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“ 13 mai, il est temps de réveiller ce blog. La 76e édition du festival commence mardi prochain. Stay tuned. ” - samedi 13 mai 2023 14:07
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Jeudi 18 mai #Cannes2017, les films

8h45 Un Beau Soleil Intérieur de Claire Denis (Quinzaine des Réalisateurs, France)
Durée = 1h34

Avec Juliette Binoche, Valéria Bruni Tedeschi, Gérard Depardieu, Bruno Podalydès, Xavier Beauvois, Nicolas Duvauchelle...

Jeudi 18 mai #Cannes2017, les films

Isabelle, la quarantaine, est artiste peintre et mère d'une jeune fille de 10 ans. Elle est divorcée et cherche à reconstruire sa vie affective. Mais elle est à un âge où l'expérience et les déceptions passées se conjuguent plus difficilement avec les opportunités de rencontres. L'idéalisation de l'objet de ses désirs renforce la souffrance de son absence. A chaque nouvel amant, elle se projette dans le suivant, hésitant entre le besoin contrôler et la liberté de subir son destin. Parviendra-t'elle à réveiller son "soleil intérieur" ?

La distribution de ce film français est exceptionnelle et l'interprétation ne déçoit pas. Le personnage d'Isabelle, bien que théâtralisé, transpire d'authenticité. Sur la fin, la bande sonore reprend un morceau de free jazz qui résonne comme une métaphore de l'intrigue. Rythmée mais imprévisible, faite d'allers-retours, d'indécision et d'anicroches. Le problème est que le free jazz. n'est pas la musique la plus consensuelle. Il enchante certains, déroute ou agace les autres. Mon avis sur Un Beau Soleil Intérieur est semblable à mon ressenti sur le free-jazz : partagé.

Ma note = 14/20


11h00 Western de Valeska Grisebach
 (Un Certain Regard, Allemagne)

Durée = 2h00
Avec Meinhard Neumann, Reinhardt Wetrek, Waldemar Zang

Jeudi 18 mai #Cannes2017, les films

En Bulgarie, une dizaine d'ouvriers allemands prend place sur le chantier d'une centrale hydraulique. L'événement perturbe le quotidien du petit village à proximité. Western dépeint la cohabitation de ces nouveaux travailleurs immigrés et de la population locale, que les barrières linguistiques et culturelles complexifient. Pourtant, les deux communautés vont devoir apprendre à surmonter leurs appréhensions pour surmonter les difficultés. L'empathie d'un ancien légionnaire allemand se révèlera particulièrement utile pour réussir une intermédiation.

Les interprètes (amateurs) sont parfaitement crédibles pour soutenir la progression de l'intrigue. On aimerait crier à la réussite incontestable tant le début de Western est prometteur. Mais pourquoi le réalisateur s'arrête-t'il au milieu du gué ?

Ma note = 13/20
Tags : Cannes 2017, Binoche, Depardieu, Claire Denis
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#Posté le jeudi 18 mai 2017 19:03 via Skyrock iPhone

N 43°39.678 E 7°9.873

Modifié le jeudi 18 mai 2017 21:09

Jeudi 18 mai #Cannes2017, début tant attendu

Jeudi 18 mai #Cannes2017, début tant attendu

Lever à 6h30. Les routes étaient chargées, le trajet ralenti par des travaux. Du coup, nous n'étions pas très en avance. Le temps de se garer dans les hauteurs de Cannes, nous marchons d'un pas soutenu vers la Croisette. A l'heure exacte prévue, 8h45, l'intensité des lumières de la grande salle du Marriott diminue. Le film tarde à démarer, les derniers arrivants au balcon ont été freinés par le renforcement de la sécurité à l'entrée, Vigipirate oblige. La salle est pleine, malgré l'heure matinale. Les organisateurs de la Quinzaine des Réalisateurs 2017 dévoilent le premier film de leur sélection. Suivront ceux d'Un Certain Regard, de la Semaine de la Critique et d'ACID, en complément des ½uvres montrées en compétition officielle.

C'est parti pour 12 jours d'ouverture aux cultures du monde!

Les projections s'agençaient particulièrement mal aujourd'hui. Je n'ai vu que deux films. Aucun cinéphile n'a pu rentrer à l'hôtel Miramar pour assister à projection de la Semaine de la Critique à 16h00. Les 2 heures d'attente passées dans la file n'auront donc pas payé. On remet ça demain matin.

Tags : Cannes 2017, Quinzaine des réalisateurs
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#Posté le jeudi 18 mai 2017 19:00 via Skyrock iPhone

Modifié le jeudi 18 mai 2017 19:25

70 ans à #Cannes2017, les affiches

Plus que trois jours avant que les lumières ne s'éteignent pour laisser la place au plus grand événement mondial du 7e art.
En attendant, je partage avec vous les affiches de cette année. J'utilise le pluriel à dessein, pour rappeler que le Festival, c'est plusieurs sélections et plusieurs compétitions en parallèles; pour rappeler qu'à côté des 19 films dans la compétition dite "officielle", plus de 60 autres films sont projetés dans les sélections "parallèles". Mon blog en fera d'ailleurs largement écho.

70 ans à #Cannes2017, les affiches
Tags : Affiches, festival de Cannes, 2017, Quinzaine des réalisateurs, Semaine de la critique, ACID
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#Posté le dimanche 14 mai 2017 15:30

Rideau sur la soixante-neuvième édition du Festival #Cannes2016 !

Quatre, cinq films par jour, la routine commençait à s'installer et on aime ça ! Mais il faut se résigner : la fête du cinéma est maintenant terminée. Que peut-on retenir de la soixante-neuvième édition du Festival de Cannes? Je ne peux parler malheureusement évoquer que de la moitié des films en compétition qu'il m'a été physiquement possible d'enchaîner, soit 41 longs métrages et 17 courts métrages en 11 jours.

Rideau sur la soixante-neuvième édition du Festival #Cannes2016 !

(1) 2016 promet d'excellents films dans les salles. Après tout, le Festival est d'abord là pour présenter les films en avant-première afin d'en assurer une meilleure distribution lorsque le temps sera venu. De ce point de vue, le contrat est rempli.

(2) le jury de le compétition officielle a une nouvelle fois joué à déjouer les pronostics. La presse de ce matin abondait de commentaires de critiques exprimant leur frustration que les films préférés du public de Cannes auraient été oubliés du palmarès. Quel public ? Celui qui manifeste bruyamment? Ou la masse des silencieux qui attendent une expérience unique de cinéma lors la lumière s'éteint ? Je ne prétends pas avoir vu tous les films de la sélection officielle. J'en ai vu un tiers (que je vais compléter très rapidement avec ceux qui sont déjà projetés dans les salles). Mais, de ce que j'en ai vu, le jury a fait un vrai choix, le même que beaucoup d'autre jurys ont fait avant lui, n'en déplaise à ceux qui ont d'autres attentes en allant au cinéma. C'est le choix de l'émotion, comme synthèse de la diversité des avis de ses membres. L'émotion qui prend aux tripes lorsqu'un réalisateur comme Ken Loach s'en empare. Non, La Palme d'Or I, Daniel Blake n'est pas un film qui révolutionne le cinéma, mais il est indéniablement plus chargé en émotion et que la plupart des autres films de cette sélection, et accessoirement que le précédent opus de Monsieur Loach. Je l'avais placé très haut dans mes propres évaluations. Je lui avais quand même préféré le prix du Jury, le film Baccalauréat du Roumain Cristian Mungiu, que j'avais trouvé plus complet que I, Daniel Blake.

(3) Dans les sections parallèles, la Semaine de la Critique a été décevante. Tellement décevante que 6 des 7 films ont reçu un prix par des jurys variés. Cela pourrait être un signe de qualité, mais il faut savoir que ces prix sont réservés aux 7 films de la sélection. Donc un palmarès trop panaché est forcément suspect.

La sélection Un Certain Regard a offert comme d'habitude son lot de diversité. Le film The Happiest Day in the Life of Olli Mäki, qui a reçu le prix le plus prestigueux m'a laissé pantois, mais les autres films préférés du jury d'un Certain Regard sont conformes à mon propre classement, ce qui me ravit.

Enfin, j'ai trouvé que la sélection 2016 de la Quinzaine des Réalisateurs était un très grand cru. Elle a révélé de vrais petits bijoux. Certains n'ont pas pu être distingués par un prix, tant le niveau de la "compétition" était élevé. Ils devraient réjouir les cinéphiles à leur sortie en salles. Mais je ne devrais pas parler de compétition parce que la Quinzaine des Réalisateurs se targue de ne pas être une sélection compétitive...

