Walker

Prix du Jury - Un Certain Regard
Les Meutes de Kamal Lazraq

Prix de la Mise en Scène - Un Certain Regard
Asmae El Moudir pour Kadib Abyad / La Mère De Tous Les Mensonges

Prix de la Nouvelle Voix - Un Certain Regard, ex-æquo
Augure de Baloji

Prix d'ensemble - Un Certain Regard
Crowrã / La Fleur de Buriti de João Salaviza, Renée Nader Messora

Prix de la Liberté - Un Certain Regard
Goodbye Julia de Mohamed Kordofani



Prix de la Semaine de la Critique
Tous les prix de #Cannes2023, les officiels et les non-officiels
Longs métrages

Grand Prix
Tiger stripes de Amanda Nell Eu

Prix French Touch du jury
Il Pleut dans la Maison / It's Raining in the House de Paloma Sermon-Daï

Prix Fondation Louis Roederer de la Révélation
Jovan Ginić pour son rôle dans Lost Country de Vladimir Peri¨ić

Prix SACD
Le Ravissement / The Rapture de Iris Kaltenbäck
 
Prix Fondation Gan à la Diffusion
Inshallah a boy / Inchallah un fils de Amjad Al Rasheed
 

Courts métrages

Prix Découverte Leitz Cine du court métrage
Boléro de Nan Laborde-Jourdàa

Prix Canal + du court métrage
Boléro de Nan Laborde-Jourdàa

 

Tous les prix de #Cannes2023, les officiels et les non-officiels
Prix décernés aux films de la Quinzaine des Réalisateurs

Longs métrages

Prix SACD
Un Prince de Pierre Creton

Prix Label Europa Cinemas
Creatura d'Elena Martin Gimeno

 

Prix destinés aux films de toutes les sélections :

Tous les prix de #Cannes2023, les officiels et les non-officielsCaméra d'Or (attribuée à un premier film)
Bên Trong Vo Ken Vang / L'arbre Aux Papillons D'or de Thien An Pham




Prix du Jury ½cuménique
Perfect days de Wim Wenders

Mention spéciale du Jury ½cuménique
The Old Oak de Ken Loach



Prix François Chalais
Les Filles d'Olfa de Kaouther Ben Hania


Prix Fipresci de la critique internationale :

* parmi les films en compétition officielle
The Zone Of Interest de Jonathan Glazer

* parmi les films de la sélection Un Certain Regard
Los Colonos / Les Colons de Felipe Gálvez

* parmi les sections parallèles
Levante / Power Alley de Lillah Halla


Queer Palm du long métrage
Kaibutsu / Monster de Kore-Eda Hirokazu

Queer Palm du court métrage
Boléro de Nan Laborde-Jourdàa


Oeil d'Or, récomposant le meilleur documentaire, ex aequo

Les Filles d'Olfa de Kaouther Ben Hania
Kadib Abyad / La Mère De Tous Les Mensonges de Asmae El Moudir


Palm Dog
le chien Snoop dans Anatomie d'une Chute de Justine Triet

Grand Prix du Jury
le chien Bijou dans Kuolleet Lehdet / Les Feuilles Mortes de Aki Kaurismaki

Prix de l'incroyable performance :
le chien Sultan dans Vincent doit mourir de Stephan Castang

Palme Dog d'honneur
le chien sans nom connu dans The Old Oak de Ken Loach


 
Sélection de la CINEF


Premier prix :
Norwegian Offspring de Marlene Emilie Lyngstad

Deuxième prix
Hole de Hwang Hyein

Troisième prix :
Ayyur / Lune de Zineb Wakrim
Tags : palmarès, cannes, Festival de Cannes, 2021, Palme d'or, cannes soundtrack, prix un certain regard, Prix SACD, Prix Fripesci, Queer palm, palm dog, Fondation GAN, prix françois chalais, Label Europa cinemas, Prix CST, Prix des Cinémas Art et Essai, AFCAE, Prix du Scénario, Prix d'interprétation, Caméra d'Or, Prix de la citoyenneté, oeil d'or, palme d'or du court métrage, Découverte Leitz, Prix canal+, prix du jury oecuménique, Prix Fondation Louis Roederer
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#Posté le lundi 29 mai 2023 08:40

Modifié le lundi 29 mai 2023 10:24

Tous les films de #Cannes2023, par ordre de préférence

Je dresse ci dessous la liste des 52 séances de cinéma auxquelles j'ai pu assister au Festival de Cannes 2023, sans différencier les sélections. La liste est classée par ordre décroissant des notes que j'ai attribuées directement en sortie de projection, la date de parution de l'article faisant foi. Les liens hypertextes renvoient aux articles dans lesquels les séances sont commentées.
 
Anatomie d'une Chute de Justine Triet
Kaibutsu / Monster de Kore-Eda Hirokazu
Kuolleet Lehdet / Les Feuilles Mortes de Aki Kaurismaki
Le Règne Animal de Thomas Cailley
Levante / Power Alley de Lillah Halla
Club Zéro de Jessica Hausner
Le Procès Goldman / The Goldman Case de Cédric Kahn
Hwa–Ran / Hopeless de Kim Chang-Hoon
Goodbye Julia de Mohamed Kordofani
The Zone Of Interest de Jonathan Glazer
How To Have Sex de Molly Manning Walker
The Old Oak de Ken Loach
Rien A Perdre de Delphine Deloget
Les Filles d'Olfa de Kaouther Ben Hania
If Only I Could Hibernate de Zoljargal Purevdash
Inshallah a boy / Inchallah un fils de Amjad Al Rasheed
Benel E Adama / Banel et Adama de Ramata-Toulaye Sy
Kennedy de Anurag Kashyap
Viva Varda ! de Pierre-Henri Gibert
Los Colonos / Les Colons de Felipe Gálvez
The New Boy de Warwick Thornton
Tiger stripes de Amanda Nell Eu
Asteroid City de Wes Anderson
Crowrã / La Fleur de Buriti de João Salaviza, Renée Nader Messora
Ayeh Haye Zamini / Terrestrial Verses de Ali Asgari, Alireza Khatami
Le Syndrome des Amours Passées / The (Ex)perience of Love de Ann Sirot & Raphaël Balboni
Extrana Forma de Vida / Strange Way Of Life de Pedro Almodóvar
Cerrar Los Ojos / Fermer Les Yeux de Victor Erice
Agra de Kanu Behl
Kubi de Takeshi Kitano
Sleep / Jam de Jason Yu
May December de Todd Haynes
Il Pleut dans la Maison / It's Raining in the House de Paloma Sermon-Daï
Les Meutes de Kamal Lazraq
Le Retour de Catherine Corsini
Perdidos en la Noche de Amat Escalante
Ama Gloria de Marie Amachoukeli
Lost Country de Vladimir Peri¨ić
He Biande Cuo Wu / Only The River Flows de Wei Shujun
Le Ravissement / The Rapture de Iris Kaltenbäck
Retratos Fantasmas / Portraits Fantômes de Kleber Mendonça Filho
Déserts de Faouzi Bensaïdi
Los Delincuentes de Rodrigo Moreno
Occupied City de Steve McQueen
Dans la Toile / Cobweb de Kim Jee-Woon
Riddle of Fire / Conte de feu de Weston Razooli
Augure de Baloji

Courts-Métrages de la Compétition Officielle
Palmarès des courts métrages de la CINEF
Courts-Métrages 1 de la Semaine de la Critique
Courts-Métrages 2 de la Semaine de la Critique
Courts Métrages en séance spéciale de la Semaine de la Critique 


Tags : palmarès, Cannes 2023, Semaine de la critique, Quinzaine des Cinéastes, Courts métrages
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#Posté le dimanche 28 mai 2023 21:55

Modifié le dimanche 28 mai 2023 22:59

Dimanche 28 mai #Cannes2023, la Palme d'Or

14h00 Anatomie d'une Chute de Justine Triet (Sélection officielle en compétition, France)
 
Durée = 2H31
Avec Samuel Theis, Jehnny Beth, Sandra Hüller, Swann Arlaud, Milo Machado Graner, Antoine Reinartz
 
Dimanche 28 mai #Cannes2023, la Palme d'Or
 
Sandra et Samuel sont mariés et tous deux écrivains. Ils sont parents du jeune Daniel, 11 ans, devenu malvoyant après un accident alors qu'il était sous leur surveillance, un événement qui chamboulé la vie de la famille. Ils vivent en pleine montagne, loin de l'agitation des villes. Lorsque le corps sans vie de Samuel est retrouvé, sa femme est naturellement la première suspectée. Était-ce un meurtre ou bien un suicide ? Au cours procès qui commence, le jurés devront se forger une intime conviction, non sans avoir déchiffré la mécanique du couple.
 
Au c½ur d'Anatomie d'une Chute, il y a l'exégèse des déchirements familiaux mais également le décorticage de la machine judiciaire, révélant son humanité sans nier sa fragilité. En particulier, les joutes verbales entre l'avocat de la défense et l'avocat général sont finement écrites et tout aussi finement déclinées par Swann Arlaud et Antoine Reinartz au plus haut niveau de leur art. D'ailleurs, tous les comédiens sont excellents, jusqu'au jeune et charismatique Milo Machado Graner et à qui on peut prédire une grande carrière du haut de ses 11 ans. L'intrigue se double d'une subtile réflexion sur les ressorts psychologiques de la création (littéraire, ici) et la panne d'inspiration qui survient quand ils viennent à manquer.
 
J'évalue la réussite technique d'un film comme un professeur une copie. Je pars de 20/20 et j'enlève des points à chaque maladresse... Avec Anatomie d'une Chute, je n'en pas trouvé beaucoup, en tout cas moins que dans les autres films en compétition officielle 2023 que j'ai commentés sur ce blog. Anatomie d'une Chute est un chef d'½uvre de nuances. D'ailleurs, sa durée de 2h30 n'est absolument pas une lourdeur. Elle est nécessaire. J'écris ce texte alors que le palmarès a été publié. Dans l'échantillon d'une dizaine de films de la compétition officielle Cannes 2023 que j'ai pu visionner, je rejoins le jury dans son choix de placer l'½uvre de Justine Triet en tête de liste. C'est un film magnifique.
 
Ma note = 19/20
Tags : Palme d'Or, anatomie d'une chute, Justine Triet, palmarès, Cannes, Cannes 2023
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#Posté le dimanche 28 mai 2023 19:14

Samedi 27 mai #Cannes2023, les films

8h30 Kaibutsu / Monster de Kore-Eda Hirokazu (Sélection officielle en compétition, Japon)
 
Durée = 2H06
Avec Sakura Ando, Eita Nagayama, Soya Kurokawa, Hinata Hiiragi
 
Samedi 27 mai #Cannes2023, les films
 
 
Le jeune Minato, interprété par Soya Kurosawa, est en CM2 dans une école privée. Depuis la mort de son père, c'est sa mère qui l'élève seule. Il présente des troubles du comportement. Sa mère trouve un faisceau d'indices qui font suspecter une maltraitance, et qui semblent tous converger vers son maître d'école. Celui-ci a la réputation d'un homme affectivement instable, qui fréquente les bars à hôtesses. La mère cherche des explications auprès de l'administration du lycée, qui minimise les faits. Un autre garçon, interprété par Hinata Hiiragi revient souvent dans les incidents qui impliquent Minato. Le harceleur est-il celui que l'évidence désigne? La vérité sort-elle toujours de la bouche des enfants? 
 
Kore-Eda Hirokazu fait des allers-retours entre le présent et le passé en dévoilant à chaque passage un voile de l'histoire. Le découpage en points de vues multiples est un parti pris de mise en scène mais affecte aussi un peu la vraisemblance. J'ai beaucoup aimé, même si je dois reconnaître que le réalisateur prête parfois aux enfants des propos et des comportements plus matures que l'âge des personnages devrait permettre. Au moment où j'écris ces lignes, Monster a été distingué avec la Queer Palm 2023. Une belle récompense, méritée, pour une romance gay qui rappelle Close de Lukas Dhont.
 
