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“ Bienvenue sur mes archives 2009-2023! Plus de 600 films commentés à chaud en sortie de projection à Cannes. A partir de l'édition 2024, mon blog s'enrichit de nouvelles fonctionnlités. Stay tuned... ” - samedi 13 mai 2023 14:07
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Des stars à Cannes#2022 ?

Certains choisissent de guetter les artistes à la sortie des grands hôtels de Cannes. Les cinéphiles n'ont qu'à les laisser venir à eux en assistant aux projections. J'ai pris des clichés de quelques équipes de films que j'ai vues cette année, par ordre chronologique. Je vous laisser retrouver dans mon blog à quels films ils correspondent.

Des stars à Cannes#2022 ?


19 mai
8h30


19 mai
11h30


20 mai
11h00


20 mai
14h00

 



Des stars à Cannes#2022 ?


20 mai
17h00


21 mai
17h00


22 mai
11h30


22 mai
17h40


 


Des stars à Cannes#2022 ?


24 mai
11h00


24 mai
16h15


25 mai
11h00


25 mai
14h00

 



Des stars à Cannes#2022 ?


25 mai
17h00


25 mai
19h30


26 mai
17h45


26 mai
19h45
Tags : festival de Cannes, 2022, stars
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#Posté le dimanche 29 mai 2022 23:12

Modifié le lundi 30 mai 2022 16:52

Tous les prix de #Cannes2022, les officiels et les non-officiels

Prix de la sélection officielle en compétition

Longs métrages
Tous les prix de #Cannes2022, les officiels et les non-officiels
Palme d'Or
Triangle of Sadness / Sans Filtre de Ruben Östlund

Grand Prix, ex æquo
Close de Lukas Dhont
Des Etoiles à Midi / Stars at Noon de Claire Denis

Prix du 75e Festival de Cannes
Tori et Lokita de Luc et Jean-Pierre Dardenne

Prix de la Mise en Scène
Park Chan-Wook pour Decision to Leave

Prix du Scénario
Tarik Saleh pour Boy from Heaven / Walad min al janna

Prix du Jury, ex-æquo
Hi-Han / Eo de Jerzy Skolimowski
Les Huit Montagnes / Le Otto Montagne de Felix Van Groeningen et Charlotte Vandermeersch

Prix d'Interprétation féminine
Zahra Amir Ebrahimi dans Holy Spider / Les Nuits de Mashhad de Ali Abbasi

Prix d'Interprétation masculine
Song Kang-ho dans Les Bonnes Étoiles de Hirokazu Kore-eda


Prix des Cinémas Art et Essai (AFCAE)
Triangle of Sadness / Sans Filtre de Ruben Östlund
Mention spéciale AFCAE
Hi-Han / Eo de Jerzy Skolimowski

Prix de la Citoyenneté
Leila's Brothers de Saeed Roustaee

Prix du Cinéma Positif
Tori et Lokita de Jean-Pierre & Luc Dardenne


Prix CST de de la Jeune Technicienne de Cinéma
Marion Burger dans Un Petit Frère de Léonor Serraille

Prix CST de l'artiste-technicien
Andreas Franck, Bent Holm, Jacob Ilgner, Jonas Rudels dans Triangle of Sadness / Sans Filtre de Ruben Östlund

Prix Cannes Soundrack de la meilleure musique originale,
Pawel Mykietyn pour Hi-Han / Eo de Jerzy Skolimowski

Tous les prix de #Cannes2022, les officiels et les non-officiels
Courts métrages

Palme d'Or du court métrage
Hai Bian Sheng Qi Yi Zuo Xuan Ya / The Water Murmurs de Jianying Chen

Mention spéciale
Lori de Abinash Bikram Shah



Prix de la sélection Un Certain Regard
Tous les prix de #Cannes2022, les officiels et les non-officiels
Prix Un Certain Regard
Les Pires de Lise Akoka, Romane Gueret

Prix du Jury - Un Certain Regard
Joyland de Saim Sadiq

Prix de la Mise en Scène - Un Certain Regard
Metronom de Alexandru Belc

Prix de la Meilleure Performance - Un Certain Regard, ex-æquo
Vicky Krieps dans Corsage de Marie Kreutzer
Adam Bessa dans Harka de Lotfy Nathan

Prix du Meilleur Scénario - Un Certain Regard
Mediterranean Fever de Maha Haj

Prix Coup de Coeur du Jury - Un Certain Regard
Rodeo de Lola Quivoron



Prix de la Semaine de la Critique
Tous les prix de #Cannes2022, les officiels et les non-officiels
Longs métrages

Grand Prix
La Jauría de Andrés Ramírez Pulido

Prix French Touch du jury
Aftersun de Charlotte Wells

Prix Fondation Louis Roederer de la Révélation
Zelda Samson pour Dalva / Love according to Dalva de Emmanuelle Nicot


Prix SACD
Andrés Ramírez Pulido, auteur de La Jauría de Andrés Ramírez Pulido
 
Prix Fondation Gan à la Diffusion
Metsurin Tarina / The Woodcutter Story de Mikko Myllylahti
 

Courts métrages

Prix Découverte Leitz Cine du court métrage
Ice Merchants de João Gonzalez

Prix Canal + du court métrage
Στον Θρονο Του Ξερξη / Sur le Trône de Xerxès de Evi Kalogiropoulou
 

Tous les prix de #Cannes2022, les officiels et les non-officiels
Prix décernés aux films de la Quinzaine des Réalisateurs

Longs métrages

Prix SACD
La Montagne de Thomas Salvador

Prix Label Europa Cinemas
Un Beau Matin de Mia Hensen Løve

 

Prix destinés aux films de toutes les sélections :

Caméra d'Or (attribué à un premier film)Tous les prix de #Cannes2022, les officiels et les non-officiels
War Pony de Riley Keough et Gina Gammell

Mention spéciale
Plan 75 de Hayakawa Chie


Prix du Jury ½cuménique
Les Bonnes Étoiles de Hirokazu Kore-eda


Prix François Chalais
Boy from Heaven / Walad min al janna de Tarik Saleh


Prix Fipresci de la critique internationale :

* parmi les films en compétition
Leila's Brothers de Saeed Roustaee

* parmi les films de la sélection Un Certain Regard
Le Bleu du Caftan de Maryam Touzani

* parmi les sections parallèles
Dalva / Love according to Dalva de Emmanuelle Nicot


Queer Palm du long métrage
Joyland de Saim Sadiq

Queer Palm du court métrage
Regarde moi / Dang Wo Wang Xiang Ni De Shi Hou de Shuli Huang


Oeil d'Or, récomposant le meilleur documentaire
Tout ce que Nous Respirons / All That Breathes de Shaunak Sen

Prix Spécial du Jury
Mariupolis 2 de Mantas Kvedaravicius


Palm Dog
Brit dans War Pony de Riley Keough et Gina Gammell

Grand Prix du Jury, ex aequo
Marcel dans Marcel ! de Jasmine Trinca
Sheepdog dans Godland / Vanskabte Land / Volaða Land de Hlynur Pálmason


 
Sélection de la Cinéfondation

Premier Prix
Il Barbiere complottista de Valerio Ferrara
 
Deuxième Prix
Di Er de Li Jiahe
 
Troisième Prix, ex aequo
Glorious Revolution de Masha Novikova
Les Humains Sont Ccons Quand ils s'Empilent de Laurène Fernandez
Tags : palmarès, cannes, Festival de Cannes, 2021, Palme d'or, cannes soundtrack, prix un certain regard, Prix SACD, Prix Fripesci, Queer palm, palm dog, Fondation GAN, prix françois chalais, Label Europa cinemas, Prix CST, Prix des Cinémas Art et Essai, AFCAE, Prix du Scénario, Prix d'interprétation, Caméra d'Or, Prix de la citoyenneté, oeil d'or, palme d'or du court métrage, Découverte Leitz, Prix canal+, prix du jury oecuménique, Prix Fondation Louis Roederer
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#Posté le dimanche 29 mai 2022 18:38

Modifié le dimanche 29 mai 2022 19:52

Tous les films de #Cannes2022, par ordre de préférence

Je dresse ci dessous la liste des 51 séances de cinéma auxquelles j'ai pu assister au Festival de Cannes 2022, sans différencier les sélections. La liste est classée par ordre décroissant des notes que j'ai attribuées directement en sortie de projection, la date de parution de l'article faisant foi. Les liens hypertextes renvoient aux articles dans lesquels les séances sont commentées.
 
Les Amandiers de Valeria Bruni Tedeschi
Leila's Brothers de Saeed Roustaee
Triangle of Sadness / Sans Filtre de Ruben Östlund
Close de Lukas Dhont
Dalva / Love according to Dalva de Emmanuelle Nicot
Les Pires de Lise Akoka, Romane Gueret
Holy Spider / Les Nuits de Mashhad de Ali Abbasi
Le Bleu du Caftan de Maryam Touzani
Revoir Paris de Alice Winocour
Kurak Günler / Burning Days de Emin Alper
The Stranger de Thomas M Wright
Zhena Chaikovskogo de Kirill Serebrennikov
Chronique d'une Liaison Passagère de Emmanuel Mouret
Corsage de Marie Kreutzer
Fomingo y la Niebla/Domingo et la Brume de Ariel Escalante Meza
Falcon Lake de Charlotte Le Bon
God's Creatures d'Anna Rose Holmer & Saela Davis
Esterno Notte de Marco Bellocchio
La Maman et la Putain de Jean Eustache
Frère et S½ur de Arnaud Despléchin
1976 de Manuela Martelli
Tasavor / Imagine de Ali Behrad
Tout le Monde Aime Jeanne de Céline Devaux
Nostagia de Mario Martone
La Jauría de Andrés Ramírez Pulido
Joyland de Saim Sadiq
Un Beau Matin de Mia Hensen Løve
De Humani Corporis Fabrica de Véréna Paravel et Lucien Castaing-Taylor
Nos Cérémonies de Simon Rieth
La Nuit du 12 de Dominik Moll
Alma Viva de Cristèle Alves Meira
Men de Alex Garland
Dodo de Panos H. Koutras
Butterfly Vision / Bachennya Metelyka de Maksym Nakonechnyi
Metronom de Alexandru Belc
Nos Frangins de Rachid Bouchareb
Plan 75 de Hayakawa Chie
Aftersun de Charlotte Wells
Mediterranean Fever de Maha Haj
War Pony de Riley Keough et Gina Gammell
Metsurin Tarina / The Woodcutter Story de Mikko Myllylahti
Godland / Vanskabte Land / Volaða Land de Hlynur Pálmason
Trois dans la Dérive de l'Art Créatif de Fernando E. Solanas
Mariupolis 2 de Mantas Kvedaravicius
Enys Men de Mark Jenkin
The Vagabonds de Doroteya Droumeva

Courts Métrages de la Quinzaine des Réalisateurs, programme 2
Courts Métrage de la Compétition Officielle
Courts Métrages de la Semaine de la Critique en compétition, programme 2
Courts métrages de la Semaine de la Critique en compétition, programme 1
Courts-métrages de la Semaine de la Critique, séance spéciale
Tags : cannes 2022, palme d'or, Prix Un Certain regard, Palmarès
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#Posté le dimanche 29 mai 2022 17:56

Samedi 28 mai #Cannes2022, les films

8h30 Holy Spider / Les Nuits de Mashhad de Ali Abbasi (Compétition officielle, Iran)
Durée = 1H57
Avec Mehdi Bajestani, Zar Amir Ebrahimi, Arash Ashtiani

Samedi 28 mai #Cannes2022, les films 

Iran 2001, Saeed est un tueur en série qui ne s'attaque qu'aux femmes de petite vertu qui louent leur corps. Ancien combattant, père de famille, il ne supporte pas de les voir à proximité des lieux saints de Mashhad. « Son » jihad sera de les éliminer. Une journaliste de Téhéran particulièrement soucieuse du droit des femmes ne comprend pas pourquoi les autorités civiles et religieuses font si peu pour identifier et châtier le coupable. Elle en fait son combat, au point de s'impliquer personnellement...