La soixante-neuvième édition du festival de Cannes est donc terminée. En route pour la soixante-dixième ! ;-)

Tags : bilan, palmarès, cannes 2016
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#Posté le lundi 23 mai 2016 21:54

Modifié le lundi 23 mai 2016 23:06

Tous les prix décernés à #Cannes2016

Tous les prix décernés à #Cannes2016Prix de la sélection officielle en compétition

Longs métrages

Palme d'Or
I, Daniel Blake / Moi, Daniel Blake de Ken Loach (UK)

Grand Prix
Juste la Fin du Monde de Xavier Dolan (Canada)

Prix de la Mise en Scène (ex-aequo)
Baccalauréat / Graduation de Cristian Mungiu (Roumanie)
Personal Shopper de Olivier Assayas (France)

Prix du Jury
American Honey d'Andrea Arnold (USA)

Prix du Scénario
Asghar Farhadi pour Le Client d'Asghar Farhadi (Iran)

Prix d'Interprétation féminine
Jaclyn Jose dans Ma'Rosa de Brillante Mendoza (Philippines)

Prix d'Interprétation masculine
Shahab Hosseini dans Le Client d'Asghar Farhadi (Iran)

Prix Vulcain de l'Artiste-Technicien, décerné par la C.S.T.
Seong-Hie Ryu Dans Mademoiselle de Chan-Wook Park (Corée du Sud)

Tous les prix décernés à #Cannes2016
Courts métrages

Palme d'or du court métrage
Timecode de Juanjo Gimenez (Espagne)

Mention spéciale
La fille qui dansait avec le diable de João Paulo Miranda Maria (Brésil)



Tous les prix décernés à #Cannes2016Prix de la sélection Un Certain Regard

Prix Un Certain Regard
The Happiest Day in the Life of Olli Mäki (Finlande)

Prix du Jury
Fuchi Mi Tatsu / Harmonium de Kôji fukada (Japon)

Prix de la mise en scène
Captain Fantastic de Matt Ross (USA)

Prix du Meilleur Scénario
Delphine Coulin & Muriel Coulin dans Voir du Pays / The Stopover de Delphine Couline et Muriel Coulin (France)

Prix spécial Un Certain Regard
La Tortue Rouge / The Red Turtle de Michael Dudok De Wit (Pays-Bas)


Tous les prix décernés à #Cannes2016Prix de la Semaine de la Critique

Longs métrages

Grand Prix Nespresso
Les Mimosas / Las Mimosas de Oliver Laxe (Espagne)

Prix Révélation France 4
Albüm / The cliff Shore de Mehmet Can Mertoğlu (Turquie)

Prix SACD
Diamond Island de Davy Chou (Cambodge)

Grand Rail d'Or
Tramontane de Vatche Boulghourjian (Liban)

Prix Fondation Gan pour le Cinéma
One Week and a Day / Shavua Ve Yom d'Asaph Polonsky (Israël)


Courts métrages

Découverte Leica Cine du court métrage :
Prenjak de Wregas BhanutejaPrix

Prix Canal+ du court métrage
L'Enfance d'un Chef d'Antoine de Bary (France)


Tous les prix décernés à #Cannes2016Prix décernés aux films de la Quinzaine des Réalisateurs

Longs métrages

Prix SACD
L'effet Aquatique de Solveig Anspach (France)

mention du Prix SACD
Divines de Houda Benyamina (France)

Prix Art Cinema Award
Wolf and Sheep de Shahrbanoo Sadat (Afghanistan)

Prix Label Europa Cinemas
Mercenaire de Sacha Wolff (France)


Courts métrages

Prix Illy du court métrage
Chasse royale de Lise Asoka et Romane Gueret

Prix Illy du court métrage / Mention spéciale
Zvir / The Beast de Miroslav Sikavica


Prix destinés aux films de toutes les sélections :
Tous les prix décernés à #Cannes2016
Caméra d'Or
Divines de Houda Benyamina (France)


Prix du Jury ½cuménique
Juste la Fin du Monde de Xavier Dolan

Prix du Jury ½cuménique, Mentions Spéciales
I, Daniel Blake / Moi, Daniel Blake de Ken Loach (UK)
American Honey d'Andrea Arnold (USA)


Prix François Chalais
le Disciple / Uchenik / The Student de Kirill Serebrennikov (Russie)


Prix Fipresci de la critique internationale :

* parmi les films en compétition
Toni Erdmann de Maren Ade (Allemagne)

* parmi les films de la sélection Un Certain Regard
Chiens / Dogs / Caini de Bogdan Mirica (Roumanie)

* parmi les sections parallèles
Grave de Julia Ducournau (Semaine de la Critique, France)


Queer Palm du Long Métrage
Les vies de Thérèse de Sébastien Lifshitz (Quinzaine des Réalisateurs, France)

Queer Palm du court métrage
Gabber lover d'Anna Cazenave-Cambet


Oeil d'Or, récomposant le meilleur documentaire
Cinema Novo d'Eryk Rocha (Brésil)


Prix Cannes Soundrack

Meilleure Musique de Film Originale
Le compositeur Cliff Martinez pour The Neon Demon de Nicolas Winding Refn (USA)

Meilleure Musique Synchronisée
Bruno Dumont pour son utilisation d'un morceau de Guillaume Lekeu dans Ma Loute de Bruno Dumont (France)


Palm Dog
Marvin, bouledogue dans Paterson de Jim Jarmusch (Compétition Officielle, USA)

Grand Prix Palm Dog
Le dalmatien dans In Bed with Victoria de Justine Triet (Semaine de la Critique, France)
Tags : Prix, palmarès, cannes 2016, un Certain Regard, Quinzaine des réalisateurs, Semaine de la critique, compétition officielle, cinéma, Cinéphile
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#Posté le lundi 23 mai 2016 17:46

Modifié le lundi 23 mai 2016 19:53

Tous les films que j'ai vus à #Cannes2016, par ordre de préférence

J'ai récapitulé ci dessous les 43 séances auxquelles j'ai assisté à Cannes 2016, en fonction des notes que j'ai mises, par ordre décroissant.

Un clic sur le nom du film redirige automatiquement vers la page où j'ai mis mon appréciation.

Baccalauréat / Graduation de Cristian Mungiu (compétition officielle, Roumanie)
Folles de joie / La Pazza Gioia de Paolo Virzì (Quinzaine des Réalisateurs, Italie)
I, Daniel Blake / Moi, Daniel Blake de Ken Loach (Compétition Officielle, UK)
Tour de France / French Tour de Rachid DjaÏdani (Quinzaine des Réalisateurs, France)
La Tortue Rouge / The Red Turtle de Michael Dudok De Wit (Un Certain Regard, Pays-Bas)
Mercenaire de Sacha Wolff (Quinzaine des Réalisateurs, France)
L'ours et les deux Amants / Two Lovers and a Bear de Kim Nguyen (Quinzaine des Réalisateurs, Canada)
Elle de Paul Verhoeven (Compétition officielle, Pays-Bas)
Sieranevada de Cristi Puiu (Compétition Officielle, Roumanie)
Mal de Pierres de Nicole Garcia (Compétition Officielle, France)
Fiore / Fleur de Claudio Giovannesi (Quinzaine des Réalisateurs, Italie)
Albüm / The cliff Shore de Mehmet Can Mertoğlu (Semaine de la Critique, Turquie)
Fuchi Mi Tatsu de Kôji fukada (Un certain Regard, Japon)
Paterson de Jim Jarmusch (Compétition Officielle, USA)
Apprentice / L'apprenti de Boo Junfeng (Un Certain Regard, Singapour)
One Week and a Day / Shavua Ve Yom d'Asaph Polonsky (Semaine de la Critique, Israël)
Inversion / Varoonegi de Behnam Behzadi (Un Certain Regard, Iran)
Chiens / Dogs / Caini de Bogdan Mirica (Un Certain Regard, Roumanie)
Clash de Mohamed Diab (Un Certain Regard, Egypte)
le Disciple / Uchenik / The Student de Kirill Serebrennikov (un Certain Regard, Russie)
Ma Vie de Courgette de Claude Barras (Quinzaine des Réalisateurs, France/Suisse)
La Longue Nuit de Francisco Sanctis / La Larga Noche De Francisco Sanctis de Francisco Márquez et Andrea Testa (Un Certain Regard, Argentine)
Risk de Laura Poitras (Quinzaine des Réalisateurs, USA)
Grave de Julia Ducournau (Semaine de la Critique, France)
Diamond Island de Davy Chou (Semaine de la Critique, Cambodge)
Wolf and Sheep de Shahrbanoo Sadat (Quinzaine des Réalisateurs, Afghanistan)
The Last Face de Sean Penn (Compétition Officielle, USA)
A Yellow Bird de K. Rajagopal (semaine de la Critique, Singapour)
Comancheria / Hell or High Water de David Mackenzie (Un Certain Regard, USA)
Fais de Beaux Rêves / Fai Bei Sogni de Marco Bellocchio (Quinzaine des Réalisateurs, Italie)
Neruda de Pablo Lorain (Quinzaine des Réalisateurs, Chili)
Tramontane de Vatche Boulghourjian (Semaine de la Critique, Liban)
Par delà les Collines et les Montagnes / Beyond The Mountains and Hills de Eran Kolirin (Un Certain Regard, Israël)
Hissein Habré, une tragédie tchadienne de Mahamat-Saleh Haroun (sélection officielle, hors compétition, Tchad)
Personal Shopper de Olivier Assayas (Compétition Officielle, France)
Rester Vertical de Alain Guiraudie (Compétition Officielle, France)
The Happiest Day in the Life of Olli Mäki (Un Certain Regard, Finlande)
Voir du Pays / The Stopover de Delphine Couline et Muriel Coulin (Un Certain Regard, France)
Les Mimosas / Las Mimosas de Oliver Laxe (Semaine de la Critique, Espagne)
Périclès / Pericle Il Nero / Pericles le Noir de Stefano Mordini (Un Certain Regard, Italie)
The Transfiguration de Michael O'Shea (Un Certain Regard, USA)

Courts métrages de la Sélection Officielle
Courts-métrages 2 de la Semaine de la Critique
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#Posté le lundi 23 mai 2016 11:54

Modifié le lundi 23 mai 2016 16:26

Dimanche 22 mai #Cannes2016, les films

Dimanche 22 mai #Cannes2016, les films9h00 Paterson de Jim Jarmusch (Compétition Officielle, USA)
Durée = 1:53
Avec Adam Driver, Golshifteh Farahani, Kara Hayward...

Paterson vit à Paterson, New Jersey. Il est chauffeur de bus. Il forme un couple avec Laura, une jeune artiste, adepte des mélanges de couleurs blanc et noir et des cupcakes. Lorsqu'il a du temps, Paterson rédige des poèmes dans son carnet secret. Les sorties du chien contribuent à la routine quotidienne.

