Skyrock.com
  • ACCUEIL
  • BLOGS
  • PROFILS
  • CHAT
  • Apps
  • Musique
  • Sources
  • Vidéos
  • Cadeaux
  • Connecte-toi
  • Crée ton blog

CinephileACannes

Photo de CinephileACannes
  • Suivre
  • Envoyer un messageMessage
  • Voir son profil
  • Plus d'actions ▼
  • Blog secret
  • Offrir un cadeau
  • Devenir VIP
  • Bloquer
  • S'abonner à mon blog
  • Choisir cet habillage

Statistiques

  • 17 255 Visites
  • 928 Kiffs
  • 155 Coms

Partage

  • Tweet
  • Amis 0

421 tags

  • ACID
  • avis
  • cannes
  • Cannes
  • cinéma
  • Cinéma
  • cinéphile
  • Cinéphile
  • courts métrages
  • critique
  • festival de Cannes
  • Festival de Cannes
  • Festival de Cannes 2013
  • film
  • palmarès
  • prix
  • Quinzaine des réalisateurs
  • Semaine de la critique
  • sélections
  • un Certain Regard

389 archives


  • Moving  to...
  • Mon bilan de #Cannes2023, 52 séances...
    Alors que l'édition 2023 du Festival de...
  • Tous les prix de #Cannes2023, les officiels et les non-officiels
  • Tous les films de #Cannes2023, par ordre...
    Je dresse ci dessous la liste des 52 séances ...

525 fans

  • marylinemercier
  • CINE-DIRECT
  • sebareau1234
  • Natou78
  • sos-handicap

486 sources

20 honneurs

  • Fans 100
  • SuperMobile
  • Fin du monde
  • Grand Chelem
“ 13 mai, il est temps de réveiller ce blog. La 76e édition du festival commence mardi prochain. Stay tuned. ” - samedi 13 mai 2023 14:07
0 kiff

L'édition 2018 du Festival de Cannes est close

L'édition 2018 du Festival de Cannes est closeLe marronnier de la fin du Festival de Cannes est de retour. On nous dit que le bilan du Festival 2018 était en dessous des attentes, et les journaux font la fine bouche. J'ai trouvé, au contraire, cette édition excellente. Le cinéma positif est de retour, vive le cinéma !

2018 était mon 25e Festival de Cannes. Le planning de la semaine s'est remarquablement déroulé, puisque j'ai presque rempli tous les créneaux disponibles avec des séances, soit 46 séances au total (une de moins qu'en 2017), au cours desquelles j'ai pu apprécier un record de 43 longs métrages.

- Dans la sélection offcielle,
Je ne pourrais pas être plus satisfait du choix du jury de Cate Blanchette, puisque le film que j'avais le mieux noté, Une Affaire de Famille / Shoplifters de Kore-Eda Hirokazu, a reçu le prix le plus prestigieux de Cannes, la Palme d'Or.

En parcourant mon blog, vous lirez que la seule fois en 46 séances où j'ai mentionné la performance d'un acteur, c'était pour Marcello Fonte dans Dogman de Matteo Garrone. Le jury de Cate Blanchette a fait la même analyse en le distinguant comme meilleur interprète.

- Dans la sélection de la Semaine de la Critique,
Mes deux films les mieux notés Sir / Monsieur de Rohena Gera et Kona fer í stríð / Woman at War de Benedikt Erlingsson ont eu le Prix fondation Gan à la Diffusion et le doublet Prix SACD et Grand Rail d'Or, respectivement.
J'ai été moins enthousiasmé par Diamantino de Gabriel Abrantes & Daniel Schmidt, le Grand Prix Nespresso. Peut-être que ne suis-je pas assez amoureux du ballon rond pour être sensible à cet OVNI ?

Mon court métrage le mieux noté Pauline Asservie de Charline Bourgeois-Tacquet a reçu le petit Rail d'Or.

- Dans la sélection Un Certain Regard,
Mon fil préféré Girl de Lukas Dhont a eu droit au prix le plus prestigieux de toutes sélections parallèles, la Caméra d'Or, qui récompense un premier film. Il convient de préciser que la Caméra d'Or peut aussi piocher dans la sélection officielle, si le meilleur premier film s'y trouve, mais ce n'est pas arrivé très souvent dans l'histoire de cette récompense. Si vous parcourez mon blog, je n'ai mentionné qu'un seul film comme candidat évident pour la Caméra d'Or, plus d'une semaine avant la fin du Festival. C'est dire si Girl était, pour moi, au dessus du lot. Le Jury de la Palm Queer en a fait son favori également, tout comme le jury Fipresci de la critique internationale, tandis que Victor Polster, l'interprète principal, a eu un Prix d'interprétation mérité dans la sélection Un Certain Regard.


- Dans la sélection de la Quinzaine des Réalisateurs,
Aucun film de cette sélection ne méritait de figurer parmi des meilleures surprises de Cannes 2018 mais deux d'entre eux feront d'excellents divertissements : la comédie En Liberté ! de Pierre Salvadori, prix SACD et le film italien Troppa Grazia de Gianni Zanasi lauréat du Prix Label Europa Cinemas.

Continuez de lire mon blog et profitez des meilleurs paris sur les lauréats avant que les jury ne fassent leurs choix !


Tags : festival de Cannes, Cannes 2018, Cinéphile, palmarès
​ 1 |
​
0 | Partager
Commenter

#Posté le mardi 29 mai 2018 17:28

Cannes 2018 et la mondialisation des émotions

Le Festival de Cannes vient se terminer, l'année cinématographique commence !

Personne ne conteste la place de Cannes comme premier festival de cinéma de monde. A ce titre, il joue un rôle central comme prescripteur des tendances et un bon baromètre de ce que sera l'année 2018 dans les salles obscures. Il est donc intéressant d'analyser les films événements qui ont marqué cette édition afin de mieux éclairer les priorités futures de la profession.

La naissance du terrorisme global, l'emballement des crises économiques, sociales, et écologiques de ces dernières années ont marqué d'un profond mal-être tous les coins de la planète avec une synchronisation rarement vue dans l'histoire, laissant le monde dans un état de sidération collective. Les films de Cannes 2017 s'en étaient presque unanimement fait l'écho, unis dans la noirceur, qu'elle qu'en soit la cause. Parmi les longs métrages qui ont fait l'actualité de 2017, combien de fins explosives, résignées, impuissantes, négatives, névrosées ? Les réalisateurs sont des éponges aux sens exacerbés qui traduisent dans leur art leurs émotions. Tout comme les spectateurs apprécient les ½uvres qui les émeuvent, parce qu'ils y trouvent un écho de leur état intérieur.

Cannes 2018 et la mondialisation des émotionsAu temps de la sidération succède le temps de la réaction. Tandis qu'une partie inquiétante de l'humanité cherche, par paresse intellectuelle, des boucs-émissaires à ses problèmes, les artistes essaient d'autre voies, pour restaurer le vivre ensemble. Charité bien ordonnée commence par soi-même ! A Cannes 2018, on a pu voir une surreprésentation des thèmes du retour aux sources, des quêtes de sens et d'identité (15 films candidats à la palme queer en 2018, qui récompense un film sur les questions d'identité sexuelle, contre seulement 7 en 2017, par exemple), comme si l'introspection était une étape indispensable pour dépasser le négativisme général de 2017. Mieux se comprendre pour espérer mieux comprendre l'autre, donc.

Qui mieux que la Caméra d'Or, Girl, pour incarner cette préoccupation du cinéma ? C'est le récit touchant d'une adolescente transgenre qui fait le choix de la transformation et peut ainsi poursuivre ses rêves de danseuse classique. La Palme d'Or n'est pas en reste. Kore-Eda Hirokazu y interroge la nature même de la cellule par laquelle l'identité de l'individu se forge, sa famille. Et si la famille idéale était celle que l'on se choisit, celle où on s'épanouit, libéré des contraintes du lien du sang ?
Que dire aussi de Gräns / Border et de Yomeddine, les lauréats du Prix Un Certain Regard et du Prix François Chalais, qui, formellement, n'ont pas grand chose en commun, mais mettent en scène deux personnages ostracisés à cause de leur apparence physique et qui partent à la recherche d'eux-mêmes ? Et du délicat Sir / Monsieur, Prix de la fondation GAN, sur la rébellion d'une domestique contre son identité sociale, verrouillée par le régime des castes, en Inde ?

L'optimisme fait donc son retour, et c'est tant mieux pour ceux qui préfèrent le cinéma lorsqu'il est divertissant !
​ 0 |
​
0 | Partager
Commenter

#Posté le dimanche 20 mai 2018 21:32

Modifié le lundi 21 mai 2018 14:47

Les bijoux et les navets, tous les films que j'ai commentés à #Cannes2018, classés par ordre de préférence

Je reproduis ici la liste de 46 séances de cinéma auxquelles j'ai assisté pendant l'édition 2018 du Festival de Cannes.
Les 43 longs-métrages sont classés par ordre décroissant, du mieux noté au moins bien noté (notes enregistrées à chaud, à la sortie des séances). En cliquant sur chaque séance, vous avez un accès direct au résumé que j'en ai fait et à mes évaluations.


Une Affaire de Famille / Shoplifters de Kore-Eda Hirokazu
Girl de Lukas Dhont
Dogman de Matteo Garrone
Sir / Monsieur de Rohena Gera
Les Chatouilles / Little Tickles de Andréa Bescond et Eric Métayer
Rafiki / Friend de Wanuri Kahiu
La Tendre indifférence du Monde /The Gentle Indifference of the World de Adilkhan YerZhanov
Kona fer í stríð / Woman at War de Benedikt Erlingsson
Cold War de Pawel Pawlikowski
Troppa Grazia de Gianni Zanasi
Fuga / Fugue de Agnieszka Smoczynska
Petra de Jaime Rosales
En Liberté ! de Pierre Salvadori
Yomeddine de A.B Shawky
Sauvage de Camille Vidal-Naquet
Carmen y Lola de Arantxa Echevarria
Netemo Sametemo (Asako I & II) de Ryusuke Hamaguchi
L'Ange / El Angel de Luis Ortega
Gräns / Border / Frontière de Ali Abbasi
Egy Nap / Un jour de Zsófia Szilágyi
Les Moissonneurs / Die Stropers / The Harvesters de Etienne Kallos
Guy d'Alex Lutz
Cómprame un revólver / Buy Me a Gun de Julio Hernández Cordón
Bad Bad Winter de Olga Korotko
Les Morts et les Autres / Chuva E Cantoria Na Aldeia Dos Mortos de João Salaviza et Renée Nader Messora
Un Couteau dans le C½ur de Yann Gonzales
In my Room de Ulrich Köhler
Manto de Nandita Das
Chris the Swiss d'Anja Kofmel
Mon Tissu Préféré / My Favorite Fabric de Gaya Jiji
Diamantino de Gabriel Abrantes & Daniel Schmidt
Under the Silver Lake de David Robert Mitchell
Euphoria de Valeria Golino
Gueule d'Ange de Vanessa Filho
Donbass de Sergei Loznitsa
Amin de Philippe Faucon
Le Livre d'Image de Jean-Luc Godard
Ming Wang Xing Shi Ke / The Pluto Moment de Ming Zhang
Un Violent Désir de Bonheur de Clément Schneider
Le Grand Cirque Mystique de Carlo Diegues
Long Day's Journey into Night de Bi Gan
A Genous les Gars / on your knee, Guys – Sextape de Antoine Desrosières
Meurs, Monstre, Meurs / Muere, Monstruo, Muere d'Alejandro Fadel

