Durée = 1H44
Avec Jason Schwartzman, Scarlett Johansson, Tom Hanks, Jeffrey Wright

Asteroid City est une ville d'Arizona qui tire son nom d'un l'impact d'une météorite qui y a laissé un gros cratère. Dans les années 50, Augie y amène son fils et ses trois filles pour un rassemblement de petits génies sur l'astronomie. Le séjour commence mal avec une panne de voiture. Il se poursuivra avec des événements étranges en provenance de l'espace.
Asteroid City c'est d'abord une pièce de théâtre. Le film fait des allers-retours entre les coulisses et la scène principale. Il se singularise par sa plastique stylisée, aux couleurs pastel exagérées pour imiter la décoloration des films d'après-guerre. Il fait preuve d'une vraie originalité formelle, teintée de second degré. Il y a fort à parier que Wes Anderson a passé du bon temps à le mettre en scène, mais avec d'ambition de disserter sur le cinéma et rien d'autre.
Ma note = 14/20
11h00 Hwa–Ran / Hopeless de Kim Chang-Hoon (Un Certain Regard, Corée du Sud)
Durée = 2h13
Avec Jae-Kwang Jeong, Xa-Bin Hong, Joongki Song, Hyoung-Seo Kim
Concourt pour la Caméra d'Or

Yeon-Gyu, 17 ans, vit dans une famille recomposée avec sa mère, sa demi-s½ur et son beau-père qui le bât. Il défend les deux seules personnes avec qui il se sent proche, au prix d'une violence qui ne fait que croître autour de lui. Il est repéré par un groupe de truands qui l'enrôle dans ses rangs. L'un de ses membres, dont l'histoire personnelle rappelle la sienne, le prend sous son aile.
Hopeless décrit les débuts de carrière accélérés d'un jeune apprenti mafieux dans un monde ultraviolent (quelques images sont glaçantes) mais détourne les codes avec bonheur, en cassant le manichéisme très répandu dans les films similaires. Oui, les pires truands peuvent aussi avoir une âme, aimer et vouloir faire le bien. J'ai beaucoup aimé.
Ma note = 16/20
14h30 Cerrar Los Ojos / Fermer Les Yeux de Victor Erice (Cannes Première, Espagne)
Durée = 2h49
Avec Manolo Solo, Jose Coronado, Ana Torrent

Julio Arenas, un acteur populaire, disparaît mystérieusement pendant le tournage d'un film et mettant un terme au projet de film. L'enquête de police n'apporte aucun éclairage. Julio est déclaré mort par accident par défaut. L'affaire est ravivée plusieurs années après la disparition à l'occasion d'une émission de télévision qui recherche les disparus. L'interview du réalisateur du film interrompu, Michel Garay libère la parole de nouveaux témoins.
Victor Eric aurait certainement pu faire plus de tri dans les rushs sans dénaturer son ½uvre mais la proposition ne manque pas d'intérêt. fermer les Yeux un plaisant hommage au cinéma et à l'émotion qu'il procure.
Ma note = 13.5/20
18h00 Kubi de Takeshi Kitano (Cannes Première, Japon)Durée = 2H11
Avec Takeshi Beat, Hidetoshi Nishijima, Ryo Kase, Shido Nakamura, Yuichi Kimura, Kenichi Endo
Le film relate un épisode charnière de l'histoire du Japon au XVIe siècle, à une époque où le pays est encore fragmenté. Le Seigneur Oda Nobunaga, gouverneur d'une des provinces, nourrit l'ambition de d'unifier le pays sous son autorité. Il ne peut tolérer d'opposition, surtout pas de ses propres troupes. Araki Murashige, perçu comme un général renégat, doit prendre la fuite. Non sans cruauté, le Seigneur fait appel à ses vassaux pour le pourchasser et le ramener à lui. Murashige profite des coups bas, tractations et trahisons entre eux, pour mieux leur résister.
Kubi est un film de capes et de sabres, qui alerne joutes verbales et violences sanglantes. La mise en scène porte la signature du réalisateur, en ligne avec le reste de sa cinématographie. Il faut garder un bon niveau de concentration pour éviter de s'emmêler dans les noms et les fonctions des protagonistes. Mais au bilan, je n'ai pas été enthousiasmé par ce film de samouraïs.
Ma note = 13/20






Partage