Loin de la retenue de l'école classique du cinéma iranien, Holy Spider ne cherche pas à masquer les scènes de violence et les scènes de sexe. Le personnage de la journaliste sied bien à l'interprétation de Zar Amir Ebrahimi. L'ensemble est noir mais prenant et bien ficelé. Bravo.
 
Ma note = 16/20
 
 
11h30 Les Amandiers de Valeria Bruni Tedeschi (Compétition officielle, France)
Durée = 2h06
Avec Nadia Tereszkiewicz, Sofiane Bennacer, Louis Garrel, Micha Lescot
 
Samedi 28 mai #Cannes2022, les films

En 1986, de jeunes candidats comédiens d'une vingtaine d'années se présentent au casting d'entrée de la prestigieuse école du Théâtre de Amandiers, créée par Patrice Chéreau et Pierre Romans. Seule 12 d'entre eux seront choisis sur les 40 qui ont été retenus dans une première phase de sélection. Quels types de profils sont recherchés? On cherche... répond le directeur. L'objectif sera d'interpréter Platonov, la place pièce de Tchekov devant le public de la grande salle des Amandiers. Dans l'équipe finaliste, il y aura Stella (interprétée par la stellaire Nadia Tereszkiewicz), et Le ténébreux Etienne, dont elle tombe amoureux malgré (où à cause de) ses blessures à l'âme...
 
Au travers de portraits multiples, Valeria Bruni Tedeschi interroge les motivations profondes et la passion des comédiens pour leur métier, des hypersensibles pour qui la comédie est un exutoire, voire une nécessité vitale. C'est touchant et très bien joué, rarement vu comme cela à l'écran. Mon regret est que la douleur et le mal-être des uns ne soient pas plus souvent contrebalancés par l'optimisme des autres. Mais les Amandiers est un des films importants de l'édition 2022 de Cannes.

Ma note = 18/20
 
 
14h15 Frère et S½ur de Arnaud Despléchin (Compétition officielle, France)
Durée = 1h48
Avec Marion Cotillard, Melvil Poupaud, Golshifteh Farahani, Patrick Timsit, Benjamin Siksou
 
Samedi 28 mai #Cannes2022, les films

Alice est une actrice connue. Elle est l'aînée de la fratrie. Louis, son premier frère est un professeur, devenu écrivain avec un succès tardif. Ils ont un troisième frère cadet, prénommé Fidèle. Alice et Louis se vouent une haine tenace depuis près de vingt ans. Il faut dire qu'ils sont issus d'une famille où la culture du succès a été centrale dans l'éducation. Quand Louis croisait sa s½ur par hasard dans la rue, celle-ci ne l'ignorait et fuyait... A la suite d'un accident tragique qui implique leurs parents, les chemins du frère et de la s½ur vont se croiser à nouveau.
 
Desplechin n'a pas perdu ses qualités techniques de brillant metteur en scène, que l'on retrouve ici. Toutefois le film souffre d'une manque d'explication sur son fondement. La rancoeur des deux protagonistes, probablement accumulée dans le temps, est trop atypique pour être simplement postulée. L'interprétation pêche donc par manque de repères. Je suis resté sur ma faim.
 
Ma note = 14.5/50
 
 
17h15 Nostagia de Mario Martone (Compétition officielle, Italie)
Durée = 1h57
Avec Pierfrancesco Favino, Francesco Di Leva, Tommaso Ragno...
 
Samedi 28 mai #Cannes2022, les films

Après 40 ans d'absence, Felice retourne dans sa ville naissance, Naples. Aujourd'hui, le « boss » Oreste a pris le contrôle de son ancien quartier et nourrit les jeunes d'armes à feu, tandis que Don Luigi, le prêtre de la paroisse, s'évertue à leur redonner un avenir. Féline connaît bien Oreste. Ils ont fait les quatre cents coups ensemble quand ils avaient quinze ans, jusqu'au dérapage de trop, qui les hantent encore...
Nostalgia a manifestement été mis en scène avec un budget limité. L'intrigue manque de relief. Je l'ai trouvée trop prévisible, à l'image de la chute finale. En bref, je n'ai pas été enthousiasmé.
 
Ma note = 14/20
 
 
19h45 Close de Lukas Dhont (Compétition officielle, Belgique)
Durée = 1h45
Avec Eden Dambrine, Gustav de Waele, Emilie Dequenne, Léa Drucker
 
Samedi 28 mai #Cannes2022, les films

Léo et Rémi, 13 ans, sont amis depuis toujours. Ils atteignent l'âge délicat des premiers émois, l'âge où les envies et les désirs se précisent et s'intensifient, l'âge où le regard des autres en dehors du cocon familial compte pour s'affirmer. La complicité des deux garçons est mise à mal par la décision de Léo d'intégrer une équipe de Hockey sans inviter son ami. Bientôt, ils ne joueront plus aux chevaliers comme avant, ils ne dormiront plus dans la même chambre comme avant, jusqu'au drame que personne n'avait vu venir.

Close a pour toile de fond les champs de fleurs aux couleurs chatoyantes dans lesquelles les parents de Léo exercent leur activité professionnelle de floriculteurs. Le film repose largement sur l'interprétation des deux jeunes comédiens, en particulier Eden Dambrine. Guidé par Lukas Dhont, qui en a fait son domaine d'expertise, Eden dernier se distingue plus qu'honorablement dans son premier rôle. Il serait tentant de comparer son interprétation avec celle de Victor Polster dans Girl, mais Victor avait mis la barre très haut. Close est un film émouvant, qui n'est jamais dans la démonstration et qui pourrait porter un message éducatif dans les écoles. Une réussite.
 
Ma note = 17/20
Tags : Close, Nostalgia, Holy Spider, Amandiers, Cannes
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#Posté le dimanche 29 mai 2022 09:40

Modifié le dimanche 29 mai 2022 10:02

Samedi 28 mai, en attendant le palmarès

Ce soir, je serai encore en projection pendant la Cérémonie de Clôture.
J'alimente mon blog avec une version raccourcie de mes évaluations sur les quatre premiers films de la journée, pour éviter d'être influencé par les votes du jury.


8h30 Holy Spider / Les Nuits de Mashhad de Ali Abbasi (Compétition officielle, Iran)
Durée = 1H57
Avec Mehdi Bajestani, Zar Amir Ebrahimi, Arash Ashtiani

Ma note = 16/20


11h30 Les Amandiers de Valeria Bruni Tedeschi (Compétition officielle, France)
Durée = 2h06
Avec Nadia Tereszkiewicz, Sofiane Bennacer, Louis Garrel, Micha Lescot

Ma note = 18/20


14h15 Frère et S½ur de Arnaud Despléchin (Compétition officielle, France)
Durée = 1h48
Avec Marion Cotillard, Melvil Poupaud, Golshifteh Farahani, Patrick Timsit, Benjamin Siksou

Ma note = 14.5/20


17h15 Nostagia de Mario Martone (Compétition officielle, Italie)
Durée = 1h57
Avec Pierfrancesco Favino, Francesco Di Leva, Tommaso Ragno...

Ma note = 14/20
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#Posté le samedi 28 mai 2022 17:02

Modifié le samedi 28 mai 2022 19:15

Vendredi 26 mai #Cannes2022, les films

8h30 Le Bleu du Caftan de Maryam Touzani (Un Certain Regard, Maroc)
Durée : 1H58
Avec Ayoub Missioui, Lubna Azabal, Saleh Bakri

Vendredi 26 mai #Cannes2022, les films

Au Maroc, Hakim gère avec sa femme Mina une boutique où il coud et répare des tenues traditionnelles (caftans). Malgré l'empressement de certaines clientes, il continue de tout faire à la main.
Le couple maintient tant bien que mal son intégrité, malmenée par les préférences sexuelles de Hakim pour les hommes, qu'il a appris à garder secrètes, et par la maladie de Mina. Quand un jeune apprenti vient les aider à l'atelier, les équilibres se déplacent...

Maryam Touzani rend un vibrant hommage aux métiers manuels. Elle prend le temps nécessaire pour révéler la passion des artisans. Le Bleu du Caftan est un film où la beauté plastique se conjugue à tous les niveaux. La sensualité du travail tactile des couturiers et celle des corps s'accordent dans une belle alchimie, mise en valeur par une jolie lumière.
Ce film est une des belles réussites de la sélection Un Certain Regard cette année.

Ma note = 16/20


11h00 Courts Métrage de la Compétition Officielle

Les photos sont disposées par ordre alphabétique des titres, pas par ordre de diffusion.

Vendredi 26 mai #Cannes2022, les films

Same Old de Lloyd Lee Choi (Etats-Unis)
Durée = 0H15
Un livreur de nourriture à New York passe la nuit à essayer de retrouver son vélo électrique volé.
Il en vole un autre en remplacement. Une tranche de vie bien reconstituée.
Ma note = 15


Tsutsuɛ / Tsutsué de Amartei Armar (Ghana)
Durée = 0H15
Sowa et Okai, deux fils de pêcheur, vivent dans une petite ville ghanéenne bordée par une décharge à ciel ouvert qui se déverse dans l'océan. Hanté par la disparition en mer de son grand frère, Okai croit apercevoir son corps flottant parmi les ordures.
Il manque de se noyer. Belle intensité dramatique de la scène sous-l'eau.
Ma note = 16/20


Gakjil de Sujin Moon (Corée du Sud)
Durée = 0H06
Le processus d'être empiété par la personnalité.
Avatar ou réalité ? Les personnages se déguisent en avatars. Film d'animation manga.
Ma note = 13/20


Luz Nocturna /Lumière De Nuit de Kim Torres (Costa Rica)
Durée = 0H14
Ale, une jeune femme de dix-sept ans, vit dans une zone rurale du Costa Rica avec ses deux jeunes frère et s½ur. À travers des paysages qui se nourrissent de silence, de ressentiment et de bref moments de joie, Ale essaiera de les protéger de la vérité brûlante : leur mère ne reviendra pas.
Narration pas assez appuyée. On s'y perd. Mais quelques belles trouvailles de mise en scène.
Ma note = 15.5/20


Le Feu au Lac de Pierre Menahem (France)
Durée = 0H15
Un hameau de haute montagne, l'été. Felix descend de l'alpage où il surveille ses vaches et découvre le corps de sa mère inanimée. Sous le choc, il prend la fuite. Il conduit plusieurs kilomètres dans la vallée pour se rendre chez le jeune homme qui vient de le contacter sur une application. Forme classique. Euh... Et alors ?
Ma note = 15/20


Hai Bian Sheng Qi Yi Zuo Xuan Ya de Jianying Chen (Chine)
Durée = 0H15
Lorsqu'un astéroïde frappe la Terre, entraînant des éruptions volcaniques sous-marines, les habitants d'une petite ville riveraine commencent à fuir vers l'intérieur des terres. Avant de partir, Nian décide de dire au revoir à son amie d'enfance. Ses souvenirs de la ville commencent à devenir de plus en plus clairs dans son esprit au cours de ce voyage.
Opéra dystopique. Je n'ai pas tout compris mais c'est bien fait.
Ma note = 16.5/20


Lori de Abinash Bikram Shah (Népal)
Durée = 0H14
Une mère chante des berceuses à sa fille de 12 ans afin de la calmer. Mais lorsque les berceuses se terminent et que la fille reprend ses esprits, la réalité s'avère bien plus sombre et bouleversante. Rituels pour un mariage traditionnel.
Ma note = 10/20


Uogos de Vytautas Katkus (Lituanie)
Durée = 0H15
Un père qui vient de prendre sa retraite invite son fils à l'aider à ramasser les cerises dans son jardin.Le père n'est pas du tout pressé de les cueillir, mais il fait tout pour rattraper son fils. Les cerises, elles, restent quelque part à l'arrière-plan.
Je n'ai pas compris la métaphore de l'échelle.
Ma note = 11/20


Po Sui Tai Yang Zhi Xin de Gan Bi (Chine)
Durée = 0H15
Un conte de fées. Créatif.
Ma note = 14/20


13h30 Un Beau Matin de Mia Hensen Løve (Quinzaine des Réalisateurs, France)
Durée = 1H52
Avec Léa Seydoux, Pascal Greggory, Melvil Poupaud, Nicole Garcia

Vendredi 26 mai #Cannes2022, les films

Georg est atteint d'une maladie dégénérative qui lui fait perdre la vue, le sens de l'orientation et la mémoire. Sandra, sa fille, jeune mère célibataire, lui rend des visites fréquentes et assiste impuissante à son déclin et sa perte d'autonomie. Avec les autres membres de la famille, elle déplace Georg de maison de repos en maison de repos en recherche des meilleurs soins pour lui. En parallèle, elle renoue avec un ami d'enfance, Clément, cosmo-chimiste de profession. Bien que Clément soit déjà en couple, il tombe dans les bras de Sandra. Ils se découvrent une vraie complicité. Leur relation évolue d'amicale en passionnelle...