Ma note = 17.5/20
 
 
11h00 Benel E Adama / Banel et Adama de Ramata-Toulaye Sy (Sélection officielle en compétition)
 
Durée = 1H27
Avec Khady Mane, Mamadou Diallo, Binta Racine Sy, Moussa Sow
Concourt pour la Caméra d'Or
 
Samedi 27 mai #Cannes2023, les films
 
Dans un petit village de l'Afrique Sub-saharienne, Banel et Adama s'aiment depuis leur enfance. Ils semblaient promis à faire leur vie ensemble mais les parents de Banel interrompent leurs rêves en la mariant. A la mort de son époux, les deux jeunes ont à nouveau une chance. Mais Banel tient à sa liberté et ne veut pas d'enfant. Adama, l'héritier du chef du Village accepte de renoncer à sa fonction. La sécheresse, la disparition des poissons dans la rivière, la décimation du bétail freinent leurs projets communs. Et si ces catastrophes écologiques étaient causées par leur refus de marcher dans les pas de leurs ancêtres ? 
 
Banel et Adama m'a marqué par la qualité de la photo et la beauté des plans. Sans être au niveau des meilleurs de la sélection officielle, le film mérite d'y figurer.
 
Ma note = 14.5/20
 
 
13h00 Club Zéro de Jessica Hausner (Sélection officielle en compétition, Autriche)
 
Durée = 1H50
Avec Mia Wasikowska, Sidse Babett Knudsen, Elsa Zylberstein...
 
Samedi 27 mai #Cannes2023, les films
 
Sur proposition du comité de parents d'un école privée, Miss Novak est invitée à enrichir la proposition d'enseignement du lycée avec un cours de nutrition sur le manger en pleine conscience. Cette méthode originale bouscule beaucoup de références en termes d'alimentation. Un petit groupe d'élèves s'engagent dans l'aventure. Chacun a ses propres raisons de rejoindre le cours. Miss Novak fait évoluer le cours vers une expérience de jeûne radical, et convainc les élèves à adhérer au très restreint Club Zéro. 
 
Le long métrage commence sur un avertissement qui déconseille la projection aux personnes présentant des désordres alimentaires. Je ne saurais dire si c'est du second degré. Jessica Hausner a mis en scène Club Zéro comme d'autres ont filmé des dystopies avant elle, avec les couleurs contrastées des années 1970. La réalisatrice a construit son scénario en partant du postulat déjà observé dans certains fais divers que la manipulation par l'alimentation est un levier efficace pour la mise en place d'une emprise psychologique. Le film est bien documenté sur les mécanismes de la boulimie/anorexie, qu'il combine non sans justesse avec les ressorts du contrôle sectaire. Et j'ai aimé le clin d'½il de la chute finale. 
 
Ma note = 16/20
 
 
 
16h15 The Zone Of Interest de Jonathan Glazer (Sélection officielle en compétition, UK)
Durée = 1H46
Avec Christian Friedel, Sandra Hüller
 
Samedi 27 mai #Cannes2023, les films
 
L'action se passe pendant la guerre, en bordure directe du camp d'Auchwitz où le commandant du camp, Rüdolf Höss vit sans privations, avec sa femme Hedwig et ses jeunes enfants dans une villa  avec tout le confort moderne. A quelques mètres des fours crématoires fumants, du bruit métallique des trains d'où débarquent les déportés juifs et de leurs cris glaçants de détresse, les enfants jouent et se baignent, détournant le regard quand ils le peuvent. Hedwig tient beaucoup à cette maison, qu'elle refuse de quitter alors que son mari est muté dans un autre camp...
 
La bande son musicale, sourde et angoissante sied remarquablement bien au thème du film.
 
Je suis mal à l'aise pour évaluer ce film, dont je ne conteste pas l'excellent niveau mais je ne peux pas ajuster la note à la hauteur correspondante, parce que The Zone of Interest est très proche dans ses thèmes et dans sa forme du film la Conférence / Wannseekonferenz de l'Allemand Matti Geschonneck, sorti le 19 avril 2023 dans les salles françaises. On y retrouve la même dichotomie entre la vie ordinaire des SS et les massacres dans les camps. De plus, la conférence de Wannsee sujet principal de la Conférence / Wannseekonferenz, où les modalités de « la solution finale » sont décidées et la comptabilité macabre déclinée avec froideur, a son équivalent presque identique dans The Zone Of Interest sous la forme d'une conférence entre SS. Finalement, la proximité formelle entre les deux ½uvres, le goût partagé pour les plans longs à grand champ oblige à faire la comparaison. Quoique j'admette que le film de Glazer plus complet et mieux fini que celui de son confrère allemand, celui-ci ne démérite pas. Surtout, je ne peux retenir l'impression d'avoir, à Cannes 2023, visionné le remake d'un film vieux de seulement 1 mois... Désolé Monsieur Glazer, vous avez été devancé. Les cinéphiles se doivent de rendre hommage aux pionniers véritables.
 
Ma note = 15/20
 
 
19h45 The Old Oak de Ken Loach (Sélection officielle en compétition, UK)
Durée = 1H53
Avec Col Tait, Jordan Louis, Chrissie Robinson, Chris Gotts
 
Samedi 27 mai #Cannes2023, les films
 
Le « Old Oak » est un pub situé dans une ville du Nord de l'Angleterre, tenu par TJ Ballantine et point de rencontre des habitués des environs. Des réfugiés syriens cherchent refuge dans la ville. Yara une passionnée de photographie, en fait partie. Malgré la xénophobie d'une partie de la population, Yara et Ballantine vont trouver les ressources pour redonner vie à l'Old Oak, au bénéfice de la communauté, sans distinction d'origines. 
 
The Old Oak est un de ces nombreux films politiques que Ken Loach nous a habitués à montrer. Ce n'est sans doute pas sa meilleure création. Le scénario est relativement simple et l'émotion contenue. Toutefois, j'ai été content d'être présent à la projection.
 
Ma note = 15/20
 
Tags : Monster, the Old Oak, the Zone of interest, Club Zero, Banel et Adama
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#Posté le samedi 27 mai 2023 23:39

Samedi 26 mai #Cannes2023, en attendant le palmarès

En cette journée de clôture, je poste deux articles. Le premier (celui-ci) ne contient que les titres et mes notes pour les stabiliser avant la remise du palmarès et éviter toute influence. Je donnerai les raisons de mes appréciations dans le second article.


8h30 Kaibutsu / Monster de Kore-Eda Hirokazu (Sélection officielle en compétition, Japon)
Durée = 2H06

Ma note = 17.5/20

11h00 Benel E Adama / Banel et Adama de Ramata-Toulaye Sy (Sélection officielle en compétition)
Durée = 1H27

Ma note = 14.5/20

13h00 Club Zéro de Jessica Hausner ( Sélection officielle en compétition, Autriche)
Durée = 1H50

Ma note = 16/20

16h15 The Zone Of Interest de Jonathan Glazer (Sélection officielle en compétition, UK)
Durée = 1H46

Ma note = 15/20
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#Posté le samedi 27 mai 2023 19:07 via Skyrock iPhone

Vendredi 26 mai #Cannes2023, les films

Vendredi 26 mai #Cannes2023, les films8h30 Le Procès Goldman / The Goldman Case de Cédric Kahn (Quinzaine des Cinéastes, France)
 
Durée = 1H56
Avec Arieh Worthalter (Pierre Goldman), Arthur Harari (Maître Kiejman)...
 

Pierre Goldman (le demi-frère de Jean-Jacques), d'origine juive polonaise, est un activiste gauchiste en lutte contre le « système ». Il n'est pas effrayé de sortir du cadre légal pour subvenir à ses besoins. Il commet divers braquages et est arrêté par la police. Il reconnaît les faits mais on l'accuse aussi du meurtre de deux pharmaciennes, qu'il nie farouchement. Un premier procès l'avait déclaré coupable de toutes les charges qui pesaient sur lui mais le verdict a été cassé. Le film raconte le second procès en 1975.

Par ses qualités de tribun, Goldman suscita les passions entre les convaincus de sa culpabilité et les convaincus de son innocence sur fond d'antisémitisme et racisme. Le Film, très réussi, retrace le huis clos du procès. Je le recommande.
 
Ma note = 16/20
 
 
11h00 Courts-Métrages de la Compétition Officielle
 
La photo montre les réalisateurs dans le grand amphithéâtre Debussy lors de la projection.

Vendredi 26 mai #Cannes2023, les films
 
27, de Flóra Anna Buda (Hongrie)
Durée = 0H11
 
Alice, 27 ans, vit chez ses parents. De retour de soirée, elle est victime d'un accident.
Ce film d'animation est teinté d'érotisme, discutent de fantasmes sur fond d'immaturité sexuelle. Mais l'esthétique des animations est très moyenne.
 
Ma note = 10/20
 
As it was, d'Anastasia Solonevych & Damian Kocur (Pologne)
Durée = 0H15
 
Lera vit à Berlin depuis le début de la guerre en Ukraine. Elle veut retourner au pays.Retrouver sa famille et ses amis parce que c'est peut-être la dernière fois. Revivre comme avant ? Pas vraiment.
L'émotion transparaît à l'écran.
 
Ma note = 16/20
 
Fár / Intrusion de Gunnur Martinsdóttir Schlüter (Islande)
Durée = 0h05
Un oiseau percute la vitre d'un café et bouleverse ses clients. Une femme est confrontée à une décision cruciale : soulager définitivement les souffrances de l'animal ou le soigner?
Film très court mais fort.
 
Ma note = 14/20
 
Nada de Todo Esto, de Patricio Martínez & Francisco Canton (Argentine)
Durée = 0H15
Alors qu'une mère conduit avec sa fille dans la riche banlieue, elle s'embourbe dans le jardin d'une maison bourgeoise.Tout à l'intérieur fait envie à la mère qui aimerait tout emporter. La fille, désarçonnée par le comportement de sa mère, cherche une issue. Sympathique mais manque de nuance.
 
Ma note = 13/20
 
La Perra / La Chienne de Carla Melo Gampert (Colombie)
Durée = 0H14
Aquarelles d'êtres humains à tête d'animaux, comme métaphores de l'amour et des relations sexuelles, illustrant les étapes du développement de la féminité.
Très créatif.
 
Ma note = 15/20
 
Tits, d'Eivind Landsvik (Norvège)
Durée = 0H12
Oscar a de l'embonpoint et est mal dans sa peau. Iben, elle, semble avoir tous garçons pour elle. Abandonnés par leur groupe d'amis ados, ils font connaissance.
Plaisant, mignon mais prévisible.
 
Ma note = 14/20
 
Aunques es de noche de Guillermo García López (Espagne)
Durée = 0H14
La Cañada Real, le plus grand bidonville d'Europe situé aux abords de Madrid, est privé d'électricité depuis plus d'un an. Toni, 13 ans, et son meilleur ami Nasser ont fait de ce quartier leur terrain de jeu et d'aventures. Mais un jour, Nasser annonce à Toni qu'il part en France avec sa famille Belle histoire d'amitié aux interprètes convaincants.
 
Ma note = 17/20
 
Wild summon, de Karni Arieli & Saul Freed (Royaume-Uni)
Durée = 0H14
Narrée par Marianne Faithfull, le film reconstitue l'authentique cycle de vie du saumon sauvage, mais à partir saumons anthropomorphes. Superbes créations de synthèse. Très poétique.
 
Ma note = 17/20
 
Basri & Salma in a never-ending comedy, de Khozy Rizal (Indonésie)
Durée = 0H15
Un mari et sa femme tiennent un manège et écument les routes mais n'ont pas en enfant. Faut-il en avoir pour être accomplis.
Film très coloré!
 