Courts métrages en compétition officielle
Courts-métrages de la Semaine de la Critique 1
Courts-métrages de la Semaine de la Critique 2
Tags : Cinéphile, Cannes, festival, 2018
​ 0 | 1 |
​
0 | Partager
Commenter

#Posté le dimanche 20 mai 2018 15:43

Modifié le dimanche 20 mai 2018 16:52

Tous les prix #Cannes2018, les officiels et les non-officiels

Prix de la sélection officielle en compétition

Longs métrages

Tous les prix #Cannes2018, les officiels et les non-officielsPalme d'Or
Une Affaire de Famille / Shoplifters de Kore-Eda Hirokazu

Palme d'or spéciale
Jean-Luc Godard pour Le Livre d'Image

Grand Prix
Blackkklansman de Spike Lee

Prix du Jury
Capharnaüm de Nadine Labaki

Prix de la Mise en Scène
Pawel Pawlikowski pour Cold War

Prix d'Interprétation masculine
Marcello Fonte dans Dogman de Matteo Garrone

Prix d'Interprétation féminine
Samal Yeslyamova dans Ayka de Sergey Dvortsevoy

Prix du Scénario, ex-æquo
Alice Rohrwacher pour Heureux comme Lazzaro
Jafar Panahi pour Trois Visages / Three Faces



Prix de la Citoyenneté
Capharnaüm de Nadine Labaki

Prix Vulcain de l'Artiste-Technicien
Shin Jeom-hee, directrice artistique du film Burning de Lee Chang-dong Tous les prix #Cannes2018, les officiels et les non-officiels

Prix Cannes Soundrack de la meilleure musique originale
Roman Bilyk et German Osipov pour Leto de Kirill Serebrennikov



Courts métrages

Palme d'or du court métrage
All These Creatures / Toutes Ces Créatures de Charles Williams

Mention spéciale
On the Border de Wei Shujun




Prix de la sélection Un Certain Regard

Tous les prix #Cannes2018, les officiels et les non-officielsPrix Un Certain Regard
Gräns / Border / Frontière de Ali Abbasi

Prix du Scénario
Sofia de Meryem Benm'barek

Prix d'Interprétation
Victor Polster pour Girl de Lukas Dhont

Prix de la mise en scène
Sergei Loznitsa pour Donbass

Prix spécial du Jury
Les Morts et les Autres / Chuva E Cantoria Na Aldeia Dos Mortos de João Salaviza et Renée Nader Messora


Prix de la meilleure création sonore dans la sélection Un Certain Regard
Gräns / Border / Frontière de Ali Abbasi



Tous les prix #Cannes2018, les officiels et les non-officielsPrix de la Semaine de la Critique

Longs métrages

Grand Prix Nespresso
Diamantino de Gabriel Abrantes & Daniel Schmidt

Prix SACD
Kona fer í stríð / Woman at War de Benedikt Erlingsson

Prix fondation Gan à la Diffusion
Sir / Monsieur de Rohena Gera

Prix Fondation Louis Roederer de la Révélation
Félix Maritaud pour son role dans Sauvage de Camille Vidal-Naquet

Grand Rail d'Or
Kona fer í stríð / Woman at War de Benedikt Erlingsson


Courts métrages

Prix Canal+ du court métrage
Un Jour de Mariage / A Wedding Day de Elias Belkeddar (Algérie)

Prix découverte Leica du court métrage
Hector Malot: The Last Day of the Year de Jacqueline Lentzou (Grèce)

Petit Rail d'Or
Pauline Asservie de Charline Bourgeois-Tacquet (France)



Tous les prix #Cannes2018, les officiels et les non-officielsPrix décernés aux films de la Quinzaine des Réalisateurs

Longs métrages

Prix SACD, ex-æquo
En Liberté ! de Pierre Salvadori

Prix Art Cinema Award
Climax de Gaspar Noé

Prix Label Europa Cinemas
Troppa Grazia de Gianni Zanasi

Prix découverte

Courts métrages

Prix Illy du court métrage
Skip Day de Ivete Lucas et Patrick Bresnan




Prix destinés aux films de toutes les sélections :

Tous les prix #Cannes2018, les officiels et les non-officielsCaméra d'Or
Girl de Lukas Dhont

Prix du Jury ½cuménique
Capharnaüm de Nadine Labaki

Mention spéciale du Prix du Jury ½cuménique
Blackkklansman de Spike Lee


Prix François Chalais
Yomeddine de A.B Shawky


Prix Fipresci de la critique internationale :

* parmi les films en compétition
Burning de Lee Chang-dong

* parmi les films de la sélection Un Certain Regard
Girl de Lukas Dhont

* parmi les sections parallèles
Egy Nap / Un jour de Zsófia Szilágyi


Queer Palm du Long Métrage
Girl de Lukas Dhont

Queer Palm du court métrage
O órfão / L'Orphelin / The Orphan de Carolina Markowicz


Oeil d'Or, récomposant le meilleur documentaire
Samouni Road de Stefano Savona,

mentions spéciales de l'½il d'Or
Libre de Michel Toesca
Les Yeux d'Orson Welles de Mark Cousins


Palm Dog
L'ensemble des chiens de Dogman de Matteo Garrone

Grand Prix du Jury de la Palm Dog
le pékinois imaginaire dans Diamantino de Gabriel Abrantes & Daniel Schmidt



Sélection des courts métrages de la Cinéfondation

Premier Prix
El Verano Del Leon Electrico de Diego Céspedes

Deuxième Prix, ex-aequo
Kalendar de Igor Poplauhin
Dong Wu Xiong Meng de Di Shen

Troisième Prix
Inanimate de Lucia Bulgheroni



Sélection Cannes Ecrans Juniors

Prix Cannes Ecrans Juniors
Mon Meilleur Ami de Martin Deus



Tags : palmarès, prix, Cannes 2018, Palme d'Or, Caméra d'Or, rail d'or, oeil d'or, Vulcain, Cannes soundtrack, prix Un certain Regard, Grand prix Nespresso, Prix SACD, Prix Fripesci, queer palm, palm dog, Fondation GAN, prix françois chalais, Prix Art Cinema Award, Prix Label Europa Cinemas, Prix Fondation Louis Roederer
​ 0 | 1 |
​
0 | Partager
Commenter

#Posté le dimanche 20 mai 2018 14:03

Modifié le dimanche 20 mai 2018 17:47

Samedi 19 mai 2018 #Cannes2018, les films

Samedi 19 mai 2018 #Cannes2018, les films8h30 Cold War de Pawel Pawlikowski (Sélection Officielle en Compétition, Pologne)
Durée = 1h24
Avec Joanna Kulig, Agata Kulesza, Tomasz Kot


Le film s'ouvre dans la campagne polonaise dans les années d'après-guerre guerre. Wiktor est musicien responsable d'une troupe de chant et de danse folkloriques polonais. Il croise le regard de la jeune Zula, rayonnante lors d'un casting. Ils ne viennent pas du même monde. Ils vont s'aimer, au-delà des cadres, au-delà des frontières.

Les images de Cold War ont le charme des films en noir et blanc mais la mise en scène ne brille pas parmi les plus innovantes de cette année. Les conditions aux limites du scénario ne donnent pas à cette idylle une originalité qui la singularise dans l'histoire du cinéma. Cold War est plaisant à regarder, mais ce n'est pas ma Palme d'Or.

Ma note = 15/20



Samedi 19 mai 2018 #Cannes2018, les films10h30 Une Affaire de Famille / Shoplifters de Kore-Eda Hirokazu (Sélection Officielle en Compétition, Japon)
Durée = 2h00
Avec Lily Franky, Sakura Andô, Kengo Kora

C'est l'histoire d'une famille désargentée, qui survit grâce à de petits larcins. Sortis pour commettre un vol à l'étalage, Osamu, le père de famille et son fils, croisent une petite fille, apparemment perdue, qui confie avoir été maltraitée. Après quelques hésitations, ils acceptent de l'accueillir dans leur foyer comme l'une des leurs. Dans une famille traditionnelle une telle décision serait incongrue, mais pas chez eux. Il faut dire que les liens qui les réunissent ne sont pas les liens du sang...

« La famille est celle que l'on se choisit » est la citation qui résume le mieux le postulat du film. Et si la famille idéale était le lieu où on se sent bien, soutenu, aimé, où l'on trouve la joie de vivre ? Les jeunes interprètes (mais pas qu'eux) sont touchants de sincérité. Les expériences de vies vécues par les protagonistes sont douloureuses mais abordées avec la juste retenue. C'est bien plus la résilience et la force vitale dont ils font tous preuve qui emportent l'adhésion et qui créent l'émotion, que l'adversité de leurs histoires personnelles. Cette communauté aurait pu être une métaphore de la cour des miracles. C'est la cour des merveilles. Une Affaire de Famille est une film positif et revigorant, qu'il ne faudrait pas manquer. Assumérement palmable, c'est mon préféré de cette année, parmi ceux que j'ai vus en compétition officielle.

Ma note = 17/20


Samedi 19 mai 2018 #Cannes2018, les films15h00 Yomeddine de A.B Shawky (Sélection Officielle en Compétition, Egypte)
Durée = 1h37

Avec Rady Gamal, Ahmed Abdelhafiz, Shahira Fahmy
Concourt pour la Caméra d'Or.

Beshay porte les stigmates de la lèpre, dont il désormais guéri. Longtemps isolé du monde dans une institution spécialisée au milieu du désert égyptien, il part à la recherche de la famille qui l'y a placé, en quête de réponses, d'une thérapie pour s'accepter et se reconstruire. Un adolescent orphelin s'invite dans son odyssée.

J'ai particulièrement apprécié la scène, poignante, où les deux protagonistes reçoivent l'aide d'un groupe d'individus plus handicapés qu'eux. Yomeddine fait partie de la catégorie des films habituellement présentés dans la Sélection Un Certain Regard. Les interprètes, non professionnels, ne déçoivent pas. Yomeddine transmet une vraie leçon d'humanisme. Les cinéphiles ont plus de chance de trouver leur compte, toutefois.

Ma note = 14.5/20


18h45 Under the Silver Lake de David Robert Mitchell (Sélection Officielle en Compétition, USA)
Durée = 2h19
Avec Andrew Garfield, Riley Keough, Topher Grace

Samedi 19 mai 2018 #Cannes2018, les films

À Los Angeles, Sam, un jeune adulte oisif (ou adolescent attardé ?), est fasciné par une voisine. Lorsqu'elle disparaît brusquement, Sam engage des investigations pour retrouver sa trace. Tout indique que la jeune femme était en relation avec un milliardaire, assassiné dans les environs. Dans ses recherches, Sam découvre la face cachée de Los Angeles, teintée de scandales, de rapports de pouvoir, de décadence.

Il est plus facile de définir ce que le film Under the Silver Lake n'est pas (ni un thriller, ni une peinture de m½urs, ni un film réaliste) que ce qu'il est. Peut-être une fable fantasmagorique organisée autour de réflexions (pas toujours très profondes) sur les relations humaines ? Les indices qui guident le personnage principal dans ses pérégrinations ressemblent plus à ceux du Da Vinci Code (ce n'est pas un compliment, désolé pour les amateurs du best-seller) qu'à ceux d'une enquête bien menée. Vous l'avez compris, je ne suis pas un grand fan de cette forme de cinéma.