Le thème principal de Un Beau Matin aurait dû être la maladie mais Mia Hensen Løve, mais les handicaps du père sont traités de manière trop sobres pour emporter mon adhésion. En revanche, le jeu amoureux entre Sandra et Clément est intéressant. On pourra attendre qu'Un Beau Matin soit programmé sur le petit écran, sans avoir l'impression de déshonorer l'½uvre.

Ma note = 14/20


Vendredi 26 mai #Cannes2022, les films16h15 Revoir Paris de Alice Winocour (Quinzaine des Réalisateurs, France)
Durée = 1H45

Avec Virginie Efira, Benoît Magimel

Alors qu'elle buvait assise à une table de brasserie parisienne, Mia est prise dans une rafle de fusil automatique et manque d'être tuée. Trois mois après l'attentat, elle revient sur les lieux. Elle ne se souvient que des bribes de ce qu'elle a vécu et pourtant, comme les autres victimes qui ont survécu, elle éprouve un irrépressible besoin de reconstituer son histoire tragique. A-t'elle fait preuve d'un comportement héroïque, juste digne ou lâche comme le prétend un témoin oculaire?

Revoir Paris raconte le difficile parcours de reconstruction après un traumatisme violent. Tellement violent qu'il s'accompagne d'une grande solitude. Comment surmonter le ressenti profond de ne plus faire partie du même monde que ses proches? La qualité de la postproduction, la finition de la photographie et la beauté de la lumière rappellent plus Hollywood que le cinéma français commun, et c'est tant mieux. Le scénario sert bien le thème choisi. Les comédiens (Virginie Efira, Benoît Magimel) à la hauteur de leurs expériences. Je recommande Revoir Paris sans hésitation.

Ma note = 16/20


Vendredi 26 mai #Cannes2022, les films18h45 Men de Alex Garland (Quinzaine des Réalisateurs, UK)
Durée = 1h40
Avec Jessie Buckley, Rory Kinnear, Paapa Essiedu

Harper se remet difficilement d'une séparation tragique avec un mari possessif, manipulateur et violent. Elle choisit de s'isoler dans un manoir anglais, isolé en guise de thérapie. Mais les habitants du village voisin se révèlent moins accueillants qu'elle l'aurait souhaité. Une étrange présence dans les bois environnants semble la traquer. Ce qui n'est au départ qu'une crainte latente se transforme en cauchemar total, nourri par ses souvenirs et ses peurs les plus sombres.
Men est un film de genre (entre horreur et fantastique) qui rappelle les cheminements de Kubrick dans Shining. Les couleurs saturées des paysages donnent au film une esthétique particulière. Malheureusement, Alex Garland m'a perdu en chemin dans sa dernière partie, chargée en effets spéciaux jusqu'à la saturation, et dont je n'ai pas saisi toute la dimension métaphorique. Dommage. Les amateurs de film d'horreur pourront se déplacer pour aller voir ce film, au moins par curiosité.

Ma note = 13.5/20
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#Posté le vendredi 27 mai 2022 22:54

Modifié le vendredi 27 mai 2022 23:20

Jeudi 26 mai #Cannes2022, les films

Jeudi 26 mai #Cannes2022, les films8h30 Leila's Brothers de Saeed Roustaee (Compétition officielle, Iran)
Durée = 2h45
Avec Taraneh Alidoosto, Saeed Poursamimi...
 
Esmail se rapproche de la fin de sa vie. Il espère plus que tout la reconnaissance de son clan, souffrant de la comparaison avec la réussite de ses frères. Il est père de cinq enfants, quatre hommes et une femme, prénommée Leila, tous âgés entre 40 et 50 ans. La situation économique des enfants est précaire et se dégrade. L'aîné est chargé de nettoyage dans des toilettes publiques, un autre est chauffeur de taxi, un troisième est impliqué dans une arnaque de vente de véhicules et le dernier est ouvrier dans une usine forcée de fermer.Leila prend les choses en main pour les sortir de cette mauvaise passe. Elle les convainc d'investir dans une boutique où tous auraient un emplois stable. Pour cela, il faut réunir les rares ressources en capital de la famille. Le père Eismall refuse d'apporter son soutien et préfère promettre son argent au reste du clan, afin obtenir la place prestigieuse de nouveau « parrain » du clan.
 
2h45, cela peut rebuter et sembler long mais on ne s'ennuie jamais. Leila's Brothers est le portrait d'une famille en tension. Le personnage du père est un vrai personnage de théâtre dramatique et son interprète lui fait honneur. Néanmoins, la vraie adulte de l'équipe, c'est Leila, qui s'évertue à imposer ses points de vue et tirer les ficelles avec courage, malgré les freins de sa condition de femme. L'ensemble est très réussi !
 
Ma note = 17.5/20
 

Jeudi 26 mai #Cannes2022, les films11h30 Dodo de Panos H. Koutras (Cannes Première, Grèce)
Durée = 2H12
Avec Smaragda Kardidi, Akis Sakellariou, Natassa Exindaveloni
 
Pavlos, ancien député grec, vit en couple avec Mariella, une ancienne actrice dans une résidence luxueuse où ils ont plusieurs employés. A plus de 50ans, ils ont une longue expérience de vie commune. Mais leurs conditions matérielles se dégradent, ils sont au bord de la ruine. Leur fille doit se marier dans quelques jours, ce qui devrait permettre à la famille de retrouver une certaine aisance. Alors que les préparatifs vont bon train, un dodo, oiseau mythique disparu il y a 300ans, fait son apparition dans le jardin.
 
L'idée d'utiliser l'oiseau comme révélateur des tensions et des passions paraissait prometteuse. Mais les histoires personnelles des protagonistes, parfois déjantés, divergent trop pour susciter l'empathie.
 
Ma note = 13.5/20
 
 
14h30 Courts Métrages de la Quinzaine des Réalisateurs, programme 2
 
Faute de temps, je reproduis les synopsis fournis par les organisateurs.

Happy New Year, Jim de Andrea Gatopoulos
Durée = 0H09
 
C'est le réveillon du nouvel an. Jim et Morten jouent aux jeux vidéo toute la nuit, comme tous les jours. Mais ce soir, Morten est mal à l'aise.
Film d'animation qui questionne la frontière entre virtuel et réalité. Peut-on s'attacher à un personnage numérique ?
Ma note = 16/20
 
 
Maria Schneider, 1983 de Elisabeth Subrin
Durée = 0H24
 
En 1983, Maria Schneider donne une interview pour l'émission de télévision Cinéma Cinémas. La conversation prend une tournure inattendue lorsque l'actrice conteste les pratiques de l'industrie cinématographique et qu'on lui demande de parler du film controversé Le Dernier Tango à Paris (1972).
L'interview est répétée trois fois avec des interprètes d'origine raciales différentes. La race comptait-elle dans ce projet? Lors de la session de questions réponses, l'auteure n'en a pas fait mention. Je n'ai pas vu de vraies différences entre les trois rendus.
Ma note = 11/20
 
 
Beben / Tremor / Tremblement de Rudolf Fitzgerald Leonard
Durée = 0H16
 
Au cours d'une aquathérapie contre ses spasmes chroniques, Leon est impliqué dans un incident qui bouleverse progressivement tous les aspects de sa vie.
Un paraplégique ressent un trouble amoureux pour sa soignante. Filmé en plans rapprochés. Beau et touchant.
Ma note = 17/20
 
 
Jitterbug de Ayo Akingbade
Durée = 0H24
 
La talentueuse Afeni Omolade est sur le point d'accepter une proposition de l'université de Cambridge pour étudier l'histoire de l'art. Mais la vie qu'elle a toujours connue à Hackney est soudainement menacée. Tourné en 16 mm, c'est un portrait tendre d'un lieu et des gens qui y vivent à une époque de changements personnels et politiques.
Film classique dans forme, qui dénonce les formes discrimination.
Ma note = 15/20
 
 
Des Jeunes Filles Enterrent Leur Vie de Maïté Sonnet
Durée = 0H33
 
Axelle vit le pire jour de sa vie : alors qu'elle se remet mal d'une rupture amoureuse, elle doit se rendre à l'enterrement de vie de jeune fille de sa s½ur, dans une station thermale fantomatique en pleine montagne. Heureusement, parmi les invitées, il y a Marguerite. Au détour d'un regard, l'amour revient.
Emois amoureux entre femmes. Belle lumière. Ambiance onirique mais, au total, faible prise de risque.
Ma note = 15.5/20
 
 
17h45 1976 de Manuela Martelli (Quinzaine des Réalisateurs, Chili)
Durée = 1h35
Avec Aline Kuppenheim, Nicolás Sepúlveda, Hugo Medina
Concourt pour la Caméra d'Or
 
Jeudi 26 mai #Cannes2022, les films

Chili, 1976. Le régime autoritaire du régime Pinochet muselle les opinions dissidentes. Tandis qu'elle s'occupe de rénover sa maison de vacances à la mer, Carmen est contactée par un prêtre sur place pour qu'elle prenne en charge un jeune délinquant en fuite poursuivi par le régime. Elle le soigne et le remet sur pied. Que faire ensuite? Elle prend contact avec les activistes anti-Pinochet. A cette occasion, Elle prend conscience du danger parce que les espions du régime sont omniprésents.
 
L'intrigue est bien menée, même si quelques transitions auraient pu être mieux travaillées. Le suspense tient le spectateur en haleine presque jusqu'à bout.
1976 était plaisant à regarder.
 
Ma note = 14.5/20
 
 
19h45 Trois dans la Dérive de l'Art Créatif de  Fernando E. Solanas (Cannes Classics, Argentine)
Durée = 1H36

Jeudi 26 mai #Cannes2022, les films

Ce film est un dernier hommage au réalisateur argentin Fernando Ezequiel Solanas, décédé du COVID-19. Il évoque le processus de création du cinéaste. On l'y voit côtoyer deux amis artistes, Eduardo Pavlovsky et Luis Felipe Noé.  Les octogénaires y cultivent les projets, comme remède « à la retraite de la vie ». On doit reconnaître que ce médicament fonctionne particulièrement bien sur eux.
L'un des protagonistes faisait l'analyse que la création est un « processus de désordre continu ». Le monteur de Trois dans la Dérive de l'Art Créatif n'en trouverait sans doute rien à redire...
 
Ma note = 10/20
Tags : Leila's brothers, 1976;, Dodo, Trois dans la Dérive de l'Art Créatif
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#Posté le jeudi 26 mai 2022 23:12

Modifié le jeudi 26 mai 2022 23:30

Mercredi 25 mai #Cannes2022, les films

8h30 La Jauría de Andrés Ramírez Pulido (Semaine de la Critique, Colombie)
Durée = 1H26
Avec Jhojan Estiven Jimenez, Maicol Andrés Jimenez, Miguel Viera, Diego Rincon
Concourt pour la Caméra d'Or

Mercredi 25 mai #Cannes2022, les films

Le film se déroule dans le milieu hostile de la forêt colombienne. Eliú est incarcéré dans un camp de détention pour mineurs après une condamnation pour assassinat commis avec son ami El Mono. Les délinquants y sont soumis à des travaux physiques éreintants, des thérapies de groupe supposées les aider à se reconstruire. Tandis qu'Eliú tente de se projeter vers un autre futur, El Mono est admis dans le camp, tel un grain de sable dans un rouage pas encore stabilisé.