Ma note = 12/20
 
Poof, de Margaret Miller (États-Unis)
Durée = 0H10
Une femme se lance dans la création d'un site de cosmétiques en ligne. Elle se fait aider par une professionnelle. Sauf que Poof, le chien les rejoint. Quand les allergies s'en mêlent... Comédie burlesque.
 
Ma note = 13
 
Le Sexe de ma mère, de Francis Canitrot (France)
Durée = 0H14
Éli, la cinquantaine, s'occupe de sa mère Marie, âgée, qui n'est plus autonome. Nostalgique d'une jeunesse débridée, « le cul » est une idée fixe chez la vieille dame. Intrusive. Une nuit, Marie meurt et Éli peut enfin être lui-même. Essai sur la misère sexuelle. Images d'animation originales.
 
Ma note = 15.5/20
 
 Vendredi 26 mai #Cannes2023, les films
14h00 Dans la Toile / Cobweb de Kim Jee-Woon (sélection officielle hors compétition, Corée)
 
Durée = 2h15
Avec Kang-Ho Song, Su Jeong Lim, Jung-se Oh...
 
 
A Séoul, monsieur Kim est un réalisateur aguerri. il imagine le projet de retravailler la fin de son film « Cobweb ». La censure émet un avis négatif sur les changements proposés. Les producteurs et propriétaires du studio de tournage lui mettent des bâtons dans les roues. Avec l'aide de son équipe, il organise des petits arrangements que la morale réprouve pour parvenir à ses fins, non sans remous.
 
On se souviendra surtout de l'héroïque plan séquence qui tourne en catastrophe et qui a pu faire sourire ceux dont c'est le métier, le tout sur une musique de Gainsbourg par France Gall (en français). Pour les spectateurs, l'imbrication de la fiction dans la fiction oblige à une gymnastique intellectuelle qui en a fatigué plus d'un dans la salle de projection.
 
La note = 10/20
 
 
 
17h00 Riddle of Fire / Conte de feu de Weston Razooli (Quinzaine des Cinéastes, Etats-Unis)
 
Durée = 1H54
Avec Lio Tipton (Anna-Freya), Charles Halford (John Redrye), Charlie Stover (Hazel), Lorelei Olivia Mote (Petal), Phoebe Ferro (Alice), Skyler Peters (Jodie)
Concourt pour la Caméra d'Or
 
Vendredi 26 mai #Cannes2023, les films
 
Riddle of Fire fait intervenir une bande de trois gamins d'une dizaine d'année, deux garçons et une fille, qui font les quatre cents coups pour s'occuper.
Pendant les vacances d'été alors qu'ils se réjouissent de jouer à la console, la TV se bloque. Leur mère l'a verrouillée pour les encourager à profiter du grand air. La même mère accepte un arrangement. Ce sera maximum deux heures, en échange d'une tarte aux myrtilles qui l'aidera à se remettre plus rapidement de sa maladie. Pour cela, il fait trouver des ½ufs...
 
Riddle of Fire est un conte pour (très jeunes) enfants, avec des braconniers très méchants, une petite fille aux pouvoirs magiques. C'est un film fait avec très peu de ressources mais qui pourra plaire aux familles un soir à la télé. Les autres spectateurs risquent bien de s'ennuyer.
 
Ma note = 10/20
 
 
20h00 Déserts de Faouzi Bensaïdi (Quinzaine des Cinéastes, Maroc)
 
Durée = 2H04
Avec Fehd Benchemsi (Mehdi), Abdelhadi Taleb (Hamid), Rabii Benjhaile (L'évadé)
 
Vendredi 26 mai #Cannes2023, les films
 
Pieds nickelés marocains du surendettement, Mehdi et Hamid sillonnent en voiture et en costards cravates froissés le sud du pays. Leur mission : recouvrir pour leur agence les arriérés d'emprunts que n'ont pas honorés de pauvres bougres accablés par la misère et la sécheresse du désert. Ne sont-ils pas trop gentils pour exercer ce métier ?
Mêlant comédie et road-movie, le film prend un tour de western et même de quête initiatique lorsque les deux mercenaire désabusés, eux-mêmes mis sous pression, croisent la route d'un bandit de grand chemin.
 
La troisième partie, plus contemplative et à la narration moins explicite gâche l'ensemble, qui commençait pourtant bien.
 
Ma note = 12/20
 
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#Posté le samedi 27 mai 2023 00:04

Modifié le samedi 27 mai 2023 00:18

Jeudi 25 mai #Cannes2023, les films

8h30 Agra de Kanu Behl (Quinzaine des Cinéastes, Inde)
 
Durée = 2H12
Avec Mohit Agarwal (Guru), Priyanka Bose (Priti), Vibha Chibber (Mère), Rahul Roy (Père), Aanchal Goswami (Chhavi), Sonal Jha (Tante), Ruhani Sharma (Mala)
 
Jeudi 25 mai #Cannes2023, les films
 
Agra est une application de chat entre adultes. Guru en est un utilisateur régulier. Célibataire, il vit chez ses parents et tarde à trouver une compagne stable pour fonder un foyer. Il fantasme sur une collègue qui travaille avec lui dans un centre d'appel. Les difficultés de sa vie amoureuse se doublent d'un conflit avec sa mère d'abord, mais aussi toute sa famille pour décider du réaménagement de la maison.
 
Le film compte deux parties formellement assez distinctes. La première partie dépeint le mal -être du personnage dans tous ses excès, alors que la deuxième marque le retour à l'équilibre et réhausse l'ensemble. Le contraste entre ces deux parties est sans doute volontaire mais il forme aussi la principale limite du film. La transition entre les deux aurait mérité plus d'attention. 
 
Ma note = 13/20 
 
 
11h00 Rien A Perdre de Delphine Deloget (Un Certain Regard, France)
 
Durée = 1H52
Avec Virginie Efira, Félix Lefebvre, Arieh Worthalter, India Hair, Mathieu Demy
Concourt pour la Caméra d'Or
 
Jeudi 25 mai #Cannes2023, les films
 
Sylvie est une jeune mère de deux enfants, le jeune Sofiane et Jean-Jacques, 15 ans environ. Une nuit, Sofiane se blesse sérieusement dans un accident domestique à une heure où sa mère est absente du domicile. L'hôpital signale les faits aux autorités. L'enquête conclut à un possible manquement d'autorité parentale, et recommande un placement immédiat en foyer. Aider d'une avocate, Sylvie se débat pour récupérer son fils, sûre de son bon droit.
 
La complexité du personnage principal mûrit au cours du film. D'abord dans le déni et dans le contrôle (presque trop pour la bonne cohérence avec les événements qui l'affectent ensuite), elle évolue en devenant rebelle contre les autorités judiciaires et contre elle-même. C'est là que le personnage gagne en authenticité. Rien à Perdre est un film de très bonne facture qui ne devrait pas avoir de mal à attirer son audience dans les salles. 
 
Ma note = 15/20
 
 
14h00 Kennedy de Anurag Kashyap (séance de Minuit de la Sélection officielle, Indien)
 
Durée = 2h22
Avec Rahul Bhat, Sunny Leone, Megha Birman...
 
Jeudi 25 mai #Cannes2023, les films
 
L'action de déroule à Mumbai, la nuit, quelques jours avant le confinement contre l'épidémie de COVID. Déclaré officiellement mort depuis plusieurs années, Kennedy est un ancien policier que le système a reconverti. Il doit maintenant réaliser à couvert de noires besognes réprouvées par la loi. Mais il n'a pas complètement oublié les motivations qui l'ont poussé à joindre la police. Elles orientent encore certains de ses choix... 
 
Kennedy appartient à la catégories des films policiers, avec de l'hémoglobine à souhait. Il est dans la bonne moyenne mais sans révolutionner le genre. Certains extraits mériteraient d'être davantage appuyés dans les explications pour dissiper quelques confusions. J'ai apprécié la manière dont la musique originale est intégrée à la mise en scène au cours de la première heure. Dommage que Anurag Kashyap n'ait pas poursuivi l'initiative dans la durée.
 
Ma note = 14.5/20
 
 
18h00 Palmarès des courts métrages de la CINEF
 
3 courts métrages ont été récompensés et annoncés lors de la séance.
 
3e prix
Ayyur / Moon de Zineb Wakrim (Maroc)
Durée = 0H13
 
Beau film, commenté avec un texte plein de poésie sur les difficultés de naître enfant-lune, c'est-à-dire victime d'une maladie génétique qui rend la peau intolérante au soleil. 
 
Ma note = 16/20
 
 
2e prix 
The Hole de Hwang Hyein (Corée du Sud)
durée = 0H24
 
Une assistance sociale se rend dans une résidence délabrée pour venir en aide à deux jeunes enfants. Leurs parents seraient réfugiés dans un trou au milieu de la pièce principale. Superbement angoissant. 
 
Ma note = 18/20
 
 
1er prix
Norwegian Offspring de Marlene Emilie Lyngstad
Durée = 0h44
 
Je m'abstiens de commenter ce film parce que j'ai dû sortir 5 minutes avant la fin, la séance sortait de son créneau horaire. 
 
 
19h45 Viva Varda ! de Pierre-Henri Gibert (Cannes Classics, France)
 
Durée = 1H07
Concourt pour l'Oeil d'Or. 
 
Jeudi 25 mai #Cannes2023, les films

Viva Varda ! est un film documentaire sur la réalisatrice Agnès Varda. Il se devait d'être diffusé dans la salle qui porte son nom, où je l'ai vu. 
 
On retrouve Varda en défenseurs de la liberté artistique, réprouvant les contraintes parce qu'elles nuisent à la créativité. Attentive à toute dépense, elle avait choisi de produire ses propres films pour éviter les dépendances. Engagée politiquement, connue et reconnue jusqu'à Hollywood, elle s'affirme comme la porte parole d'une génération de cinéastes, en particulier des cinéastes-femmes bien avant la médiatisation des inégalités entre genres et sexualités. Autoritaire, parfois cassante, elle n'avait pas que des amis dans le métier. Son plus grand succès restera Sans toit ni Loi avec Sandrine Bonaire en tête d'affiche. 
 
Viva Varda ! est un film bien construit, un bel hommage à la disparue en 2019. 
 
Ma note = 14.5/20
 
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#Posté le jeudi 25 mai 2023 23:00

Modifié le jeudi 25 mai 2023 23:15

Mercredi 29 mai #Cannes2023, les films

8h30 Asteroid City de Wes Anderson (Sélection officielle en compétition, USA, Espagne)
Durée = 1H44
Avec Jason Schwartzman, Scarlett Johansson, Tom Hanks, Jeffrey Wright

Mercredi 29 mai #Cannes2023, les films
 
Asteroid City est une ville d'Arizona qui tire son nom d'un l'impact d'une météorite qui y a laissé un gros cratère. Dans les années 50, Augie y amène son fils et ses trois filles pour un rassemblement de petits génies sur l'astronomie. Le séjour commence mal avec une panne de voiture. Il se poursuivra avec des événements étranges en provenance de l'espace. 
 
Asteroid City c'est d'abord une pièce de théâtre. Le film fait des allers-retours entre les coulisses et la scène principale. Il se singularise par sa plastique stylisée, aux couleurs pastel exagérées pour imiter la décoloration des films d'après-guerre. Il fait preuve d'une vraie originalité formelle, teintée de second degré. Il y a fort à parier que Wes Anderson a passé du bon temps à le mettre en scène, mais avec d'ambition de disserter sur le cinéma et rien d'autre.
 
