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CinephileACannes

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Tic tac, tic tac

Dernières minutes à #Cannes2018.
Thierry Frémaux regrette d'avoir sélectionné un nanar.
@PierreLescure s'endort devant le dernier Ceylan.
Cate Blanchett tergiverse sur la transparence de sa robe.
Les restos font leurs réserves de jambon-beurre.
Les cinéphiles entraînent leurs yeux à la pénombre.
Alain Delon se demande qui va l'inviter.
Madonna change de culotte.
En résumé, l'heure approche.
La salle s'assombrit.
Le monde retient son souffle pour le Carnaval des Animaux.
C'est le signal...

Tic tac, tic tac
Tags : Cannes 2018
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#Posté le dimanche 06 mai 2018 19:34

Retour sur la 70e édition de #Cannes2017, clap de fin

Retour sur la 70e édition de #Cannes2017, clap de finComme presque chaque année, les représentants des journaux de cinéma présents à Cannes ont fait la fine bouche. L'année 2017 devait être un mauvais cru. Ce fut le cas, disent-ils. Je ne partage pas cette analyse. Mais je confirme que la crise mondiale sous toutes ses formes a fini par déteindre sur les metteurs en scène. Le cinéma de 2017 aura la couleur des salles obscures. Il sera noir et pessimiste.

A Cannes, ma programmation personnelle est guidée par un seul principe: ce qui est pris n'est plus à prendre. Comme le nombre de films dans toutes les compétitions est supérieur à ce qu'il est humainement possible de voir, je prends le premier venu, sans aucune autre considération, avec l'objectif de remplir chaque journée autant que faire se peut. En 2017, cette stratégie a particulièrement bien fonctionné puisque j'ai pu assister à 47 séances, un record en 24 ans.

Je remplis mon blog dès la sortie des salles pour être le moins pollué par les avis de jurys et les critiques des journaux. Oui, la palme d'or à The Square de Ruben Östlund m'a déçu et j'aurais souhaité, comme toute la Croisette ou presque (Pedro Almodovar inclus apparemment), qu'elle aille à 120 Battements par Minute de Robin Campillo, récompensé du Grand Prix (le deuxième prix le plus prestigieux, dans l'ordre protocolaire quand même). D'autres jurys ont d'ailleurs rectifié l'injustice puisque le film de Robin Campillo a reçu 4 prix au total, une conjonction rare au Festival de Cannes.

Si je jury de la compétition officielle n'a pas hiérarchisé ses prix avec la même grille de lecture que moi, il en a été largement autrement des autres jurys.

- Dans la sélection de la Semaine de la Critique,
mes deux films préférés Téhéran Taboo d'Ali Soozandeh et Ava de Léa Mysius ont été honorés par le Grand Rail d'Or et le prix SACD, respectivement

- Dans la sélection Un Certain Regard,
si je laisse de côté mon coup de c½ur, le grand oublié L'Atelier de Laurent Cantet (Un Certain Regard, France) (rendez vous aux césars?), j'avais classé juste en dessous Wind River de Taylor Sheridan et Lerd / Un homme intègre / Dregs de Mohammad Rasoulof, respectivement Prix de la mise en scène et Grand Prix de la sélection

- Dans la sélection de la Quinzaine des Réalisateurs,
c'est bien mon favori The Rider de Chloé Zhao qui a eu l'un des prix les plus prestigieux, le Prix Art Cinema Award.

- Dans la compétition officielle des courts métrages,
Une Nuit Douce / Xiao Cheng Er Yue de Qiu Yang, a eu la Palme. Je l'avais classé second, presque à égalité avec le premier L'Heure du Déjeuner / Lunch Time de Alireza Ghasemi.