Je dois avouer que je n'ai pas été particulièrement sensible à la musicalité des poèmes sans vers qui rythment le cours du film. A l'exception des scènes finales, qui rachètent un peu le film, la vie très ordinaire des protagonistes ne m'a pas émue. Malgré ces réserves, Paterson reste un divertissement au dessus de la moyenne. Et le craquant bouledogue Marvin mérite amplement sa Palme Dog.

Ma note = 15/20


Dimanche 22 mai #Cannes2016, les films11h15 I, Daniel Blake / Moi, Daniel Blake de Ken Loach (Compétition Officielle, UK)
Durée = 1:40
Avec Dave Johns, Hayley Squires

Daniel Blake, un menuisier veuf de 59 ans, se rend aux services sociaux britanniques pour obtenir une aide. Son médecin généraliste lui interdit de travailler en raison de graves problèmes cardiaques. Mais le service social fait une analyse différente. En attendant d'obtenir une éventuelle révision de cette décision, Daniel Blake est contraint de démontrer aux services du chômage britannique qu'il est actif dans sa recherche d'un emploi, sous peine de perdre toute allocation. En parallèle, il vient en aide à une femme démunie, mère de deux jeunes enfants.

Une nouvelle fois, Ken Loach dénonce les inégalités dans son pays. Il s'est prend particulièrement aux rigidités du système d'aide et pointe du doigt la fracture numérique pour ceux qui n'ont aucune habitude des ordinateurs. Je retiendrais deux scènes particulièrement poignantes, où il montre sa maîtrise dans la manière de susciter l'émotion. La première se déroule à l'aide alimentaire où il met en scène le effets de la faim; la deuxième au supermarché, où il glorifie un un acte de générosité. Mais je trouve que Ken Loach a manqué sa conclusion, lorsque son militantisme devient moralisateur. Il aurait pu couper 3 minutes de son film et I, Daniel Blake n'en serait que meilleur.

Ma note = 16.2/20


14:30 Mal de Pierres de Nicole Garcia (Compétition Officielle, France)
Durée = 2:00
Avec Marion Cotillard, Louis Garrel, Alex Brendemühl...

Dimanche 22 mai #Cannes2016, les films

Gabrielle est une jeune femme passionnée, prompte à idéaliser ce qu'elle n'a pas, plus qu'à profiter du temps présent. Amoureuse éconduite d'un professeur de lettres, elle est mariée par sa famille à un maçon de passage, mais c'est une union de raison, sans sentiments. Victime de calculs rénaux, elle est envoyée en cure thermale dans les Alpes pour être soignée. Il y rencontre un beau lieutenant très malade, dont elle tombe éperdument amoureuse.

Mal de pierres, c'est du cinéma romantique, qui mêle idéaux et grands sentiments. L'ensemble est plaisant et sera parfait pour une séance de cinéma entre amoureux. A l'exception d'une originalité dans le scénario, je ne vois pas bien ce qui pourrait donner une place au palmarès à ce film.

Ma note = 15,5/20


Dimanche 22 mai #Cannes2016, les films17:00 Personal Shopper de Olivier Assayas (Compétition Officielle, France)
Durée = 1:45
Avec Kristen Stewart, Lars Eidinger, Sigrid Bouaziz...

Maureen est une jeune américaine employée pour le renouvellement des vêtements, bijoux et accessoires d'une personnalité connue, donc empêchée dans ses déplacements publics. Cette activité lui permet de payer son séjour à Paris. Elle vient de perdre son frère jumeau, Lewis, qui avait des dons de médium. Elle aussi a des dons extralucides et espère reprendre contact avec l'esprit du disparu. De mystérieux messages SMS anonymes l'interpellent sur son téléphone. Est-ce l'esprit de son jumeau ?

Personal Shopper est un OVNI cinématographique déroutant. Assayas s'essaie au film fantastique ou au film d'horreur, on ne sait pas trop. Il parvient à en recréer l'atmosphère de manière originale. En revanche, il a choisi de s'écarter de la recette à succès des films de genre, qui consiste à poser les conditions initiales du fantastique, sans les questionner, et ensuite à dérouler un scénario qui découle de ces conditions et reste cohérent avec ces conditions. Dans Personal Shopper, trop de zones d'ombres subsistent dans l'intrigue pour que ce type d'alchimie fonctionne. Ceux que les films fantastiques rebutent risquent bien de ne pas changer d'avis et tandis que amateurs seront frustrés. Bref, un compromis moyen...

Ma note = 12/20
Tags : Paterson, daniel Blake, mal de pierres, personal shopper, palme dog
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#Posté le dimanche 22 mai 2016 21:49 via Skyrock iPhone

N 43°39.681 E 7°9.8770000002

Modifié le dimanche 22 mai 2016 23:28

dimanche 22 mai #Cannes2016, premier aperçu des films

Je n'aurai pas le temps de publier mes avis complets sur les films du jour avant l'annonce du palmarès officiel. Pour éviter d'être influencé par les jurys, je publie d'abord mes notes. Le complément des commentaires suivra ce soir ou demain matin.

9h00 Paterson de Jim Jarmusch (Compétition Officielle, USA)
Durée = 1:53
Avec Adam Driver, Golshifteh Farahani, Kara Hayward...

Ma note = 15/20


11h15 I, Daniel Blake / Moi, Daniel Blake de Ken Loach (Compétition Officielle, UK)
Durée = 1:40
Avec Dave Johns, Hayley Squires

Ma note = 16,2/20


14:30 Mal de Pierres de Nicole Garcia (Compétition Officielle, France)
Durée = 2:00
Avec Marion Cotillard, Louis Garrel, Alex Brendemühl...

Ma note = 15,5/20


17:00 Personal Shopper de Olivier Assayas (Compétition Officielle, France)
Durée = 1:45
Avec Kristen Stewart, Lars Eidinger,
Sigrid Bouaziz...

Ma note = 12/20
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#Posté le dimanche 22 mai 2016 14:12 via Skyrock iPhone

N 43°33.006 E 7°1.0399999998

Modifié le dimanche 22 mai 2016 18:45

Samedi 21 mai #Cannes2016, les films

Samedi 21 mai #Cannes2016, les films8h30 Elle de Paul Verhoeven (Compétition officielle, Pays-Bas)
Durée = 2:10
Avec Isabelle Huppert, Laurent Lafitte, Virginie Efira...

Michèle est à la tête d'une entreprise de jeux vidéos qu'elle gère avec poigne. Sa vie personnelle est à l'image de sa vie professionnelle, en blanc ou noir. Elle tient en haute estime ceux qui manient la force et l'intimidation, ceux qui donnent des coups et ceux qui en rendent. Un jour, elle est agressée elle par un individu cagoulé, entré chez elle par effraction. Qui est cet homme qui lui en veut autant?

Elle est un thriller qui met mal à l'aide. Le personnage sarcastique de Michèle est sans doute un peu extrême mais assez crédible. Le jeu sadomasochiste entre le persécutant et le persécuté, avec des rôles qui parfois s'échangent est bien construit. Isabelle Huppert est parfaitement à l'aise dans son personnage. Pourquoi pas un prix d'interprétation pour elle ?

Ma note = 16/20


11h30 Courts métrages de la Sélection Officielle.

La Laine sur le Dos de Lotfi Achour (Tunisie)
Durée = 0:15
En plein désert, un grand père et son petit fils sont arrêtés par deux policiers qui leur extorquent un mouton. Bien fait.
Ma note = 14,5/20

Dreamlands de Sara Dunlop (UK)
Durée = 0:14
Une virée sexuelle mettant en scène quatre adolescents avides de découverte. Mais est-ce vraiment ce qu'ils recherchent? Mise en scène très conventionnelle.
Ma note = 12,5/20

Samedi 21 mai #Cannes2016, les films
Timecode de Juanjo Gimenez (Espagne)
Durée = 0:15
Un gardien et une gardienne de parking sous-terrain communiquent l'un avec l'autre par la danse en s'enregistrant sur les bandes des caméras de surveillance. Un petit bijou de poésie et d'humour.
Ma note = 17/20

Après Suzanne de Félix Moati (France)
Durée = 0:15
Après le départ de sa copine Suzanne, un jeune homme éprouve des difficultés à s'engager à nouveau dans une relation. Film bien fait, bien interprété. Sans plus.
Ma note = 14/20
Samedi 21 mai #Cannes2016, les films
Imago de Raymund Ribay Gutierrez (Philippines)
Durée = 0 :15
Pour 2000 pesos, ils mettent en bière les corps des défunts ou prétendent qu'ils le font. Bien construit, atmosphère bien rendue.
Ma note = 16/20

La Jeune Fille qui Dansait avec le Diable de João Paulo Miranda Maria (Brésil)
Durée = 0:14
Une jeune fille interprète des chansons religieuses pour un prédicateur de rue intégriste. L'insouciance de la jeunesse reprend le dessus et elle s'écarte des principes moralisateurs. Elle est punie. Ouais, bof...
Ma note = 12/20

Baston sur une plage suédoise !!/ Fight a Swedish Beach !! de Simon Vahlne (Suède)
Durée = 0:14
Une bande d'ados profèrent des slogans et des insultes. Un père de famille intervient et la plage devient une scène de bagarre. Film très correct.
Ma note = 14/20

4:15 P.M. la Fin du Monde de Catalin Rotaru, Gabi Virginia Sarga (Roumanie)
Durée = 0:15
Un autostoppeur monte dans une camionnette. Il dit s'appeler Jésus Christ et connaît beaucoup de détails secrets de la vie du conducteur. Court métrage bien ficelé, mais ne transmet pas assez l'émotion.
Ma note = 13,5/20

Le Silence de Farnoosh Samadi, Ali Asgari (Italie)
Durée = 0:15
Une petite fille sert d'interprète pour sa mère étrangère chez le médecin, qui doit lui annoncer une mauvaise nouvelle. Film bien réalisé et équilibré.
Ma note =15/20Samedi 21 mai #Cannes2016, les films

Madre / mère de Simón Masa Soto (colombie)
Durée = 0:14
A l'occasion d'un casting, une jeune fille de 18 ans découvre l'argent facile par le biais de l'univers du porno. Elle en ressort perturbée. Film très réussi, avec une vraie charge émotionnelle.
Ma note = 17,5/20




Je précise que les appréciations de tous les films qui suivent dans cette page ont été publiées après la révélation de distinctions reçues par chacun d'eux, donc j'ai pu être influencé par le choix des jurys.