Ma note = 14/20
 
 
11h00 Hwa–Ran / Hopeless de Kim Chang-Hoon (Un Certain Regard, Corée du Sud)
 
Durée = 2h13
Avec Jae-Kwang Jeong, Xa-Bin Hong, Joongki Song, Hyoung-Seo Kim
Concourt pour la Caméra d'Or
 
Mercredi 29 mai #Cannes2023, les films

Yeon-Gyu, 17 ans, vit dans une famille recomposée avec sa mère, sa demi-s½ur et son beau-père qui le bât. Il défend les deux seules personnes avec qui il se sent proche, au prix d'une violence qui ne fait que croître autour de lui. Il est repéré par un groupe de truands qui l'enrôle dans ses rangs. L'un de ses membres, dont l'histoire personnelle rappelle la sienne, le prend sous son aile. 
 
Hopeless décrit les débuts de carrière accélérés d'un jeune apprenti mafieux dans un monde ultraviolent (quelques images sont glaçantes) mais détourne les codes avec bonheur, en cassant le manichéisme très répandu dans les films similaires. Oui, les pires truands peuvent aussi avoir une âme, aimer et vouloir faire le bien. J'ai beaucoup aimé. 
 
Ma note = 16/20
 
 
14h30 Cerrar Los Ojos / Fermer Les Yeux de Victor Erice (Cannes Première, Espagne)
 
Durée = 2h49
Avec Manolo Solo, Jose Coronado, Ana Torrent
 
Mercredi 29 mai #Cannes2023, les films

Julio Arenas, un acteur populaire, disparaît mystérieusement pendant le tournage d'un film et mettant un terme au projet de film. L'enquête de police n'apporte aucun éclairage. Julio est déclaré mort par accident par défaut. L'affaire est ravivée plusieurs années après la disparition à l'occasion d'une émission de télévision qui recherche les disparus. L'interview du réalisateur du film interrompu, Michel Garay libère la parole de nouveaux témoins.
 
Victor Eric aurait certainement pu faire plus de tri dans les rushs sans dénaturer son ½uvre mais la proposition ne manque pas d'intérêt. fermer les Yeux un plaisant hommage au cinéma et à l'émotion qu'il procure. 
 
Ma note = 13.5/20
 
 
Mercredi 29 mai #Cannes2023, les films18h00 Kubi de Takeshi Kitano (Cannes Première, Japon)

Durée = 2H11
Avec Takeshi Beat, Hidetoshi Nishijima, Ryo Kase, Shido Nakamura, Yuichi Kimura, Kenichi Endo
 
Le film relate un épisode charnière de l'histoire du Japon au XVIe siècle, à une époque où le pays est encore fragmenté. Le Seigneur Oda Nobunaga, gouverneur d'une des provinces, nourrit l'ambition de d'unifier le pays sous son autorité. Il ne peut tolérer d'opposition, surtout pas de ses propres troupes. Araki Murashige, perçu comme un général renégat, doit prendre la fuite. Non sans cruauté, le Seigneur fait appel à ses vassaux pour le pourchasser et le ramener à lui. Murashige profite des coups bas, tractations et trahisons entre eux, pour mieux leur résister. 
 
Kubi est un film de capes et de sabres, qui alerne joutes verbales et violences sanglantes. La mise en scène porte la signature du réalisateur, en ligne avec le reste de sa cinématographie. Il faut garder un bon niveau de concentration pour éviter de s'emmêler dans les noms et les fonctions des protagonistes. Mais au bilan, je n'ai pas été enthousiasmé par ce film de samouraïs. 
 
Ma note = 13/20
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#Posté le mercredi 24 mai 2023 22:16

Modifié le mercredi 24 mai 2023 22:28

Mardi 23 mai #Cannes2023, les films

8h30 Lost Country de Vladimir Peri¨ić (Semaine de la Critique, Serbie)
 
Durée = 1H38
Avec Jovan Ginic, Jasna Duričić, Miodrag Jovanović, Lazar Ković, Pavle Čemerikić

Mardi 23 mai #Cannes2023, les films
 
L'action se déroule en Serbie, en 1996. Les étudiantes manifestent en vue des élections pour un futur plus démocratique, tandis que le gouvernement de Milo¨ević s'accroche au  pouvoir. Stefan, 15 ans, est tiraillé entre ses propres convictions et l'amour qu'il porte à sa mère, la porte-parole du parti au pouvoir. En témoin privilégié des coulisses, il assiste malgré lui aux manigances, petits arrangements et mensonges publiques tout en essayant de défendre sa famille auprès de sa bande d'amis. 
 
Lorsque la fin survient, je ne peux m'empêcher de penser qu'il manque des variables dans l'équation pour bien l'expliquer. Il fallait bien conclure mais je n'ai pas été convaincu. Dommage car le reste de la proposition commençait bien. 
 
Ma note = 12/20.
 
 
11h00 Crowrã / La Fleur de Buriti de João Salaviza, Renée Nader Messora (Un Certain Regard, Brésil)
 
Durée = 2H03
Avec Ilda Patpro Krahô, Francisco Hyjnõ Krahô, Solane Tehtikwyj Krahô, Raene Kôtô Kraho
 
Mardi 23 mai #Cannes2023, les films
 
Combinant fiction et actualités plus récentes, Crowrã raconte le combat pour la survie du peuple Krahô, une tribu brésilienne autochtone, persécutée par les descendants des colons européens, les cupé, en quête de nouvelles terres pour leur bétail, encouragés par le gouvernement de Bolsonaro. Au c½ur de la province de Cerrado, les indigènes défendent leur territoire avec leurs petits moyens, contre les intrusions et les braconnages d'oiseaux, qui forment la base de leur alimentation. Mais en remontant un peu dans le temps, on apprend qu'ils ont été victimes d'un massacre. L'intrigue est menée par le chef de la tribu, marié à Crowrã. Il entend porter sa cause auprès des autorités de Brasilia. 
 
Malgré quelques regards caméras, les comédiens non professionnels de la tribu se prêtent au jeu sans démériter. Le rythme de la narration n'est pas peut-être pas optimal tout au long du film mais les séquences intenses compensent les moments plus contemplatifs. Les exactions sont plus suggérées que montrées sans réduire la force du propos. La barbarie transparaît au travers du récit et des mots. Un film utile pour maintenir la mémoire de ces civilisations. 
 
Ma note = 14/20
 
 
 
14h00 Ayeh Haye Zamini / Terrestrial Verses de Ali Asgari, Alireza Khatami (Un Certain Regard, Iran)
 
Durée = 1H17
Avec Bahman Ark, Arghavan Shabani, Servin Zabetiyan, Sadaf Asgari, Faezeh Rad, Hossein Soleymani
 
Mardi 23 mai #Cannes2023, les films

Le film est formé de 9 courts métrages indépendants.
Je m'en tiens presque mot pour mot au résumé fourni par site du Festival afin d'éviter d'en dire trop:
 
1) Un homme déclare la naissance de son fils avec un nom non autorisé. 
2) Une mère habille sa fille pour la rentrée avec une tenue pas aussi seyante qu'elle le voudrait.
3) Une élève est convoquée par la directrice. Quelqu'un l'a vue avec un homme. 
4) Une jeune femme conteste une contravention. Des caméras de surveillance l'ont prise en flagrant délit.
5) Une jeune fille se présente à un entretien d'embauche. Mais pour quel emploi?
6) Un jeune homme vient retirer son permis de conduire. Réussira-t'il l'examen moral? 
7) Un homme au chômage répond à une annonce. Passera-t'il l'interview religieux? 
8) Un réalisateur demande une autorisation de tournage. La censure a changé d'avis. 
9) Une femme cherche à retrouver son chien.
 
Les neuf courts-métrages dénoncent la pesanteur des interdits sociaux et religieux, dont l'interprétation vire parfois au kafkaïen. Pour des spectateurs occidentaux, les contradictions multiples qui sont mises en exergue font sourire tant elles frisent le burlesque. En Iran, elles créent un tremblement de terre, fracturent la société et soulèvent les foules. Je recommande ce film.
 
Ma note = 14/20
 
 
17h00 Levante / Power Alley de Lillah Halla (Semaine de la Critique, Brésil)
 
Durée 1H32
Concourt pour la Caméra d'Or
Avec Ayomi Domenica Dias, Loro Bardot, Grace Passô, Gláucia Vandeveld, Rômulo Braga
 
Mardi 23 mai #Cannes2023, les films
 
Sol entraîne une équipe de volleyball féminine, la C.Leste, qui encourage la diversité. A 17 ans, Sofia est une de ses joyeuses les plus en vue, le pilier de l'équipe. Elle est repérée par une sélectionneuse qui lui offre une bourse pour développer sa carrière sportive au Chili. Mais la perspective semble compromise quand elle apprend qu'elle est enceinte. Elle essaye différents moyens de se faire avorter. Elle se doit d'être discrète parce que l'avortement est illégal au Brésil. Découverte, elle devient la cible d'un groupe fondamentaliste pro-life. Son équipe de volley décide collectivement de la soutenir dans l'adversité. 
 
Levante est une film queer revendiqué, qui dégage une énergie communicative. C'est aussi un film militant, qui défend le droit des femmes à disposer de leur corps alors que cet acquis est malmené dans plusieurs pays. Le film culmine avec une scène très forte en émotion qui le place dans les meilleures surprises de la Semaine de la Critique 2023. Il pourrait aussi séduire le jury de la Queer Palm. 
 
Ma note = 16/20
 
 
19h45 Courts-Métrages 2 de la Semaine de la Critique
 
Je recopie les synopsis du guide, faute de temps. 
 
Prava istina priče o ¨ori / The Real Truth about the Fight de Andrea Slaviček (Croatie)
Durée = 0H14
 
Entre ses soucis de collégienne, des filles pas sympas, des paroles de chansons accrocheuses et une mystérieuse voiture bleue, Lena, adolescente, perd parfois un peu le fil et sort du cadre pour nous raconter ce qui s'est réellement passé lors de La Grande Bagarre. Mais que peut-elle bien nous cacher?
Sympathique proposition à hauteur d'enfant.
 
Ma note = 15/20
 
Contadores de Irati Gorostidi Agirretxe (Espagne)
Durée = 0H19
Lors des négociations dans l'industrie métallurgique en 1978, un groupe d'activistes libertariens défendent leur vision radicale en opposition à leurs camarades d'usine, et deviennent les témoins désenchantés de l'atomisation du mouvement ouvrier.
Des images de lutte. Correct
 
Ma note = 14/20
 
La saison pourpre / The purple season de Clémence Bouchereau (France)
Durée = 0H10
 
Aux abords d'une mangrove, un groupe de filles vit au rythme du climat et des oies sauvages alentours. Elles s'observent vivre et grandir à des âges différents. Le temps passe, des tensions naissent et des rivalités s'installent.
Magnifiques animations au crayon pleines de poésie. 
 
Ma note = 16.5/20
 
Krokodyl / Crocodile / Le Crocodile de Dawid Bodzak (Pologne)
Durée = 0H19
Un film "néo-giallo" sur le besoin d'assouvir ses désirs cachés, qui vient faire exploser le monde des personnages de l'intérieur.
Un gars, une fille qui dansent plus ou moins déshabillés. 
 
Ma note = 12/20

I promise you paradise / Paradis de Morad Mostafa (Egypte)
Durée = 0H25
Après un violent accident, Eissa, un jeune migrant de 17 ans venu d'Afrique se bat contre la montre en Égypte pour sauver ses proches, peu importe le prix à payer.
Intensité dramatique très bien rendue.
 
Ma note = 18/20
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#Posté le mardi 23 mai 2023 23:25

Modifié le mardi 23 mai 2023 23:39

Mardi 23 mai #Cannes2023. Il est 9h00, 1.2.3 partez...