Au bilan, si l'on compile toutes les sélections, il faut reconnaître que le cinéma français a été particulièrement en forme lors de cette 70e édition, aussi bien par des cinéastes confirmés que par la nouvelle génération, notamment de Léonor Serraille, partie auréolée de la Caméra d'Or, le prix le plus prestigieux au monde du premier film pour Jeune femme.
Tags : festival de Cannes, Cannes 2017, prix, palmarès
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#Posté le samedi 03 juin 2017 00:52

Modifié le samedi 03 juin 2017 01:34

Tous les prix (officiels et non officiels) de #Cannes2017

Tous les prix (officiels et non officiels) de #Cannes2017Prix de la sélection officielle en compétition

Longs métrages

Palme d'Or
The Square de Ruben Östlund

Prix du 70e Anniversaire
Nicole Kidman

Grand Prix
120 Battements par Minute de Robin Campillo

Prix de la Mise en Scène
Sofia Coppola pour Les Proies / The Beguiled

Prix d'Interprétation masculine
Joaquin Phoenix dans You Were Never Really Here de Lynne Ramsay

Prix d'Interprétation féminine
Diane Kruger dans In the Fade / Aus dem Nichts de Fatih Akin

Prix du Jury
Loveless / Faute d'Amour d'Andrei Zvyagintsev

Prix du Scénario, ex-æquo
Yorgos Lanto Anthimos et Efthimis Filippou pour Mise à mort du cerf sacré / The Killing of a Sacred Deer
Lynne Ramsay pour You Were Never Really Here de Lynne Ramsay


Prix Vulcain de l'Artiste-Technicien, décerné par la C.S.T.
Josefin Asberg dans The Square de Ruben Östlund
Tous les prix (officiels et non officiels) de #Cannes2017

Courts métrages

Palme d'or du court métrage
Une Nuit Douce / Xiao Cheng Er Yue de Qiu Yang

Mention spéciale
Le plafond / Katto de Teppo Airaksinen



Prix de la sélection Un Certain Regard

Tous les prix (officiels et non officiels) de #Cannes2017Prix Un Certain Regard
Lerd / Un homme intègre / Dregs de Mohammad Rasoulof

Prix d'Interprétation Féminine
Jasmine Trinca pour Fortunata de Sergio Castellito

Prix de la Poésie du Cinéma
Barbara de Mathieu Amalric

Prix de la Mise en Scène
Taylor Sheridan pour Wind River

Prix du Jury
Les Filles d'Avril / April's Daughter de Michel Franco



Prix de la Semaine de la Critique

Tous les prix (officiels et non officiels) de #Cannes2017Longs métrages

Grand Prix Nespresso
Makala de Emmanuel Gras

Prix Révélation France 4
Gabriel et la Montagne de Fellipe Gamarano Barbosa

Prix SACD
Ava de Léa Mysius

Grand Rail d'Or
Téhéran Taboo d'Ali Soozandeh

Prix Fondation Gan pour le Cinéma
Gabriel et la Montagne de Fellipe Gamarano Barbosa


Courts métrages

Découverte Leica Cine du court métrage :
Los Desheredados de Laura Ferrés

Prix Canal+ du court métrage
Najpiekniejsze fajerwerki ever d'Aleksandra Terpinska

Petit Rail d'Or
Najpiekniejsze fajerwerki ever d'Aleksandra Terpinska



Tous les prix (officiels et non officiels) de #Cannes2017Prix décernés aux films de la Quinzaine des Réalisateurs

Longs métrages

Prix SACD, ex-æquo
L'Amant d'un Jour de Philippe Garrel
Un Beau Soleil Intérieur de Claire Denis

Prix Art Cinema Award
The Rider de Chloé Zhao

Prix Label Europa Cinemas
A Ciambra de Jonas Carpignano


Courts métrages

Prix Illy du court métrage
Retour à Genoa City de Benoit Grimalt



Prix destinés aux films de toutes les sélections :

Tous les prix (officiels et non officiels) de #Cannes2017Caméra d'Or
Jeune femme de Léonor Serraille


Prix du Jury ½cuménique
Vers la Lumière / Hikari de Naomi Kawase


Prix François Chalais
120 Battements par Minute de Robin Campillo



Prix Fipresci de la critique internationale :

* parmi les films en compétition
120 Battements par Minute de Robin Campillo

* parmi les films de la sélection Un Certain Regard
Etroitesse / Une vie à l'étroit / Tesnota / Closeness de Kantemir Balagov

* parmi les sections parallèles
The Nothing Factory / A Fabrica de Nada de Pedro Pinho