Samedi 21 mai #Cannes2016, les films15h00 Mercenaire de Sacha Wolff (Quinzaine des Réalisateurs, France)
Durée = 1:52
Avec Iliana Zabeth, Laurent Pakihivatau, Mikaele Tuugahala

Tout juste sorti de l'adolescence où il était battu par son père, Soane, un jeune Wallisien de 120kg, est repéré par un mafieux, Abraham, pour ses qualités de rugbyman. Il part pour le sud de la France, rejoindre un club, laissant son jeune frère soumis aux accès de violence du père. L'accueil sportif dans la métropole est d'abord mitigé, mais Soane ne tarde pas à montrer son potentiel.

Mercenaire nous emmène à Wallis et Futuna et dans le monde de l'ovalie, deux bonnes raisons pour un dépaysement assuré. Les interprètes sont très crédibles. L'intrigue est bien construite. Oui, c'est bien un des meilleurs films de cette Quinzaine des Réalisateurs 2016.

Ma note = 16/20

Ce long métrage était précédé du court métrage
Cassandre de Joeffrey Renambatz (Quinzaine des Réalisateurs, France)
Durée = 0 :22
Une petite fille part en forêt disperser les cendres d'un parent, mais se perd sur le chemin du retour.
Elle est diabétique et sa réserve d'insuline est limitée.
Ma note = 14/20


Samedi 21 mai #Cannes2016, les films18h30 Wolf and Sheep de Shahrbanoo Sadat (Quinzaine des Réalisateurs, Afghanistan)
Durée = 1:26
Avec Sediqa Rasuli, Qodratollah Qadiri, Ali Khan Ataee

Par manque de temps, je recopie le synopsis donné par le guide de la Quinzaine des Réalisateurs. Dans une région éloignée d'Afghanistan, les gens croient dur comme fer aux histoires qu'ils inventent pour expliquer les mystères du monde. La montagne appartient aux enfants bergers. Bien que les adultes ne les surveillent pas, ils suivent les règles, la principale étant que garçons et filles ne doivent pas être ensemble. Les garçons s'entraînent à la fronde avec l'espoir d'effrayer les loups, les filles fument en secret et jouent à se marier. Elles se moquent et tiennent à l'écart Sediqa, 11 ans, qu'elles tiennent pour maudite. Qodrat, 11 ans, devient lui aussi le sujet des commérages quand sa mère se remarie avec un homme âgé qui a déjà deux épouses. Et un jour, il rencontre Sediqa...

Les paysages sont superbes. La direction des très jeunes acteurs est remarquable. Par contre la narration n'est pas conventionnelle. A refuser d'être explicite, Shahrbanoo Sadat ne nous aide à pas à saisir le fond de son message dans la durée du film. Le cinéma afghan est si rare qu'il mérite d'être aidé dans sa diffusion par des prix, d'autant que Wolf and Sheep est de très bonne facture, mais pas parmi mes préférés de la Quinzaine des Réalisateurs 2016

Ma note = 13.5/20

Ce long métrage était précédé du court métrage
Chasse Royale, de Lise Akoka et Romane Gueret
Durée = 0:28
Une jeune adolescente effrontée issue d'une famille à faibles revenus concourt pour un casting de film. Interprétation convaincante.
Ma note = 15/20
Tags : Elle, Wolf and sheep, mercenaire, Court Métrage, Cannes 2016
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#Posté le samedi 21 mai 2016 22:09 via Skyrock iPhone

N 43°39.676999998 E 7°9.8680000002

Modifié le dimanche 22 mai 2016 11:02

Vendredi 20 mai #Cannes2016, les films

Vendredi 20 mai #Cannes2016, les films8h30 The Last Face de Sean Penn (Compétition Officielle, USA)
Durée = 2:11
Avec Charlize Theron, Javier Bardem,...

C'est l'histoire de deux praticiens urgentistes de Médecins du Monde. Leurs destins se sont croisés en Afrique, où la guerre civile fait de nombreuses victimes civiles. Wren Petersen est la fille d'un dignitaire de l'association, mais se retrouve embarquée sur le terrain à l'occasion d'une visite mouvementée au Libéria. Miquel Leon, lui, parcourt le monde pour porter assistance aux blessés de guerre. Ils tombent amoureux. Mais leur amour est mis à l'épreuve de la confrontation des deux visions du rôle des ONG, l'une pour laquelle chaque vie sauvée est une victoire, l'autre selon laquelle les actions individuelles deviennent dérisoires devant la masse des victimes, et partisan d'actions plus politiques pour faire réagir la communauté internationale.

On n'est pas surpris de retrouver Senn Pean filmant l'Afrique et portant un message militant. Dommage qu'il laisse trop place à une narration hollywoodienne trop appuyée (parfois maladroitement d'ailleurs), quand un regard suffirait pour transmettre le même message. Pourtant, The Last Face ne devrait pas de mal à trouver son public parmi les blockbusters du samedi soir. Il a néanmoins très peu de chances de figurer au palmarès de Cannes 2016.

Ma note = 13,5/20


Vendredi 20 mai #Cannes2016, les films11h30 La Longue Nuit de Francisco Sanctis / La Larga Noche De Francisco Sanctis de Francisco Márquez et Andrea Testa (Un Certain Regard, Argentine)
Durée = 1:22
Concourt pour la Caméra d'Or

A Buenos Aires en 1977, en pleine dictature militaire, Francisco est un père de famille discret, fonctionnaire et poète à ses heures. Il retrouve une ancienne camarade d'université, Elena, avec qui il se souvient de s'être engagé dans des activités politiques. Malgré lui, il se trouve embarqué dans une mystérieuse mission de résistance contre le régime pour empêcher un kidnapping.

L'atmosphère d'oppression est très bien rendue. Les réalisateurs nous tiennent en haleine, dans l'attente d'une chute finale... Mais le film est court. On aurait aimé qu'il dure 3 minutes de plus pour ne pas rester sur sa faim à ce point.

Ma note = 14/20


Vendredi 20 mai #Cannes2016, les films14h00 La Tortue Rouge / The Red Turtle de Michael Dudok De Wit (Un Certain Regard, Pays-Bas)
Durée = 1:23
Concourt pour la Caméra d'Or

Un naufragé échoue sur une île déserte. Dans ce milieu inconnu, il apprend à survivre et à cohabiter avec les espèces animales indigènes. La rencontre avec une créature des mers, une tortue géante rouge, lui permet de vivre à nouveau pleinement son humanité.

La Tortue Rouge est un beau conte philosophique. Bien que première ½uvre de Michael Dudok De Wit, ce film d'animation fait déjà penser aux chefs d'½uvre du maître Miyazaki. C'est un long métrage sans paroles, mais la qualité de la bande son mérite d'être signalée. Au bilan, c'est mon film préféré parmi ceux que j'ai vus dans la Sélection Un Certain Regard.

Ma note = 16/20
Tags : Last Face, Tortue Rouge, Francisco Sanctis, Cinéma, Cannes 2016
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#Posté le vendredi 20 mai 2016 18:43 via Skyrock iPhone

Modifié le vendredi 20 mai 2016 19:55

Jeudi 19 mai #Cannes2016, les films

Jeudi 19 mai #Cannes2016, les films8h30 Baccalauréat / Graduation de Cristian Mungiu (compétition officielle, Roumanie)
Durée = 2:07
Avec Adrian Titieni, Maria Dragus, Lia Bugnar

Romeo est médecin. Avec sa femme, ils ont fait le maximum pour assurer le meilleur avenir professionnel à leur fille Eliza. Elle a été admise dans une prestigieuse université britannique sous réserve d'avoir son bac. Elle est victime d'une mystérieuse tentative de viol qui l'oblige à plâtrer son bras et freine ses projets. Le médecin tente par tous les moyens d'"arranger" la situation, au prix de renoncer à certains de ces principes.

La construction de Baccalauréat est plaisante. La narration est parfaitement maîtrisée, faite de ruptures de rythme, de rebondissements et même de mystères (je ne suis pas sûr de les avoir tous décodés). La question de la corruption et de ses conséquences est traitée avec mesure. Les interprètes sont crédibles. Pour moi, Baccalauréat est un film remarquable.
Ma note = 17.5/20


Jeudi 19 mai #Cannes2016, les films11h15 The Happiest Day in the Life of Olli Mäki (Un Certain Regard, Finlande)
Durée = 1:32
avec Eero Milonoff, Oona Airola, Jarkko Lahti
Concourt pour la Caméra d'Or

1962, la Finlande est sur le point d'accueillir le premier championnat du monde de boxe de son histoire. Olli se prépare pour son plus important combat. Amoureux depuis peu, et perturbé par l'attention que la presse porte sur lui, il a du mal à se discipliner pour donner le meilleur de lui lors des entrainements et pour réduire son poids. Quelle sera l'issue du combat?