Mardi 23 mai #Cannes2023. Il est 9h00, 1.2.3 partez…Les technologies numériques s'installent à Cannes. Après un premier essai l'année dernière, les réservations se font désormais en ligne. Difficile de ne pas reconnaître les progrès par rapport à l'édition 2022. En 2022, les serveurs étaient saturés si rapidement que la simple connexion à l'application devenait très aléatoire.

Cette année, plus rien de tel, ou presque, grâce à un nouveau prestataire spécialiste des billetteries de grands événements, mais le réseau mobile souffre et ne donne pas sa pleine puissance à chaque instant. Comme aux concerts des stars internationales, les places s'arrachent dès les premières secondes après l'ouverture. Pour les cinéphiles, c'est à 9h00 précise. Dommage pour la première séance de la journée à 8h30... Un click mal placé, une hésitation, un retour en arrière et c'est la journée entière qui se trouve vide de toute réservation.

Cela crée une discrimination par la qualité des outils de téléphonie et des choix d'architecture de l'opérateur. Mieux vaut recourir à la fibre et au wifi qu'au mobile pour plus de sûreté contre la congestion, surtout dans les salles bondées.

Si le cinéphile a fait ce qu'il faut dans les temps avec la dextérité nécessaire, alors son esprit sera apaisé pour la journée. Sinon, il devra contrôler (souvent) son smartphone dans l'espoir que des places se libèrent parce que des gens renoncent.

La billetterie offre un confort évident. Plus besoin de faire la queue avec un risque aléatoire de rentrer comme du temps où les badges servaient seuls de pass, à moins de recourir à la file de dernière minute sans réservation, seul héritage de l'ancien mécanisme mais toujours bien pratique contre les défections.

Mais le nouveau système a le défaut des mal nommés réseaux sociaux. Chacun y est bien souvent livré à lui-même. Il est devenu presque impossible de programmer des séances entre amis, compliqué de synchroniser les repas. Même en venant à deux, on peut se retrouver par la force des choses avec des programmations très divergentes. Et on peut très bien ne plus croiser une seule fois en 10 jours les fidèles cinéphiles avec qui on avait l'habitude d'échanger à chaque séance...
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#Posté le mardi 23 mai 2023 23:53

Lundi 22 mai #Cannes2023, les films

8h30 Sleep / Jam de Jason Yu (Semaine de la Critique, Corée du Sud)
 
Durée = 1H35
Concourt pour la Caméra d'Or
Avec Yu-mi Jung, Sun-kyun Lee...
 
Lundi 22 mai #Cannes2023, les films
 
En Corée, un couple dort dans sa chambre. Le mari s'agite, se gratte la peau jusqu'à saigner, se lève pour manger de la viande rouge dans le réfrigérateur, tente de se jeter par la fenêtre. Il donne des signes de somnambulisme mais paraît être un autre homme quand il est dans cet état second. Sa femme s'inquiète. Sera t'il un danger pour elle, pour lui-même ou le bébé à naître ?
 
Sleep est un film d'horreur, avec fantôme et réincarnations, façon série B. Les amateurs devraient apprécier mais ce n'est pas le meilleur dans sa catégorie. Tous les codes sont connus et attendus. Je serais bien en peine de reproduire ici les raisons qui ont conduit les sélectionneurs à choisir cette ½uvre pour qu'elle figure à Cannes... A considérer pour les soirées où on est (vraiment) en panne d'idée? 
 
Ma note = 13/20
 
 
11h00 Augure de Baloji (Un Certain Regard, République Démocratique du Congo-Belgiqure)
 
Durée = 1H30
Avec Marcel Otete Kabeya, Eliane Umuhire, Yves-Marina Gnahoua, Marc Zinga...
Concourt pour la Caméra d'Or
 
Lundi 22 mai #Cannes2023, les films
 
Augure, c'est l'histoire de quatre personnages au Congo. Le premier vient d'Europe pour s'acquitter de sa dot à ses parents et ainsi avoir leur bénédiction pour son mariage. Les trois autres sont habitants du pays. Les quatre ont pour point commun d'avoir été classés comme sorciers par la communauté, accusés de servir d'intermédiaires des forces occultes. 
 
Augure est le premier film en provenance de RDC montré au Festival de Cannes. Il contient quelques plans créatifs qui montrent le potentiel de Baloji pour sa carrière future de cinéaste, mais l'intrigue d'Augure était trop loin de mon référentiel culturel pour que j'en sorte enthousiasmé. 
 
Ma note = 9/20
 
 
14h00 Los Colonos / Les Colons de Felipe Gálvez (Un Certain Regard, Chili)
 
Durée = 1H37
Avec Camilo Arancibia, Mark Stanley, Benjamin Westfall, Alfredo Castro
Concourt pour la Caméra d'Or
 
Lundi 22 mai #Cannes2023, les films
 
En Terre de Feu, à l'aube du vingtième siècle. Le lieutenant MacLennan, un soldat britannique, est chargé par José Menendez, un grand propriétaire espagnol, d'ouvrir un passage vers l'Océan pour désenclaver l'immense territoire, riche en ressources agricoles. Aidé d'un mercenaire américain, et le jeune métis chilien, Segundo, il doit exproprier les populations autochtones et les civiliser. 
 
Felipe Gálvez évoque un épisode funeste de l'histoire du Chili, qu'on appellerait génocide aujourd'hui. Les réflexions dans la dernière partie rachètent l'ensemble, mais on ressent la forte limitation des moyens de production, que les prises de vue de la Terre de Feu ne parviennent pas à compenser.
 
Ma note = 14.5/20
 
 
16h45 Kuolleet Lehdet / Les Feuilles Mortes de Aki Kaurismaki (Sélection officielle en compétition, Finlande)
 
Durée = 1H21
Avec Alma Pöysti, Jussi Vatanen
 
Lundi 22 mai #Cannes2023, les films
 
Une homme solitaire, une femme solitaire. Deux êtres asociaux en rupture amoureuse se croisent par hasard une nuit à Helsinki. Ils ne veulent pas partager leurs coordonnées de peur de trop s'engager. En faisant l'amour, ils projettent en l'autre le souvenir de leur vie amoureuse passée. L'un des deux solitaires est alcoolique. L'ex de l'autre l'était. C'est une cause de rupture....
 
Les Feuilles Mortes, c'est une comédie simple entre deux c½urs simples. Elle porte la signature inimitable de Kourismaki et c'est peut-être ce qui la desservira lors du palmarès. Juste de l'humour décalé. Une ½uvre distrayante, et c'est tout! Pas de thèse sous-jacente, de défense des droits, de controverse, pas de politique, même si la guerre en Ukraine occupe le fond. Et c'est peut-être le contraste avec la déprime du monde qui rend ce film indispensable en ce moment. J'ai passé un excellent moment. 
 
Ma note = 17/20
 
 
 
19h45 Courts-Métrages 1 de la Semaine de Critique
 
Je recopie les synopsis du guide de la Semaine de la Critique, faute de temps. 
 
Walking With Her into the Night de Hui Shu (Chine)
Durée = 0H30
 
Tard dans la nuit, quelque part dans la ville, un homme et une femme se rencontrent dans la rue, ils discutent et parlent, cela semble être le début d'une relation intime, mais tous deux sont conscients 
qu'il s'agit plutôt d'un dernier voyage.
Elle est extravertie. Lui est romantique mais n'est que son copain « bouche trou » quand ses autres relations ne sont pas disponibles. 
Ambiance bien rendue. Fin bizarre. 
 
Ma note = 16/20
 
Via Dolorosa de Rachel Gutgarts (Israël)
Durée = 0H11
 
Entre toxicomanie, premières découvertes de la sexualité et état de guerre permanent, la cinéaste cherche sa jeunesse perdue en errant dans les rues de Jérusalem.
Scènes et langage crus en images animées. Vie nocturnes surtout. 
 
Ma note = 12/20
 
Corpos Cintilantes / Shimmering Bodies /Corps Scintillants de Inês Teixeira (Portugal)
Durée = 0H23
 
Cet après-midi-là, l'invitation pour passer un week end à Leiria, chez son copain Jorge, fait que Mariana commence à le voir d'une autre façon. Sans être sûre des intentions de son ami, Mariana accepte l'inattendue et déroutante invitation.
Tension amoureuse correctement rendue, mais l'intrigue n'est pas explicite. 
 
Ma note = 15/20 
 
Arkhé de Armando Navarro (Espagne)
Durée = 0h05
 
“Archéologie” et “archive”, deux mots avec la même racine grecque: “Arkhé”. Un concept pour parler de l'origine cachée. On fouille les ruines, comme on fouille les archives cinématographiques. Voici des images jamais vues du séisme qui a détruit la ville de Mexico en 1985. Ce film c'est l'aventure d'un archiviste qui voulait les voir et qui a fini par se perdre dans les images de béton brisé.
Intense. 
 
Ma note = 14/20
 
Boléro de Nans Laborde-Jourdàa (France)
Durée = 0H17
 
Fran est de passage dans sa ville natale pour se reposer et rendre visite à sa mère. Suivant le rythme saccadé du Boléro, ce parcours sur les chemins du souvenir et du désir va le mener, ainsi que tout le 
village, à une apothéose joyeusement chaotique.
Chorégraphie filmée. Originale. 
 
Ma note = 15.5/20
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#Posté le lundi 22 mai 2023 23:30

Dimanche 21 mai #Cannes2023, les films

8h30 May December de Todd Haynes (Sélection officielle en compétition, Etats-Unis)
 
Durée = 1H53
Avec Natalie Portman, Julianne Moore, Charles Melton
 
Dimanche 21 mai #Cannes2023, les films
 
Elisabeth est une actrice populaire qui s'apprête à jouer un nouveau premier rôle dans une film inspiré de la vie sentimentale de Gracie Atherton-Yu. L'histoire de Gracie avait alimenté la presse à scandale 20 ans plus tôt pour sa relation avec Joe, alors qu'il avait à peine 13 ans et elle 36 ans. Condamnée, Gracie aura un enfant de Joe en prison et ils se marieront. Dans le but de rendre son interprétation plus authentique, Elisabeth fait un séjour chez les protagonistes pour comprendre leur histoire...
 
La réalisation est hollywoodienne, donc efficace. L'analyse du processus de préparation du rôle de composition sert de prétexte pour reconstituer la genèse controversée du couple. Si Todd Haynes réussit plutôt bien le portrait de Joe, il a moins de succès avec le personnage de Gracie. En s'essayant à reconstruire les conditions qui l'ont amenée à perdre pied, il échoue à rendre compte des spécificités de sa psychologie. S'il avait voulu se démarquer complètement de la presse à scandale de l'époque, on aurait pu lui conseiller de mieux articuler le rappel de l'interdit légal, la morale et le puritanisme. 
 
Ma note = 13/20
 
 
13h00 Les Filles d'Olfa de Kaouther Ben Hania (Sélection officielle en compétition, Tunisie)
 
Durée = 1H47
Avec Hend Sabri, Olfa Hamrouni, Eya Chikhaoui, Tayssir Chikhaoui, Nour Karoui, Ichraq Matar
 
Dimanche 21 mai #Cannes2023, les films
 
Le film raconte La vie d'Olfa, une Tunisienne et de sa famille. Olfa est une femme forte qui tient à garder le contrôle de sa vie, résister quand elle le peut aux excès du patriarcat, surtout quand le régime devient moins libéral et se rapproche des fondamentalistes religieux. C'est dans cet environnement que vont naître ses quatre filles, mues par les mêmes ressorts de rébellion contre les acquis, mais pas forcément pour les mêmes formes d'engagements. Pour le meilleur... et pour le pire. 
 
Le parti-pris de mise en scène est original. Kaouther Ben Hania fait intervenir les protagonistes de la vie réelle qu'elle peut interroger et remplace les deux absentes par des actrices. Pour un prix d'interprétation féminine groupé ? Le film témoigne sans manichéisme de la conversion aux extrêmes de jeunes filles dans une société chahutée par les bouleversements sociaux. 
 