Queer Palm du Long Métrage
120 Battements par Minute de Robin Campillo

Queer Palm du court métrage
Les Iles de Yann Gonzalez


Oeil d'Or, récomposant le meilleur documentaire
Visages, Villages de Agnès Varda et JR


Prix Cannes Soundrack

Meilleure Musique de Film Originale
Daniel Lopatin (aka Oneohtrix Point Never) pour Good Time de Benny et Josh Safdie


Palm Dog
Bruno, le caniche blanc dans The Meyerowitz Stories de Noah Baumbach

Grand Prix du Jury de la Palm Dog
Lupo, le berger allemand dans Ava de Léa Mysius
Tags : Palmarès, prix, Cannes 2017, festival de Cannes
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#Posté le mercredi 31 mai 2017 22:29

Modifié le jeudi 01 juin 2017 00:02

Tous les films que j'ai vus à #Cannes2017, par ordre de préférence

J'ai récapitulé ci dessous les 47 séances auxquelles j'ai assisté à Cannes 2017, en fonction des notes que j'ai mises, par ordre décroissant.

Un clic sur le nom du film redirige automatiquement vers la page où j'ai mis mon appréciation.

120 battements par Minute de Robin Campillo (Compétition Officielle, France)
In the Fade / Aus dem Nichts de Fatih Akin (Compétition officielle, Allemagne)
L'Atelier de Laurent Cantet (Un Certain Regard, France)
The Rider de Chloé Zhao (Quinzaine des Réalisateurs, USA)
Loveless / Faute d'Amour d'Andrei Zvyagintsev (Compétition Officielle, Russie)
La Fiancée du désert / La novia del dieserto de Cecilia Atan and Valeria Pivato (Un Certain Regard, Argentine)
Le Redoutable de Michel Hazanavicius (Compétition officielle, France)
Wind River de Taylor Sheridan (Un Certain Regard, USA)
Nothinghwood de Sonia Kronlund (Quinzaine des Réalisateurs, France/Afghanistan)
Lerd / Un homme intègre / Dregs de Mohammad Rasoulof (Un Certain Regard, Iran)
Téhéran Tabou / Tehran Taboo de Ali Soozandeh (Semaine de la Critique, Iran, Allemagne)
Ava de Léa Mysius (Semaine de la Critique, France)
Directions / Posoki de Stephan Komandarev (Un Certain Regard, Bulgarie)
An Inconvenient Sequel - Truth to Power / Une suite qui dérange - Le Temps de l'action de Bonni Cohen et Jon Shenk (sélection officielle, séance spéciale, USA)
Passage par le Futur / Walking Past The Future / Lu Guo Wei Lai de Li Ruijun (Un Certain Regard, Chine)
Oh Lucy! de Atsuko Hirayanagi (Semaine de la Critique, Japon)
Los Perros de Marcela Said (Semaine de la Critique, Chili)
The Square de Ruben Östlund (Compétition Officielle, Suède)
Un Beau Soleil Intérieur de Claire Denis (Quinzaine des Réalisateurs, France)
Etroitesse / Une vie à l'étroit / Tesnota / Closeness de Kantemir Balagov (Un Certain Regard, Russie)
Okja de Boong Joon-Ho (Compétition Officielle, Corée du Sud)
Patti Cake$ de Geremy Jasper (Quinzaine des Réalisateurs, USA)
La familia de Gustavo Rondón Córdova (Semaine de la Critique, Vénézuéla)
Avant que nous disparaissions /Strolling Invader de Kiyoshi Kurosawa (Un Certain Regard, Japon)
Gabriel et la Montagne / Gabriel e a montanha de Fellipe Gamarano Barbosa (Semaine de la Critique, Brésil)
Jeune femme de Léonor Serraille (Un Certain Regard, France)
Makala de Emmanuel Gras (Un Certain Regard, France/Congo)
Visages, Villages de Agnès Varda et JR (Sélection officielle hors compétition, France)
En attendant les Hirondelles de Karim Moussaoui (Un Certain Regard, Algérie)
Western de Valeska Grisebach (Un Certain Regard, Allemagne)
Fortunata de Sergio Castellito (Un Certain Regard, Italie)
La Belle et la Meute de Kaouther Ben Hania (Un Certain Regard, Tunisie)
Kiss and Cry de Lila Pinell et Chloé Mahieu (ACID, France)
You Were Never Really Here de Lynne Ramsay (Compétition officielle, UK)
Le Sommet / El Cordillera / El Presidente / The summit de Santiago Mitre (Un Certain Regard, Argentine)
La Défense du Dragon / La Defensa del dragón de Natalia Santa (Quinzaine des Réalisateurs, Colombie)
Une Femme Douce / Gentle Creature de Sergei Loznitsa (Compétition Officielle, Ukraine)
Brigsby Bear de Dave McCary (Semaine de la Critique, USA)
Demons in Paradise de Jude Ratnam (Sélection officielle, séance spéciale, Sri Lanka)
Alive in France de Abel Ferrara (Quinzaine des Réalisateurs, France)
Out de Gyorgy Kristof (Un Certain Regard, Slovaquie)
They d'Anahita Ghazvinizadeh (sélection officielle, Séances spéciales, Iran et USA)
Les Filles d'Avril / April's Daughter de Michel Franco (Un Certain Regard, Mexique)
Marlina, la Tueuse en Quatre Actes / Marlina The Murderer In Four Acts de Mouly Surya (Quinzaine des Réalisateurs, Indonésie)

