8h30 Leila's Brothers de Saeed Roustaee (Compétition officielle, Iran)Durée = 2h45
Avec Taraneh Alidoosto, Saeed Poursamimi...
Esmail se rapproche de la fin de sa vie. Il espère plus que tout la reconnaissance de son clan, souffrant de la comparaison avec la réussite de ses frères. Il est père de cinq enfants, quatre hommes et une femme, prénommée Leila, tous âgés entre 40 et 50 ans. La situation économique des enfants est précaire et se dégrade. L'aîné est chargé de nettoyage dans des toilettes publiques, un autre est chauffeur de taxi, un troisième est impliqué dans une arnaque de vente de véhicules et le dernier est ouvrier dans une usine forcée de fermer.Leila prend les choses en main pour les sortir de cette mauvaise passe. Elle les convainc d'investir dans une boutique où tous auraient un emplois stable. Pour cela, il faut réunir les rares ressources en capital de la famille. Le père Eismall refuse d'apporter son soutien et préfère promettre son argent au reste du clan, afin obtenir la place prestigieuse de nouveau « parrain » du clan.
2h45, cela peut rebuter et sembler long mais on ne s'ennuie jamais. Leila's Brothers est le portrait d'une famille en tension. Le personnage du père est un vrai personnage de théâtre dramatique et son interprète lui fait honneur. Néanmoins, la vraie adulte de l'équipe, c'est Leila, qui s'évertue à imposer ses points de vue et tirer les ficelles avec courage, malgré les freins de sa condition de femme. L'ensemble est très réussi !
Ma note = 17.5/20
11h30 Dodo de Panos H. Koutras (Cannes Première, Grèce)Durée = 2H12
Avec Smaragda Kardidi, Akis Sakellariou, Natassa Exindaveloni
Pavlos, ancien député grec, vit en couple avec Mariella, une ancienne actrice dans une résidence luxueuse où ils ont plusieurs employés. A plus de 50ans, ils ont une longue expérience de vie commune. Mais leurs conditions matérielles se dégradent, ils sont au bord de la ruine. Leur fille doit se marier dans quelques jours, ce qui devrait permettre à la famille de retrouver une certaine aisance. Alors que les préparatifs vont bon train, un dodo, oiseau mythique disparu il y a 300ans, fait son apparition dans le jardin.
L'idée d'utiliser l'oiseau comme révélateur des tensions et des passions paraissait prometteuse. Mais les histoires personnelles des protagonistes, parfois déjantés, divergent trop pour susciter l'empathie.
Ma note = 13.5/20
14h30 Courts Métrages de la Quinzaine des Réalisateurs, programme 2
Faute de temps, je reproduis les synopsis fournis par les organisateurs.
Happy New Year, Jim de Andrea Gatopoulos
Durée = 0H09
C'est le réveillon du nouvel an. Jim et Morten jouent aux jeux vidéo toute la nuit, comme tous les jours. Mais ce soir, Morten est mal à l'aise.
Film d'animation qui questionne la frontière entre virtuel et réalité. Peut-on s'attacher à un personnage numérique ?
Ma note = 16/20
Maria Schneider, 1983 de Elisabeth Subrin
Durée = 0H24
En 1983, Maria Schneider donne une interview pour l'émission de télévision Cinéma Cinémas. La conversation prend une tournure inattendue lorsque l'actrice conteste les pratiques de l'industrie cinématographique et qu'on lui demande de parler du film controversé Le Dernier Tango à Paris (1972).
L'interview est répétée trois fois avec des interprètes d'origine raciales différentes. La race comptait-elle dans ce projet? Lors de la session de questions réponses, l'auteure n'en a pas fait mention. Je n'ai pas vu de vraies différences entre les trois rendus.
Ma note = 11/20
Beben / Tremor / Tremblement de Rudolf Fitzgerald Leonard
Durée = 0H16
Au cours d'une aquathérapie contre ses spasmes chroniques, Leon est impliqué dans un incident qui bouleverse progressivement tous les aspects de sa vie.
Un paraplégique ressent un trouble amoureux pour sa soignante. Filmé en plans rapprochés. Beau et touchant.
Ma note = 17/20
Jitterbug de Ayo Akingbade
Durée = 0H24
La talentueuse Afeni Omolade est sur le point d'accepter une proposition de l'université de Cambridge pour étudier l'histoire de l'art. Mais la vie qu'elle a toujours connue à Hackney est soudainement menacée. Tourné en 16 mm, c'est un portrait tendre d'un lieu et des gens qui y vivent à une époque de changements personnels et politiques.
Film classique dans forme, qui dénonce les formes discrimination.
Ma note = 15/20
Des Jeunes Filles Enterrent Leur Vie de Maïté Sonnet
Durée = 0H33
Axelle vit le pire jour de sa vie : alors qu'elle se remet mal d'une rupture amoureuse, elle doit se rendre à l'enterrement de vie de jeune fille de sa s½ur, dans une station thermale fantomatique en pleine montagne. Heureusement, parmi les invitées, il y a Marguerite. Au détour d'un regard, l'amour revient.
Emois amoureux entre femmes. Belle lumière. Ambiance onirique mais, au total, faible prise de risque.
Ma note = 15.5/20
17h45 1976 de Manuela Martelli (Quinzaine des Réalisateurs, Chili)
Durée = 1h35
Avec Aline Kuppenheim, Nicolás Sepúlveda, Hugo Medina
Concourt pour la Caméra d'Or

Chili, 1976. Le régime autoritaire du régime Pinochet muselle les opinions dissidentes. Tandis qu'elle s'occupe de rénover sa maison de vacances à la mer, Carmen est contactée par un prêtre sur place pour qu'elle prenne en charge un jeune délinquant en fuite poursuivi par le régime. Elle le soigne et le remet sur pied. Que faire ensuite? Elle prend contact avec les activistes anti-Pinochet. A cette occasion, Elle prend conscience du danger parce que les espions du régime sont omniprésents.
L'intrigue est bien menée, même si quelques transitions auraient pu être mieux travaillées. Le suspense tient le spectateur en haleine presque jusqu'à bout.
1976 était plaisant à regarder.
Ma note = 14.5/20
19h45 Trois dans la Dérive de l'Art Créatif de Fernando E. Solanas (Cannes Classics, Argentine)
Durée = 1H36

Ce film est un dernier hommage au réalisateur argentin Fernando Ezequiel Solanas, décédé du COVID-19. Il évoque le processus de création du cinéaste. On l'y voit côtoyer deux amis artistes, Eduardo Pavlovsky et Luis Felipe Noé. Les octogénaires y cultivent les projets, comme remède « à la retraite de la vie ». On doit reconnaître que ce médicament fonctionne particulièrement bien sur eux.
L'un des protagonistes faisait l'analyse que la création est un « processus de désordre continu ». Le monteur de Trois dans la Dérive de l'Art Créatif n'en trouverait sans doute rien à redire...
Ma note = 10/20






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