The Happiest Day in the life of Olli Mäki est un film en noir et blanc à la mise en scène plutôt conventionnelle. Peut être que les amateurs du noble art apprécieront ? Sans être ennuyé, je n'ai pas été transporté.

Ma note = 11,5/20


Jeudi 19 mai #Cannes2016, les films14h00 Périclès / Pericle Il Nero / Pericles le Noir de Stefano Mordini (Un Certain Regard, Italie)
Durée = 1:40
avec Riccardo Scamarcio, Marina Foïs, Gigio Morra, Valentina Vacca

En Belgique, Périclès est un homme de main chargé par la mafia d'intimider ceux qui se dressent devant elle et de punir les traitres. Il est orphelin et sous la prétendue protection du parrain local. Persuadé d'avoir commis un meurtre, il se cache. Sa fuite en France lui offre l'occasion de découvrir ses vraies origines.

Péricles est un film (de plus) sur la mafia, pas particulièrement original. J'ai fait ce que j'ai pu pour extraire ce qu'il pouvait y avoir d'intéressant dans cette intrigue complexe. Pas grand chose, en fait.

Ma note = 9/20


Jeudi 19 mai #Cannes2016, les films18h00 Risk de Laura Poitras (Quinzaine des Réalisateurs, USA)
Durée = 1:32

Risk raconte l'odyssée de Julian Assange et son équipe pour la transparence de l'information. Ce document a été réalisé par Laura Poitras, qui a remporté en 2015 l'oscar du documentaire pour son film sur Edward Snowden, Citizenfour.
Risk est moins réussi que Citizenfour, qui profitaient de circonstances exceptionnelles de tournage liées à l'actualité, mais reste un intéressant témoignage sur le combat de quelques lanceurs d'alertes pour la défense des principes qui leur tiennent à c½ur.

Deux des protagonistes américains de Wikileaks qui apparaissent dans le film étaient présents lors de la projection à Cannes. Ils n'ont pas pu rejoindre leur pays natal depuis trois ans, de peur d'être assimilés à des espions à leur entrée sur le sol américain. En mai 2016, Julian Assange est toujours "emprisonné" depuis 4 ans en plein centre de Londres, dans l'ambassade d'Equateur qui lui a accordé l'asile politique, sans possibilité de transiter sur le sol britannique parce que toujours menacé d'extradition pour une affaire de m½urs en Suède.

Ma note = 14/20
Tags : Risk, Baccalauréat, Pericles, The Happiest Day in the Life of Olli Mäki, cinéphile, cinéma
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#Posté le jeudi 19 mai 2016 21:58

Modifié le dimanche 22 mai 2016 11:04

Jeudi 19 mai #Cannes2016, les premiers prix ont été attribués

Jeudi 19 mai #Cannes2016, les premiers prix ont été attribuésComme chaque année, c'est la semaine de la critique qui ouvre le bal des prix du festival du Cannes.
Cette année, la sélection a fait la part belle au cinéma expérimental et contemplatif.
Pas facile dans ces circonstances d'anticiper ce qui séduira les jurys : un mise en scène très créative comme dans Albüm ? une quête mystique comme dans Las Mimosas ? une atmosphère dépaysante comme dans Diamond Island ? Un revisite du film de "genre" comme dans Grave ? Du coup, les jurys ont réparti les récompenses, chacun à un film différent.

Le sélectionneur a changé récemment et vous avez sans doute compris que je préférais grandement les choix du sélectionneur précédent.

Mon film préféré Albüm du Turc Mehmet Can Mertoglu
a eu le Prix Révélation France 4

Mon deuxième film préféré, One Week and a Day / Shavua Ve Yom d'Asaph Polonsky
a eu le Prix de la fondation Gan

Le Prix SACD été attribué à
Diamond Island

Le Grand Prix Nespresso de la Semaine de la Critique est allé à
Las Mimosas d'Oliver Laxe

Tags : Semaine de la critique, palmarès, prix, Prix Révélation France 4
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#Posté le jeudi 19 mai 2016 21:21

Modifié le jeudi 19 mai 2016 23:00

Mercredi 18 mai #Cannes2016, les films

Mercredi 18 mai #Cannes2016, les films8h45 L'ours et les deux Amants / Two Lovers and a Bear de Kim Nguyen (Quinzaine des Réalisateurs, Canada)
Durée = 1:37
Avec Dane DeHaan, Tatiana Maslany

Dans le grand Nord Canadien, Ronan et Lucy vivent une romance épanouie, jusqu'au jour où Lucy apprend qu'elle est admise en biologie. Elle doit joindre le Sud du Canada. Ronan se refuse à la suivre. Tous deux ont des comptes à régler avec leur passé et leur famille. Ils mettront leur amour à l'épreuve du temps, de l'espace et finalement des éléments.

Dans Two Lovers and a Bear, les paysages polaires sont somptueux. Kim Nguyen réussit une subtile synthèse des cultures occidentale et inuite, en teintant l'intrigue d'une symbolique particulière, quand l'homme parle aux ours. Il filme une passion amoureuse émouvante, comme remède à une crise existentielle profonde. Le plus étonnant peut-être est que même dans les situations les plus désespérées, il transforme la tentation de la déprime en une bouffée d'oxygène. A ne pas manquer

Ma note = 16/20


Mercredi 18 mai #Cannes2016, les films11h15 Inversion / Varoonegi de Behnam Behzadi (Un Certain Regard, Iran)
Durée = 1:24
avec Sahar Dolatshahi, Ali Mosaffa, Shirin Yazdanbakhsh

Niloofar, une femme de 35 ans, a soif d'indépendance et n'accepte plus que sa conduite soit dictée par les autres. Elle s'occupe de sa mère, qu'elle héberge dans l'appartement familial. Alors que la pollution de l'air de Téhéran a dépassé son seuil d'alerte, sa mère est hospitalisée pour insuffisance respiratoire. Elle doit absolument quitter la ville. Niloofar doit choisir entre suivre sa mère, comme le suggère avec insistance son frère, et écouter ses envies.


Inversion est une très belle réalisation, comme le cinéma iranien nous a habitués dans les éditions précédentes du Festival de Cannes. Le film raconte une histoire de famille traitée avec finesse et réalisme. J'aurais préféré que les personnages soient mis davantage en danger pour être complètement enthousiasmé.

Ma note = 14.5/20


Mercredi 18 mai #Cannes2016, les films15h00 Tour de France / French Tour, de Rachid DjaÏdani
Durée = 1:35
Avec Gérard Depardieu, Sadek, Rabah Naït Oufella

Far'Hook, 20 ans, est un rappeur doué. Pris dans un violent conflit de rue, il subit des menaces de mort et doit s'exiler de Paris. Il fait le tour des ports de France comme chauffeur pour Serge, amateur de peinture, qui a choisi de partir sur les traces du peintre Vernet. Serge, la soixantaine, est un banlieusard, comme Far'Hook, mais ne partage les valeurs des rappeurs.

Tour de France, c'est la rencontre de deux mondes que tout oppose. Difficile de rester insensible à ce choc de générations. Le personnage de Serge est magistralement interprété par Depardieu, mais son jeune interlocuteur n'est pas en reste. Ce film est un de mes coups de c½ur de la Quinzaine 2016.

La note =16.2/20


17h00 A Yellow Bird de K. Rajagopal (semaine de la Critique, Singapour)
Durée = 1:52
Concourt pour la Caméra d'Or
Avec Sivakumar Palakrishnan, Lu Huang, Seema Biswas

Mercredi 18 mai #Cannes2016, les films

A sa sortie de prison Siva, un Indien de Singapour, a perdu tous ses repères. Rejeté par sa mère et ses proches, il part à la recherche de sa femme et sa fille, dont personne ne veut révéler le domicile. Sans travail, il vient en aide à une jeune prostituée chinoise, qui accueille ses clients dans un abri de fortune. Il apprendra bientôt que sa famille lui a caché un terrible secret.

A Yellow Bird montre les bas-fonds de Singapour, loin des centres villes affriolants. Il dénonce la dureté d'une société dans laquelle les secondes chances sont refusées à ceux qui sortent du droit chemin. Ce film est d'une extrême noirceur, par les thèmes abordés, mais aussi les couleurs dominantes de la photographie. Contient-il seulement quelques lueurs d'optimisme? Je serais bien en peine de citer des scènes allant dans ce sens. C'est bien dommage.

Ma note = 13,5/20

Tags : Tour de France, Cinéma, Two lovers and a Bear, Inversion, A Yellow Bird
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#Posté le mercredi 18 mai 2016 20:08 via Skyrock iPhone

N 43°39.661999998 E 7°9.8470000002

Modifié le mercredi 18 mai 2016 21:55

Mardi 17 mai #Cannes 2016, les films

Mardi 17 mai #Cannes 2016, les films 8h35 Fiore / Fleur de Claudio Giovannesi (quinzaine des Réalisateurs, Italie)
Durée = 1h45
Avec Valerio Mastandrea, Daphne Scoccia, Josciua Algeri

Suite à des vols avec violence, Daphné est emprisonnée dans un centre de détention pour mineurs. Elle y tombe amoureuse d'un autre jeune détenu, Josh. Mais hommes et femmes n'ont pas le droit de parler entre eux et les contacts physiques sont prohibés. Comment nouer une relation dans ces conditions ?

Fiore est un film d'adolescents original par les conditions dans lesquelles il se déroule. L'histoire de Daphné sonne juste et la mise en scène est de bonne facture. Il manque peut-être à Fiore la scène d'émotion magique, qui emporte l'adhésion à coup sûr. Elle semblait pourtant à la portée de Giovannesi. Ce film reste un excellent divertissement quand même.