L'introduction laisse une impression de moyens de tournage limités, qui se dissipe ensuite. L'intrigue est intéressante mais certains rebondissements critiques sont traités trop rapidement. L'ouverture non manichéenne apportée dans les scènes finales est, en revanche, réussie.
Ma note = 14/20


Mercredi 25 mai #Cannes2022, les films11h00 Fomingo y la Niebla/Domingo et la Brume de Ariel Escalante Meza (Un Certain Regard, Costa Rica)
Durée = 1H32
Avec Carlos Ureña, Sylvia Sossa, Esteban Brenes Serrano, Aris Vindas

Domingo habite dans les montagnes du Costa Rica. Sa maison comme d'autres aux environs est menacée de destruction par la construction d'une autoroute. L'entreprise chargée d'organiser les expulsions ne pratique pas que le dédommagement. Intimidation et menaces font aussi partie de ses outils. Mais Domingo résiste à toutes les avances. Il craint que la fantôme de sa femme, qui lui rend régulièrement visite, ne trouve plus le chemin de son domicile.

Andrés Ramirez Pulido est habile pour suggérer plus que montrer et en particulier faire grimper la tension nerveuse du spectateur. Il obtient des effets spéciaux avec des bouts de ficelle « à l'ancienne ». Les effets visuels et sonores fonctionnent bien. Domingo et la Brume est une ½uvre onirique, entre thriller et fantastique. Le résultat est singulier mais d'une belle unité. Attention, ceux qui recherchent principalement du divertissement pourraient être déçus. Mais c'est un long métrage qui devrait plaire aux cinéphiles.

Ma note = 15/20


14h00 Mediterranean Fever de Maha Haj (Un Certain Regard, Palestine)
Durée = 1h48
Avec Ashraf Farah, Anat Hadid, Samir Elias, Cynthia Saleem, Shaden Kandoura, Amer Hlehel

Mercredi 25 mai #Cannes2022, les films

À Haïfa, Walid, 40 ans, habite avec sa femme et ses deux enfants. Quand l'inspiration et la motivation sont là, il écrit des romans. Il souffre de profonde dépression. Il fait connaissance avec son nouveau voisin, Jalal, au comportement délictueux manifeste. Jalal est persuadé d'aider l'écrivain en lui montrant ses combines. Walid, quant à lui, y voit l'opportunité de concrétiser un besoin...

J'ai failli m'assoupir dans la première moitié de Mediterranean Fever, ne comprenant pas bien où la réalisatrice nous emmenait. Puis vint la révélation qui éclaire la démarche des deux protagonistes. Je dois reconnaître qu'elle m'a déroutée. Je ne saurais dire si c'est le personnage ou l'interprète de Walid qui ne m'a pas convaincu, mais toute la proposition du film était alors malmenée.

Ma note = 12/20


Mercredi 25 mai #Cannes2022, les films17h00 Butterfly Vision / Bachennya Metelyka de Maksym Nakonechnyi (Un Certain Regard, Ukraine)
Durée = 1h47
Avec Rita Burkovska, Liubomyr Valivots, Natalya Vorozhbit, Daria Lorenci
Concourt pour la Caméra d'Or

Lila est femme soldat, spécialisée en reconnaissance par drone. Elle est capturée alors qu'elle était en opération dans la guerre au Dombass. On la retrouve libérée après plusieurs mois de détention lors d'un échange de prisonniers. Le film retrace sa difficile réadaptation à la vie civile, perturbée par des visions qui rejaillissent comme conséquences d'un syndrome post traumatique. Des examens médicaux l'informent qu'elle est enceinte de son geôlier, qui l'a violée...

Butterfly Vision traite moins de la guerre que de la condition particulière des femmes soldats. Le film a été tourné en 2020 et mérite sa place au Festival de Cannes pour ses qualités cinématographiques au-delà de l'actualité en Ukraine, même si ce n'est pas mon favori. Maksym Nakonechnyi laisse une distance entre ses personnages et les spectateurs qui freine mon enthousiasme. L'émotion reste contenue.

Ma note = 13.5/20


Mercredi 25 mai #Cannes2022, les films19h30 The Vagabonds de Doroteya Droumeva (séance spéciale, Allemagne)
Durée = 1H29
Avec Shirly Lev, Magnus Mariuson, Jonathan Elias Weiske Concourt pour la Caméra d'Or

Le film a été projeté à Cannes 2022 en récompense de la présélection du projet cinématographique par la Cinéfondation.

Une femme de 38 ans affiche sa préférence pour des jeunes hommes d'une vingtaine d'années, à rebours des préjugés.

The Vagabonds est une récitation du scénario du film érotique typique des années 70, dans le même ordre (voyeurisme, fétichisme, échangisme, sexe à trois, sexe lesbien, sexe gay, sexe en groupe). Toutes les scènes sont soft. Le fait qu'elles soient inspirées par les fantasmes féminins, en remplacement des standards masculins n'a que peu d'impact. Les interprètes sont eux-mêmes assez moyens mais ils ne sont pas aidés par la superficialité des dialogues. Le tout se déroule sur une musique de supermarché. Vite vu, vite oublié.

Ma note = 6/20

Tags : La Jauría, Dombass, Ukraine, Domingo et la Brume
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#Posté le mercredi 25 mai 2022 22:47

Modifié le mercredi 25 mai 2022 23:03

Mercredi 25 mai #Cannes2022, coucher de soleil

Aujourd'hui je vous propose un coucher de soleil depuis la plage du Palais des Festival.
Tous les soirs, la plage accueille le Cinéma de la Plage, qui rediffuse les grands classique du festival aux vacanciers de passage. 
Hier, c'était E.T. de Steven Spielberg.
 
J'ai pris cette photographie à la sortie de mon 5e film de la journée de mercredi.
La billetterie s'est normalisée. On peut donc organiser sa journée complètement à nouveau, de 8h30 à 22h00 pour moi.
 
Mercredi 25 mai #Cannes2022, coucher de soleil
 
 
Tags : Cinéma de la Plage, Palais des Festivals, Cannes
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#Posté le mercredi 25 mai 2022 23:15

Mardi 24 mai #Cannes2022, les films

Mardi 24 mai #Cannes2022, les films
8h30 Joyland de Saim Sadiq (Un Certain Regard, Pakistan)
Durée = 2h06
Avec Ali Junejo, Rasti Farooq, Alina Khan...
Concourt pour la Caméra d'Or
 
Les membres de la famille Ranas semblent se résigner à la disparition de leur lignée, faute de descendant mâle. Le jeune fils en couple cherche une occupation professionnelle. Il rejoint en secret un troupe de danse dans un cabaret érotique où il accompagnera une  vedette trans. Ce choix n'est pas du goût des autres membres de la famille. Son épouse découvre une facette de son mari qu'elle avait toujours soupçonnée. La parole et les actes se libèrent à tous les étages de la famille.
De ce long métrage je retiendrai quelques séquences fortes sur la transidentité. Certaines autres auraient gagné d'un sens de la dramaturgie plus travaillé. J'ai quitté la projection avec l'impression que Saim Sadiq s'était dispersé et avait perdu le c½ur de son sujet.
 
Ma note = 14/20
 
 
Mardi 24 mai #Cannes2022, les films11h00 Metronom de Alexandru Belc (Un Certain Regard, Roumanie)
Durée = 1H42
Avec Şerban Lazarovici, Mara Bugarin, Vlad Ivanov
Concourt pour la Caméra d'Or
 
Bucarest, 1972 sous le régime de Ceausescu. Ana, 17 ans, éprouve une passion pour Sorin, mais est dévastée lorsqu'il lui annonce son départ à l'ouest. A l'occasion d'une fête organisés par Roxana, la meilleure amie d'Ana, ils se retrouvent avec une bande de copains pour danser sur les tubes de la musique occidentale, diffusés clandestinement par Radio Free Europe. Ils décident de faire passer en Occident une lettre-manifeste à Metronom, l'émission musicale qu'ils préfèrent. La fête s'interrompt parce qu'un indicateur a prévenu les services de renseignement du gouvernement, la Securitate...
 
L'intrigue s'installe très doucement, Les sentiments peuvent y trouver un espace d'expression à leur mesure, mais toutes les séquences du film ne tirent pas bénéfice de cette lenteur. J'étais déçu.
 
Ma note = 13/20
 

Mardi 24 mai #Cannes2022, les films13h30 Kurak Günler / Burning Days de Emin Alper (Un Certain Regard, Turquie)
Durée : 2h08
Avec Selahattin Pasali, Ekin Koç, Erol Babaoglu
 
Emre vient d'être nommé procureur dans une petite ville de province turque, en replacement des plusieurs confrères partis mystérieusement. La ville est marquée par un scandale autour de l'eau potable et par des cratères apparus de manière inexpliquée. Un journaliste opposant au pouvoir local, aux m½urs prétendument dissolues, tente de donner à Emre les clefs pour comprendre la complexité des enjeux. Emre prend rapidement conscience des jeux d'influence des notables locaux, bien décidés à défendre leurs acquis. Il s'y trouve lui-même pris au piège.
 
Burning Days est une thriller très masculin, où la dimension queer est une donnée importante du scénario. Le tout est efficace, particulèrement la dernière partie, qui est haletante à souhait. Les paysages désertiques sont très beaux. J'ai passé un excellent moment.

Ma note = 16/20
 

Mardi 24 mai #Cannes2022, les films16h15 Godland / Vanskabte Land / Volaða Land de Hlynur Pálmason (Un Certain Regard, Danemark-Islande)
Durée = 2H23
Avec Ída Mekkín Hlynsdóttir, Elliott Crosset Hove, Jacob Lohmann
 
Le concept original de cette ½uvre est de reconstituer, ou plutôt d'imaginer, le périple en Islande du premier missionnaire danois qui a documenté son voyage avec des photographies argentiques. Le missionnaire a produit des clichés encore archivés que le film intègre et articule. (pour autant qu'on fasse confiance aux dires du réalisateur, puisqu'il ne nous en fournit aucune preuve à l'écran!). La scène se passe à la fin du XIXe siècle. Un jeune prêtre lance une expédition en vue de construire une église dans un village isolé du grand nord. Il fait transporter le matériel religieux par quelques compagnons de voyage. Il témoigne des conditions de voyage et de ses rencontres. En chemin, il se trouve confronté au péché et s'acquitte de sa mission religieuse.
 
Je n'ai trouvé ni la technique particulièrement adroite, ni l'intrigue passionnante. Quand le spectateur ressent des longueurs, c'est qu'il s'ennuie. En bref, je n'ai pas aimé.
 
Ma note = 11/20
 
 
19h30 Courts Métrages de la Semaine de la Critique en compétition, programme 2
 
Faute de temps, je recopie les synopsis fournis par les organisateurs.
 
