Durée = 1h 50
Avec Vanessa Paradis, Kate Moran, Nicolas Maury

L'intrigue se déroule en 1979. Anne réalise des films pornographiques gays. La rupture prochaine avec sa compagne Lois la déstabilise. Le meurtre de l'un de ses comédiens vient amplifier ses difficultés mais elle ne fait pas tout de suite le lien avec son entreprise. D'autres assassinats ne laissent plus planer de doute. C'est bien son activité qui est visée par un tueur en série. La police est muette. Tout en tentant de reconquérir Laïs, elle décide de lancer ses propres investigations pour identifier la coupable.
Vanessa Paradis se débrouille plus bien dans le rôle principal, mais elle ne peut à elle-seule sublimer Un Couteau dans le C½ur, qui pâtit de quelques raccourcis gênants et d'une intrigue très linéaire. Il ne fait pas partie de mes favoris pour cette année.
Ma note = 13/20
11h00 Courts métrages en compétition officielle

Tariki / Ombre de Saeed Jafarian (Iran)
Durée = 0h15
Saman a disparu. Sa femme le cherche jusque dans la rue, en pleine nuit. Elle est abordée par un inconnu entreprenant.
Plein de finesse, avec un message féministe. Plaisant.
Ma note = 14/20
Caroline de Celine Held, Logan George (États-Unis)
Durée = 0h12
Un mère de 3 enfants partie faire une course, laisse ses trois enfants dans son véhicule en plein soleil. L'aînée Caroline, 6 ans, est chargée de veiller sur son petit frère et sa petite s½ur. Les passants s'inquiètent, appellent la police. Un psychodrame familial s'ensuit.
Très bien ficelé, à l'américaine. Film choc.
Ma note = 16/20
III de Marta Pajek (film d'animation) (Pologne)
Durée = 0h12
Représentation métaphorique de l'acte sexuel entre deux personnes d'âges mûrs, entre honte, dégoût, plaisir et excitation.
Dessin en noir et blanc à la ligne claire.
Très créatif. Remarquable.
Ma note = 15.5/20
Duality de Masahiko Sato, Genki Kawamura, Yutaro Seki, Masayuki Toyota, Kentaro Hirase (Japon)
Durée = 0h14
Une mère emmène en voyage son fils qui n'a jamais rencontré son père, au cours duquel il décidera de le voir ou non. Ils sont face à un tournant. Le film ne révèle jamais sa décision, il dépeint seulement les nouvelles relations mère/fils qui en découlent.
Subtil, selon les codes de l'école du cinéma japonais. Mais les réalisateurs auraient gagné à pousser leurs idées plus loin.
Ma note = 13/20
All these Creatures /Toutes ces créatures de Charles William (Australie)
Durée = 0h13
Mal, le père d'un adolescent noir soufre d'une obsession maladive envers les insectes et autres créatures de petite taille, qu'il identifie au mal absolu. Il dénonce la décadence du monde qui en serait à l'origine. A sa mort, l'adolescent hérite reste marqué par l'obsession de son père.
Bien construit. La voix off est un peu facile, néanmoins.
Ma note = 15/20
Gabriel de Oren Gerner (France)
Durée = 0h15
Un adolescent participe à une battue en forêt avec sa classe à la recherche de Gabriel, un camarade de l'internat qui a disparu. Suite à un incident il s'éloigne du reste du groupe, et s'enfonce seul, au c½ur de la forêt.
On ne voit jamais Gabriel, qui n'est pas le personnage principal.
Pas beaucoup de prise de risque. Je ne suis pas sûr d'avoir compris les motivations du réalisateur.
Ma note = 12/20
On The Border de Wei Shujun (Chine)
Durée = 0h15
Hua Dongxing a un rêve, rejoindre la Corée du Sud. Il se rend en ville pour chercher son père et lui demander de l'argent. Il croise une jeune fille de son âge, qui veut aussi sortir de sa routine.
Bien fait, un peu dispersé.
Ma note = 13.5/20
Judgement de Raymund Ribay Gutierrez (Philippines)
Durée = 0h15
Joy, mère d'une petite fille de 4 ans, décide enfin de porter plainte pour violences conjugales contre Dante, son mari qui la bat.
Concentré vers son but et très efficace (trop?)
Ma note = 15.5/20
Je dois préciser que les deux films suivants ont été primés par les jurys qui comparaient les films de la Quinzaine des Réalisateurs, avant que je ne rédige cet article. Je n'exclus dont pas que mon évaluation ait été influencée par leurs choix
14h30 Troppa Grazia de Gianni Zanasi (Quinzaine des Réalisateurs, Italie) Durée = 1h50
Avec Alba Rohrwacher, Giuseppe Battiston, Valerio Mastandrea
Lucia (Alba Rohrwacher), une géomètre de 36 ans qui vit seule avec sa fille. La Municipalité lui confie un contrôle sur un terrain où une grande ½uvre architecturale attendue par tous doit surgir. Pendant les contrôles, Lucia se rend compte que les cartes de la municipalité sont fausses et ont été manipulées pour couvrir les risques géologiques probables. La Vierge Marie lui apparaît et lui intime l'ordre de bâtir une église sur le lieu du projet immobilier...
Les scènes d'apparition sont drôles, et le ton décalé du scénario évite tout religiosité excessive. La mise en scène est classique et ne surprend pas par son originalité. Mais le film est plein de poésie, accentuée par de magnifiques images et un réel positivisme.
Ma note = 15/20
17h30 En Liberté ! de Pierre Salvadori (Quinzaine des Réalisateurs, France) Durée = 1h47
Avec Adèle Haenel, Pio Marmai, Audrey Tautou
A la mort de son mari policier, Yvonne, elle aussi dans la police, réalise que son mari Santi n'était pas la policier courageux et intègre qu'elle croyait connaître mais un véritable ripou. Elle s'évertue alors à réparer les torts commis sur Antoine, injustement incarcéré par Santi pendant huit longues années. Antoine n'a rien d'un enfant de c½ur irréprochable, mais son charme agit sur Yvonne.
En Liberté ! est une comédie hilarante, au scénario riche en faux-semblants et quiproquos, en allers-retours entre le passé et le présent, en allers-retours entre des contes de superhéros et la réalité. On n'oubliera donc pas de conserver un niveau d'éveil soutenu pour en profiter pleinement. On pourra d'ailleurs regretter que Pierre Salvadori n'ait pas porté plus d'attention aux caractères distinctifs de ses différents interprètes masculins ce qui aurait permis de réduire les erreurs d'interprétation entendues dans les files d'attente. Au bilan, En Liberté ! est vraiment drôle et n'aura aucun mal à attirer un grand nombre de spectateurs dans les salles.
Ma note = 14.5/20






CinephileACannes, Posted on Saturday, 10 November 2018 at 7:04 PM
Emmanuelle Bouquet wrote: ""
Merci de faire partie des cinéphiles qui apprécient les courts métrages. Dommage qu’ils soient si mal-traités par tous les canaux de diffusion.