Ma note = 15.5/20


Mardi 17 mai #Cannes 2016, les films11h00 Voir du Pays / The Stopover de Delphine Couline et Muriel Coulin (Un Certain Regard, France)
Durée = 1:42
Avec Soko, Ariane Labed, Ginger Roman

Un groupe de militaires, dont deux femmes prénommées Marine et Aurore, reviennent du front en Afghanistan. Ils sont envoyés dans un hôtel de luxe à Chypre pour décompresser, avant de retourner dans leurs familles. Thérapies de groupe alternent avec thérapies individuelles. Les langues se délient, les blessures enfouies remontent à ma surface, mettant en danger la cohésion du groupe.

Voir du Pays, c'est une fiction qui aborde la question du syndrome post traumatique. Honnête, mais trop prévisible pour rentrer dans ma liste des films préférés.

Ma note = 11/20


14h15 Courts-métrages 2 de la Semaine de la Critique

Limbo de Konstantina Kotzaman (Grèce)Mardi 17 mai #Cannes 2016, les films
Durée = 0:30
Des enfants trouvent une baleine sur une plage. Cinéma onirique, plutôt déroutant, mais avec une vraie signature esthétique et un magnifique travail sur les images. Je ne suis pas sûr d'avoir compris ce que le metteur en scène voulait dire, mais c'est très beau!
Ma note = 15/20

L'enfance d'Un Chef d'Antoine de Bray (France)
Durée = 0:15
Parcours initiatique d'un ado qui quitte le domicile familial pour gagner son indépendance. Moyen.
Ma note = 13/20

Ascensão / Ascension de Pedro Peralta (Portugal)
Durée = 0:18
Tel Lazare, un homme évanoui reprend connaissance au milieu de sa communauté. Une seule scène en noir et blanc et sans paroles. Lunaire. Pas ma tasse de thé.
Ma note = 10/20

Superbia de Mica Tóth (Hungary)Mardi 17 mai #Cannes 2016, les films
Durée = 0:16
Orgie sexuelle et onirique en images de synthèse. Un délire Indescriptible et original.
Ma note = 12/20

Arnie de Rina B. Tsou (Taïwan, Philippines)
Durée = 0:24
Sur un bateau de pêche, un employé philippin attend de se marier. Il se découvre cocu. Il est victime de mauvais traitements par son employeur. Traitement juste mais classique.
Ma note = 14.5/20


17h00 Tramontane, de Vatche Boulghourjian (Semaine de la Critique, Liban)
Durée = 1:45
Avec Barakat Jabbour, Julia Kassar, Michel Adabaschi, Toufic Barakat...
Concourt pour la Caméra d'Or

Mardi 17 mai #Cannes 2016, les films

Rabih est un jeune chanteur aveugle. Invité à quitter le Liban pour une tournée en Europe, il fait une demande de passeport. A cette occasion, il découvre que les papiers qu'il utilise depuis toujours sont des faux. Tout semble indiquer qu'il n'est pas le fils biologique des sa mère. Dès lors, il n'aura de cesse que de rechercher sa vraie identité, de remuer des souvenirs que beaucoup aurait voulu garder enfouis.

Au travers du personnage de Rabih, Vatche Boulghourjian traite de la difficulté pour le Liban de se confronter à son histoire. L'interprète principal est très crédible car mal-voyant lui-même. Mais, à vouloir rester mesuré dans son propos, le réalisateur donne l'impression de limiter les prises de risques. J'ai attendu jusqu'à la fin les rebondissements qui pouvaient éclairer le passé Rabih. Je ne les ai eus que partiellement. Tout ça pour ça ?

Ma note = 12,5/20
Tags : courts métrages, Cannes 2016, Semaine de la critique, Fiora, Voir du Pays, Tramontane
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#Posté le mardi 17 mai 2016 20:31

Modifié le mardi 17 mai 2016 21:30

Mardi 17 mai #Cannes 2016, tapis rouge

Mardi 17 mai #Cannes 2016, tapis rouge

Aussi luxueux que cela puisse paraître,l'organisation du Festival de Cannes change les moquettes tous les jours!

Tout doit être impeccable pour de la montée des stars
... et les cinéphiles en profitent aussi.

Bon, pas trop quand même!
Les photos et autres selfees sont interdites lors de la montée des marches au l'auditorium Lumière.
Dans les autres salles, chers amis cinéphiles, pensez à ceux qui sont derrière vous et que vous pourriez empêcher de profiter du film, si vous retardez la file sur les marches. Les films commencent à l'heure, que la salle soit pleine ou pas...
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#Posté le mardi 17 mai 2016 20:30

Modifié le mardi 17 mai 2016 21:43

Lundi 16 mai #Cannes2016, les films

8h30 One Week and a Day / Shavua Ve Yom d'Asaph Polonsky (Semaine de la Critique, Israël)
Durée = 1:38
Avec Shai Avivi, Evgenia Dodina, Uri Gavriel...
Concourt pour la Caméra d'Or

Lundi 16 mai #Cannes2016, les films

Un couple termine tout juste la semaine de deuil, qui, conformément aux traditions juives, suit l'annonce de la mort leur fils Ronnie, qui vient de s'éteindre dans une clinique de soins palliatifs. Le père, Eyal, devient irritable, et prend à parti ses voisins. La mère Vicky, enseignante, fait mine de reprendre une vie normale.

Cette comédie traite des façons de combler la disparition d'un être cher. La mise en scène de la première partie m'a laissé sur ma faim, cédant trop à la facilité à mon goût. Toutefois, peu à peu, la mayonnaise prend, et certaines scènes livrent de vrais grands moments de sensibilité. Au final, Asaph Polonsky réussit à divertir avec un sujet grave. On pourra sereinement voir One Week and a Day un samedi soir avec des amis sans avoir l'impression de plomber l'ambiance.

Ma note = 14,5/20


Lundi 16 mai #Cannes2016, les films11h15 Apprentice / L'apprenti de Boo Junfeng (Un Certain Regard, Singapour)
Avec Gerald Chew, Wan Hanafi Su, Crispian Chan
Durée = 1:55

Aiman est ancien militaire reconverti en gardien de prison. Il vient d'être admis dans une prison de très haute sécurité. Affecté à l'atelier, il ne peut s'empêcher de roder autour du quartier des condamnés à mort, qui évoque chez lui un lourd passé familial. Le bourreau va l'initier à son métier.

A partir d'une blessure atavique, Boo Junfeng propose une plongée glaçante dans l'univers carcéral du châtiment ultime. Sans manichéisme excessif, ce film se transforme en charge contre la peine capitale. Une ½uvre utile, qui pourrait faire réfléchir ses derniers partisans.

Ma note = 14,5


Lundi 16 mai #Cannes2016, les films14h00 Comancheria / Hell or High Water de David Mackenzie (Un Certain Regard, USA)
Durée = 1:42
Avec Chris Pine, Ben Foster, Jeff Bridges,...

Au Texas, deux frères braquent des banques à main armée, l'un pour le goût du risque, l'autre pour assurer le futur de sa famille. Ils sont pris en chasse par deux policiers.

Ce western moderne doit sans doute sa sélection à son insolence et au renversement des rôles avec lequel il joue (l'indien est policier, le truand est père de famille). Cela suffit-il à en faire une ½uvre majeure du cinéma? Je ne suis pas de cet avis. Un divertissement très honorable quand même.

Ma note = 13,5/20


17h00 Les Mimosas / Las Mimosas de Oliver Laxe (Semaine de la Critique, Espagne)
Durée = 1:33
Avec Ahmed Hammoud, Mohamed Shakib Ben Omar,...

Lundi 16 mai #Cannes2016, les films

Je vous retranscris le synopsis officiel, car je serais bien peine de vous le raconter!
Une caravane accompagne un cheik âgé et mourant à travers le Haut Atlas marocain. Sa dernière volonté est d'être enterré à côté de ses proches. Mais la mort n'attend pas. Les caravaniers, craignant la montagne, refusent de continuer à porter le cadavre. Said et Ahmed, deux voyous voyageant avec la caravane, disent connaître la route et qu'ils mèneront le corps à destination. Dans un monde parallèle, Shakib est désigné pour aller dans la montagne avec une mission : aider les caravaniers de fortune.

Las Mimosas, c'est essentiellement de belles images et une quête mystique. Du cinéma contemplatif. Pour cinéphiles avertis... Ce n'est pas le type cinéma qui m'enchante le plus.

Ma note = 9/20


Lundi 16 mai #Cannes2016, les films19h15 Hissein Habré, une tragédie tchadienne de Mahamat-Saleh Haroun.
Durée = 1:23

Ce documentaire est constitué d'une série d'interviews. Des victimes témoignent des tortures exercées sur commande de l'ex Président du Tchad sur son peuple.

Forcément poignant. Forcément utile. Pour l'histoire.
La mise en scène est toutefois très conventionnelle.
Le film sort à un moment particulier, puisque le verdict du procès d'Hissein Habré est attendu en mai 2016.

Ma note = 12,5/20
Tags : Hissein Habré, cannes 2016, cinéphile, Hell or High Water, Mimosas, Apprentice, One Week and a Day
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#Posté le lundi 16 mai 2016 22:09 via Skyrock iPhone

N 43°39.681 E 7°9.87

Modifié le lundi 16 mai 2016 22:46

Lundi 16 mai #Cannes2016, déjà la mi-course

A quelques jours du lancement du plus gros paquebot du monde, l'Harmony of the Seas, la baie de Cannes héberge quelques petits frères et rappelle l'intérêt touristique du Festival de Cannes pour les croisiéristes. Un bon plan ces milliers de passagers qui profitent de la Ville sans pâtir de l'absence de chambres disponibles dans les hôtels de la Côte d'Azur.