Ma note = 15/20 
 
 
16h15 If Only I Could Hibernate de Zoljargal Purevdash (Un Certain Regard, Mongolie)
 
Durée = 1H38
Avec Battsooj Uurtsaikh, Batmandakh Batchuluun, Ganchimeg Sandagdorj, Batsaikhan Battulga, Urnukhbayar Battogtokh, Purevdulam Natsagbadam
Concourt pour la Caméra d'Or

Dimanche 21 mai #Cannes2023, les films
 
En Mongolie, dans un quartier pauvre de la capitale, Ulzii est l'aîné d'une fratrie de 3 enfants, qui n'ont que leur mère pour s'occuper d'eux. Elle n'a d'autre choix que de les laisser seuls dans l'hiver glacial, pour trouver un emploi. Ulzii est intronisé homme de la maison. Il doit veiller sur la bonne santé de ses frères et s½urs et pour cela, commencer par chercher du bois. Ces nouvelles responsabilités familiales viennent perturber son travail à l'école, alors qu'il vient de remporter le grand prix des olympiades de sciences physiques. Ce prix d'excellence devait pourtant lui ouvrir les meilleures portes de l'enseignement supérieur. 
 
If Only I Could Hibernate est le premier film mongolien présenté à Cannes. Il met en lumière oriente ce nouveau cinéma sans démériter. C'est un conte moderne qui se singularise par la qualité de sa photo, ses jeunes interprètes très convaincants et sa sobriété. C'est aussi cette sobriété qui limite le plus la transmission de l'émotion à l'écran, qui fait les chefs-d'½uvre. Toutefois, c'est assurément un premier film très prometteur. 
 
Ma note = 15/20
 
 
20h00 Courts Métrages en séance spéciale de la Semaine de la Critique 
 
Je recopie les synopsis synthétisés par les organisateurs de la Semaine de la Critique, faute de temps. Et cela vaut peut-être mieux. Sans explications, j'aurais été bien incapable de déduire autant de ce que j'ai pu voir à l'écran... 
 
 
Midnight Skin de Manolis Mavris (Grèce)
Durée = 0H40
 
Fanny est une jeune infirmière dans un grand hôpital public. Chaque nuit, elle sombre dans le même cauchemar obsessionnel où elle assiste à sa propre métamorphose en arbre. Son quotidien rodé et solitaire vacille à mesure que le rêve empiète sur la réalité. 
Quand hôpital rime avec angoisse et finalement amour. 
 
Ma note = 12/20

 
Pleure pas Gabriel de Mathilde Chavanne (France)
Durée = 0H24
 
Gabriel va mal, le monde va mal, tout va mal. Heureusement, des fois, les âmes en peine s'aimantent. Ainsi Margot embarque dans la nuit de Gabriel.
Quand deux suicidaires trouve l'amour. Film joliment agrémenté de séquences de comédie musicale. 
 
Ma note = 13/20
 
 
Stranger de Jehnny Beth & Iris Chassaigne (France)
Durée = 0H18
 
Ça fait 548 jours que A ne ressent plus rien, qu'elle est absente de sa vie. Une nuit, J apparaît et l'entraîne avec elle, cherchant par tous les moyens à relancer son coeur. Stranger est une fable musicale, l'histoire d'un retour à la vie. 
Un long clip musical avec trop peu de musique. Bof!
 
Ma note = 11/20
Tags : ]Les Filles d’Olfa, May december, If Only I could hibernate
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#Posté le dimanche 21 mai 2023 23:12

Modifié le dimanche 21 mai 2023 23:22

Samedi 20 mai #Cannes2023, les films

8h30 Il Pleut dans la Maison / It's Raining in the House de Paloma Sermon-Daï (Semaine de la Critique, Belgique)
 
Durée = 1H20
Concourt pour la Caméra d'Or
Avec Makenzy Lombet, Purdey Lombet, Donovan Nizet, Amine Hamidou, Louise Manteau...
 
Samedi 20 mai #Cannes2023, les films
 
Dans une maison à l'écart de la ville dont le toit fuit quand il pleut, Purdey, bientôt 18 ans, et son frère Makenzy, 15 ans, se démènent pour gérer leur quotidien. Leur mère s'absente régulièrement en les laissant seuls. Purdey a trouvé un travail d'assistante d'entretien dans un hôtel. Makenzy vole les vélos de touristes pour les revendre.
 
A partir d'une chronique de la vie quotidienne d'une famille qui peine à joindre les deux bouts, le film évoque le désenchantement d'une jeunesse aux perspectives limitées. C'est une peinture sans erreur d'interprétation, ni débauche d'émotion et finalement très réaliste, peut-être trop réaliste. J'aurai aimé que Paloma Sermon-Daï ose prendre plus de risques.
 
Ma note = 13/20
 
 
11h00 He Biande Cuo Wu / Only The River Flows de Wei Shujun (Un Certain Regard, Chine)
 
Durée = 1H41
Avec Yilong Zhu, Chloe Maayan, Tianlai Hou, Linkai Tong
 
Samedi 20 mai #Cannes2023, les films
 
L'intrigue se passe dans une petite ville de Chine, à la fin du millénaire précédent. Ma Zhe, inspecteur en chef de la police est chargé d'enquêter sur un meurtre qui se démultiplie en implique apparemment deux autre. Des indices laissés sur la scène du crime suggèrent la culpabilité d'un suspect. Mais n'est-ce pas céder à la pression de la hiérarchie que de conclure si facilement ?
 
Ce film policier ne m'a pas enchanté. Les rebondissements sont mal préparés et trop soudains. En dessous de la moyenne, donc.
 
Ma note = 12/20
 
 
 
14h00 Goodbye Julia de Mohamed Kordofani (Un Certain Regard, Soudan)
 
Durée = 1H56
Avec Siran Riyak, Eiman Yousif, Nazar Goma, Ger Duany
Concourt pour la Caméra d'Or
 
Samedi 20 mai #Cannes2023, les films
 
Au Soudan, en 2005, la tension entre communautés arabes du Nord et africaines est extrême. À Khartoum, Akram appartient à la première communauté. Il est ébéniste et gagne bien sa vie. Il est marié avec Mona, une ex-chanteuse, qui vit mal avec le souvenir d'un accident qu'elle a occasionné et qui a causé la mort d'un homme, du Sud Soudan. Mona veut se racheter en engageant la femme de la victime comme domestique. Mona est la seule à connaître les vraies circonstances de la tragédie. Mais que le mensonge est lourd à porter!
 
Good Bye Sofia raconte une étape importante de l'histoire du Soudan, jusqu'à sa séparation en deux états en 2011 par vote de la population. La beauté des images mérite d'être saluée. L'intrigue est intelligente mais la narration est peut-être un peu trop appuyée pour égaler les meilleures. Ce film est le représentant exemplaire d'une école cinématographique rarement présenté sans les salles. A ce titre, il mérite d'être aidé dans sa distribution. Une très bonne surprise.
 
Ma note = 15.5/20
 
 
17h00 Le Ravissement / The Rapture de Iris Kaltenbäck (Semaine de la Critique, France)
 
Durée = 1H37
Concourt pour la Caméra d'Or
Avec Hafsia Herzi, Alexis Manenti, Nina Meurisse, Younès Boucif..

Samedi 20 mai #Cannes2023, les films

A Paris, Lydia est une trentenaire un peu perdue dans sa vie. Elle s'investit dans son travail de sage-femme avec passion tant et si bien que sa vie affective en pâtit. C'est dans ces circonstances que sa meilleure amie Salomé lui demande de suivre sa grossesse. Quelques temps après la naissance du nouveau-né, elle croise Milos, un ancien amant d'un soir alors qu'elle tient le bébé dans ses bras. Un quiproquo s'installe où elle prétend que c'est leur enfant. Le mensonge s'amplifie et devient progressivement intenable.
 
Une fois les grandes lignes de l'intrigue posées (inspirée d'un roman de Marguerite Duras), le film est sans grande surprise. Il s'appuie sur les ressorts fondamentaux de la maternité, avec la tendresse maternelle et de l'angoisse de la perte d'un enfant comme piliers mais manque l'excellence en laissant trop de côté les sentiments de la mère biologique.
 
Ma note = 12/20
 
 
19h45 Le Syndrome des Amours Passées / The (Ex)perience of Love de Ann Sirot & Raphaël Balboni (Semaine de la Critique, Belgique)
 
Durée = 1H29
Avec Lucie Debay, Lazare Gousseau, Florence Loiret Caille, Ninon Borsei, Florence Janas
 
Samedi 20 mai #Cannes2023, les films

Le "Syndrome des Amours Passées" serait un mécanisme psychologique qui empêche les couples d'enfanter. La guérison passe par le fait de recoucher avec tout(es) ses anciens amant(es). Rémy et Sandra en sont atteints et entreprennent leurs thérapies.
 
Ann Sirot & Raphaël Balboni réalisent une comédie déjantée et pas toujours politiquement correcte. C'est drôle et rafraîchissant mais sans réelle prétention. Cette ½uvre fera un prétexte de sortie parfait pour une soirée pizza-ciné en amis le samedi soir.
 
Ma note = 14/20
Tags : Good Bye Sofia, Le syndrome des Amours passées, La ravissement, Il pleut dans la Maison, Only the river flows
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#Posté le samedi 20 mai 2023 23:03

Modifié le samedi 20 mai 2023 23:13

Vendredi 19 mai #Cannes2023, les films

8h30 Inshallah a boy / Inchallah un fils de Amjad Al Rasheed (Semaine de la Critique, Jordanie)
 
Durée = 1H56 
Concourt pour la Caméra d'Or
Avec Mouna Hawa, Haitham Omari, Yumna Marwan, Salwa Nakkara, Mohammad Al Jizawi...
 
Vendredi 19 mai #Cannes2023, les films
 
La scène, contemporaine, se déroule dans une ville de Jordanie.  Nawal, la trentaine, est mère d'une petite fille scolarisée et voudrait bien compléter sa famille. Quand son mari meurt soudainement, elle entre en conflit avec les deux frères de son mari pour conserver son patrimoine. Ils lui réclament la voiture et la moitié de la maison... tout en exigeant le respect des traditions. La succession serait tellement plus simple si elle avait un fils.
 
Inchallah un fils raconte le combat d'une femme pour son émancipation face aux interdits religieux et patriarcaux. Le fil rouge de la souris dans la cuisine est une bonne trouvaille. La mise en scène est assez conventionnelle mais le propos est plein de finesse. J'ai bien aimé. 
 
Ma note = 14.5/20
 
 
 
11h00 Les Meutes de Kamal Lazraq (Un Certain Regard, Maroc)
 
Durée = 1H34
Avec Ayoub Elaid, Abdellatif Masstouri
Concourt pour la Caméra d'Or
 
Vendredi 19 mai #Cannes2023, les films
 
A Casablanca, Hassan vit d'activités plus ou moins douteuses, mais surtout douteuses. Un soir il accepte de kidnapper un homme pour le compte de la pègre locale. Il se fait aider par son fils Issam. Mais l'aventure tourne au tragique quand ils se rendent compte du décès accidentel de la victime. Comment se sortiront-ils de ce très mauvais pas? La nuit sera longue...
 
La photographie est magnifique et valorise les prises de vues de Casamblanca la nuit, mais les Meutes laissent l'impression d'un court métrage étiré dans la longueur, à l'intrigue linéaire. Un expérience de cinéma très correcte, toutefois. 
 