Ma note = 12/20
Tags : Une Affaire de Famille, Shoplifters, Palme d'Or, cinephile, festival de Cannes, Cold War
​ 0 |
​
0 | Partager
Commenter

#Posté le dimanche 20 mai 2018 10:30 via Skyrock iPhone

Modifié le dimanche 20 mai 2018 14:21

Avant goût des films du Samedi 19 mai #Cannes2018

Comme je ne serai pas rentré à temps pour poster mes commentaires complets avant l'annonce du palmarès à 19h00, afin d'éviter toute influence, je commence par les notes seules. Je complèterai plus tard.

8h30 Cold War de Pawel Pawlikowski (Sélection Officielle en Compétition, Pologne)
Durée = 1h24
Avec Joanna Kulig, Agata Kulesza, Tomasz Kot

Ma note = 15/20


10h30 Une Affaire de Famille / Shoplifters de Kore-Eda Hirokazu (Sélection Officielle en Compétition, Japon)
Durée = 2h00
Avec Lily Franky, Sakura Andô, Kengo Kora

Ma note = 17/20


15h00 Yomeddine de A.B Shawky (Sélection Officielle en Compétition, Egypte)
Durée = 1h37
Avec Rady Gamal, Ahmed Abdelhafiz, Shahira Fahmy
Concourt pour la Caméra d'Or.

Ma note = 14,5/20
​ 0 |
​
0 | Partager
Commenter

#Posté le samedi 19 mai 2018 17:41 via Skyrock iPhone

Vendredi 18 mai #Cannes2018, les films

8h30 Un Couteau dans le C½ur de Yann Gonzales (Sélection Officielle en Compétition, France/Mexique)
Durée = 1h 50
Avec Vanessa Paradis, Kate Moran, Nicolas Maury

Vendredi 18 mai #Cannes2018, les films

L'intrigue se déroule en 1979. Anne réalise des films pornographiques gays. La rupture prochaine avec sa compagne Lois la déstabilise. Le meurtre de l'un de ses comédiens vient amplifier ses difficultés mais elle ne fait pas tout de suite le lien avec son entreprise. D'autres assassinats ne laissent plus planer de doute. C'est bien son activité qui est visée par un tueur en série. La police est muette. Tout en tentant de reconquérir Laïs, elle décide de lancer ses propres investigations pour identifier la coupable.

Vanessa Paradis se débrouille plus bien dans le rôle principal, mais elle ne peut à elle-seule sublimer Un Couteau dans le C½ur, qui pâtit de quelques raccourcis gênants et d'une intrigue très linéaire. Il ne fait pas partie de mes favoris pour cette année.

Ma note = 13/20


11h00 Courts métrages en compétition officielle
Vendredi 18 mai #Cannes2018, les films
Tariki / Ombre de Saeed Jafarian (Iran)
Durée = 0h15
Saman a disparu. Sa femme le cherche jusque dans la rue, en pleine nuit. Elle est abordée par un inconnu entreprenant.

Plein de finesse, avec un message féministe. Plaisant.
Ma note = 14/20


Caroline de Celine Held, Logan George (États-Unis)
Durée = 0h12
Un mère de 3 enfants partie faire une course, laisse ses trois enfants dans son véhicule en plein soleil. L'aînée Caroline, 6 ans, est chargée de veiller sur son petit frère et sa petite s½ur. Les passants s'inquiètent, appellent la police. Un psychodrame familial s'ensuit.

Très bien ficelé, à l'américaine. Film choc.
Ma note = 16/20


III de Marta Pajek (film d'animation) (Pologne)
Durée = 0h12
Représentation métaphorique de l'acte sexuel entre deux personnes d'âges mûrs, entre honte, dégoût, plaisir et excitation.

Dessin en noir et blanc à la ligne claire.
Très créatif. Remarquable.
Ma note = 15.5/20


Duality de Masahiko Sato, Genki Kawamura, Yutaro Seki, Masayuki Toyota, Kentaro Hirase (Japon)
Durée = 0h14
Une mère emmène en voyage son fils qui n'a jamais rencontré son père, au cours duquel il décidera de le voir ou non. Ils sont face à un tournant. Le film ne révèle jamais sa décision, il dépeint seulement les nouvelles relations mère/fils qui en découlent.

Subtil, selon les codes de l'école du cinéma japonais. Mais les réalisateurs auraient gagné à pousser leurs idées plus loin.
Ma note = 13/20


All these Creatures /Toutes ces créatures de Charles William (Australie)
Durée = 0h13

Mal, le père d'un adolescent noir soufre d'une obsession maladive envers les insectes et autres créatures de petite taille, qu'il identifie au mal absolu. Il dénonce la décadence du monde qui en serait à l'origine. A sa mort, l'adolescent hérite reste marqué par l'obsession de son père.

Bien construit. La voix off est un peu facile, néanmoins.
Ma note = 15/20


Gabriel de Oren Gerner (France)
Durée = 0h15
Un adolescent participe à une battue en forêt avec sa classe à la recherche de Gabriel, un camarade de l'internat qui a disparu. Suite à un incident il s'éloigne du reste du groupe, et s'enfonce seul, au c½ur de la forêt.

On ne voit jamais Gabriel, qui n'est pas le personnage principal.
Pas beaucoup de prise de risque. Je ne suis pas sûr d'avoir compris les motivations du réalisateur.
Ma note = 12/20


On The Border de Wei Shujun (Chine)
Durée = 0h15
Hua Dongxing a un rêve, rejoindre la Corée du Sud. Il se rend en ville pour chercher son père et lui demander de l'argent. Il croise une jeune fille de son âge, qui veut aussi sortir de sa routine.

Bien fait, un peu dispersé.
Ma note = 13.5/20


Judgement de Raymund Ribay Gutierrez (Philippines)
Durée = 0h15
Joy, mère d'une petite fille de 4 ans, décide enfin de porter plainte pour violences conjugales contre Dante, son mari qui la bat.

Concentré vers son but et très efficace (trop?)
Ma note = 15.5/20


Je dois préciser que les deux films suivants ont été primés par les jurys qui comparaient les films de la Quinzaine des Réalisateurs, avant que je ne rédige cet article. Je n'exclus dont pas que mon évaluation ait été influencée par leurs choix


Vendredi 18 mai #Cannes2018, les films14h30 Troppa Grazia de Gianni Zanasi (Quinzaine des Réalisateurs, Italie)
Durée = 1h50
Avec Alba Rohrwacher, Giuseppe Battiston, Valerio Mastandrea

Lucia (Alba Rohrwacher), une géomètre de 36 ans qui vit seule avec sa fille. La Municipalité lui confie un contrôle sur un terrain où une grande ½uvre architecturale attendue par tous doit surgir. Pendant les contrôles, Lucia se rend compte que les cartes de la municipalité sont fausses et ont été manipulées pour couvrir les risques géologiques probables. La Vierge Marie lui apparaît et lui intime l'ordre de bâtir une église sur le lieu du projet immobilier...

Les scènes d'apparition sont drôles, et le ton décalé du scénario évite tout religiosité excessive. La mise en scène est classique et ne surprend pas par son originalité. Mais le film est plein de poésie, accentuée par de magnifiques images et un réel positivisme.

Ma note = 15/20


Vendredi 18 mai #Cannes2018, les films17h30 En Liberté ! de Pierre Salvadori (Quinzaine des Réalisateurs, France)
Durée = 1h47
Avec Adèle Haenel, Pio Marmai, Audrey Tautou

A la mort de son mari policier, Yvonne, elle aussi dans la police, réalise que son mari Santi n'était pas la policier courageux et intègre qu'elle croyait connaître mais un véritable ripou. Elle s'évertue alors à réparer les torts commis sur Antoine, injustement incarcéré par Santi pendant huit longues années. Antoine n'a rien d'un enfant de c½ur irréprochable, mais son charme agit sur Yvonne.

En Liberté ! est une comédie hilarante, au scénario riche en faux-semblants et quiproquos, en allers-retours entre le passé et le présent, en allers-retours entre des contes de superhéros et la réalité. On n'oubliera donc pas de conserver un niveau d'éveil soutenu pour en profiter pleinement. On pourra d'ailleurs regretter que Pierre Salvadori n'ait pas porté plus d'attention aux caractères distinctifs de ses différents interprètes masculins ce qui aurait permis de réduire les erreurs d'interprétation entendues dans les files d'attente. Au bilan, En Liberté ! est vraiment drôle et n'aura aucun mal à attirer un grand nombre de spectateurs dans les salles.

Ma note = 14.5/20
Tags : courts métrages, Couteau dans le coeur, en liberté
​ 0 | 2 |
​
0 | Partager
Commenter

#Posté le vendredi 18 mai 2018 21:06 via Skyrock iPhone

Modifié le vendredi 18 mai 2018 22:49

Jeudi 17 mai #Cannes2018, rideau sur la 50e #QuinzaineDesRéalisateurs

La Quinzaine des Réalisateurs 2018 ferme ses portes aujourd'hui.
Le palmarès de cette sélection a été révélé ce soir et les films distingués seront rediffusés demain à l'Hôtel Marriott de Cannes. L'édition 2018 ne devrait pas figurer parmi les meilleurs crus des dernières années. J'y reviendrais dans un article ultérieur.

Pour rappel, la Quinzaine des Réalisateurs a été créée dans la continuité de mai 1968 par une association de réalisateurs, pour faire contrepoids à la Compétition Officielle du Festival de Cannes, considérée comme trop autocratique. En 2018, c'était donc la cinquantième édition. Pour se faire une idée du rôle qu'a joué cet organisme pour la promotion du cinéma, il peut être utile de regarder la bande annonce, remise à jour chaque année, diffusée comme une virgule avant chaque projection à Cannes. Elle passe en revue une sélection de talents récents, révélés au monde pour la première fois par la Quinzaine des Réalisateurs. Essayez de reconnaître dans celle de 2018 les films que vous avez vus et aimés, de reconnaître les artistes que les sélectionneurs officiels du Festival de Cannes n'avaient pas considérés comme assez dignes d'intérêt. Pensez-vous que la Quinzaine a rempli son rôle de découvreur de talents ?
Merci à la Quinzaine d'exister !

Vidéo pour "bande annonce quinzaine réalisateurs cannes"

Ajouter cette vidéo à mon blog

Tags : Quinzaine des réalisateurs, #QuinzaineDesRealisateurs
​ 0 | 1 |
​
0 | Partager
Commenter

#Posté le jeudi 17 mai 2018 22:20

Modifié le vendredi 18 mai 2018 22:44

Jeudi 17 mai #Cannes2018, les films

8h30 Dogman de Matteo Garrone (Sélection Officielle en Compétition, Italie)
Durée = 1h42
Avec Adamo Dionisi, Edoardo Pesce, Marcello Fonte

Jeudi 17 mai #Cannes2018, les films

En banlieue de Rome, Marcello tient une boutique de toilettage pour chiens. Il voit avec appréhension le retour de son ancien ami Simoncino, tout juste sorti de prison, dans le quartier. Ancien boxeur et toujours cocaïnomane, Simoncino est un grand dur, qui fait régner la terreur chez les habitants du quartier. Marcello est entraîné dans ses manigances violentes mais souffre du rejet qu'elles provoquent autour le lui. Alors que Simocino exige une implication toujours plus grande de son ami, Marcello s'attend à être payé en retour...