Courts-métrages de la Compétition Officielle
Courts métrages 1 de la Semaine de la Critique
Courts métrages 2 de la Semaine de Critique





Tags : Cannes 2017, festival de Cannes, Cinéphile
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#Posté le jeudi 01 juin 2017 23:41

Modifié le vendredi 02 juin 2017 00:04

Lundi 29 mai #Cannes 2017, pourquoi la Palme d'Or

15h09 The Square de Ruben Östlund (Compétition Officielle, Suède)
Durée = 2h23
Avec Dominic West, Elizabeth Moss...

Le film a pour toile de fond l'un des plus grands musées d'art contemporain suédois. Une exposition ambitieuse doit bientôt s'y tenir, dont une structure carrée est le symbole récurrent. Christian en est le conservateur. Il est père de deux jeunes filles et un défenseur des valeurs humanistes et des grandes causes. Quand on lui dérobe son portable et que la campagne de communication pour l'exposition dérape, il peine à réconcilier ses actes et ses principes.

Lundi 29 mai #Cannes 2017, pourquoi la Palme d'OrThe Square vaut surtout pour la recherche incessante du meilleur plan, meilleur cadrage, meilleur travelling ou de l'effet original. De ce point de vue, on peut dire que le contrat est rempli, ce qui sied bien à un film sur l'art. De l'art contemporain, The Square a aussi les défauts: parfois décousu, imprévisible, souvent déconcertant. L'intrigue ressemble plus à une succession de moments de vie dans une institution artistique qu'à la défense d'une thèse, qu'à une succession cohérente d'événements ou qu'à la description d'un portait. Comme l'art contemporain, il ne fera pas consensus.

Mais The Square une caractéristique rare dans la selection de cette année : pas (peu) de sexe, pas (peu) de violence, pas de décès, deuil ou viol. Et si le jury l'avait élu parce c'est un des rares films qui ne versent pas dans négativisme ambiant ?

A vous de vous faire votre propre opinion quand il sortira dans les salles à l'automne 2017 !

Ma note = 14/20
Tags : Palme d'Or, The Square
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#Posté le lundi 29 mai 2017 18:22 via Skyrock iPhone

N 43°39.562000002 E 7°9.0250000002

Modifié le lundi 29 mai 2017 19:03

Lundi 22 mai #Cannes2017, séance de rattrapage pour la Palme d'Or

C'est la première fois depuis la mise en place des rediffusions le dimanche que je ne vois pas la Palme d'Or avant son annonce par le jury. Il faut préciser que les organisateurs "écoutent" les critiques et font leurs propres paris avant d'organiser la planification du dimanche. Ils programment les films les plus demandés dans la plus grande salle, le théâtre Debussy dans laquelle je passe la plus grande partie de la journée.