Cuerdas / Chords de Estibaliz Urresola Solaguren (Espagne)Mardi 24 mai #Cannes2022, les films
Durée = 0H30

Rita fait partie d'une chorale de femmes qui risque de se séparer quand elles perdent la subvention municipale leur permettant de louer la salle de répétition. A présent, elles doivent décider si elles acceptent le soutien de l'une des entreprises les plus polluantes de la vallée.
Opposition entre logiques économique et écologique. La forme est classique  mais le résultat est efficace.
Ma note = 15.5/20


Ice Merchants de João Gonzalez (Portugal)
Durée = 0H14
 
Tous les jours, un homme et son fils sautent en parachute de leur maison froide, à flan d'une vertigineuse falaise, pour aller au village au sol, loin, où ils vendent la glace qu'ils produisent chaque jour.
Film d'animation magnifiquement exécuté avec des dessins faits à la main. C'est une ingénieuse métaphore sur le changement climatique.
Ma note = 16/20


Canker de Lin Tu (Chine)
Durée = 0H13
 
Alors que la vie de strass et de paillettes de l'influenceuse 33 s'emballe, l'ulcère à l'intérieur de sa lèvre inférieure ne cesse de croître...
Portrait d'une influenceuse en échec.
« Tout est faux, sauf la douleur ». Peinture noire d'une dérive. .
Ma note = 14/20
 
 
Στον Θρονο Του Ξερξη / On Xerxes' throne / Sur le trône de Xerxès de Evi Kalogiropoulou (Grèce)
Durée = 0H15
 
Un lieu de travail dystopique au chantier naval de Perama. L'interdiction du contact physique a transformé les interactions humaines en simulations d'un autre monde. La suppression du toucher a aliéné la communication des travailleurs, transformant le chantier naval en un paysage chargé d'aliénation et de sensualité réprimée.
Thème intéressant mais moyennement exploité.
Ma note = 13/20
 



Raie Manta / Manta Ray de Anton Bialas (France)
Durée = 0H31
 
Trois figures en quête de brèches poétiques et émancipatrices se frôlent dans un Paris autoritaire, au bord de l'implosion. Chacune fabrique une situation à travers laquelle, tour à tour, une légèreté peut être retrouvée, des cris étouffés s'insurger, et le réel se voir détourner.
Trop décousu à mon goût. Quelques bonnes choses mais manque d'unité.
Ma note = 14/20
Tags : Burning Days, courts métrages, Semaine de la critique, joyland
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#Posté le mardi 24 mai 2022 23:24

Modifié le mardi 24 mai 2022 23:52

Lundi 23 mai #Cannes2022, les films

 
8h30 Les Pires de Lise Akoka, Romane Gueret (Un Certain Regard, France)
Durée : 1H36
Concourt pour la Caméra d'Or
Avec Esther Archambault, Mallory Wanecque, Timéo Mahaut
 
Lundi 23 mai #Cannes2022, les films

L'intrigue se passe dans la cité Picasso, à Boulogne-Sur-Mer. Un réalisateur belge entreprend d'y tourner un film. Lors du casting, il sélectionne trois ados, Lily, Maylis, Jessy et le petit Ryan. Ils ont tous une histoire difficile. Lily est la grande s½ur de Ryan. Elle en a la garde parce que leur mère est en difficulté. Elle entraîne son petit frère dans cette aventure. Il sera le personnage central du film. Dans le quartier, tout le monde s'étonne : pourquoi n'avoir pris que « les pires » ?
Les Pires, c'est un film dans le film. Les jeunes interprètes sont étonnants tant ils sont crédibles. La mise à l'écran du travail de préparation des acteurs est intéressante. On se  doute que la réalité ne doit pas très éloignée de la fiction. Au bilan, l'émotion est bien là. Les Pires est décidemment une très bonne surprise!

Ma note = 16,5/20
 
Lundi 23 mai #Cannes2022, les films
11h30 De Humani Corporis Fabrica de Véréna Paravel et Lucien Castaing-Taylor (Quinzaine des Réalisateurs, France)
Durée = 1H55
 
De Humani Corporis Fabrica offre un témoignage de la vie quotidienne à l'hôpital et dans ses coulisses. L'hôpital, c'est bien plus qu'un lieu de soin pour les patients. c'est aussi le lieu où s'exprime la vie des soignants, avec la distance envers leur patients qui leur permet de ne va être envahis.
Dans ce film-reportage, on voit les corps de l'intérieur, filmés avec une microcaméra, au cours des interventions chirurgicales qui se succèdent. Je liste celles que j'ai identifiées : recherche de tumeur au cerveau, opération de la cataracte, ablation de la prostate, biopsie du sein, césarienne, redressement de scoliose.
Le images d'anatomie sont sans filtre, mais pas inintéressantes. Ceux qui ont tendance à tourner de l'½il devant le magazine de la santé sur France TV réserveront le burger du dîner pour après la projection. Le film montre la passion et l'investissement des chirurgiens et des soignants dans leurs métiers. Un monde où la chanson « I will survive » pourrait servir de fil rouge. Un monde à part.

Ma note = 14/20
 
 
Lundi 23 mai #Cannes2022, les films14h00 Courts métrages de la Semaine de la Critique en compétition, programme 1
 
Faute de temps, je recopie ici les synopsis fournis par les organisateurs.
 
Swan dans le Centre de Iris Chassaigne (France)
Durée = 25 min
Dans un centre commercial dépeuplé, une jeune femme lance une enquête pour redynamiser le site. Elle observe que le centre est lieu où les visiteurs ne viennent pas que pour consommer.
Mais il ne se passe pas grand-chose...
Ma note = 12/20
 
 
It's Nice in Here de Robert-Jonathan Koeyers (Pays-Bas)
Durée = 0H16
 
Un portrait fragmentaire d'un moment, d'une personne et d'un lieu à travers les souvenirs subjectifs d'une jeune fille noire, Imani, et d'un officier de police peu expérimenté, David qui n'ont pas du tout les mêmes souvenirs du drame qui s'est passé dans une petite épicerie et qui les changera à jamais.
Film d'animation qui relate une bavure policière aux Etats-Unis. Très correct et équilibré.
Ma note = 15/20
 

Nisam je stigao voljeti / Didn't Make It To Love Her de Anna Fernandez De Paco (Bosnie)
Durée = 0H17
 
Cette fiction photographique présente des textes de Marko Toma¨, un poète de Bosnie-Herzégovine. À Sarajevo, Marko et Maja déménagent. La dépression de Maja transforme les difficultés de Marko en poésie, et alors qu'ils passent à la radio, les poèmes de Marko sont bientôt les seules passerelles de communication entre eux.
Je n'ai pas adhéré à la proposition. Bof
Ma note = 11/20
 
 
Will You Look At Me / Regarde-Moi de Shuli Huang (Chine)
Durée = 0H20
 
Un jeune cinéaste chinois entame un voyage introspectif en revenant dans sa ville natale. A cette occasion, une conversation longtemps différée avec sa mère les plonge tous deux dans une quête d'acceptation et d'amour.
La difficile acceptation de l'homosexualité.
Le texte est magnifique et poignant. Les images le sont moins, en forme de panorama.
Ma note = 17/20
 

Las criaturas que se derriten bajo el sol / Les créatures qui fondent au soleil de Diego Céspedes (Chili)
Durée = 0H16
 
Nataly, une femme trans, accompagnée de sa fille Secreto, rendent visite à Leon, l'ancien amant de Nataly qui vit reclus au sein d'une mystérieuse communauté fuyant le soleil. Ces retrouvailles réveillent chez Nataly le souvenir d'une relation toxique et abusive.
Très belle photographie mais on aimerait voir à l'écran les promesses du synopsis. La narration n'est pas assez appuyée à mon goût. La conclusion est en revanche réussie, en apportant une touche d'émotion bienvenue.
Ma note = 16/20
 

17h00 Tasavor / Imagine de Ali Behrad (Semaine de la Critique, Iran)
Durée = 1H18
Avec Leila Hatami, Mehrdad Sedeghian
Concourt pour la Caméra d'Or
 
Lundi 23 mai #Cannes2022, les films

Téhéran, la nuit. Un chauffeur prend une femme à bord de son taxi. Elle se confie à lui. Il tombe sous son charme mais n'ose partager ses sentiments. Un jeu de séduction s'engage entre les deux. La situation se répète avec d'autres protagonistes...
 
L'idée de reproduire des séquences multiples avec les mêmes acteurs est originale. La mise en scène a la sobriété et l'élégance des grands de l'école iranienne. Tasavor a toutefois les défauts de ses qualités. J'ai eu plus l'impression de voir un enchaînement de courts-métrages qu'un film avec une vraie unité. D'où un déficit de profondeur qui me retient de donner une excellente note.
 
Ma note = 14.5/20
 
 Lundi 23 mai #Cannes2022, les films
19h30 Nos Frangins de Rachid Bouchareb (Cannes Première, France)
Durée = 1h32
Avec Laïs Salameh, Adam Amara, Reda Kateb

La nuit du 5 au 6 décembre 1986, Malik Oussekine est retrouvé mort rue Monsieur le Prince a Paris. Il a succombé aux coups de bâton des motards voltigeurs de la police. Les rues de Paris étaient alors occupées par les étudiants hostiles à la loi Devaquet, qui prévoyait de remettre en cause l'entrée pour tous à l'Université après le baccalauréat. La même nuit, un jeune français né de père algérien, Abdel Benyahia, est tué à Pantin lors d'une bavure policière. Ces deux morts tragiques arrivent au plus mauvais moment pour les autorités...
 
Le casting est de qualité mais la réalisation ne recherche pas à transformer les codes du genre. Le scénario est, lui, très prévisible. Nos frangins est un film qui devrait plaire au plus grand nombre sur grand et petit grand, tandis que les cinéphiles en quête de nouveauté pourront rester sur leur faim.
 
Ma note = 13/20
Tags : Les pires, Les Frangins, Imagine, Semaine de la critique, Cannes 2022
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#Posté le lundi 23 mai 2022 23:13

Modifié le lundi 23 mai 2022 23:36

Dimanche 22 mai #Cannes2022, les films

8h30 Triangle of Sadness / Sans Filtre de Ruben Östlund (Compétition officielle, Suède)
Avec Harris Dickinson, Charlbi Dean Kriek,...
Durée : 2H29

Dimanche 22 mai #Cannes2022, les films
 
Carl est mannequin. Sa compagne Yaya est influenceuse. Ils sont invités à participer à une croisière sur un yacht de luxe pour clients fortunés. Tout est fait pour répondre aux exigences des clients, y compris les plus iconoclastes. Le jour où le traditionnel dîner du capitaine est programmé, une tempête s'annonce. 
 
Triangle of Sadness est un conte acerbe qui dénonce la prévalence des valeurs de l'apparence, de la possession matérielle et du capitalisme. Il interroge sur le renversement de ces valeurs après un traumatisme collectif : quand dame pipi devient capitaine et un packet de Bretzel devient un menu trois étoiles. Les métaphores ne manquent pas. C'est créatif, drôle, souvent excessif (et peut-être un peu potache et facile parfois aussi) et bien interprété. L'ensemble est inclassable mais j'ai bien aimé. 
 
Ma note = 17/20
 
 
11h30 Nos Cérémonies de Simon Rieth (Semaine de la Critique, France)
Durée = 1H44
Avec Raymond Baur, Simon Baur, Maïra Villena 
Concourt pour la Caméra d'Or
 
Dimanche 22 mai #Cannes2022, les films

Deux jeunes garçons, Tony et Noé, se lancent un défi dangereux. Ils sont frères et très proches. Le jeu tourne mal pour Tony, qui survit miraculeusement à l'accident. Dix ans plus tard et désormais jeunes adultes, ils retournent sur le même lieu de villégiature. Il y retrouve la jeune Cassandre, leur amour d'enfance, qui s'éprend de Noé. Tony garde, lui, les séquelles de son accident. 
 
Nos Cérémonies est un film français qui s'essaie au genre fantastique. C'est louable sauf que le genre emprunte généralement à une forme de mythologie populaire pour construire une intrigue. Ici, Simon Rieth nous demande d'adhérer à une forme de magie d'un type nouveau, et c'est plus compliqué à digérer. On peut toutefois signaler que les images sont superbes.
 
Ma note = 14/20
 
 
14h15 Tout le Monde Aime Jeanne de Céline Devaux (Semaine de la Critique, France)
Durée = 1H35
Avec Blanche Gardin, Laurent Lafitte, Maxence Tual 
Concourt pour la Caméra d'Or
 
Dimanche 22 mai #Cannes2022, les films
 
Jeanne s'est construite comme une battante et a même été nommée femme de l'année pour avoir mis au point un appareil sous-marin ramasseur de plastique. Mais son projet à pris  l'eau. Hier adulée, elle est maintenant moquée et en faillite personnelle. Elle se rend au Portugal pour revendre l'appartement de sa mère décédée. Au moment de prendre l'avion, elle croise le chemin de Jean, un ancien camarade de classe très collant et un peu mythomane. 
 
L'insertion d'images d'animation pour rendre compte du ressenti du personnage de Jeanne est une très bonne idée. Elles entretiennent le contenu comique de ce film, où l'autoflagellation est un fil rouge. Tout le Monde Aime Jeanne est un film distrayant comme il faut. 
 
Ma note = 14.5/20
 
 Dimanche 22 mai #Cannes2022, les films
17h40 Falcon Lake de Charlotte Le Bon (Quinzaine des Réalisateurs, Canada)
Durée = 1h40
Avec Joseph Engel, Sara Montpetit, Monia Chokri... 
 