Lundi 16 mai #Cannes2016, déjà la mi-course

Aujourd'hui est le première journée où j'ai pu voir cinq films sans trop de difficultés. Les files d'attente sont encore très longues, mais certains cinéphiles ont déjà probablement renoncé, après avoir été recalés plusieurs fois.


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#Posté le lundi 16 mai 2016 22:08 via Skyrock iPhone

N 43°39.675 E 7°9.8620000002

Modifié le lundi 16 mai 2016 23:04

Dimanche 15 mai #Cannes2016, les films

Dimanche 15 mai #Cannes2016, les films8h30 Grave de Julia Ducournau (Semaine de la Critique, France)
Durée = 1:35
Avec Garance Marillier, Ella Rumpf, Rabah Nait Oufella...
Concourt pour la Caméra d'Or

Justine, comme ses parents et sa s½ur, est végétarienne. La tradition familiale est de s'engager dans des études de vétérinaires. A 16 ans, elle est parmi les premières de sa classe. Elle est admise à Véto, où elle joint sa s½ur aînée. Lors des séances de bizutage, on la force à manger de la viande crue. Elle découvre un plaisir qu'elle n'imaginait pas.

Grave est film de "genre" mais avec une touche de créativité bien française, qui l'éloigne (un peu) des séries B bien formatées d'Hollywood. Ceux qui n'aiment pas les films d'horreur détourneront le regard. Les autres ne devraient pas regretter d'être venus.

Ma note = 14//20


Dimanche 15 mai #Cannes2016, les films11h15 Chiens / Dogs / Caini de Bogdan Mirica (Un Certain Regard, Roumanie)
Durée = 1h44
avec Dragos Bucur, Gheorghe Visu, Vlad Ivanov
Concourt pour la Caméra d'Or

Roman vient d'hériter d'un immense territoire de son grand-père. Un territoire en friches. Un territoire chargé d'histoires douteuses où même la police ne se rend pas. Roman veut vendre, mais les anciens hommes de main du patron n'entendent pas le laisser faire.

Dogs est un film de cow boys du 21e siècle. La narration est plutôt lente, mais pas ennuyeuse. Le résultat est plaisant à regarder, mais pas au point de susciter les passions.
Ma note = 14.5/20


Dimanche 15 mai #Cannes2016, les films14h00 Par delà les Collines et les Montagnes / Beyond The Mountains and Hills de Eran Kolirin (Un Certain Regard, Israël)
Durée = 1:30
avec Erik Einstein. Shlomo Artzi,...

C'est histoire d'une famille israélienne en crise, dont les membres recherchent de nouveaux sens à leurs vies. Le père, démissionnaire de l'armée, cherche un nouveau métier motivant et suis des séances de coaching pour la vente. La mère, professeur, cherche en dehors du foyer familial l'affection que son mari ne lui porte plus. La fille est séduite par un Palestinien, sans se douter de ce qui l'attend.

La force du film est de parvenir à mettre du liant à des échantillons de vie disparates (pas les plus gais de la société moderne, d'ailleurs) mais aussi sa faiblesse. Il lui manque le fil conducteur chargé d'émotion propre à retourner une salle de cinéma.

Ma note = 12,5/20


17h15 Ma Vie de Courgette de Claude Barras (Quinzaine des Réalisateurs, France/Suisse)
Durée = 1:06
Concourt pour la Caméra d'Or

Dimanche 15 mai #Cannes2016, les films

A la suite de la mort de sa mère, Courgette, un petit garçon, se retrouve seul au monde. Le policier qui est chargé de l'accueillir se prend d'affection pour lui. Mais est envoyé dans un orphelinat.
Malgré quelques imperfections, ce film d'animation est parvenu a suscité l'émotion des festivaliers de tous âges. A l'applaudimètre, Ma Vie de Courgette sort vainqueur de cette première partie de la Quinzaine des Réalisateurs. C'est très mignon. Les enfants adoreront. Le scénario est juste, simple et écrit pour eux. C'est d'ailleurs la principale limite du film aussi.

Ma note = 14/20


Tags : Ma vie de Courgette, grave, dogs, cinephile
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#Posté le dimanche 15 mai 2016 21:49 via Skyrock iPhone

N 43°39.678 E 7°9.885

Modifié le dimanche 15 mai 2016 22:15

Dimanche 15 mai #Cannes2016, jour radieux

Dimanche 15 mai #Cannes2016, jour radieux Je me rends compte que je n'ai toujours pas partagé avec vous façade du Palais, parée de ses plus beaux atours de 2016. Je répare donc l'oubli. Je préférais quand même l'année où la façade était blanche avec un grand logo bleu ;-)

Aujourd'hui, j'ai vu 4 films. Je suis resté à la porte du 5e à 19h45, dans la salle du Soixantième, comme beaucoup d'autres, victimes du nombre impressionnant d'invités à cette projection.
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#Posté le dimanche 15 mai 2016 21:25 via Skyrock iPhone

N 43°39.696 E 7°9.8929999998

Modifié le dimanche 15 mai 2016 21:59

Samedi 14 mai #Cannes2016, les films

8h45 Folles de joie / La Pazza Gioia de Paolo Virzì (Quinzaine des Réalisateurs, Italie)
Durée = 1:56
Avec Valeria Bruni Tedeschi et Micaela Ramazzotti

Samedi 14 mai #Cannes2016, les films

Béatrice est bipolaire, prétendument comtesse et issue d'une famille aisée italienne. Donatella est dépressive et se remet tout juste d'une tentative de suicide. Leurs chemins se croisent dans une clinique psychiatrique réservée aux femmes. En s'entraidant, elles créent les conditions de leur reconstruction.

Les comédies sont plutôt rares à Cannes et celle-ci est très réussie. Valeria Bruni Tedeschi hérite d'un rôle de déjantée, qui lui va comme un gant. L'humour n'empêche l'émotion, qui nous prend au détour de cette histoire de femmes. Je recommande ce film à tous. Il mérite un succès en salles.

Ma note = 16,5/20

Samedi 14 mai #Cannes2016, les films

11h30 The Transfiguration de Michael O'Shea (Un Certain Regard, USA)
Durée = 1:45
avec Larry Fessenden, Danny Flaherty, Lloyd Kaufman
Concourt pour la Caméra d'Or

Moli est un jeune vampire afro-américain qui vit dans la banlieue de New York. Comme tout vampire, il a besoin de se nourrir de sang frais périodiquement. Il fait connaissance d'une jeune fille de son âge, mortelle. Mais l'amour entre un vampire et une mortelle est-il possible?

Les allusions à Twilight sont les seules raisons que j'ai pu trouver pour expliquer la présence de ce petit film indépendant dans la sélection. S'il sort dans les salles françaises (ce n'est pas gagné ;-)), inutile de courir le voir. La pizza du samedi soir risquerait de refroidir et ce serait dommage.

Ma note = 9/20



14h00 Fuchi Mi Tatsu de Kôji fukada (Un certain Regard, Japon)
avec Tadanobu Asano, Mariko Tsutsui, Taiga, Kanji Furutachi
Durée = 1:58

Samedi 14 mai #Cannes2016, les films

Toshio est responsable d'un petit atelier au Japon, à proximité son domicile où il vit avec sa femme et sa fille. Yasaka, une ancienne connaissance vient chercher du travail à sa sortie de prison. Toshio a une dette à son égard et ne peut refuser de l'accueillir. Il s'immisce peu à peu dans le foyer familial.

Le passé ressurgit, entraînant son lot de révélations, et de rebondissements. On ne peut s'empêcher de faire le parallèle avec une tragédie classique, mais filmée avec une retenue toute japonaise. On ne s'ennuie pas et c'est remarquablement bien fait.

Ma note = 15/20


Samedi 14 mai #Cannes2016, les films8h45 Neruda de Pablo Lorain (Quinzaine des Réalisateurs, Chili)
Durée = 1:47
Avec Luis Gnecco, Gael Garcia Bernal, Mercedes Morán,...

En 1948, le poète chilien Pablo Neruda Neruda est membre activiste du parti communiste. Très critique du Président en exercice, il devient l'une des plus célèbres figures de l'opposition. Le Président demande son arrestation. Poursuivi par la police, Neruda doit se cacher avec ses partisans et fuire. Il commence à écrire "Canto General" une histoire en 231 poèmes et une ode à l'Amérique latine. L'inspecteur Oscar Peluchonneau est chargé de la traque du poète.

La thèse selon laquelle les écrits ont le pouvoir de construire la mémoire collective et donc l'Histoire (avec un H majuscule) est intéressante. Mais je regrette l'usage presque systématique de la voix off tout au long de Neruda, qui perturbe la narration par les images, comme si celles-ci ne se suffisaient pas. J'ai été déçu.

Ma note = 13/20
Tags : Neruda, Folles de Joie, Cinéphile, transfiguration
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#Posté le samedi 14 mai 2016 22:25 via Skyrock iPhone

N 43°39.688999998 E 7°9.8599999998

Modifié le dimanche 15 mai 2016 22:16

Samedi 14 mai #Cannes2016, Gael Garcia Bernal

Samedi 14 mai #Cannes2016, Gael Garcia BernalAujourd'hui, j'ai ajouté quatre films à mon bilan.

L'entrée à la Quinzaine des Réalisateurs à 8h45 était une nouvelle fois tendue (salle complète) mais j'avais pris 15 minutes de marge supplémentaire ce matin, donc je suis rentré. Je conseille donc à tous les cinéphiles d'être très matinaux pour cette séance.


Au studio 13 à 18h30, l'équipe du film chilien Neruda, en sélection de la Quinzaine des Réalisateurs, nous a fait l'honneur de sa présence et a accepté de répondre aux questions des spectateurs présents.