Le fait qu'ils aient laissé The Square de côté prouve à quel point le choix du jury d'Almodovar désarçonné les pronostiqueurs. Je profite donc de l'opération organisée par la ville de Cannes pour la rediffusion de la Palme d'Or à ses administrés le lendemain de la clôturedu Festival.
Merci à la Mairie !
Tags : Palme d'Or
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#Posté le lundi 29 mai 2017 18:47

Dimanche 28 mai #Cannes2017, les films

Dimanche 28 mai #Cannes2017, les films9h00 Loveless / Faute d'Amour d'Andrei Zvyagintsev (Compétition Officielle, Russie)
Durée = 2h08

Avec Maryana Spivak, Matvey Novikov, Andris Keishs

En procédure de divorce, Boris et Zhenya sont en conflit permanent. Chacun a déjà programmé la vie d'après, l'un avec une jeune femme enceinte, l'autre avec un homme mûr qui peine à lui dire son affection. Oliacha, leur fils de 12ans, ne semble pas faire partie de leurs plans. Un matin, il disparaît...

La traduction française du titre "faute d'amour" rend compte du film bien mieux que la traduction anglaise. Oui, l'enfant est la faute originelle du couple. Lui-même pense que le divorce de ses parents est de sa faute. Il sait qu'il sera corrigé d'être en faute s'il fuit. Pourtant, la fuite est la seule option qu'il peut concevoir... faute d'amour. Le long métrage est très bien construit, en 2 grandes parties. Je retiendrai particulièrement une scène d'anthologie, qui montre brillamment le point de non-retour du conflit des parents, dans la voiture.Loveless est un très bon film, dont la noirceur dépressive résonne (trop ?) avec l'air du temps.

Ma note = 16,5/20


Dimanche 28 mai #Cannes2017, les films11h30 120 battements par Minute de Robin Campillo (Compétition Officielle, France)
Durée = 2h15
Avec Nahuel Perez Biscayart, Arnaud Valois, Adèle Haenel

Le film retrace les actions des militants de l'Association Act Up au début des années 90 pour la lutte contre SIDA, avant la généralisation des trithérapies. Nombre d'entre eux se savent condamnés en quelques années, et se battent autant pour leur survie que pour la cause. Pour éveiller les consciences, Act Up prône les actions énergiques, afin de recueillir la plus grosse couverture médiatique. C'est lors d'une réunion périodique de l'association, que l'on découvre Nathan, un nouveau volontaire, séronégatif. Il est attiré par Sean un militant de la première heure, atteint par le virus et bientôt malade. Ils vivent une romance passionnelle, à l'issue inéluctable.

La réalisation est magistralement mise au service du drame. Au-delà de la performance cinématographique, le film relate un combat politique qui pourrait sembler dépassé. On ne peut que se réjouir que le type d'actions d'Act Up envers les traitements médicaux des années 90 n'aient plus la même actualité en 2017. En revanche, à en croire les commentaires entendus à Cannes après la projection, certains autres combats d'Act up sur les minorités, que l'on voit aussi dans 120 Battements par minute, restent plus d'actualité que jamais.
Un film très fort en émotion, ma palme d'Or !

Ma note = 18,5/20


14h15 Okja de Boong Joon-Ho (Compétition Officielle, Corée du Sud)
Durée = 2h00
Avec Seo-Hyun Ahn, Tilda Swinton, Jake Gyllenhaal



Dimanche 28 mai #Cannes2017, les films

Durant dix ans, la jeune Mija s'est occupé de son amie Okja, un énorme cochon, dans les montagnes de Corée du Sud. Elle ne sait pas encore qu'Okja est issue d'une race génétiquement modifiée pour l'alimentation de masse, et confiée pour engraissement à son oncle par la firme multinationale Mirando. La firme annonce maintenant qu'elle compte récupérer l'animal pour l'amener à New York et en faire son porte étendard. Mija s'y oppose et part sauver son amie en danger. Elle sera aidée dans sa tâche par un groupe de militants d'une association de défense des animaux.

Okja ne sera jamais diffusé en salles. Il faudra être abonné à Netflix pour visionner ce film. Je ne comprends d'ailleurs pas bien pourquoi il figure dans la sélection en compétition. Les effets spéciaux sont certes impeccables, mais ni l'intrigue, ni l'interprétation n'emporte particulièrement l'enthousiasme. Cela dit, Okja est un très bon divertissement familial.