Bastien, un ado français de 12 ans, est de retour au Canada avec sa famille pour les dans le superbe décor d'un lac canadien hanté par une histoire de fantôme. Il y retrouve Chloé, une jeune fille de son âge avec qui il jouait quand il était très jeune. Chloé fréquente un groupe de jeunes locaux plus âgés, mais elle apprécie davantage la compagnie du Français. 
 
En introduction de la projection, Charlotte Le Bon qualifiait son long métrage d' « ode à la mélancolie ». Elle propose un très beau film sur les premiers émois amoureux. D'autres réalisateurs s'y sont essayés avant Charlotte Le Bon mais ils ne sont pas nombreux à avoir réussi aussi finement. A recommander à tous. Pour la compétition, il faudra prendre en compte que Falcon Lake est toutefois assez lisse et sans grande prise de risque. 
 
La note = 15/20
 
 
19h45 Courts-métrages de la Semaine de la Critique, séance spéciale

Amo de Emmanuel Gras (France)
Durée = 0H20
Dans un cosmos qui ressemble au néant, deux êtres semblent n'exister que pour entrer en contact 
Opéra musical moderne avec de sublimes images de corps enlacés en gros plan et une musique électronique. Une pure ½uvre d'art!
Ma note = 17/20
 
Hideous de Yann Gonzalez (UK)
Durée = 0H22
La popstar Oliver Sim est invité à un talk show qui se transforme rapidement en un périple surréaliste d'amour, de honte et de sang.
Le film ressemble à une comédie musicale à trois chansons. Il utilise les codes des clips musicaux. 
Ma note = 14/20
 
Scale de Joseph Pierce  (UK, Tchéquie)
Durée = 0H15
Sur l'autoroute où il conduit, Will perd le sens de l'échelle. Tandis que s'accroît son addiction à la morphine, il se débat pour démêler la succession d'événements qui l'a amené à cette situation, avant d'être à jamais perdu.
Ce Film d'animation explore la dépendance entre créativité et la dépendance. Les 15 minutes semblaient trop courtes pour traiter un sujet d'une telle ambition. Moyen. 
Ma note = 13.5/20
 
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#Posté le dimanche 22 mai 2022 23:03

Modifié le dimanche 22 mai 2022 23:26

Samedi 21 mai #Cannes2022, les films

8h30 Dalva / Love according to Dalva de Emmanuelle Nicot (Semaine de la Critique, Belgique)
Durée = 1H25
Avec Zelda Samson, Alexis Manenti, Fanta Guirassi, Marie Denarnaud
Concourt pour la Caméra d'Or
 
Samedi 21 mai #Cannes2022, les films

A 12ans seulement, Dalva porte les vêtements et la maquillage d'une femme. Elle ne comprend pas pourquoi elle vient d'être séparée de son père, qui l'aimait et II démontrait toute son affection. Elle est placée dans un foyer. Elle y rencontre Jayden, son éducateur, et Samia, sa voisine de chambrée pas très docile. 
Dalva raconte le parcours de reconstruction d'une jeune ado ' mise à l'écart de la société et abusée sexuellement. Bravo aux responsables du casting. Les ados sont bluffants et sans doute très bien dirigés. La réalisatrice a évité les chausse-trappes, les écarts au réalisme, les excès. C'est fin, habile, sans marque de prétention. Une réussite, par une réalisatrice de talent qui livre son premier film. Dalva méritera de figurer au palmarès. Avec un formalisme moins attendu, Dalva pourrait déjà être un favori pour la Caméra d'Or. 
 
Ma note = 17/20
 
 Samedi 21 mai #Cannes2022, les films
11h30 Enys Men de Mark Jenkin (Quinzaine des Réalisateurs, UK)

Durée = 1h30
Avec Mary Woodvine, Edward Rowe, Flo Crowe, John Woodvine
 
La scène se passe sur île inhabitée de la mer Celtique dans les Cornouailles, où une biologiste observe la croissance d'un pied de fleurs rares. 
 
Le reste est soit trop court à raconter, soit inracontable. Enys Men mèle des scènes répétitives où il ne se passe rien (comme l'indique le cahier du personnage principal, rempli quotidiennement) et des retours sur les phénomènes tragiques qui ont hanté ces lieux, mis à l'écran avec les codes des films d'horreur. Peut-one trouver distrayant un tel exercice de style? Mark Jenkin donne l'impression de s'être noyé dans son sujet. 
 
Ma note = 8/20
 
 
14h15 War Pony de Riley Keough et Gina Gammell (Un Certain Regard, USA)
Durée = 1h55
Avec Jojo Bapteise Whiting, Ladainian Crazy Thunder 
Concourt pour la Caméra d'Or
 
Samedi 21 mai #Cannes2022, les films

Bill et Matho sont les deux protagonistes principaux. Ils ont 23 et 12 ans, respectivement. Ils sont amérindiens. Bill est séduit par le rêve américain et tente de s'y faire une place, même s'il recourt aussi à petits arrangements pour s'en sortir. Matho est en difficulté à l'école parce qu'il est impliqué dans des trafics. Son père le pousse à la porte du foyer familial...
 
War Pony dépeint les efforts d'émancipation croisés des deux jeunes dans une société peu accueillante pour eux. La photographie a la couleur des films du Far West. Je n'ai pas de reproche à faire sur le rythme, on ne s'ennuie pas, parce qu'on attend la suite... Mais difficile de ne pas sortir de la salle avec une impression de « et alors? ». 
 
Ma note = 12/20
 
 
17h00 Aftersun de Charlotte Wells (Semaine de la Critique, UK) 
Durée = 1H38
Avec Paul Mescal, Francesca Corio, Celia Rowlson-Hall 
Concourt pour la Caméra d'Or
 
Samedi 21 mai #Cannes2022, les films

Faute de temps, je recopie le synopsis officiel.
Sophie contemple les moments de joie partagée et la nostalgie intime des vacances qu'elle a passées avec son papa vingt ans plus tôt. Des souvenirs, réels et imaginés, comblent les vides entre les enregistrements avec son miniDV, alors qu'elle tente de concilier le père qu'elle a connu et l'homme qu'elle ignorait.
 
Les propos sont parfois un peu trop mâtures pour la jeune interprète. D'ailleurs le synopsis décrit plus la genèse du film que ce qu'on voit à l'écran. Au bilan, je n'ai pas été enthousiasmé par la proposition. 
 
Ma note = 12.5/20. 
 
Samedi 21 mai #Cannes2022, les films 
19h00 Chronique d'une Liaison Passagère de Emmanuel Mouret (Cannes Première, France)
Durée = 1h40
Avec Sandrine Kiberlain, Vincent Macaigne, Georgia Scalliet 
 
Simon et Charlotte, la quarantaine, se croisent dans un café et décident de devenir amants. Lui est marié, elle est célibataire mais ont tous deux des enfants. D'un accord commun, ils seront sex friends. Ils ne se verront que pour le plaisir, sans sentiments ni engagements et encore moins de passion. 
Chronique d'une Liaison Passagère est une comédie légère mais très plaisante, qui aurait très pu employer le format d'une pièce de théâtre. Les auteurs ont dû beaucoup s'amuser pour rédiger les dialogues et ont incontestablement beaucoup de talent. Sandrine Kiberlain, Vincent Macaigne leur font honneur. J'ai passé un excellent moment! 
 
Ma note = 15.5/20
 
Tags : dalva
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#Posté le samedi 21 mai 2022 23:17

Modifié le samedi 21 mai 2022 23:42

Samedi 21 mai #Cannes 2022, belle façade

Aujourd'hui est le deuxième jour où j'ai pu voir cinq films dans la journée, planifiés du temps où la billetterie donnait satisfaction. 
Le film du jour est Dalva, magnifique long métrage qui traite du difficile sujet de l'inceste, présenté en compétition à la Semaine de la Critique.

Je n'avais pas encore partagé sur mon blog la façade du palais, magnifiquement relookée pour la 75e édition du Festival. Je corrige cet oubli tout de suite.
 
Samedi 21 mai #Cannes 2022, belle façade
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#Posté le samedi 21 mai 2022 23:54

Vendredi 20 mai #Cannes2022, les films

8h30 Metsurin Tarina / The Woodcutter Story de Mikko Myllylahti (Semaine de la Critique, Finlande)
Durée = 1H38
Avec Jarkko Lahti, Livo Tuuri, Hannu-Pekka Björkman Concourt pour la Caméra d'Or
 
Vendredi 20 mai #Cannes2022, les films

La scène se passe dans le grand nord finlandais. La scierie ferme, une mine ouvre.
Pepe est un des bûcherons qui doit se reconvertir. Une malédiction semble s'être emparée du village. Les événements dramatiques s'enchaînent. Comme si le monde ne tournait plus rond. Mais Pepe fait preuve d'un optimisme sans faille qui l'amène à « voir toujours le monde à moitié plein » et qu'aucune tragédie ne semble pouvoir remettre en cause.
 
The Woodcutter Story est un OVNI iconoclaste, en forme de conte philosophique ou plutôt surréaliste. Son réalisateur Mikko Myllylahti m'a égaré en chemin. La chute finale aurait pu remonter le niveau mais c'est une ficelle déjà employée abondamment au cinéma.
 
Ma note = 12/20
 
Vendredi 20 mai #Cannes2022, les films 
11h00 Corsage de Marie Kreutzer (un Certain Regard, Autriche)
Durée = 1h52
Avec Florian Teichtmeister, Katharina Lorenz, Colin Morgan, Alma Hasun
 
En 1877, Elisabeth d'Autriche (Sissi) fête son 40e anniversaire. Elle n'a pas le droit de s'exprimer et doit rester à jamais la femme de l'empereur. Fine, élégante, parfaite.Les convenances sont lourdes à porter. Elle cherche des échappatoires pour ne pas étouffer sous son corsage. Tant pis pour le protocole.
 
Difficile de ne pas comparer Corsage avec Zhena Chaikovskogo de Kirill Serebrennikov que j'ai commenté hier. Si le second est mieux ficelé dans son ensemble, plus travaillé sur la photographie et a manifestement bénéficié de plus gros moyens, l'avantage va au premier pour l'interprétation de Vicky Krieps. La succession de Romy Schneider est assurée. L'interprète d'Elisabeth pourrait être une prétendante au prix Un Certain Regard de la meilleure actrice.
 
Ma note = 15/20
  
Vendredi 20 mai #Cannes2022, les films
14h00 Plan 75 de Hayakawa Chie (Un Certain Regard, France)
Durée = 1H52
Avec Chieko Baisho, Hayato Isomura, Yumi Kawai
 
Au Japon, alors que le taux de personnages âgés qui sombrent dans la précarité s'accroît, le gouvernement promulgue une loi qui rend légale l'euthanasie et incite à sa mise en place. Michi est candidate au plan. Elle n'a plus de famille pour lui tenir compagnie. C'est une aide soignante philippine, la jeune Maria, qui sera son accompagnatrice vers son dernier souffle. Hiromu est, lui, recruteur pour le gouvernement. Il convainc un vieil oncle de s'engager...
 
Le sujet est traité avec (trop de ?) subtilité, en évitant d'appuyer les (quelques) rebondissements de l'intrigue. Il faut donc rester bien attentif et accepter que toutes les réponses ne soient pas données. Je me réjouissais de voir ce film au thème porteur de promesses. J'ai été déçu.
 
Ma note = 13/20
 
 
Vendredi 20 mai #Cannes2022, les films17h00 The Stranger de Thomas M Wright (Un Certain Regard, Australie)
Durée = 1h57
Avec Joel Edgeron, Sean Harris, Ewen Leslie
 
Mark parvient à convaincre Henry de se joindre à une opération douteuse pour se relancer.
Henry a une histoire avec la justice de son papier, dont il n'est pas fier et qu'il hésite à partager. Ses nouveaux « employeurs » exigent la transparence la plus totale, pour lui faire confiance. Ce que Mark s'est gardé de confier à Henry, c'est qu'il est en en réalité un officier de police infiltré chargé d'élucider l'une des affaires de meurtres les plus célèbres des années 2000 en Australie.
 