Inspiré d'un fait divers, Dogman se révèle un thriller intense et d'excellente facture. L'interprétation de Marcello Fonte est particulièrement convaincante et pourrait attirer l'attention du jury. Toutefois, la mise en scène de Dogman est sans doute trop efficace pour qu'il figure aux premières places du palmarès. Mais il est rudement bien !

Ma note = 16/20


Jeudi 17 mai #Cannes2018, les films11h00 In my Room de Ulrich Köhler (Un Certain Regard, Allemagne)
Durée = 2h00
Avec Hans Löw, Elena Radonicich, Michael Wittenborn

Armin, la quarantaine, est un cameraman qui travaille pour la télévision. Désabusé, sans ambition, sans projet familial, il vit avec désinvolture et une forme de resignation avec le temps qui passe. Sa grand mère est mourante. Il lui rend visite dans la maison familiale de ses parents. Un matin, au réveil, il prend conscience que l'humanité a disparu. Livré à lui-même, il semble être le dernier être humain sur terre, à côté du corps de sa grand mère, avec les animaux comme unique compagnie...

In my Room est une fable moderne, qui revisite le récit de Arche de Noé. La première partie aurait mérité d'être raccourcie, mais la deuxième donne tout son intérêt à l'ensemble. Au bilan, ce long métrage ne manque pas d'originalité. A condition d'accepter le postulat de départ, on pourra agrémenter la soirée pizza du samedi soir par un honnête moment de cinéma.

Ma note = 13/20


14h00 La Tendre indifférence du Monde /The Gentle Indifference of the World de Adilkhan YerZhanov (Un Certain Regard, Kazakhstan)
Durée = 1h39
Avec Sultan Abzalov, Tulemis Alishev, Dinara Baktybaeva

Jeudi 17 mai #Cannes2018, les films

A la mort de son père, Saltanat est forcée de quitter la tranquillité de sa campagne pour la dureté de la ville. Elle doit rembourser la dette laissée par son père, pour éviter la prison à sa mère. Elle doit renoncer à l'amour de son prétendant de toujours Kuandyk, sans revenus suffisants, pour un mariage arrangé avec le gestionnaire des affaires de son oncle...

Le personnage de l'amant de toujours, entre nounours et érudit à ses heures, pour faire plaisir à sa belle est touchante. La mise en scène de la Tendre indifférence du Monde est sans doute la plus créative de la sélection Un Certain Regard, avec un recours récurrent aux plans séquences, un jeu habile avec le son 4D, une esthétique raffinée par le travail sur la photographie. Dommage que la fin ne rende pas hommage à la patiente construction de l'intrigue... sauf peut-être si on se souvient que le titre, est une citation de l'Etranger de Camus (« je me suis ouvert à l'indifférence douce du monde »), qui fait de l'absurde la base de sa philosophie. Très belle découverte quand même !

Ma note = 15.5/20


16h30 Carmen y Lola de Arantxa Echevarria (Quinzaine des Réalisateurs, Espagne)
Durée = 1h43
Avec Rosy Rodriguez, Zaira Morales, Borja Moreno Concourt pour la Caméra d'Or

Jeudi 17 mai #Cannes2018, les films

C'est sur les marchés en Espagne que Carmen, 17 ans, et Lola, 16 ans, deux gitanes, se croisent pour la première fois. Carmen est flamboyante, paraît libéré. Elle se destine au métier de coiffeuse, comme il se doit pour une gitane, selon les gadjos. Elle doit bientôt se fiancer au cousin de Lola. Lola est plus refermée sur elle-même, mais rêve d'émancipation. Lorsqu'elle fait comprendre ses troubles amoureux à Carmen, celle-ci la rejette sous prétexte que les « gouines la dégoûtent ». Carmen a-t'elle vraiment écouté ses émotions ? Comment la communauté gitane, très religieuse, va t'elle accueillir la relation entre Carmen et Lola ?

Carmen y Lola est une histoire de passion entre deux femmes, mise en scène par une femme (ce n'est pas si fréquent), avec la sensibilité de la gente féminine. Même ce film assume d'être plus conventionnel qu'un classique du genre comme la vie d'Adèle, il mérite largement un détour dans les salles.

Ma note = 14.5/20
Tags : Marcello Fonte, dogman, Carmen y lola, Carmen et Lola, La Tendre indifférence du Monde
​ 0 | 1 |
​
0 | Partager
Commenter

#Posté le jeudi 17 mai 2018 21:01 via Skyrock iPhone

Modifié le jeudi 17 mai 2018 22:04

Mercredi 16 mai #Cannes2018, palmarès et clôture de la Semaine de la Critique

Mercredi 16 mai #Cannes2018, palmarès et clôture de la Semaine de la Critique La Semaine de la Critique 2018 est désormais close.
La photo ci contre montre l'équipe du film de clôture Guy, d'Alex Lutz.

Les premiers prix sont tombés!
Le jury, présidé par Joachim Trier, a choisi de distinguer les films suivants :

Longs métrages

Grand Prix Nespresso
Diamantino de Gabriel Abrantes & Daniel Schmidt (Semaine de la Critique, Portugal)

Prix SACD
Kona fer í stríð / Woman at War de Benedikt Erlingsson (Semaine de la Critique, Islande)

Prix fondation Gan à la Diffusion
Sir / Monsieur de Rohena Gera (Semaine de la Critique, Inde)

Prix Fondation Louis Roederer de la Révélation
Félix Maritaud pour son role dans Sauvage de Camille Vidal-Naquet (Semaine de la Critique, France)

Mercredi 16 mai #Cannes2018, palmarès et clôture de la Semaine de la Critique
Courts métrages

Prix Canal+ du court métrage
Un Jour de Mariage / A Wedding Day de Elias Belkeddar (Algérie)

Prix découverte Leica du court métrage
Hector Malot: The Last Day of the Year de Jacqueline Lentzou (Grèce)
Tags : Semaine de la critique, palmarès
​ 0 |
​
0 | Partager
Commenter

#Posté le mercredi 16 mai 2018 22:48

Modifié le mercredi 16 mai 2018 23:20

Mercredi 16 mai #Cannes2018, les films

8h30 Fuga / Fugue de Agnieszka Smoczynska (Semaine de la Critique, Pologne)
Durée = 1h40
Avec Gabriela Muskala, Lukasz Simlat, Piotr Skiba

Mercredi 16 mai #Cannes2018, les films

Elle a une trentaine d'années. Elle est amnésique. Elle a tout oublié, jusqu'à son nom. Elle suit une thérapie, se reconstruit une identité sous le nom d'Alicia. Elle lance un appel à la télévision pour retrouver son passé. Son père se manifeste. Son vrai nom est Kinga. Elle retrouve son mari et son fils Daniel dans le domicile familial. Quel traumatisme a pu causer son trouble ? Pourquoi ne peut-elle s'empêcher de considérer ses proches comme de complets étrangers ?

Les images de Fuga sont teintées de l'âpreté de la campagne polonaise en hiver. Agnieszka Smoczynska s'est bien gardé de reproduire les excès du cinéma "de genre" au synopsis similaire à Fuga. Le résultat est bien rythmé, les révélations sont habilement distillées le long du film. C'est un très bon divertissement.

Ma note = 15/20


11h30 Guy d'Alex Lutz (Semaine de la Critique, France)
Durée = 1h 41min
Avec Alex Lutz, Tom Dingler, Pascale Arbillot

Mercredi 16 mai #Cannes2018, les films

Gauthier, journaliste caméraman, apprend par sa mère qu'il serait né d'une aventure avec un artiste de variété française ayant eu son heure de gloire entre les années 60 et 90, nommé Guy Jammet. Il prétexte un portrait documentaire avec/sur l'artiste pendant sa tournée nostalgie pour en savoir plus sur ce père qu'il n'a jamais côtoyé.

Guy (interprété par le réalisateur) est un personnage (de composition) attachant et drôle. Pas Drôle parce qu'il est caricatural, comme on aurait pu attendre d'un film mis en scène par un humoriste, mais drôle parce qu'il est humain. Avec Guy, Alex Lutz montre sa capacité à exister là où on ne l'attend pas.

Ma note = 14/20


Mercredi 16 mai #Cannes2018, les films14h00 Les Morts et les Autres / Chuva E Cantoria Na Aldeia Dos Mortos de João Salaviza et Renée Nader Messora (Un Certain Regard, Brésil, Portugal)
Durée = 1h54

Dans un communauté indigène du peuple Krahô, au nord-est de l'Etat brésilien de Tocantins, le jeune Ihjãc vient de perdre son père et, depuis, va mal. Bientôt, il sera temps d'organiser la cérémonie de fin de deuil pour permettre à l'âme du père de poursuivre son chemin. Le jeune fait appel au chaman pour l'aider à surmonter ses souffrances. Lui-même pourrait bien devenir chaman. Mais il se préfère trouver de l'aide en ville.

Les deux réalisateurs filment la confrontation du monde des traditions avec le monde moderne. Les Morts et les Autres était marqué comme « documentaire » dans le catalogue. Le film m'a plutôt donné l'impression d'une fiction bien construite, pas ennuyeuse. Le dépaysement total est garanti.

Ma note = 13,5/20


Mercredi 16 mai #Cannes2018, les films17h45 Ming Wang Xing Shi Ke / The Pluto Moment de Ming Zhang (Quinzaine des Réalisateurs, Chine)
Durée = 1h52
Avec Miya Muqi, Hailu Qin, Xue-bing Wang

The Pluto Moment dépeint le travail d'une équipe de cinéma en cours de tournage de films ou moins commerciaux. Une partie de l'équipe se lance le défi de réaliser un autre type de films. Ils s'engagent dans une odyssée pédestre à la recherche des éléments constitutifs de ce nouveau projet : un lieu, un scénario, un mystérieux manuscrit destiné à être chanté. C'est l'occasion d'échanges entre les protagonistes, qui évoquent les bouleversements dans le pays depuis la révolution culturelle de Mao, le développement des villes et la désorganisation des campagnes.

L'intérêt de The Pluto Moment tient plus à son message politique et socio-économique qu'à son intrigue. Du coup, ce n'est pas le meilleur divertissement de Cannes 2018. Je n'ai pas accroché.

Ma note = 10.5/20
Tags : Guy, fuha, fugue, Semaine de la critique, Alex Lutz
​ 0 |
​
0 | Partager
Commenter

#Posté le mercredi 16 mai 2018 21:04 via Skyrock iPhone

Modifié le mercredi 16 mai 2018 22:00

Mardi 15 mai #Cannes2018, les films

8h15 Sir / Monsieur de Rohena Gera (Semaine de la Critique, Inde)
Durée = 1h36
Avec Tillotama Shome, Vivek Gomber Concourt pour la Caméra d'Or

Mardi 15 mai #Cannes2018, les films

Ratna est une jeune veuve qui a quitté les pesantes traditions de son village, pour la liberté de Bombay. Elle travaille comme domestique chez Ashwin, le fils d'une riche famille. Celui-ci vient d'annuler son mariage alors que tout était déjà organisé, parce sa promise l'a trompé. Ashwin n'est pas comme les autres riches « sirs ». Il prête attention aux petites gens, les écoutent, les encouragent. Il est séduit par la résilience de Ratna, sa volonté de vivre ses rêves, de ne jamais laisser tomber...