Ma note = 14/20


Dimanche 28 mai #Cannes2017, les films16h30 In the Fade / Aus dem Nichts de Fatih Akin (Compétition officielle, Allemagne)
Durée = 1h46
Avec Diane Kruger, Numan Acar, Denis Moschitto

Katja, une allemande, est effondrée quand elle apprend que son mari turc et son fils ont été tués dans un attentat à l'explosif. Formant un couple mixte, ils vivaient dans une banlieue à dominante immigrée turque. L'enquête policière établit un lien entre les assassinats et un groupuscule néonazi. Deux individus sont identifiés et envoyés au tribunal pour être jugé. Katja tient à être présente. Pour qu'elle puisse se reconstruire, la justice doit passer.

Le scénario d'In the Fade est intelligent. L'interprétation sonne juste. Le tout donne un film très noir (mais c'est le cas de beaucoup d'autres sélectionnés à Cannes cette année), mais néanmoins très réussi.

Ma note = 17,5/20



Dimanche 28 mai #Cannes2017, les films18h30 You Were Never Really Here de Lynne Ramsay (Compétition officielle, UK)
Durée = 1h35

La fille d'un sénateur disparaît. Joe, un vétéran brutal et torturé, se lance à sa recherche. Confronté à un déferlement de vengeance et de corruption, il est entraîné dans une spirale de violence. Les événements prennent une horrible tournure.

Je ne vous en dirai pas plus sur le scénario, parce que ce que j'ai déjà dit retrace presque la quasi-totalité de l'intrigue. C'est plus la mise en scène qui interpelle ici, avec une transposition à l'écran d'hallucinations, des songes qui s'entremêlent avec la réalité, comme moyen de témoigner de l'esprit très tourmenté du personnage principal. D'aucuns pourront trouver le procédé déroutant, voire agaçant.

Ma note = 13/20
Tags : compétition officielle, In the fade, 120 battements par minute, Diane KRUGER, Faute d'Amour
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#Posté le dimanche 28 mai 2017 21:59 via Skyrock iPhone

N 43°39.673000002 E 7°9.8680000002

Modifié le dimanche 28 mai 2017 23:26

samedi 27 mai #Cannes2017, les films

11h00 Courts-métrages de la Compétition Officielle

Le plafond / Katto de Teppo AIRAKSINEN (Finlande)
Durée = 0h15

samedi 27 mai #Cannes2017, les filmsSur le point de divorcer, Olavi se replie dans son chalet au bord d'un lac. Quelques jours plus tard, il découvre que le plafond de la pièce où il vit est descendu. Son ami Tuomas lui rend visite et insiste pour que quelque chose soit fait pour remédier à cette situation contre la volonté d'Olavi.
La métaphore du plafond était une bonne idée. Son lien avec les protagonistes n'est toutefois pas assez bien explicité.
Ma note = 13/20

Pépé le Morse de Lucrèce ANDREAE (France)
Durée = 0h14

Sur la plage sombre et venteuse, Mémé prie, Maman hurle, les frangines s'en foutent, Lucas est seul. Pépé était bizarre comme type, maintenant il est mort. Chaque membre de la famille se retrouve confronté à ses angoisses. Le deuil peut enfin avoir lieu.
Cinéma d'animation dépressif mais très original.
Ma note = 15/20

A Drowning Man de Mahdi FLEIFEL (Danemark)
Durée = 0h15

Un réfugié palestinien survit comme il peut en Grèce. Il est hébergé dans un foyer, vit de débrouille et de larcins. Son objectif premier est de trouver à manger.
Très correct.
Ma note = 15/20

L'Heure du Déjeuner / Lunch Time de Alireza GHASEMI (Iran)
Durée = 0h15

Une jeune fille se rend à la morgue pour identifier le corps de sa mère mais le personnel refuse de la laisser rentrer à cause de son âge. Après avoir longuement insisté on lui accorde enfin l'accès. Elle n'est pas seulement là pour identifier le corps...
Très fort, beaucoup d'émotion. Interprétation excellente.
Ma note = 17/20