The Stranger peut dérouter avec sa narration non linéaire et non chronologique, mais si l'on accepte de se laisser prendre au jeu, les fondements de l'intrigue se mettent en place et font place à un excellent thriller qui ne ressemble à aucun autre. Un très bon divertissement qui a toute sa place à Cannes.
 
Ma note = 16/20
 
 
 
19h30 La Nuit du 12 de Dominik Moll (Cannes Première, France)
Durée = 1h54
Avec Bastien Bouillon, Bouli Lanners...
 
Vendredi 20 mai #Cannes2022, les films

A Saint-Jean de Maurienne, à 3h du matin, Clara est aspergée d'essence et brûlée vive. L'enquête est confiée à la police judiciaire de Grenoble.  Les premiers soupçons se portent les amants de la jeune fille. De convocation en convocation, les dépositions s'enchaînent. Yohan, le capitaine en charge de l'enquête en fait une priorité jusqu'à l'obsession....
 
La Nuit du 12 est un long métrage à la mise en scène très classique, un divertissement de bonne facture à consommer après une part de pizza. Mais ce n'est pas un film qui prétend renouveler le cinéma.
 
Ma note = 14/20
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#Posté le vendredi 20 mai 2022 23:29

Jeudi 19 mai #Cannes2022, les films

Jeudi 19 mai #Cannes2022, les films 8h30 God's Creatures d'Anna Rose Holmer & Saela Davis (Quinzaine des Réalisateurs, Irlande)
Durée = 1h34
Avec Emily Watson, Paul Mescal
 
Brian a tout du fils prodigue. De retour d'Australie là où il a grandi dans un village de pêcheurs irlandais, il compte reprendre l'exploitation ostréicole de son père, mort par noyade quelques jours auparavant. Mais pour cela, il doit investir lourdement avec de faibles moyens. Il se livre à quelques arrangements avec les règles en vigueur. Sa mère, Aleen, qui l'héberge, désapprouve mais soutient et idéalise son fils. Lorsqu'il commet un dérapage supplémentaire, elle invente un alibi. Aleen est alors tiraillée entre la protection de son fils et sa morale.
 
God's Creatures est un film social dans la lignée de l'excellent cinéma britannique. Le traitement de la place des femmes #metoo y est central. Le drame de fin, plus appuyé que le reste (et sans doute plus compliqué à rendre à l'écran) est moins subtilement amené. Dommage. Mais j'ai trouvé le film très plaisant quand même.
 
Ma note = 15/20
 
 

11h30 Mariupolis 2 de Mantas Kvedaravicius (Séance spéciale, Lituanie, Ukraine)
Durée = 1H52

Jeudi 19 mai #Cannes2022, les films
 
Le réalisateur Mantas Kvedaravicius n'était pas présent à Cannes. Il été tué un mois après le début du conflit en Ukraine. Son film est donc une ½uvre posthume.
 
Dans le sous-sol d'une petite église excentrée de Marioupol, une communauté s'est formée pour composer avec les conséquences du conflit en court. Des femmes, des enfants, des malades essentiellement, tous civils. Sous les bombes incessantes, sans le confort de leurs domiciles souvent en ruine, ils survivent.
 
Mariupolis-2 dépeint les tracas du quotidien de ces gens, entre préparation de la soupe, prière, entraide réparation d'équipements, chasse aux pigeons. Le résultat est brut, chronologique. Mais c'est un témoignage du temps présent. Contre l'oubli.

Ma note = 10/20
 
 
Jeudi 19 mai #Cannes2022, les films15h00 Zhena Chaikovskogo de Kirill Serebrennikov (Compétition officielle, Russie)
Durée = 2H23
Avec Odin Biron, Elenev Nikita, Ekaterina Ermishina, Philipp Avdeev, Alena Mikhailova
 
Dans la Russie de la fin du 19ème siècle. Antonina Miliukova, une jeune femme de la bourgeoise de Moscou, tente de séduire compositeur Piotr Tchaïkovski, dont elle admire le talent. Il l'éconduit mais devant son insistance proche de l'obsession, il cède. Mais il ne lui porte pas de sentiments au niveau de sa passion. Il l'épouse plus par intérêt financier et pour faire taire les rumeurs. C'est que le compositeur n'est pas vraiment intéressé par les femmes... malgré les difficultés, Antonina va néanmoins tout faire pour rester à ses côtés.
 
Le sujet centrale de Zhena Chaikovskogo, c'est la condition des femmes à la fin du 19e siècle, l'homosexualité du mari n'est que la contrainte qui explique que le mariage soit plus arrangé qu'authentique. Le personnage d'Antonina se débat dans un système patriarcal, où la femme n'existe que par le statut et la reconnaissance sociale de son mari. Le film est bien construit, bien interprété, mais un peu dans la retenue du siècle dernier à mon goût..
 
Ma note = 16/20
 
Tags : Mariupolis 2, Mantas Kvedaravicius
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#Posté le jeudi 19 mai 2022 21:45

Modifié le jeudi 19 mai 2022 22:03

Jeudi 19 mai #Cannes2022, la billetterie

Jeudi 19 mai #Cannes2022, la billetterieDifficile de passer le sujet qui enflamme la Croisette cette année : la billetterie.
La billetterie, ah bon ? pas très glamour comme sujet de conversion.
Oui, mais tellement handicapant quand tous les accès aux salles sont régulés par une seule application défectueuse.

Il faut l'avoir testée pour voir à quel point elle a été sous-dimensionnée par ses concepteurs. Le décalage d'une heure de l'ouverture pour les cinéphiles par rapport aux autres festivaliers n'y a rien changé. De 8h00 à 23h59, le site est congestionné. Dramatiquement congestionné. On clique, re-clique, entre son login, entre son mot de passe, relance 1 fois, relance deux fois, relance 20 fois, erreur 404. On est déconnecté, reconnecté pour miraculeusement atteindre une partie infime des fonctionnalités de l'application deux fois seulement aujourd'hui après 3 heures de navigation continue, où l'on aurait préféré vaguer à d'autres occupations plus distrayantes, à commencer le cinéma...
Impossible d'annuler les invitations qu'on ne peut pas honorer, qui donc restent bloquées pour des festivaliers qui restent à la porte.
 
L'année dernière avait aussi connu quelques lenteurs à l'allumage mais elles avaient été corrigées rapidement et n'avaient jamais atteint le niveau de blocage total de cette année. Donc carton rouge au service informatique du premier festival de cinéma du monde.
 
Du coup, je ne peux pas résister à vous montrer la photo de la broche que j'ai reçue en complément de mon badge. Un trait d'humour particulièrement à propos pour décrire l'ambiance dans les files d'attentes :D
 
On espère que le gros bug va être corrigé rapidement et que la fête pourra reprendre.
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#Posté le jeudi 19 mai 2022 22:22

Modifié le jeudi 19 mai 2022 22:33

Mercredi 18 mai #Cannes2022, les films

Mercredi 18 mai #Cannes2022, les films9h00 Esterno Notte de Marco Bellocchio (Cannes Première, Italie)

Durée = 5h00
Avec Fabrizio Gifuni, Margherita Buy, Toni Servillo, Fausto Russo Alesi, Daniela Marra, Gabriel Montesi

En 1978, pour la première fois dans l'histoire de l'Italie, des représentants du parti communiste se joignent à des représentants du parti conservateur des chrétiens démocrates pour former un nouveau gouvernement. Aldo Mora sera nommé Président du Conseil. Le 16 mars, il est enlevé lors d'une embuscade où ses cinq gardes du corps sont abattus. Les activistes des Brigades rouges le garderont 55 jours à l'isolement jusqu'à son exécution. Les politiques italiens se déchirent sur la manière de dénouer la crise.

La durée du film était annoncée à 5h00. On était plus proche de 6h, avec un entracte bienvenu d'une demi-heure. C'est en fait 6 épisodes d'une série TV mis bout à bout. Les points de vue alternent d'un épisode à l'autre : celui d'Aldo Moro lui-même et du gouvernement, des terroristes, de la famille de l'otage, et du clergé. Le rythme est soutenu, comme il se doit pour une série destinée à télévision. Mais les moyens sont bien ceux d'une ½uvre de cinéma. La réalisation par un réalisateur aussi doué que Bellocchio justifie la sélection de Esterno Notte à Cannes et sa diffusion sur grand écran, à l'image des grands films sur la mafia auxquels le cinéma italien nous a habitués.

Ma note = 15/20


17h00 Alma Viva de Cristèle Alves Meira (Semaine de la Critique, Portugal)
Durée = 1H28
Avec Lua Michel, Ana Padrão, Jacqueline Corado...
Concourt pour la Caméra d'Or

Mercredi 18 mai #Cannes2022, les films

La petite Salomé passe ses vacances dans la maison familiale, dans un petit village des montagnes portugaises. Sa grand mère décède subitement dans des conditions mystérieuses. Est-ce le poisson ou le gâteau qu'elle a consommé qui en est responsable? Du haut de ses dix ans, Solomé soupçonne une rivale de sa grand-mère de l'avoir empoisonnée. Les ranc½urs des adultes sont ravivées à l'occasion de l'enterrement. Qui donc apporte le mauvais ½il sur le village?

La réalisation de Alma Vivaest se distingue par son originalité, riche en trouvailles séduisantes. L'interprète de Salomé, la jeune Lua Michel, est plutôt douée. Dommage qu'il manque à Alma Viva l'éclair d'émotion qui fédère les enthousiasmes. Les premières scènes promettaient beaucoup.

Ma note = 14/20
Tags : cannes 2022
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#Posté le mercredi 18 mai 2022 22:00

Modifié le mercredi 18 mai 2022 22:28

Mercredi 18 mai 2022, première journée de compétition

En ce début de festival, j'ai retenu deux photos qui ont marqué cette journée. 

La première photo montre l'équipe du film Alma Viva, sélectionné à la Semaine de la Critique en compétition, avec la petite Lua Michel au premier plan.
La deuxième représente les traces de fumigènes laissés par la patrouille de France en fin de soirée. La synchronisation avec la montée de Tom Cruise sur les marches du Palais était parfaite. Mr Cruise était invité à l'occasion de la sortie de son dernier film, suite de Tog Gun

Mercredi 18 mai 2022, première journée de compétition
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#Posté le mercredi 18 mai 2022 22:46

Mardi 17 mai 2022, premier film de l'édition 2022

15h00 La Maman et la Putain de Jean Eustache (Cannes Classics, France)

Durée = 3h40
Avec Bernadette Lafont, Jean-Pierre Léaud, Françoise Lebrun
 
Mardi 17 mai 2022, premier film de l'édition 2022

Dans les années 1970, Alexandre est un dandy épicurien d'une vingtaine d'années qui fréquente les cafés parisiens. Il loge chez Marie, une commerçante plus âgée que lui avec qui il entretient une relation amoureuse très libre. Mais il aime aussi Gilberte, une étudiante, qui refuse sa demande en mariage. Déprimé, il fait la connaissance de Veronica, une infirmière. Les deux jouent à s'éviter mais une idylle naît peu à peu entre eux... ou plus exactement un ménage à trois.
 
La Maman et la Putain a reçu le Grand Prix du jury du Festival de Cannes 1973. Bricolé avec un budget très limité en noir et blanc, il a été reçu de manière contrastée à sa diffusion et perçu comme sulfureux, il est resté très confidentiel depuis lors et empêché de diffusion en salles. Il ressort en 2022 après une restauration autorisée par le fils du réalisateur. La force de ce film culte tient à ses dialogues très libres et rarement, loin des contes à l'eau de rose. Bien sûr, certaines phrases feront réagir les défenseurs des droits des femmes et des enfants en 2022 (autre époque!), mais la crudité des paroles et des situations ne choquent plus autant qu'en 1973. L'interprétation, façon « nouvelle vague », déroute au début par le parti pris de diction appuyée mais on s'habitue vite. Quant à la longueur, 3h40, c'est quand même beaucoup. Les 40 dernières minutes auraient être plus synthétiques sans gâcher le film. Mais, je ne regrette pas de l'avoir vu.
 