Sir, c'est le récit d'un amour impossible, une histoire qu'on pourrait croire vue et revue mais remarquablement mise en scène. La rigidité des castes est mise à l'écran avec une modestie chargée d'émotion qui fait tout le charme de ce petit bijou, loin des codes de Bollywood. A voir!

Ma note = 16/20


Mardi 15 mai #Cannes2018, les films11h30 Long Day's Journey into Night de Bi Gan (Un Certain Regard, Chine)
Durée = 1h50
Avec Tang Wei, Sylvia Chang, Huang Jue

Je vous retranscris le synopsis de la production, parce que je serais bien incapable d'en faite état moi-même.
« Luo Hongwu revient dans sa ville de naissance 12 ans après avoir commis un meurtre impuni. Des souvenirs de la belle et énigmatique femme qu'il a tuée ressurgissent, le confrontant à des révélations difficiles. Le passé et le présent, le rêve et la réalité se combinent dans un film noir au visuel fort et innovant. »

« Ce film n'est pas un film en 3D. Suivez le héro pour savoir que faire de vos lunettes », peut-on lire en introduction. Oui, la partie finale du film, onirique, est en 3D. Mais ce n'est pas la seule spécificité de cet ovni. La plus importante, c'est que je n'ai rien compris. J'ai donc interrogé les cinéphiles présents à la séance, il est étonnant d'entendre à quel point les lectures divergeaient et ne corroboraient pas le petit texte reproduit ci-dessus.

Ma note = 10/20


Mardi 15 mai #Cannes2018, les films14h30 Euphoria de Valeria Golino (Un Certain Regard, Italie)
Durée = 2h00
Avec Riccardo Scamarcio, Valerio Mastandrea, Isabella Ferrari

Tout semble réussir à Matteo, entrepreneur prospère, épanoui, sportif. Sentimentalement, il accumule les conquêtes (hommes). Son frère Ettore vit, toujours dans leur village natal, où il enseigne tandis que son couple est mal en point. Les deux frères, dont les vies avaient divergé, se retrouvent lorsque Ettore se découvre atteint d'un cancer évolutif. Matteo va alors tout faire pour lui rendre la vie insouciante.

Le cinéma mondial a déjà produit plusieurs grands classiques sur le thème des malades en fin de vie. L'idée du scénario était donc pleine de promesses. On ne s'ennuie pas, mais l'émotion reste contenue. J'avais préféré le film précédent de Valeria Golino, Miele.

Ma note = 12/20


Mardi 15 mai #Cannes2018, les films18h00 Amin de Philippe Faucon (Quinzaine des Réalisateurs, France)
Durée = 1h31
Avec Moustapha Mbengue, Emmanuelle Devos, Ouidad Elma

Amin, est un Sénégalais. Il vit dans un foyer de travailleurs immigrés. Il travaille sur les chantiers, souvent au noir. Il retourne dans son village quelques fois par an. Il y retrouve sa femme Aïcha et leurs trois enfants, qui vivent la séparation difficilement mais qui profitent de la manne financière qu'il rapporte avec lui. En France, Amin n'a d'autre vie que son travail, d'autres amis que les hommes qui partage le foyer. Sur un des chantiers, il fait la connaissance de Gabrielle, une mère en instance de divorce. Une idylle entre eux se nouent...

Trop de raccourcis nuisent à la narration. Les personnages manquent de profondeur. Amin fera un bon téléfilm et devrait rester hors des palmarès.

Ma note = 11/20


Mardi 15 mai #Cannes2018, les films20h00 Courts-métrages de la Semaine de la Critique 2

Hector Malot: The Last Day of the Year de Jacqueline Lentzou (Grèce)
Durée = 0h23
Avec Sofia Kokkali, Nikos Zeginoglou, Katerina Zisoudi, Giannis Papadopoulos,

Le soleil du dernier jour de l'année sur une voiture encore baignée par la lune. Un groupe de jeunes fait la fête. Sofia y fait un rêve...
Inégal.
Ma note = 11/20

Ya Normalniy / Normal de Michael Borodin (Russie)
Durée = 0h20
Avec Eduard Kashporov, Elizaveta Shakhova, Leonid Klets, Svetlana Nikiforova

Sasha a abandonné l'école. En présence de ses amis, il joue les brutes. Chez lui, Sacha a soif de connaissances. Il rêve de partir mais plusieurs obstacles se dressent sur son chemin.
Bien fait mais mise en scène conventionnelle.
Ma note = 14/20


Mo-Bum-Shi-Min / Exemplary Citizen de Kim Cheol-hwi (Corée du Sud)
Durée = 0h12
Avec Yoon Se-hyun, Oh Gang-jin

Dans l'arrière-boutique d'un lieu de paris hippiques illicites, des toilettes sales et abandonnées. Ho-Jun y entre, impeccablement habillé et reste sans voix devant les lieux. Il entreprend de nettoyer ces toilettes.
Drôle et intense.
Ma note = 14,5/20

Amor, Avenidas Novas de Duarte Coimbra (Portugal)
Durée = 0h20
Avec Manuel Lourenço, Beatriz Luís, Marcelo Tavares, Carolina Caramujo,

Manel tire sa conception idéalisée de l'amour de la relation de ses parents. Sa rencontre avec Rita a un effet profond sur lui, soudain submergé par un sentiment de passion surnaturelle.
Comédie musicale. Bof
Ma note = 13/20

La Persistente de Camille Lugan (France)
Durée = 0h22
Avec Harold Torres, Angelina Woreth, Julien Drion

Une station, quelque part dans les Pyrénées. Ivan ne respire que pour sa moto, La Persistente, qui sent, aime et vit. Le jour ou un rival local la lui arrache, Ivan n'a qu'une obsession en tête : la récupérer.
Esthétique travaillée.
Ma note = 14/20
Tags : Sir, ]Euphoria, Amin, Courts métrages, Semaine de la critique
​ 0 |
​
0 | Partager
Commenter

#Posté le mardi 15 mai 2018 23:04 via Skyrock iPhone

Modifié le mardi 15 mai 2018 23:46

Lundi 14 mai #Cannes2018, douche tropicale sur Cannes

Lundi 14 mai #Cannes2018, douche tropicale sur CannesDouche tropicale sur le Palais ce midi, comme hier à la même heure.

Entre les prévoyants qui se désolaient de l'inefficacité de leurs parapluies, et les autres qui croyaient que le dieu soleil veillerait indéfiniment sur la Côte d'Azur et cherchaient quelques centimètres carrés sous les rares abris à proximité, il y eut une désorganisation certaine.

La détresse humide vue sur nombre d'entre eux, n'a pas pour autant apitoyé les ouvreurs, qui s'en sont tenu strictement à l'agenda de la montée des marches.



J'ai choisi aujourd'hui d'illustrer cet article, avec une photo que j'ai prise samedi de Vincent Cassel, en introduction de la projection du film Le Grand Cirque Mystique de Carlo Diegues.
Tags : CASSEL Vincent
​ 0 |
​
0 | Partager
Commenter

#Posté le lundi 14 mai 2018 23:05 via Skyrock iPhone

N 43°39.67999999998 E 7°9.87

Modifié le lundi 14 mai 2018 23:46

Lundi 14 mai #Cannes2018, les films

8h45 Cómprame un revólver / Buy Me a Gun de Julio Hernández Cordón (Quinzaine des Réalisateurs, Mexique)
Durée = 1h24

Lundi 14 mai #Cannes2018, les films

Hulk est le personnage derrière lequel une petite fille se cache pour ne pas se montrer en femme et résister à la prostitution qui l'entoure. Elle veille avec son père, junkee, sur un terrain de baseball qui sert de repère aux dealers. Elle joue avec trois autres garçons des rues, martyrisés par les truands. Quand elle trouve des doses de drogue, elle les cache pour éviter que son père ne les consomme.

Buy Me a Gun est un long métrage teinté des magnifiques couleurs du Mexique, qui ne cherche pas particulièrement le réalisme. Entre la Cité des Enfants Perdus et Mad Max, Il conte une histoire d'enfants baignés dans la violence, qui se débrouillent pour survivre.

Ma note = 14/20


11h15 Les Moissonneurs / Die Stropers / The Harvesters de Etienne Kallos (Un Certain Regard, Afrique du Sud)
Durée = 1h42
Avec Brent Vermeulen, Alex van Dyk, Juliana Venter
Concourt pour la Caméra d'Or

Lundi 14 mai #Cannes2018, les films

La scène se passe en Afrique du Sud, sur le territoire des minorités afrikaans. Dans cet environnement agricole ultraconservateur, le jeune Janno détonne. Fils unique, discret, secret, il est ultra sensible. Lorsque sa mère décide, par charité chrétienne, d'adopter Pieter, un orphelin endurci, la routine et l'équilibre du foyer familial s'en trouvent perturbés. Janno a désormais un frère rival.

Bien construit, interprétation de qualité. Il manque le petit moment de magie qui fait les très grands films, mais il serait dommage de manquer Die Stropers quand il sortira en salles.

Ma note = 14/20


Lundi 14 mai #Cannes2018, les films14h00 Les Chatouilles / Little Tickles de Andréa Bescond et Eric Métayer (Un Certain Regard, France)
Durée = 1h43
Avec Andréa Bescond, Karin Viard, Clovis Cornillac
Concourt pour la Caméra d'Or

Le film est une adaptation d'une pièce de théâtre à succès. La réalisatrice raconte les blessures intimes subies dans son enfance et leurs répercussions dans sa vie d'adulte. Très jeune, le personnage d'Odette se destine à la danse. Odette, c'est le prénom du cygne noir dans le lac des cygnes, se plait-elle à répéter. Elle est victime d'attouchements et de viol pendant plusieurs années par un pédophile, ami de la famille. Près de 20 ans après, elle se résigne à consulter une psychologue, pour enfin se reconstruire.

Le texte est poignant et magnifiquement écrit. La mise en scène où le réel alterne avec le raconté chez la psy, est un peu déroutante au début, mais finalement sert bien l'intrigue. Les scènes de danse sont très évocatrices. Intense. Je le recommande fortement !

Ma Note 16/20


Lundi 14 mai #Cannes2018, les films16h00 Netemo Sametemo (Asako I & II) de Ryusuke Hamaguchi (Sélection Officielle en Compétition, Japon)
Durée = 1h59

Avec Masahiro Higashide, Erika Karata, Koji Seto

A Osaka, Asako, 21 ans, tombe amoureuse du beau Baku. Mais un jour, Il disparaît. Deux ans plus tard, désormais installée à Tokyo, elle rencontre Ryohei, qui est le sosie parfait du disparu. Elle s'engage dans une nouvelle relation affective, plus construite, moins idéallisée. Cette relation de substitution survira-t'elle au spectre de Baku lorsqu'il réapparaît 5 ans plus tard ? Le c½ur a ses raisons que la raison ignore...