Gael Garcia Bernal était présent et nous montré sa maîtrise de la langue de Molière. J'ai pris la photo avec l'IPhone 6 gentillement prêté par ma voisine Charlotte. Mon iPhone 4 ne tenait pas la comparaison dans un environnement à si faible lumière. Un grand merci à elle!
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#Posté le samedi 14 mai 2016 18:03 via Skyrock iPhone

N 43°33.034000002 E 7°0.1240000002

Modifié le dimanche 15 mai 2016 19:22

Vendredi 13 mai #Cannes2016, les films

11h15 le Disciple / Uchenik / The Student de Kirill Serebrennikov (un Certain Regard, Russie)
Durée = 1:59
avec Petr Skvortsov, Victoria Isakova, Julia Aug

Vendredi 13 mai #Cannes2016, les films

En Russie, Venjamin est un adolescent en marge du système scolaire. Il construit ses repères par une interprétation littérale de la Bible, qu'il lit assidûment. En conflit avec sa mère, il conteste au lycée le port du bikini dans les cours de piscines, l'information sur la contraception, la théorie de l'évolution. Sa professeur de biologie choisit de s'opposer à ses dérives, en recherchant dans la Bible les ressorts de la contre-attaque.

Le Disciple, c'est le combat de l'institution scolaire contre la montée de l'intégrisme. Le problème, c'est que ce sont là deux thèmes imbriqués et qu'on a l'impression que le réalisateur n'a pas vraiment fait son choix entre les deux. La finition s'en ressent. C'est dommage. J'ai quand même passé un bon moment.

Ma note = 14/20


16h30 Diamond Island de Davy Chou (Semaine de la Critique, Cambodge)
Durée = 1:41

Vendredi 13 mai #Cannes2016, les films

A 18 ans, Bora, rejoint les chantiers de Diamond Island, un complexe immobilier en construction, en marge de Phnom Penh. Il y rencontre d'autres jeunes ouvriers avec lesquels il sympathise. Par hasard, il croise le chemin de son frère aîné, Solei, dont il n'avait plus de nouvelles depuis 5 ans. Ce dernier le fait participer à la vie nocturne d'une classe plus huppée que la sienne.

Les images sont superbes, les jeunes interprètes excellents, le dépaysement total mais l'intrigue manque de relief. Du coup, je n'ai pas été convaincu.

Ma note = 13,5/20


Vendredi 13 mai #Cannes2016, les films19h00 Rester Vertical de Alain Guiraudie (Compétition Officielle, France)
Durée = 1:40
Avec Damien Bonnard, India Hair, Raphaël Thierry...

Un scénariste erre dans les campagnes françaises, en quête d'inspiration. Il s'arrête dans une ferme où il rencontre une jeune mère de deux enfants. Ils sympathisent, lui fait un enfant. Pourtant l'inspiration ne vient toujours pas.

Rester Vertical se mue en quête existentielle, jusqu'à prendre les attributs d'une fable burlesque. On ne peut pas reprocher à l'auteur de l'Inconnu du Lac de ne pas prendre de risque. Certaines images très crues, façon "origine du monde", portent sa signature. Le tout n'est pas inintéressant mais je dois avouer qu'Alain Guiraudie m'a perdu en cours de film.

Ma note =12/20
Tags : Rester vertical, Disciple, festival de Cannes
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#Posté le vendredi 13 mai 2016 22:40 via Skyrock iPhone

N 43°39.676999998 E 7°9.873

Modifié le dimanche 15 mai 2016 22:20

Vendredi 13 mai #Cannes2016, recalé!

Ce deuxième jour est l'occasion pour moi de rappeler que les cinéphiles comme moi ne remplissent les salles qu'après les professionnels... Autant hier s'était passé sans anicroche majeure, autant ce jour était bien un vendredi 13. Je suis d'abord resté à la porte du Théâtre Croisette à 8h45, faisant de mon lever à 6h30 un effort bien mal récompensé. Je suis aussi resté à la porte du Thêatre Debussy à 14h, tandis qu'1h30 dans la file d'attente de la Semaine de la Critique n'ont pas suffi pour éviter un moment de stress supplémentaite à la sécance de 16h30. Finalement, j'ai été accepté à l'hôtel Miramar in extremis dans les 5 derniers entrants.

La journée s'est moins mal terminée avec la séance de Rester Vertical au Théâtre de la Licorne. J'avais fait le pari osé de traverser Cannes de part en part en moins de 25 minutes. Seul vrai pari gagnant de la journée. Il faut dire qu'ils projetaient le film Demain, qui dure 1h58, depuis 17h00. Forcément, les organisateurs ne pouvaient pas être prêts à 19h00 comme prévu. Demain sera autre jour. Sera t'il moins mouvementé ?
Tags : cinephile, cannes, festival de Cannes
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#Posté le vendredi 13 mai 2016 22:38 via Skyrock iPhone

N 43°39.699 E 7°9.8899999998

Modifié le vendredi 13 mai 2016 22:55

Jeudi 12 mai à #Cannes2016, les films

Jeudi 12 mai à #Cannes2016, les films8h15 Fais de Beaux Rêves / Fai Bei Sogni de Marco Bellocchio (Quinzaine des Réalisateurs, Italie) Durée = 2:14 Avec Bérénice Béjo et Emmanuelle Devos.

Massimo a 9 neuf ans lorsque sa mère décède dans des circonstances troubles. Ses repères affectifs sont bouleversés. Il devient rebelle, remet en cause la religion, s'invente un nouveau protecteur. Trente ans après, il est devenu un journaliste expérimenté mais les blessures de son enfance continuent de hanter ses souvenirs.

Je n'ai pas lu le livre éponyme du journaliste Massimo Gramellini, mais il est facile d'imaginer que Fais de Beaux Rêves a été inspiré par le vécu de l'auteur. Le résultat est crédible, de bonne facture, embelli par la construction non linéaire du scénario. Il manque les prises de risques et les moments de magies qui permettraient à ce film de surnager parmi les meilleurs de Cannes 2016.

Ma note = 13.5/20



Jeudi 12 mai à #Cannes2016, les films11h30 Albüm / The cliff Shore de Mehmet Can Mertoğlu (Semaine de la Critique, Turquie) Durée = 1:45 Avec Şebnem Bozoklu, Murat Kılıç, Muttalip Müjdeci Candidat à la Caméra d'Or

Il est professeur d'histoire dans un lycée. Elle travaille dans un centre de collecte des impôts. Ils sont mariés mais ne peuvent pas/plus avoir d'enfant. Ils cherchent à en adopter un, mais ne veulent pas que l'information soit connue de leur entourage. ils simulent une grossesse qu'ils immortalisent dans un album photo factice.

Albüm porte bien son nom. Il consiste en une succession de courtes scènes, pratiquement toutes des plans-séquences, comme si le réalisateur avait voulu enchaîner des images animées. Le ton est décalé, critique de la société turque. La mise en scène, souvent très originale et qui repose sur une photographie bien travaillée, pourrait plaire au jury de la Caméra d'Or. Il ne manque qu'une touche d'émotion pour devenir un coup de c½ur. N'empêche que c'est une première belle surprise. A réserver aux cinéphiles quand même.

Ma note = 15/20


15h30 Sieranevada de Cristi Puiu (Compétition Officielle, Roumanie) Jeudi 12 mai à #Cannes2016, les films
Durée = 2h53
Avec Mimi Branescu, Judith State, Tatiana Lekel

Emil vient de mourir. Dans l'appartement familial, sa famille se donne rendez-vous pour lui rendre un dernier hommage lors d'un dîner. Dans l'attente de l'arrivée du prêtre orthodoxe chargé de la bénédiction, les débats s'enveniment, les langues se délient, les comptes se règlent, des secrets de famille sont mis à nus.

Après un début un peu poussif, Sieranevada révèle une intrigue bien rythmée, parfois drôle, à la manière d'une très bonne pièce de boulevard. Il mérite sa place dans la sélection officielle. Mais les protagonistes devront attendre près de 3h pour faire honneur à leur dîner. Euh... Nous aussi. Etait-ce bien nécessaire?

Ma note = 16/20


Jeudi 12 mai à #Cannes2016, les films19h45 Clash de Mohamed Diab (Un Certain Regard, Egypte) Inspiré d'un événement réel, un huis-clos étouffant.

En 2013, le Caire est en proie à de violentes émeutes. Deux journalistes, des pro-Frères musulmans et des pro-armée sont emprisonnés dans un fourgon de police. Une société egyptienne en miniature s'affronte

Mohamed Diab réussit à maintenir la tension nerveuse au plus haut pendant l'essentiel de Clash. La narration efficace n'efface pas la description de l'absurbidité d'une guerre civile, où l'on ne sait bientôt plus qui se bat pour qui et pour quoi. Un très bon divertissement.

Ma note = 14,5/20
Tags : sieranevada, Cinéphile, Album, Fais de beaux rêves
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#Posté le mercredi 11 mai 2016 18:52

Modifié le jeudi 12 mai 2016 23:42

Ses archives (389)

  • Le soixante-huitième Festival de Cannes, c'est fini... lun. 25 mai 2015
  • Au delà du palmarès officiel, tous les prix de #Cannes2015 dim. 24 mai 2015
  • Les premiers prix de la Quinzaine des Réalisateurs #Cannes2015 dim. 24 mai 2015
  • Tous les films que j'ai vus à #Cannes2015,...
    La liste ci-dessous reprend les 41 séances de...
    dim. 24 mai 2015
  • Les Prix d'Un Certain Regard, le jury a eu bon goût ! dim. 24 mai 2015
  • Dimanche 24 mai #Cannes2015, dernier film avant la cérémonie de clôture dim. 24 mai 2015
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