La note = 13/20
 
 
13h30 How To Have Sex de Molly Manning Walker (Un Certain Regard, UK)
 
Durée = 1H38
Avec Mia Mckenna Bruce, Lara Peake, Shaun Thomas, Sam Bottomley
Concourt pour la Caméra d'Or
 
Vendredi 19 mai #Cannes2023, les films
 
C'est leur première vraie occasion de faire la fête en jeunes adultes. Trois jeunes femmes tout juste sorties de l'adolescence Tara, Skye et Em embarquent pour une station balnéaire de la côte méditerranéenne pour leur premier Spring Break. Elles enchaînent les nuits blanches, soirées en discothèque, journées à la plage, les cuites. Qu'en sera-t'il de la première fois si idéalisée? 
 
How to have Sex n'est pas juste un film d'ados. La première partie utilise les codes vus et revus de ce genre, mais le film évolue vers un questionnement du consentement et de la déception amoureuse avec une sensibilité qui s'écarte avec bonheur des standards du cinéma anglo-saxon. C'est un très bon divertissement, malgré des ambitions limitées, qui devrait facilement trouver son public en salle. 
 
La note = 15/20
 
 
16h00 The New Boy de Warwick Thornton (Un Certain Regard, Australie)
 
Durée = 1H56
Avec Aswan Reid, Cate Blanchett, Deborah Mailman, Wayne Blair
 
Vendredi 19 mai #Cannes2023, les films
 
L'intrigue se déroule en Australie, pendant la seconde guerre mondiale. L'arrivée impromptue d'un garçon aborigène de 9 ans vient perturber la vie bien réglée d'un monastère qui héberge des orphelins. Il n'a pas de nom. Il sera « the new boy ».
 
Le film est une parabole sur les fondements de la nation australienne, la fusion des antagonismes entre les cultures occidentale et aborigène et leurs cultes respectifs. Les images sont magnifiques, enrichies avec quelques effets spéciaux poétiques. The new Boy, c'est incontestablement du très beau cinéma. Dommage que la deuxième partie soit un peu trop mystique à mon goût. 
 
Ma note = 14.5/20
 
 
18h15 Extrana Forma de Vida / Strange Way Of Life de Pedro Almodóvar (séance spéciale de la sélection officielle)
 
Durée =  0H31
Avec Pedro Pascal, Ethan Hawke, Manu Ríos
 
Vendredi 19 mai #Cannes2023, les films
 
La scène se passe au Far West. Jake est shérif de la ville Il reçoit la visite surprise de Silva, un amant avec qui il a vécu une passion amoureuse 25 ans plus tôt. La visite n'est pas fortuite. Silva a appris que Jake soupçonne son fils d'un meurtre. 
 
Strange Way Of Life est court métrage qui met à l'écran certains des thèmes chers à Almodovar, dans le contexte original des westerns. C'est efficace et plaisant à regarder, mais j'attendais mieux de la part de ce réalisateur. 
 
Ma note = 14/20
 
 
19h15 Retratos Fantasmas / Portraits Fantômes de Kleber Mendonça Filho (Séance spéciale de la sélection officielle, Brésil)
 
Durée = 1h33
 
Vendredi 19 mai #Cannes2023, les films
 
A Recife, Kleber Mendonça Filho réalise une déclaration d'amour au cinéma en redonnant vie aux lieux de son enfance, qui ont souvent servi de lieux de tournage pour ses films. Il porte ensuite à l'écran l'histoire des cinémas du centre et de la périphérie de la ville. Ceux ci étaient devenus les centres de divertissement principaux de Recife, avant d'épouser les transformations de la cité, devenant même parfois des lieux de culte évangéliques. 
 
A la lecture du thème, j'avais des craintes que ce documentaire soit loin de mes centres d'intérêt. Je dois reconnaître que je ne me suis pas ennuyé. C'est une ½uvre très personnelle mais pas inintéressante. 
 
Ma note = 12/20
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#Posté le vendredi 19 mai 2023 23:01

Vendredi 19 mai #Cannes2023, 6 séances enchaînées... par erreur

Normalement je m'arrête à 5 séances par jour. Comme la pluie menaçait la Croisette presqu'en continu, j'ai cherché la protection des salles sans m'attarder. Je suis donc arrivée très (trop) tôt à dernière séance prévue, et ai suivi la foule qui prenait place dans la salle Agnès Varda. A ma grande surprise, les lumières se sont éteintes presque immédiatement... bien trop tôt pour la séance pour laquelle j'avais un billet ! J'ai donc eu une 6e séance en bonus, où était projeté le court métrage de Pedro Almodovar.
 
Je vous copie les photos des équipes des deux films les plus intéressants de ma progammation du jour, celle de the New Boy avec Cate Blanchett, et celle de How to Have Sex.
 
Vendredi 19 mai #Cannes2023, 6 séances enchaînées… par erreur
Tags : The new Boy, How to have sex
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#Posté le vendredi 19 mai 2023 23:29

Jeudi 18 mai #Cannes2023, les films

8h30 Le Règne Animal de Thomas Cailley (Un Certain Regard, France)
 
Durée = 2H10
Avec Romain Duris, Paul Kircher, Adèle Exarchopoulos, Tom Mercier


Jeudi 18 mai #Cannes2023, les films
 
Le monde est atteint d'une étrange pandémie qui transforme les personnes atteintes en animaux. Le foyer de François n'est pas épargné. Sa femme présente les symptômes du mal. Internée dans un premier centre médicalisé, elle doit être déplacée dans un nouveau centre de traitement au Sud. François part avec leur fils commun Émile de 16 ans pour rester près d'elle. Le mystérieux mal s'étend...
 
Le Règne Animal est un long métrage que l'on peut classer dans le genre fantastique, un genre où les cinéastes français ont rarement atteint un tel niveau d'excellence. La dystopie se transforme en ode au respect des différences et de la liberté. Les effets spéciaux sont remarquables. L'intrigue est très bien menée en cohérence avec les postulats de départ. La complicité père-fils en fait le liant. Elle apporte la légèreté qui tranche avec le tragique de la situation, avec un humour bien dosé. J'ai beaucoup aimé cette ½uvre. Je la recommande à tous les amateurs du genre mais les autres devraient aussi se laisser tenter. 
 
Ma note = 17/20
 
 
11H30 Le Retour de Catherine Corsini (Sélection officielle en compétition, France)
 
Durée = 1H50
Avec Cedric Appietto, Harold Orsini, Marie-Ange Geronimi, Virginie Ledoyen, Denis Podalydes


Jeudi 18 mai #Cannes2023, les films
 
Khédidja est assistante maternelle pour un couple parisien dont elle garde les enfants. L'été approche. Elle est invitée à rejoindre ses employeurs en Corse pour les vacances. L'île ne lui est pas étrangère. Quelques années plus tôt, elle avait choisi de s'en éloigner à la suite d'événements traumatiques. Elle y retournera avec Jessica et Sarah, ses deux filles adolescentes. Elles ont l'âge des premières expériences amoureuses et de l'affirmation de soi, parfois en marge de la légalité. Le voyage libère la parole et fait office de thérapie familiale. 
 
Les deux jeunes interprètes, qui apparaissent pour la première fois à l'écran, ne déméritent pas. L'ensemble est très correct mais pas le meilleur film de Catherine Corsini. Il ne devrait pas figurer parmi les lauréats d'un prix prestigieux à Cannes. 
 
Ma note = 13/20
 
 
14H00 Los delincuentes de Rodrigo Moreno (Un Certain Regard, Argentine)
 
Durée = 3H00
Avec Margarita Molfino, German De Silva, Laura Paredes, Mariana Chaud


Jeudi 18 mai #Cannes2023, les films
 
A Buenos Aires, Morán est un employé de banque qui n'a plus goût à son travail. Il entreprend de dérober plus de $600000 dans les coffres, une somme suffisante pour lui éviter de travailler jusqu'à sa retraite. Il sait qu'il sera confondu par son employeur mais il est prêt à risquer 3.5 ans de prison en contrepartie. Il convainc un collègue, Morán de l'aider dans son projet. Celui-ci doit veiller sur le magot jusqu'à l'expiration de la peine en échange de la moitié de la somme. 
 
Le rythme de la narration permet d'apprécier quelques beaux paysages argentins mais l'intrigue principale aurait gagné à plus d'efficacité et de vraisemblance. Quelques spectateurs sont sortis de la séance avant la fin, je comprends leurs raisons.
 
Ma note = 11/20
 
 
17h00 Perdidos en la Noche de Amat Escalante (Cannes Première, Mexique)


Durée = 2H00
Avec María Fernanda Osio, Juan Daniel García, Ester Expósito, Barbara Mori, Fernando Bonilla


Jeudi 18 mai #Cannes2023, les films
 
La scène se passe au Mexique. Emiliano, la vingtaine, a perdu sa mère dans des circonstances obscures trois ans plus tôt. Activiste, elle se battait contre une multinationale minière pour la défense de l'environnement. Son fils suit les traces de sa mère, en s'engageant dans la même cause, mais aussi avec pour objectif de trouver ses assassins. Il soupçonne la famille de Monsieur Aldama, un artiste célèbre, chez qui il parvient à se faire embaucher comme homme à tout faire. 
 
Je serais bien en peine de résumer le message du film. Il est multiforme Un des sujets les plus récurrents est une dénonciation des excès de la recherche de l'audience à tout prix dans les réseaux sociaux qui diffusent du contenu vidéo en direct. Dans Perdidos en la Noche, « Tout le monde a besoin d'une thérapie » pour soigner ses névroses, commente un des protagonistes. Le film traite beaucoup de thèmes, sans doute trop... au point qu'Amat Escalante nous laisse avec l'impression de s'être égaré en chemin. 
 
Ma note = 13/20
Tags : Le Retour, le règne animal, Les délinquants, Perdus dans la Nuit
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#Posté le jeudi 18 mai 2023 22:11

Mercredi 17 mai #Cannes2023, les films

8h30 Ama Gloria de Marie Amachoukeli (Semaine de la Critique, France)

Durée = 1H23
Avec Louise Mauroy-Panzani, Ilça Moreno Zego, Arnaud Rebotini, Fredy Gomes Tavares, Abnara 

Mercredi 17 mai #Cannes2023, les films
 
Gomes Varela Cléo vient d'avoir 6 ans. Depuis la mort de sa mère, elle est élevée par son père et surtout par Gloria, sa nounou, qui la garde depuis sa naissance. Tandis que Gloria est rappelée dans son pays d'origine au Cap-Vert pour un décès, Cléo lui fait promettre de la revoir dès les prochaines vacances. Gloria lui propose de venir passer un (dernier) été ensemble.
 
Le thème principal d'Ama Gloria, c'est le développement trop rapide d'une gamine, confrontée à des problèmes qui ne sont pas de son âge. Marie Amachoukeli joue plutôt habilement avec le contraste entre un monde d'adultes et la compréhension que peut en avoir une très jeune fille. Amma Gloria tient surtout par l'interprétation bluffante de la petite Louise Mauroy-Panzani, que l'on reverra assurément à l'écran.  

Ma note = 13/20
 
 
10h00 Occupied City de Steve McQueen (Séance spéciale de la sélection officielle, Pays-Bas, UK)

Durée = 4h22

Mercredi 17 mai #Cannes2023, les films
 
En 2022, la caméra s'attarde sur des quartiers d'Amsterdam, parfois dans un lieu iconique, parfois dans un simple appartement ou dans une échoppe. Elle filme des protagonistes qui vaquent à leurs occupations, qu'ils soient simple habitants, touristes ou travailleurs. La caméra de Steve McQueen ne s'est pas arrêtée là par hasard. On apprend par une voix off qu'un événement de la seconde guerre mondiale qui s'y est déroulé, en relation avec l'holocauste. Le processus se répète. La Caméra change de lieu pour relater un autre événement.
 