La mise en scène est subtilement japonaise. Mais l'intrigue est très conventionnelle et finalement sans grande surprise

Ma note =14,5/20



20h00 Courts-métrages de la Semaine de la Critique 1

Lundi 14 mai #Cannes2018, les filmsSchächer de Flurin Giger (Suisse)
Durée = 0h29
Avec Ernst Jacobi, Vilmar Bieri, Lisa Brand, Levi Giger, Erika Engler

Un homme âgé décide de se suicider après la mort récente de sa femme.
Un cambriolage qui tourne mal scellera son sort.
Pas clair.
Ma note = 11/20

Un Jour de Mariage / A Wedding Day de Elias Belkeddar (Algérie)
Durée = 0h15
Avec Milou Berra, Said Belhamra

Karim, voyou Français en exil a Alger, vit de petites combines. Il traîne son spleen aupres d'autres bandits dans cette prison a ciel ouvert.
Je n'ai pas compris où le metteur en scène voulait en venir.
Ma note = 10/20

Tiikeri / The Tiger de Mikko Myllylahti (Finlande)
Durée = 0h10
Avec Jarkko Lahti, Minna Kivelä, Miku Yli-Tepsa, Julius Valve

Un soir d'hiver, Papa rentre saoul chez lui. Tiger (sa fille déguisée en peluche) est dans sa chambre et Maman dort sur le canapé. Ils se disputent. Papa a un fusil de chasse. Tiger et Maman s'enfuient...
Manque d'intensité et de lisibilité.
Ma note = 13/20

Pauline Asservie de Charline Bourgeois-Tacquet (France)
Durée = 0h24
Avec Anais Demoustier, Sigrid Bouaziz, Coline Béal, Léonard Bourgeois-Tacquet, Ambre Dubrulle, Grégoire Montana-Haroche

Pauline n'a pas de nouvelle de l'homme marié avec qui elle a une histoire. A la campagne avec son amie Violette, elle passe le séjour a attendre un texto. En proie aux phases de l'obsession amoureuse.
Bien construit, bien écrit. Très drôle !
Ma note = 17.5/20

Rapaz / Raptor de Felipe Gálvez (Chili)
Durée = 0h13
Avec Benjamín Westfall, Roberto Farías, Andrew Bargsted, Claudia Cabezas,Ernesto Melendez, Alex Rivera

Ariel arrête un adolescent accusé d'avoir volé un téléphone portable. La foule entoure le jeune homme, l'insulte ou le frappe, certains le défendent. La police tarde a arriver. Ariel doit choisir son camp.
Film choc tourné au portable (ou formaté comme tel). Très fort.
Ma note = 17/20
​ 0 |
​
0 | Partager
Commenter

#Posté le lundi 14 mai 2018 23:02 via Skyrock iPhone

N 43°39.681 E 7°9.87

Modifié le dimanche 20 mai 2018 15:11

Dimanche 13 mai #Cannes2018, les films

8h30 Kona fer í stríð / Woman at War de Benedikt Erlingsson (Semaine de la Critique, Islande)
Durée = 1h41
Avec Halldora Geirhardsdottir, Davíd Thór Jónsson, Jóhann Sigurðarson

Dimanche 13 mai #Cannes2018, les films

Halla, la cinquantaine, vit seule et rêve d'adopter un enfant. Elle mène une double vie. Côté pile, elle anime la chorale du village. Côté face, c'est «la femme des montagnes», une activiste écologiste qui fait la guerre à l'industrie de l'aluminium. Elle vandalise les installations électriques pour éviter aux Chinois de développer l'activité et ainsi défigurer davantage les plaines d'Islande. Un matin, on l'appelle pour lui proposer d'accueillir une orpheline ukrainienne...

J'ai beaucoup aimé la mise en scène, avec l'intervention récurrente à l'écran des musiciens qui enrichissent la bande son et les arrestations multiples du touriste au faciès de terroriste. Ces incursions du réel amènent de la légèreté sans perturber la dramaturgie. Woman at War est une excellente surprise.

Ma note = 15/20


Dimanche 13 mai #Cannes2018, les films11h00 Manto de Nandita Das (Un Certain Regard, Inde)
Durée = 1h52
Avec Nawazuddin Siddiqui, Rasika Dugal

Le film se passe en Inde pendant les années d'indépendance et de séparation du pays avec le Pakistan. Saadat Hasan Manto est écrivain. Il écrit des nouvelles « réelles » sur la vie des gens autour de lui. Musulman, il doit quitter Bombay pour émigrer au Pakistan en laissant ses amis hindous derrière lui. Les autorités conservatrices n'apprécient pas la liberté de ton de ses écrits et le poursuivent en justice.

Ce biopic bolliwoodien très sage n'est pas déplaisant à regarder. Il combine un témoignage historique avec une réflexion sur le réalisme dans l'écriture. Pas de quoi figurer dans mon palmarès.

Ma note = 13/20



Dimanche 13 mai #Cannes2018, les films14h00 Meurs, Monstre, Meurs / Muere, Monstruo, Muere d'Alejandro Fadel (Un Certain Regard, Argentine)
Durée = 1h38
Avec Victor Lopez, Esteban Bigliardi, Stéphane Rideau

A Fin de l'hiver, une tempête de neige s'abat sur la Cordillère des Andes. Les corps de plusieurs femmes décapitées sont retrouvés près d'un poste frontière isolé, au pied de la montagne. Ce n'est que le début d'une série de meurtres sanglants. Quelle en est la cause ? Une mystérieuse symbolique fondée sur l'association des trois lettres MMM doit permettre d'orienter l'enquête.

Alejandro Fadel a voulu renouveler le genre des films d'horreur. L'essai est louable, les effets spéciaux sont plutôt réussis. Mais, je n'ai pas compris grand chose, mais peut-être n'y avait-il rien à comprendre ? Sans vouloir décourager les amateurs du genre, ils ne trouveront très probablement pas ce qu'ils cherchent, tant les questions ouvertes sont nombreuses.

Ma note = 8/20


17h15 Chris the Swiss d'Anja Kofmel (Semaine de la Critique, Suisse)
Durée = 1h30
Avec Joel Basman, Megan Gay, Susanne-Maria Wrage
Concourt pour la Caméra d'Or

Dimanche 13 mai #Cannes2018, les films

Anja Kofmel, cinéaste suisse mène une enquête pour retrouver la trace de son cousin journaliste. Il a disparu, en Croatie du temps de la guerre en ex-Yougoslavie, étranglé. Anja découvre qu'il a interagi avec un groupe d'ultranationalistes néonazis, sans qu'elle ait la confirmation que cette expérience de vie se limitait au journalisme. Elle apprend aussi que son cousin s'est engagé dans une milice de mercenaires étrangers peu regardants avec la protection des civils et financée par l'opus dei...

Ce film documentaire alterne les images animées et les images réelles. En introduction de la projection, la réalisatrice expliquait :
« The story happened more than 20 years ago and it seems that it is more relevant today than when it happened». Tristement. Elle faisait référence à l'exil de certains jeunes européens en Syrie. Chris the Swiss est donc un film utile à voir.

Ma note = 13/20


Dimanche 13 mai #Cannes2018, les films20h00 Un Violent Désir de Bonheur de Clément Schneider (Sélection ACID, France)
Durée = 1h15

Avec Quentin Dolmaire, Grace Seri, Francis Leplay

L'intrigue se passe dans la campagne française, en 1792. Le monastère du jeune moine Gabriel est réquisitionné comme caserne par les troupes révolutionnaires. Moines et soldats doivent cohabiter. D'abord rebelle, Gabriel accepte d'endosser une fonction de sergent. Une jeune femme lui fait découvrir des plaisirs qu'il n'a jamais ressentis.

Un Violent Désir de Bonheur est un petit film, pas juste à cause de sa longueur et de son budget.

Ma note = 10/20
Tags : Cannes 2018, Woman at war, Chris the Swiss, Manto
​ 0 |
​
0 | Partager
Commenter

#Posté le dimanche 13 mai 2018 22:42 via Skyrock iPhone

N 43°39.681 E 7°9.8710000002

Modifié le dimanche 13 mai 2018 23:20

Samedi 12 mai #Cannes2018, les films

8h30 Diamantino de Gabriel Abrantes & Daniel Schmidt (Semaine de la Critique, Portugal)
Durée = 1h32
Avec Carloto Cotta, Cleo Tavares, Anabela Moreira
Concourt pour la Caméra d'Or

Samedi 12 mai #Cannes2018, les films

Diamantino, est le footballeur star de l'équipe nationale portugaise (toute ressemblance physique avec Cristiano Ronaldo est forcément fortuite). Il est entraîné par son père, un homme âgé qui le protège des difficultés de la vie quotidienne. Il ne connaît pas l'amour, il ne connaît pas les besoins de ses concitoyens. Lorsque son yacht croise une embarcation d'immigrants en détresse, son équilibre psychologique est perturbé. Quelques jours après, il manque un pénalty en finale de la coupe du monde et devient la risée du pays. Il arrête le sport et adopte un réfugié... qui n'est peut-être pas celui qu'il prétend être.

Diamantino est un film loufoque et déjanté qui ne ressemble à rien de connu. Ce n'est ni une comédie, ni un thriller, ni un film de science-fiction, mais plutôt tout à la fois. On aime ce mélange des genres iconoclaste... ou pas.

Ma note =12/20


Samedi 12 mai #Cannes2018, les films11h00 Girl de Lukas Dhont (Un Certain Regard, Belgique)
Durée = 1h40
Avec Victor Polster, Arieh Worthalter, Valentijn Dhaenens
Concourt pour la Caméra d'Or

Lara est une adolescente née dans le corps d'un garçon. Suivie psychologiquement et sous hormones féminine, elle est engagée dans le processus de transformation chirurgicale. Son père a dû sacrifier son ancien domicile et rescolariser son autre enfant de 6 ans, afin d'être au plus près des meilleurs docteurs et à proximité d'une école de danse classique. Là-bas, Lara peut s'adonner à sa passion, malgré les limitations imposées par son corps masculin.

Girl tient surtout par l'interprétation de Victor Polster, exceptionnel dans le rôle de Lara, au point qu'il nous fait douter qu'il s'agit d'un rôle de composition. Le metteur en scène Lukas Dhont, de 26 ans seulement, indiquait à la conférence de presse qu'il privilégiait une jeune fille mais que Victor lui est apparu comme une évidence. Il ne pouvait pas trouver d'interprète en meilleure adéquation avec les attentes du scenario. Sans prétendre être expert, j'ai trouvé la prestation de Victor en danseuse tout aussi bluffante que sa métamorphose physique. Les films « d'ados » de ce niveau de finesse et aussi maîtrisés sont rares. Girl se positionne déjà en sérieux prétendant au(x) palmarès. Pourquoi pas le plus prestigieux d'entre eux, la Caméra d'Or, réservée aux premiers films dans toutes les sélections ?

Ma note = 17/20


14h00 Gueule d'Ange de Vanessa Filho (Un Certain Regard, France)
Durée = 2h
Avec Marion Cotillard, Alban Lenoir, Ayline Aksoy-Etaix
Concourt pour la Caméra d'Or



Elli a huit ans. Elle ne connaît pas son père. Sa mère, alcoolique, enchaîne les échecs professionnels et affectifs. L'adulte de la maison, c'est Elli. Elle aussi boit en cachette, d'abord par mimétisme, puis par addiction. Une nuit, sa mère la laisse seule plus longtemps qu'à l'accoutumée, sans donner signe de vie. Elli doit se débrouiller seule, doit faire illusion auprès de ses camarades d'école, et des services sociaux. Un sentiment d'abandon l'envahit. Elle trouve du soutien auprès d'un adulte inconnu.

