8h30 Cold War de Pawel Pawlikowski (Sélection Officielle en Compétition, Pologne) Durée = 1h24
Avec Joanna Kulig, Agata Kulesza, Tomasz Kot
Le film s'ouvre dans la campagne polonaise dans les années d'après-guerre guerre. Wiktor est musicien responsable d'une troupe de chant et de danse folkloriques polonais. Il croise le regard de la jeune Zula, rayonnante lors d'un casting. Ils ne viennent pas du même monde. Ils vont s'aimer, au-delà des cadres, au-delà des frontières.
Les images de Cold War ont le charme des films en noir et blanc mais la mise en scène ne brille pas parmi les plus innovantes de cette année. Les conditions aux limites du scénario ne donnent pas à cette idylle une originalité qui la singularise dans l'histoire du cinéma. Cold War est plaisant à regarder, mais ce n'est pas ma Palme d'Or.
Ma note = 15/20
10h30 Une Affaire de Famille / Shoplifters de Kore-Eda Hirokazu (Sélection Officielle en Compétition, Japon) Durée = 2h00
Avec Lily Franky, Sakura Andô, Kengo Kora
C'est l'histoire d'une famille désargentée, qui survit grâce à de petits larcins. Sortis pour commettre un vol à l'étalage, Osamu, le père de famille et son fils, croisent une petite fille, apparemment perdue, qui confie avoir été maltraitée. Après quelques hésitations, ils acceptent de l'accueillir dans leur foyer comme l'une des leurs. Dans une famille traditionnelle une telle décision serait incongrue, mais pas chez eux. Il faut dire que les liens qui les réunissent ne sont pas les liens du sang...
« La famille est celle que l'on se choisit » est la citation qui résume le mieux le postulat du film. Et si la famille idéale était le lieu où on se sent bien, soutenu, aimé, où l'on trouve la joie de vivre ? Les jeunes interprètes (mais pas qu'eux) sont touchants de sincérité. Les expériences de vies vécues par les protagonistes sont douloureuses mais abordées avec la juste retenue. C'est bien plus la résilience et la force vitale dont ils font tous preuve qui emportent l'adhésion et qui créent l'émotion, que l'adversité de leurs histoires personnelles. Cette communauté aurait pu être une métaphore de la cour des miracles. C'est la cour des merveilles. Une Affaire de Famille est une film positif et revigorant, qu'il ne faudrait pas manquer. Assumérement palmable, c'est mon préféré de cette année, parmi ceux que j'ai vus en compétition officielle.
Ma note = 17/20
15h00 Yomeddine de A.B Shawky (Sélection Officielle en Compétition, Egypte) Durée = 1h37
Avec Rady Gamal, Ahmed Abdelhafiz, Shahira Fahmy
Concourt pour la Caméra d'Or.
Beshay porte les stigmates de la lèpre, dont il désormais guéri. Longtemps isolé du monde dans une institution spécialisée au milieu du désert égyptien, il part à la recherche de la famille qui l'y a placé, en quête de réponses, d'une thérapie pour s'accepter et se reconstruire. Un adolescent orphelin s'invite dans son odyssée.
J'ai particulièrement apprécié la scène, poignante, où les deux protagonistes reçoivent l'aide d'un groupe d'individus plus handicapés qu'eux. Yomeddine fait partie de la catégorie des films habituellement présentés dans la Sélection Un Certain Regard. Les interprètes, non professionnels, ne déçoivent pas. Yomeddine transmet une vraie leçon d'humanisme. Les cinéphiles ont plus de chance de trouver leur compte, toutefois.
Ma note = 14.5/20
18h45 Under the Silver Lake de David Robert Mitchell (Sélection Officielle en Compétition, USA)
Durée = 2h19
Avec Andrew Garfield, Riley Keough, Topher Grace

À Los Angeles, Sam, un jeune adulte oisif (ou adolescent attardé ?), est fasciné par une voisine. Lorsqu'elle disparaît brusquement, Sam engage des investigations pour retrouver sa trace. Tout indique que la jeune femme était en relation avec un milliardaire, assassiné dans les environs. Dans ses recherches, Sam découvre la face cachée de Los Angeles, teintée de scandales, de rapports de pouvoir, de décadence.
Il est plus facile de définir ce que le film Under the Silver Lake n'est pas (ni un thriller, ni une peinture de m½urs, ni un film réaliste) que ce qu'il est. Peut-être une fable fantasmagorique organisée autour de réflexions (pas toujours très profondes) sur les relations humaines ? Les indices qui guident le personnage principal dans ses pérégrinations ressemblent plus à ceux du Da Vinci Code (ce n'est pas un compliment, désolé pour les amateurs du best-seller) qu'à ceux d'une enquête bien menée. Vous l'avez compris, je ne suis pas un grand fan de cette forme de cinéma.
Ma note = 12/20






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