Ma note = 15/20
Tags : La Maman et la Putain, Cannes classics, Cannes 2022
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#Posté le mardi 17 mai 2022 21:45

Les affiches de Cannes 2022

Les affiches 2022 sont belles, non ? 2022, c'est l'année de
- la 75e édition du Festival de Cannes
- la 54e édition de la Quinzaine des Réalisateurs
- la 61 édition de la Semaine de la Critique
- la 30e édition de l'ACiD.

Les affiches de Cannes 2022
Tags : #Cannes2022
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#Posté le lundi 16 mai 2022 11:11

Mon bilan de #Cannes2021

Mon bilan de #Cannes2021C'est le moment du bilan. Le Festival de Cannes 2021 se termine. Commence alors la distribution des longs métrages projetés en première mondiale dans le réseau commercial. Elle s'étalera sur toute l'année, voire plus. Je n'ai pas noté de thème particulier ou tendance particulière dans les propositions de cette année. Peut-être hésitaient-elle dans leur rapport aux deux mondes de pré- et de post pandémie ?
 
Dans la sélection Un certain Regard
J'ai eu la chance de visionner 18 films sur 20 en lisse donc presque la totalité de la programmation. Dès samedi 10 juillet, j'ai donné ma meilleure note au long métrage qui a remporté le prix le plus prestigieux, le Prix Un Certain Regard, à rebours des applaudissements retenus des spectateurs présents. Les Poings Desserrés / Unclenching The Fists de Kira Kovalenko était pour moi la meilleure proposition de la sélection. Mon deuxième film le mieux noté, Noche de fuego de Tatiana Huezo a aussi été distingué par le jury, par une mention spéciale.

Dans la sélection de la semaine de la Critique :
Le cru 2021 était homogène. Les prix ont été distribués à quatre films différents sur sept en compétition. Mes trois films les mieux notés sont parmi les quatre primés.

Dans la sélection officielle en compétition :
J'ai mis la priorité sur les films dont la sortie en salle était la plus lointaine. J'irai voir les autres en salles dès que possible, à commencer par la Palme d'Or. Aucun des films qu'il m'a été donné de voir dans cette sélection ne se distingue par sa capacité à transmettre des émotions, le critère le plus important dans mes évaluations. Parmi les dix films que j'ai vus, je ne peux que constater le jury a choisi de récompenser les films les plus exigeants. J'avais signalé dans mes commentaires la performance d'acteur de Caleb Landry Jones dans Nitram de Justin Kurzel
Les films plus populaires n'auront aucun mal pour exister en salles, notamment le grand oublié Les Olympiades de Jacques Audiard.

Dans la sélection de la Quinzaine des Réalisateurs :
Je n'ai vu qu'un seul film, faute de place dans mon agenda. C'est la première année que les hasards de la programmation me tiennent éloigné de cette sélection à ce point.

Dans les séances spéciales de la sélection officielle :
J'ai visionné plusieurs documentaires indispensables sur la dégradation de l'état de la planète, mais peu d'½uvres de cinéma, à l'exception du très beau I'm So Sorry de Zhao Liang.

Cannes 2021 est terminé. Vivement Cannes 2022 !
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#Posté le dimanche 18 juillet 2021 21:49

Modifié le dimanche 18 juillet 2021 22:54

Tous les films de #Cannes2021, par ordre de préférence

Je dresse ci dessous la liste des 47 séances de cinéma auxquelles j'ai pu assister au Festival de Cannes 2021, sans différencier les sélections. La liste est classée par ordre décroissant des notes que j'ai attribuées directement en sortie de projection. Les liens hypertextes renvoient aux articles dans lesquels les séances sont commentées.
 
Les Olympiades de Jacques Audiard
Les Intranquilles de Joachim Lafosse
Les Poings Desserrés / Unclenching The Fists de Kira Kovalenko
La Fracture de Catherine Corsini
Haut et Fort de Nabil Ayouch
Noche de fuego de Tatiana Huezo
Moneyboys de C.B. Yi
The Innocents de Eskil Vogt
The Year of the Everlasting Storm de Jafar Panahi, Anthony Chen, Malik Vitthal, Laura Poitras, Dominga Sotomayor, David Lowery, Apichatpong Weerasethakul
Blue Bayou de Justin Chon
Ouistreham (Between Two Worlds) d'Emmanuel Carrère
Memoria de Apichatpong Weerasethakul
Amparo de Simón Mesa Soto
I'm So Sorry de Zhao Liang
Nitram de Justin Kurzel
Feathers de Omar El Zohairy
Un monde de Laura Wandel
Freda de Gessica Geneus
Rehana Maryam Noor de Abdullah Mohammad Saad
Grosse Freiheit de Sebastian Meise
Ghost Song de Nicolas Peduzzi
France de Bruno Dumont
Re Dai Wang Shi / Are You Lonesome Tonight? de Shipei Wen
Robuste / Robust de Constance Meyer
Lamb de Valdimar Johannsson
Hytti NRO 6 (Compartment NO.6) de Juho Kuosmanen
Olga de Elie Grappe
Mi Iubita Mon Amour de Noémie Merlant
Gaey Wa'r / Les Nuits de Zhenwu / Remainder de Na Jiazuo
Le Genou d'Ahed de Nadav Lapid
The Gravedigger's Wife / La Femme du fossoyeur de Khadar Ayderus Ahmed
Mes frères et moi de Yohan Manca
JFK revisited: Through the Looking Glass d'Oliver Stone
Piccolo Corpo / Small body de Laura Samani
Flag Day de Sean Penn
Animal de Cyril Dion
Bigger than us de Flore Vasseur
After Yang de Kogonada
Les Promesses d'Hassan / Commitment Hasan de Semih Kaplanoglu
Rien à foutre / Zero Fucks Given de Julie Lecoustre & Emmanuel Marre
Bonne mère de Hafsia Herzi
Cow d'Andrea d'Andrea Arnold
Et il y eut un matin de Eran Kolirin
Women Do Cry de Mina Mileva et Vesela Kazakova
The Souvenir de Joanna Hogg
DangSin Eolgul-Apeso / In Front of Your Face de Sang-soo Hong
 
Courts métrages de la Compétition officielle
 
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#Posté le dimanche 18 juillet 2021 14:19

Modifié le dimanche 18 juillet 2021 18:18

Tous les prix de #Cannes2021, les officiels et les non officiels

Prix de la sélection officielle en compétition

Longs mnétrages

Tous les prix de #Cannes2021, les officiels et les non officielsPalme d'Or
Titane de Julia Ducournau

Grand Prix, ex æquo
Un Héros d'Asghar Farhadi
Hytti NRO 6 (Compartment NO.6) de Juho Kuosmanen


Prix de la Mise en Scène
Leos Carax pour Annette


Prix d'Interprétation masculine
Caleb Landry Jones dans Nitram de Justin Kurzel

Prix d'Interprétation féminine
Renate Reinsve dans Julie (en 12 chapitres) de Joachim Trier


Prix du Scénario
Ryusûke Hamaguchi & Takamasa Oe pour Drive my Car de Ryusuke Hamaguchi


Prix du Jury, ex-æquo
Le Genou d'Ahed de Nadav Lapid
Memoria de Apichatpong Weerasethakul


Prix des Cinémas Art et Essai (AFCAE)
Drive my Car de Ryusûke Hamaguchi

Mention spéciale AFCAE
La Fracture de Catherine Corsini


Prix de la citoyenneté
Un héros de Asghar Farhadi

Prix du Cinéma Positif
Haut et Fort de Nabil Ayouch


Prix CST de de la Jeune Technicienne de Cinéma
Armance Durix dans Mi Iubita Mon Amour de Noémie Merlant
 
Prix CST de l'artiste-technicien
Vladislav Opelyants pour La Fièvre de Petrov de Kirill Serebrennikov


Prix Cannes Soundrack de la meilleure musique originale, ex aequo
Rone dans Les Olympiades de Jacques Audiard
Ron Mael & Russel Mael dans Annette de Leos Carax


Tous les prix de #Cannes2021, les officiels et les non officielsCourts métrages

Palme d'or du court métrage
Tous les corbeaux du monde de Tang Yi

Mention spéciale
Le Ciel du Mois d'Août



Tous les prix de #Cannes2021, les officiels et les non officielsPrix de la sélection Un Certain Regard

Prix Un Certain Regard
Les Poings Desserrés / Unclenching The Fists de Kira Kovalenko

Prix du Jury  
Grosse Freiheit de Sebastian Meise

Prix d'Ensemble
Bonne mère de Hafsia Herzi

Prix de l'Audace
La Civil de Teodora Ana Mihai

Prix de L'Originalité
Lamb de Valdimar Johannsson

Mention Spéciale
Noche de fuego de Tatiana Huezo


Tous les prix de #Cannes2021, les officiels et les non officielsPrix de la Semaine de la Critique

Longs métrages

Grand Prix Nespresso
Feathers de Omar El Zohairy
 
Prix SACD
Olga de Elie Grappe

Prix Fondation Louis Roederer de la Révélation
Sandra Melissa Torres dans Amparo de Simón Mesa Soto
 
Prix Fondation Gan à la Diffusion
Rien à foutre / Zero Fucks Given de Julie Lecoustre & Emmanuel Marre
 


Courts métrages

Prix Découverte Leitz Cine du court métrage
Duo Li (Lili Alone | Lili, toute seule) de Zou Jing
 
Prix Canal + du court métrage
Brutalia, Days of Labour (Brutalia, jours de labeur) de Manolis Mavris



Tous les prix de #Cannes2021, les officiels et les non officielsPrix décernés aux films de la Quinzaine des Réalisateurs

Longs métrages

Prix SACD
Les Magnétiques de Vincent Maël Cardona

Prix Label Europa Cinemas
A Chiara de Jonas Carpignano


Courts métrages



Prix destinés aux films de toutes les sélections :

Tous les prix de #Cannes2021, les officiels et les non officielsCaméra d'Or (attribué à un premier film)
Murina d'Antoneta Alamat Kusijanovic


Prix du Jury ½cuménique
Drive my Car de Ryusûke Hamaguchi
Mention spéciale
Hytti NRO 6 (Compartment NO.6) de Juho Kuosmanen


Prix François Chalais
Un héros de Asghar Farhadi
Mention spéciale découverte
Freda de Gessica Geneus

Prix Fipresci de la critique internationale :

* parmi les films en compétition
Drive my Car de Ryusûke Hamaguchi

* parmi les films de la sélection Un Certain Regard
Un monde de Laura Wandel

* parmi les sections parallèles
Feathers de Omar El Zohairy


Queer Palm du long métrage
La Fracture de Catherine Corsini

Queer Palm du court métrage
La Caida Del Vencejo de Gonzalo Quincoces
Frida d'Aleksandra Odic


Oeil d'Or, récomposant le meilleur documentaire
A night of knowing nothing de Payal Kapadi
Mention spéciale
Babi Yar..Context de Sergeï Loznitsa


Palm Dog
Les trois springer anglais de The Souvenir Part II, de Joanna Hogg
Prix du jury ex æquo pour la chienne Sophie vue dans Red Rocket, de Sean Baker, et Panda, le chien de berger de Lamb de Valdimar Johannsson



Sélection des courts métrages de la Cinéfondation

Premier Prix
L'Enfant Salamandre de Théo Degen

Deuxième Prix
Cicada de Yoon Daewoen

Troisième Prix, ex-æquo
Prin Oras Circula Scurte Povesti de Dragoste de Carina-Gabriela Dașoveanu
Cantareira réalisé de Rodrigo Ribeyro
Tags : palmarès, cannes, Festival de Cannes, 2021, Palme d'or, oeil d'or, cannes soundtrack, prix un certain regard, Grand prx Nespresso, Prix SACD, Prix Fripesci, Queer palm, palm dog, Fondation GAN, prix françois chalais, Label Europa cinemas, Prix fondation Louis Roederer, Prix CST, Prix des Cinémas Art et Essai, AFCAE, Prix du Scénario, Prix d'interprétation, Caméra d'Or, Prix de la citoyenneté
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#Posté le dimanche 18 juillet 2021 14:49

Modifié le dimanche 18 juillet 2021 21:37

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