Faire un film autour d'un personnage d'enfant qui a grandi trop vite semblait riche de promesses, mais la réalisatrice Vanessa Filho a échoué à les transformer. La jeune Elli n'a décidément pas l'âge de ses répliques ni de son comportement, y compris dans la scène finale, fût-elle née « d'Einstein », comme aime à plaisanter sa mère. Marion Cotillard ne peut à elle seule sauver la mise. Dommage, c'est raté.

Ma note = 11.5/20


19h00 Le Grand Cirque Mystique de Carlo Diegues (Sélection Officielle, séance spéciale, Brésil, Portugal)
Durée = 1h34
Avec Jesuíta Barbosa, Bruna Linzmeyer, Rafael Lozano

Samedi 12 mai #Cannes2018, les films

Le film dépeint l'histoire des Knieps, famille propriétaire d'un cirque au Brésil, sur une période d'un siècle et quatre générations. Entre mariages, trahisons, problèmes financiers, rebonds, le scénario en quatre actes suit son court, sur fond de numéros de cirques.

Le temps trop court passé avec chaque protagoniste ne permet pas beaucoup de profondeur. L'originalité du film provient essentiellement de la réalisation, à laquelle l'adjectif « mystique » convient mieux qu'au cirque lui-même. Les amateurs reconnaîtront la grande école des cinémas d'auteurs brésilien et portugais. Bof bof.
Ma note = 10/20
Tags : Girl, Cannes 2018, Grand Cirque Mystique, Diamantino, Gueule d'Ange
​ 1 | 2 |
​
0 | Partager
Commenter

#Posté le samedi 12 mai 2018 21:55 via Skyrock iPhone

Modifié le mercredi 16 mai 2018 22:14

Samedi 12 mai #Cannes2018, mon premier coup de coeur va au film Girl, qui dépeint le parcours d'une adolescente transgenre

Aujourd'hui, je réserve mon article quotidien à l'équipe du film Girl. Avant même la première projection publique, le bouche à oreille avait bien fonctionné pour le premier film de de Lukas Dhont, si bien que les places étaient chères pour entrer dans le Théâtre Debussy. Les porteurs de badges « Cannes Cinéphile » ont été servis au compte gouttes. J'ai fait partie des heureux élus grâce à l'amabilité d'une des productrices du film, qui m'a bien aimablement donné une invitation prioritaire et je l'en remercie.

Samedi 12 mai #Cannes2018, mon premier coup de coeur va au film Girl, qui dépeint le parcours d'une adolescente transgenre

Au centre de la photo que j'ai prise sur les marches du Palais, Lukas Dhont (en costume bleu), le metteur en scène, est porté par l'enthousiasme de son équipe. A l'extrême gauche, se tient le discret Victor Polster, l'excellent interprète du personnage principal, une jeune danseuse transgenre. On entendra assurément reparler de ce jeune homme.
Tags : Girl, Lukas Dhont
​ 0 |
​
0 | Partager
Commenter

#Posté le samedi 12 mai 2018 23:43

Modifié le samedi 12 mai 2018 23:59

Vendredi 11 mai #Cannes2018, les films

8h30 Sauvage de Camille Vidal-Naquet (Semaine de la Critique, France)
Durée = 1h37
Avec Felix Maritaud, Eric Bernard, Nicolas Dibla
Concourt pour la Caméra d'Or

Vendredi 11 mai #Cannes2018, les films

Léo a 22ans. Il aime les hommes. Il survit en donnant des services sexuels tarifés au « Bois ». Il est malade. Il est drogué. Il n'a que deux ambitions : consommer sa dose de crack et dormir dans les bras d'un garçon. Il se prend d'affection d'un autre prostitué, qui ne la lui rend qu'à moitié. Trouvera-t'il l'amour ? Est-il simplement prêt à l'accepter ? à s'accepter ?

Sauvage dépeint une tranche de vie dans les milieux de la prostitution masculine, plus rares au cinéma que ceux de la prostitution féminine. Le résultat est de bonne facture. Je retiens en particulier l'émouvante scène où Léo tombe dans les bras de son médecin traitant (femme) alors que la solitude lui pèse particulièrement. C'est sans doute la plus belle trouvaille de mise en scène de Sauvage. Elle résume magistralement la détresse sentimentale du personnage principal.

Ma note = 14,5/20


Vendredi 11 mai #Cannes2018, les films11h00 Mon Tissu Préféré / My Favorite Fabric de Gaya Jiji (Un Certain Regard, Syrie, Turquie, Allemagne)
Durée = 1h36
Avec Manal Issa, Ula Tabari, Souraya Baghdadi
Concourt pour la Caméra d'Or

A Damas, alors que la guerre couve, Nahla vit avec ses deux s½urs célibataires et sa mère. Elle est promise à Samir, un expatrié syrien qui vit au Canada, qu'elle n'a jamais vu et qui porte avec lui la promesse d'une vie plus paisible à l'étranger. Mais elle rêve aussi du grand amour avec un mystérieux jeune homme. Quand Samir lui préfère sa s½ur Myriam, la déception de Nahla est grande mais elle y voit une opportunité de s'assumer enfin comme femme indépendante.
Si je me suis laissé embarquer par l'intrigue dans la première partie de Mon Tissu Préféré, je dois avouer que la deuxième moitié m'a laissé plus perplexe, comme si la réalisatrice n'avait pas terminé son sujet. Le trait le plus intéressant du film est peut-être l'effet miroir entre l'augmentation de la tension entre les membres de la famille et la montée de la guerre civile à l'extérieur.

Ma note = 13/20


Vendredi 11 mai #Cannes2018, les films14h00 L'Ange / El Angel de Luis Ortega (Un Certain Regard, Argentine)
Durée = 2h06
Avec Lorenzo Ferro, Chino Darín, Mercedes Morán

A Buenos Aires, en 1971, Carlitos est un adolescent de 17 ans au visage angélique, qui multiplie les cambriolages, par jeu plus que par besoin. Son camarade de lycée, Ramon, le met en contact avec des truands du grand banditisme qui l'initient au maniement des armes à feu. C'est le début d'une spirale infernale. Le film est Inspiré de la vie de Robledo Puch, également connu sous le nom "L'Ange de la Mort", qui purge une peine de prison à vie pour avoir commis 11 homicides au début des années 70, alors qu'il n'avait que 20 ans.

Quand l'éducation a échoué à imposer les tabous élémentaires de la vie en collectivité, à l'âge charnière où se définissent les projets de vie, El Angel dépeint un ado encore immature socialement, affectivement et sexuellement, qui se transforme en monstre. Il serait inexact de le décrire comme sans foi ni loi, mais plutôt avec sa propre foi et ses propres lois. Pour autant qu'on puisse imaginer les ressorts qui poussent un adolescent à de telles extrémités, El Angel est plutôt convaincant.

Ma note = 14.5/20


Vendredi 11 mai #Cannes2018, les films16h30 Le Livre d'image de Jean-Luc Godard (Sélection Officielle en Compétition, France)
Durée = 1h30

Le squelette de ce film consiste en de courts extraits (quelques secondes) de films, célèbres ou pas, repris avec leurs bandes sons originales et retravaillées avec des couleurs sursaturées. Godard les montent bout-à-bout en intercalant parfois des images documentaires. En guise de liant, le réalisateur dit un texte en cinq chapitres en forme de réflexion sur l'art, sur les relations humaines, sur la révolution et finalement le monde arabe contemporain.

Difficile d'en raconter davantage. La technique employée par Godard frise le subliminal ou le psychédélisme, donc à déconseiller aux épileptiques. Certains trouveront le procédé agaçant. Il requiert incontestablement un effort de concentration. Je veux bien saluer l'effort de créativité de Godard, mais je n'irai pas jusqu'à convenir que j'ai apprécié. A réserver aux cinéphiles avertis uniquement. Et si vous choisissez de passer outre mes conseils et que le film est deçà de vos attentes, vous pouvez toujours faire vôtre sa conclusion : «Même si rien ne devait être comme nous l'avions espéré, cela ne changerait rien à nos espérance».

Ma note = 11/20
Tags : Sauvage, Livre d'image, Godard, El Angel, Mon tissu préféré
​ 0 |
​
0 | Partager
Commenter

#Posté le vendredi 11 mai 2018 20:15 via Skyrock iPhone

Modifié le vendredi 11 mai 2018 21:36

Vendredi 11 mai, no selfie #Cannes2018

Vendredi 11 mai, no selfie #Cannes2018A l'occasion de la quatrième projection de cette journée de vendredi, j'ai eu le plaisir de monter les marches rouges du grand théâtre Lumière, pour la première fois cette année.
Non, je n'ai pas de photo à vous montrer, conformément à la nouvelle règle qui interdit les photos et les selfies. Les organisateurs menacent de confisquer les badges des récalcitrants. Ils ont même engagé une nouvelle patrouille de six agents chargée de les traquer.

Selon les officiels, les selfies désorganisaient la montée des marches en ralentissant l'entrée dans les salles. Je serais tenté de penser que l'analyse était juste, vu l'efficacité avec laquelle ils ont géré la file de dernière minute cet après-midi, juste avant la projection du dernier Godard. Thierry Frémaux dénonçait depuis plusieurs années ces participants qui cherchent à immortaliser leur présence à Cannes comme à la "Foire du trône, sur un album de famille".
Tags : selfie, festival de Cannes, Cannes 2018
​ 0 |
​
0 | Partager
Commenter

#Posté le vendredi 11 mai 2018 22:01

Jeudi 10 mai #Cannes2018, les films

Jeudi 10 mai #Cannes2018, les films8h45 Petra de Jaime Rosales (Quinzaine des Réalisateurs, Espagne)
Durée = 1h47
Avec Bárbara Lennie, Alex Brendemühl, Marisa Paredes

Petra, jeune artiste peintre, séjourne pour quelques semaines dans l'atelier de Jaume, un confrère renommé. Elle y recherche une nouvelle identité artistique mais aussi son identité personnelle. Jaume se révèle un individu manipulateur et cruel, qui organise les relations dans son entourage comme des rapports de domination. Sa femme, son fils, ses domestiques s'accommodent de plus en plus mal de ses humeurs et ses mensonges.

La segmentation de l'intrigue de Petra en chapitres fait penser à des actes de théâtre dont les titres suggèrent (avec bonheur) le scénario à venir. Le réalisateur alterne entre les excès d'une tragédie grecque et les rebondissements d'un roman de Pagnol. J'ai passé un très bon moment.

Ma note =15/20


Jeudi 10 mai #Cannes2018, les films11h15 Gräns / Border / Frontière de Ali Abbasi (Un Certain Regard, Suède)
Durée = 1h41
Avec Eva Melander, Eero Milonoff

Tina est née avec un sixième sens olfactif, qui lui permet de détecter les émotions chez autrui. Elle met son don au service de la police des frontières, pour démasquer les activités délictueuses. Depuis qu'elle est petite, elle s'est toujours sentie différente, sans en comprendre la raison, jusqu'à ce qu'elle croise le chemin de l'un de ses semblables. Comment s'assumer enfin pleinement, quand cela signifie renoncer à ses valeurs ?