Le spectateur recherche une intrigue ou une articulation logique entre les multiples scénettes. Le réalisateur aurait-il tenté une confrontation de la période d'occupation nazie avec la période de confinement COVID? La première partie du film pourrait le laisser penser mais l'impression tourne court. On devine l'intention de rappeler qu'à côté de la célèbre Anne Frank (à peine évoquée), 60000 autres Juifs ont été exterminés dans la ville, et que leurs mémoires méritent tout autant d'être célébrées. Chacun aura le temps de trouver son explication pendant cette expérience de cinéma de 4h22 (+ un entracte à mi parcours dont les organisateurs du Festival nous ont fait don). La longueur d'Occupied City est d'autant plus pesante que le film est décousu. Il manque une histoire dans l'Histoire.
 
Ma note = 11/20
 
 
17h00 Tiger Stripes de Amanda Nell Eu (Semaine de la Critique, Malaisie)
 
Durée = 1H35
Concourt pour la Caméra d'Or
Avec Zafreen Zairizal, Deena Ezral, Piqa, Shaheisy Sam...
 
Mercredi 17 mai #Cannes2023, les films

Dans un village en Malaisie, Zaffan, 12 ans, fait les 400 coups avec deux copines de collège. Elle est à l'âge où les corps se transforment et on devient femme. De la bande, c'est celle qui grandit la plus vite. Les tensions augmentent dans la bande de copine. Le reste de sa classe s'éloignent de Zaffan. Sa différence suscite rejet et ostracisme. On la soupçonne d'être hantée par un démon.
 
Tiger Stripes est un film original, parfois réaliste, parfois fantastique, mais jamais ennuyeux. Le tigre est ici utilisé comme métaphore d'une féminité assumée. On ne peut s'empêcher de le rapprocher des ½uvres d'Apichatpong Weerasethakul, par ses effets spéciaux et son goût pour son symbolisme en symbiose avec la nature.
 
Ma note = 14/20
Tags : Tiger Stripes, Occupied city, Ama Gloria, Cannes 2023
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#Posté le mercredi 17 mai 2023 21:52

Mercredi 17 mai #Cannes2023, c'est parti

En ce premier jour de projection, l'offre de films est forcément limitée parce qu'il n'y a pas en de rediffusion. 
J'ai néanmoins réussi à assister à trois projections.
L'enchaînement entre l'hôtel Miramar à 9H53 et le théâtre Debussy à 10h00 (1km) n'était pas garanti. Heureusement que la salle n'était pas pleine. La durée du film à 4H22 (film le plus long de cette édition de Cannes, toutes sélections confondues) a dû freiner quelques ardeurs.  
 
J'ai reproduit ci dessous une photographie de l'équipe du film Tiger Stripes. Ils étaient nombreux pour la défense de leur film, le premier des sept en compétition à la Semaine de la Critique 2023. 
 
 Mercredi 17 mai #Cannes2023, c'est parti
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#Posté le mercredi 17 mai 2023 22:24

Le Palais des Festivals se pare de ses plus beaux atours

La grande bâche est enfin posée sur le Palais, avec la jeune Catherine Deneuve en égérie de l'élégance.
Question météo, la semaine s'annonce grisâtre nous dit Météo France, mais les autochtones vous conseilleront toutefois de ne pas oublier vos lunettes de soleil. Dimanche donnait le ton. Moins d'une heure aura suffit pour recolorer le ciel, du gris menaçant en bleu d'Azur, juste le temps de récupérer nos badges à la gare maritime du Port.
 
Le Palais des Festivals se pare de ses plus beaux atours
Tags : Catherine Deneuve, Palais des Festivals
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#Posté le lundi 15 mai 2023 19:06

Cannes 2023, les affiches

Quand les affiches tapissent les murs des villes et des transports en commun, c'est que l'ouverture du Festival de Cannes approche... 
C'est l'occasion de rappeler que la Quinzaine des Réalisateurs est devenue la Quinzaine des Cinéastes. Nouveau départ, nouvelles ambitions?   
 
Cannes 2023, les affiches
Tags : Affiches, Cannes 2023, festival de Cannes, Semaine de la critique
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#Posté le samedi 13 mai 2023 14:31

Modifié le lundi 15 mai 2023 18:52

Cannes 2022, c'est fini.

L'édition 2022 du Festival de Cannes 2022 est désormais terminée. Il y a eu des moments d'émotion, de surprise, d'étonnement, d'interrogation rarement de l'ennui ou de la déception. Merci aux organisateurs du Festival de nous donner cette fenêtre sur le monde. Toutes les nationalités n'étaient encore représentées, le COVID freinant encore quelques ardeurs et quelques frontières, mais l'édition 2022 fut une édition presque normale.

J'ai pu assister à 51 séances de cinéma, le plus grand nombre depuis 30 ans, La nouvelle politique d'accès aux salles, embryonnaire en 2021 et confirmée en 2022, a sans doute facilité ce record. Mais la nouvelle politique a eu des conséquences pas forcément prévues avec lesquelles nous dû tous composer. Les commentaires que j'ai le plus souvent entendus autour de moi sont les suivants
- le temps naguère passé dans les files d'attente s'est transformé en temps passé devant son smartphone. Les temps de partage entre cinéphiles passionnés n'y a pas gagné.
- la possibilité de choisir son programme se révèle moins étendue que pendant les éditions 2019 et antérieurs. A cause l'épuisement rapide des quotas, on clique sur ce qui est disponible, sans avoir le temps de confronter sa sélection avec ses goûts et centres d'intérêts. Cette deuxième conséquence a été neutre en ce qui me concerne. Je faisais ma programmation sans idée préconçue déjà en 2019, pourvu que ma journée fût remplie!

En tout cas, 2022 s'annonce comme une grande année de cinéma. Gageons que le public retrouvera le chemin des salles obscures. Vivement Cannes 2023! En attendant, malgré mes 51 projections, je n'ai vu que le tiers des films projetés à Cannes 2022. Je vais donc courir dans les salles pour compléter. Les façades des grands hôtels de Cannes rappelaient aux passants qu'il y a du grand spectacle à voir dès maintenant.

Cannes 2022, c'est fini.
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#Posté le lundi 30 mai 2022 22:07

Modifié le mardi 31 mai 2022 23:48

Mon bilan de #Cannes2022, que retenir de la 75e édition ?

Les lecteurs de ce blog ont eu un aperçu de l'actualité cinéma à Cannes au cours des 51 séances que j'ai relatées. Quels enseignements en tirer ? Le plus important est peut-être l'année cinéma 2022 sera riche et éclectique. Les auteurs de films ont retrouvé le sens du spectacle et du divertissement, que j'avais trouvé en recul à l'édition 2021. Dans les séances auxquelles j'ai pu assister, j'ai retenu quelques grandes tendances.

Parmi les thèmes qui ont particulièrement attiré les honneurs des jurys, les troubles de la jeunesse ont fait un tir groupé en forme de carton plein pour les prix les plus prestigieux de Un Certain Regard (Les Pires de Lise Akoka, Romane Gueret), de La Semaine de la Critique (La Jauría de Andrés Ramírez Pulido, Aftersun de Charlotte Wells et Dalva / Love according to Dalva de Emmanuelle Nicot), et la Caméra d'Or (War Pony de Riley Keough et Gina Gammell), voire en compétition officielle (Close de Lukas Dhont)

Je n'avais pas moi-même anticipé un tel tir groupé, mais certains figuraient effectivement au plus haut de ma liste de préférences. On peut s'accorder sur le fait que les jeunes comédiens étaient tous étonnement convaincants malgré leur jeune âge (et souvent leur première apparition à l'écran), ce qui augure d'une longue carrière pour eux.

Dans la sélection de la compétition officielle
j'ai vu 8 films sur 24. Les hasards de la programmation m'ont tenu à l'écart d'une grande partie des films primés. Toutefois, j'ai beaucoup apprécié la Palme d'Or, Triangle of Sadness / Sans Filtre de Ruben Östlund, que j'ai classée dans mon top 3, à rebours de la majorité des critiques professionnels qui l'ont assassinée à la sortie de la projection. J'ai conscience que la Palme d'Or ne plaira pas à tout le monde à cause de ses excès, mais il est bon de noter qu'elle n'est pas non plus un film expérimental ou ennuyeux comme d'autres Palmes avant elle, à commencer par The Square, du même auteur. J'approuve le prix d'interprétation féminine, à Zahra Amir Ebrahimi, la seule comédienne qui sortait du lot de films que j'ai eu la chance de voir.

Dans la sélection Un Certain Regard
J'ai vu 14 films sur 20 sélectionnés, donc une grande majorité. Mon coup de c½ur est immédiatement allé à Les Pires de Lise Akoka, Romane Gueret, auquel le jury d'Un Certain Regard a donné son Grand Prix. C'est la 2e année consécutive que mon choix est confirmé par le jury. Qu'ils aient aussi attribué le prix de la performance à Vicky Krieps dans Corsage de Marie Kreutzer était aussi pour moi une évidence.

Dans la sélection de la Semaine de la Critique
J'ai assisté à 10 séances, dont la totalité des films en compétition. Mon coup de c½ur allait à Dalva / Love according to Dalva de Emmanuelle Nicot dont la jeune interprète a été très justement distinguée. Le film lauréat du Grand Prix La Jauría de Andrés Ramírez Pulido était loin d'être déplaisant et mérite d'être vu en salle.

Dans la sélection de la Quinzaine des Réalisateurs
J'ai vu 8 longs métrages. J'ai retenu de très bons divertissements, que je recommande, comme Revoir Paris de Alice Winocour ou Falcon Lake de Charlotte Le Bon. Très plaisants, ils n'apportent toutefois pas de propositions artistiques singulières donc sont restés à l'écart des palmarès.

Parmi les 29 courts-métrages que j'ai vus,
J'étais en plein accord avec le jury des Courts Métrage de la Compétition Officielle pour la Palme d'Or du Court Métrage à Jianying Chen à qui j'avais mis ma meilleure note. J'ai aussi beaucoup apprécié Regarde-moi de Shuli Huang, le lauréat de la Queer Palm du court métrage et présenté à la Semaine de la Critique.

Vive le Festival de Cannes !
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#Posté le mardi 31 mai 2022 23:47

Modifié le mercredi 15 février 2023 21:23

Des stars à Cannes#2022 ?

Certains choisissent de guetter les artistes à la sortie des grands hôtels de Cannes. Les cinéphiles n'ont qu'à les laisser venir à eux en assistant aux projections. J'ai pris des clichés de quelques équipes de films que j'ai vues cette année, par ordre chronologique. Je vous laisser retrouver dans mon blog à quels films ils correspondent.

Des stars à Cannes#2022 ?


19 mai
8h30


19 mai
11h30


20 mai
11h00


20 mai
14h00

 



Des stars à Cannes#2022 ?


20 mai
17h00


21 mai
17h00


22 mai
11h30


22 mai
17h40


 


Des stars à Cannes#2022 ?


24 mai
11h00


24 mai
16h15


25 mai
11h00


25 mai
14h00

 



Des stars à Cannes#2022 ?


25 mai
17h00


25 mai
19h30


26 mai
17h45


26 mai
19h45
Tags : festival de Cannes, 2022, stars
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#Posté le dimanche 29 mai 2022 23:12

Modifié le lundi 30 mai 2022 16:52

Ses archives (388)

  • Tous les prix de #Cannes2022, les officiels et les non-officiels dim. 29 mai 2022
  • Tous les films de #Cannes2022, par ordre...
    Je dresse ci dessous la liste des 51 séances ...
    dim. 29 mai 2022
  • Samedi 28 mai #Cannes2022, les films dim. 29 mai 2022
  • Samedi 28 mai, en attendant le palmarès
    Ce soir, je serai encore en projection pendan...
    sam. 28 mai 2022
  • Vendredi 26 mai #Cannes2022, les films ven. 27 mai 2022
  • Jeudi 26 mai #Cannes2022, les films jeu. 26 mai 2022
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