Gräns est une fable fantastique moderne, un film de genre empreint de mythologie nordique mais paradoxalement humaniste. Cela donne un mélange original, qui ne craint pas de casser les codes, et très plaisant à regarder

Ma note = 14/20


14h00 A Genous les Gars / on your knee, Guys – Sextape de Antoine Desrosières (Un Certain Regard, France)
Durée = 1h38
Avec Souad Arsane, Inas Chanti, Sidi Mejai

Jeudi 10 mai #Cannes2018, les films

Yasmina et Rim sont deux s½urs issues de la communauté musulmanes de 17 et 18 ans. Rim est amoureuse de Majid, le meilleur ami de Salim. Elle organise la rencontre de celui-ci avec sa s½ur.
En l'absence de l'aînée partie en voyage, le trio Yasmina, Salim et Majid participe à une soirée qui dérape. Mais Salim a enregistré sur son smartphone une scène de sexe compromettante, qu'il menace de diffuser. Yasmina, effondrée, se sent enfermée dans un labyrinthe sans issue.

Le film traite des blessures de l'âme adolescente sans grande subtilité. Les personnages manquent de profondeur et sont trop changeants pour être crédibles. A Genous les Gars n'est pas à la hauteur de la gravité du harcèlement moral issu des réseaux sociaux. Il y a fort à parier que les victimes ne trouveront ici ni l'empathie, ni le niveau de débat qu'ils étaient en droit d'espérer. Avec cette tragi-comédie, Antoine Desrosières tombe dans le piège de tourner en dérision les dérives qu'il cherche à combattre, risque de conforter les harceleurs plus que de les dénoncer. L'ensemble est inutilement graveleux et caricatural. « On peut rire de tout », entend-on souvent dans le milieu des humoristes. Oui, à condition d'être drôle. Les rires de la salle laissaient parfois un sentiment de malaise.

Ma note = 9/20


Jeudi 10 mai #Cannes2018, les films16h30 Bad Bad Winter de Olga Korotko (sélection ACID, Kazakhstan)
Durée = 1h56
avec Zhalgas Jangazin, Tolganay Talgat, Nurgul Alpysbayeva


Dinara, la trentaine, termine ses études de doctorat. Fille d'un homme d'affaires, elle a toujours évolué dans un milieu bourgeois.
Après le décès de sa grand-mère, elle retourne dans sa ville natale pour mettre la maison familiale en vente. Elle attend avec plaisir la visite de quatre anciens camarades de lycée. Sa déception est grande quand elle prend conscience qu'ils porteurs d'un terrible secret et que leurs motivations sont bien plus intéressées qu'elle ne l'imaginait. La promotion des valeurs humanistes fait-elle bon ménage avec la misère économique ?

Le premier quart d'heure de Bad Bad Winter, presque sans paroles et très contemplatif, peut dérouter. Le spectateur qui aura su résister à la tentation de l'ennui se réjouira des allusions mystérieuses qui tissent ensuite peu à peu la trame du thriller. Peu de films kazakhs parviennent jusqu'à nos salles de cinéma. Je fais le v½u que Bad Bad Winter soit un de ceux-là. Au-delà du dépaysement, il le mérite.

Ma note = 14/20
Tags : Bad bad winter, ACID, Sextape, Petra, frontière, Cannes 2018
​ 1 |
​
0 | Partager
Commenter

#Posté le jeudi 10 mai 2018 20:43 via Skyrock iPhone

Modifié le dimanche 13 mai 2018 07:36

Jeudi 10 mai #Cannes2018, 2e jour

Jeudi 10 mai #Cannes2018, 2e jourJe me rends compte que j'ai oublié une tradition de ce blog, Je vous propose la façade du Palais version 2018.
Vous ne serez pas surpris de voir une belle voiture rouge le long de la Croisette devant le Palais. Pendant le festival, Cannes héberge sans doute la plus belle concentration de voitures de luxe en France.

En ce 2e jour de projection, nous avons atteint le régime de croisière, en voyant 4 films, dont le premier extrait de la sélection ACID, le très bon long métrage kazakh Bad Bad Winter. De quoi me réconcilier avec cette sélection, souvent plus iconoclaste que les autres.
​ 0 |
​
0 | Partager
Commenter

#Posté le jeudi 10 mai 2018 22:35

Mercredi 9 mai #Cannes2018, les films

Mercredi 9 mai #Cannes2018, les films11h15 Donbass de Sergei Loznitsa (Un Certain Regard, Ukraine)
Durée = 2h01

Avec Boris Kamorzin, Valeriu Andriutã, Tamara Yatsenko


Donbass est un film sur une drôle de guerre civile ou une drôle de paix, mais quel que soit l'angle par lequel on l'observe, ce n'est pas le paradis : corruption, passe-droit pour les plus vénaux, misère et confiscations pour les autres. Il vaut mieux éviter la justice, trop expéditive. Pour tout le monde, la (sur)vie s'organise, interrompus par des bombardements, le lynchage public des traitres à la patrie surnommés « les fascistes », tandis que la propagande russe transforme la réalité à son avantage.

L'ensemble est inégal et décousu, fait de scénettes sans réel fil rouge entre elles. Du liant n'aurait pas été inutile. Au bilan, Donbass se révèle très moyen.

Ma note = 11/20


13h45 Rafiki / Friend de Wanuri Kahiu (Un Certain regard, Kenya)
Durée = 1h22
Avec Samantha Mugatsia, Sheila Munyiva, Dennis Musyoka

Mercredi 9 mai #Cannes2018, les films

Le mot "rafiki" signifie "ami" en Swahili.
Kena est la fille d'un prétendant aux élections locales de Nairobi. Elle est troublée par la jeune Ziki, la fille du concurrent de son père. Ziki est rebelle et indépendante. Les deux jeunes femmes formulent un pacte, celui ne jamais devenir des Kenyanes ordinaires. Lorsque leur complicité évolue vers une passion amoureuse, elles ne pourront éviter une confrontation avec le conservatisme culturel et religieux de leur entourage.

Ce conservatisme n'est pas que fiction puisque Rafiki / Friend a été interdit dans son pays. C'est un des meilleurs films d'Afrique noire qu'il m'ait été donné de voir, à Cannes et ailleurs. Les interprètes sont convaincants, même si la postproduction est appelée à la rescousse pour corriger quelques prises, sans doute approximatives. Ce long métrage pourrait mériter un prix technique, tant le travail sur la photographie est remarquable.

Ma note = 16/20


16h30 Egy Nap / Un jour de Zsófia Szilágyi (Semaine de la Critique, Hongrie) Durée = 1h 39min
Avec Zsófia Szamosi, Leo Füredi, Ambrus Barcza
Concourt pour la Caméra d'Or

Mercredi 9 mai #Cannes2018, les films

Anna est une mère de trois jeunes enfants, qui conjugue la charge du foyer familial avec son métier d'institutrice. Les tracas quotidiens rythment ses journées : ménage, cuisine, factures à payer, maladie des enfants, étourderies et caprices des petits en demande d'attention. Cette routine devient encore plus pesante lorsque son mari porte son attention sur une autre femme.

Egy Nap, c'est le portrait d'une mère active ordinaire, victime de la trop fameuse « crise de la quarantaine » qui broie tant de couples. Beaucoup d'entre eux pourraient se reconnaître dans cette ½uvre, ce qui ne veut pas dire qu'ils vont l'apprécier. Ils encourent le syndrome de la « vallée de l'étrange », bien connue des roboticiens, selon laquelle plus une reproduction humaine nous semble réaliste, plus ses imperfections nous paraissent monstrueuses. Il n'est pas toujours agréable de regarder ses propres défauts dans un miroir ! On peut regretter que les scènes finales n'aient pas été plus explicitées. Il ne manquait pas grand-chose pour franchir la vallée de l'étrange et rentrer pleinement dans l'émotion. J'ai du mal à donner une note. J'hésite entre distinguer le talent de la jeune réalisatrice Zsófia Szilágyi et reconnaître que le cinéma ultra-réaliste n'est pas mon type de cinéma préféré.

Ma note = 14/20
Tags : Cannes, 2018, Rafiki, Un jour, Donbass
​ 0 |
​
0 | Partager
Commenter

#Posté le mercredi 09 mai 2018 20:21 via Skyrock iPhone

Modifié le mercredi 09 mai 2018 21:35

Mercredi 9 mai, premier jour

Mercredi 9 mai, premier jourLa vie du cinéphile à Cannes est rarement un long fleuve tranquille, particulièrement en début de festival. Ce premier jour de projection de #Cannes2018 n'a pas fait exception.


J'ai été recalé deux fois à 8h30 à la Semaine de la Critique de l'hôtel Miramar et à 8h45 à la Quinzaine des Réalisateurs de l'Hôtel Marriott. C'est mal payé pour le réveil à 6h30 mais c'est aussi une phase d'apprentissage incontournable pour la suite, et sans doute une source de découragement pour certains... qui libérera des places pour les autres, qui insisteront. Etre cinéphile à Cannes, cela se mérite !


Après ces déboires du début de journée, je ne résiste pas au plaisir de partager une photo de l'intérieur du Théâtre Debussy au Palais des Festivals, pour la première projection de la selection Un Certain Regard. J'ai ensuite vu 2 autres films, pour conclure la première journée à Cannes.
​ 0 |
​
0 | Partager
Commenter

#Posté le mercredi 09 mai 2018 21:11

Modifié le mercredi 09 mai 2018 21:44

Tous prêts ?

Les rues de Cannes se sont parées de leurs plus beaux atours.
Les moquettes ont été ajustées finement.
Il ne manque plus que les stars pour gravir les marches.

Tous prêts ?
Tags : Festival, Cannes, 2018
​ 0 |
​
0 | Partager
Commenter

#Posté le mardi 08 mai 2018 22:16

Ses archives (389)

  • Tic tac, tic tac dim. 06 mai 2018
  • Retour sur la 70e édition de #Cannes2017, clap de fin sam. 03 juin 2017
  • Tous les films que j'ai vus à...
    J'ai récapitulé ci dessous les 47 séances aux...
    jeu. 01 juin 2017
  • Tous les prix (officiels et non officiels) de #Cannes2017 mer. 31 mai 2017
  • Lundi 22 mai #Cannes2017, séance de...
    C'est la première fois depuis la mise en...
    lun. 29 mai 2017
  • Lundi 29 mai #Cannes 2017, pourquoi la Palme d'Or lun. 29 mai 2017
  • Précédent
  • Suivant
  • Précédent
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • ... 17
  • Suivant

Design by lequipe-skyrock - Choisir cet habillage

Signaler un abus

Abonne-toi à mon blog ! (3 abonnés)

RSS

Skyrock.com
Découvrir
  • Skyrock

    • Publicité
    • Jobs
    • Contact
    • Sources
    • Poster sur mon blog
    • Développeurs
    • Signaler un abus
  • Infos

    • Ici T Libre
    • Sécurité
    • Conditions
    • Politique de confidentialité
    • Gestion de la publicité
    • Aide
    • En chiffres
  • Apps

    • Skyrock FM
    • Smax
    • SKRED
  • Autres sites

    • Skyrock.FM
  • Blogs

    • L'équipe Skyrock
    • Music
    • Ciné
    • Sport
  • Versions

    • France
    • International (english)
    • Site mobile