Across My Land de Fiona GODIVIER (Etats-Unis)
Durée = 0h15

Arizona 2016, le portrait d'une famille américaine à la frontière du Mexique. Un soir, tandis que la mère et sa fille se blottissent devant la télé, le père embarque son fils, armes chargées, pour un tour de surveillance le long du mur.
Le fils tue son père par accident.
Le dernier plan est excellent. Le reste est très classique.
Ma note = 13/20

Fin de Parloir / Koniec Widzenia de Grzegorz MOŁDA (Pologne)
Durée = 0h15

Marta travaille dans le garage de son père. Lorsque son copain est arrêté par la police, la fille se retrouve devant un choix difficile à faire : rester loyal avec son père ou aider son amoureux.
Bien ficelé, mais assez facile. La scène stratégique de la révélation est ratée.
Ma note = 14/20

Une Nuit Douce / Xiao Cheng Er Yue de QIU Yang (Chine)
Durée = 0h15 minutes

Lin lin, 13 ans, a disparu. Ses parents vont au poste pour obtenir de l'aide. Sa mère décide de partir à sa recherche
Filmé en plans séquences, émotion contenue mais communicative.
Ma note = 16,5/20

Damiana de Andrés RAMÍREZ PULIDO (Colombie)
Durée = 0h15

Au fond de la jungle, un groupe d'adolescentes est gardé sous surveillance dans un camp de "reconstruction". En état de manque affectif, Damiana espère qu'elle pourra entrer en contact avec son père, malgré l'hostilité de ses gardiennes.
Ma note = 14/20

Push it de Julia THELIN (Suède)
Durée = 0h08

Push it est un film sur le fait de ne jamais pouvoir gagner, même si vous êtes la meilleure. Hedda essaie d'aborder Adam de toutes les manières possibles, mais toutes ses tentatives tournent mal. Adam, quant à lui, s'affranchit de toutes les règles.
Sympa, sans plus.
Ma note = 13/20


14h00 Wind River de Taylor Sheridan (Un Certain Regard, USA)
Durée = 1h50
Avec Jeremy Renner, Elizabeth Olsen, Jon Bernthal et Kelsey Asbille
Concourt pour la Caméra d'Or

samedi 27 mai #Cannes2017, les films

Cory est employé des Eaux et Forêts dans la réserve indienne de Wind River, perdue dans les étendues sauvages du Wyoming. Il est expert des animaux sauvages, qu'il a appris à traquer. On fait surtout appel à lui pour éliminer les prédateurs. 
La découverte du corps inanimé d'une jeune femme, victime de viol, réveille en lui des souvenirs douloureux. Il accepte d'aider une jeune recrue du FBI à élucider ce meurtre.

Il est rare de voir un thriller américain dans la sélection Un Certain Regard à Cannes. Wind River cultive une originalité amérindienne bienvenue, conjuguée avec l'efficacité hollywoodienne et un redoutable sens du suspense. Ce n'est peut-être pas un film qui marquera l'histoire du cinéma, mais qu'il est bon de se laisser man½uvrer ainsi ! Je n'ai pas besoin d'en faire la promotion. Il n'aura besoin d'aucune aide pour trouver son audience. Bien entendu, je le recommande.

Ma note = 16/20


samedi 27 mai #Cannes2017, les films18h30 Patti Cake$ de Geremy Jasper (Quinzaine des Réalisateurs, USA)
Durée = 1h48
Avec Danielle Macdonald, Bridget Everett, Mamoudou Athie
Concourt pour la Caméra d'Or

Patricia Dombrowski, alias Patti Cake$, 23 ans est complexée par son physique. Elle vit avec sa mère, chanteuse de second rang, et sa grand-mère. Lorsqu'elle n'exerce pas son métier de serveuse dans un bar, elle invente des textes de chanson où elle exprime sa résistance. Elle rêve de devenir une star du rap...

Patti Cake$ est un film américain (de plus) sur le dépassement de soi, l'épanouissement par l'investissement dans ses passions. Dans ce registre, beaucoup de types de passions ont été prétextes à faire un film, avec des trames souvent très similaires. Patti Cake$ complète cette série par le choix original du rap comme thème. Il ne brille pas par les surprises de son scénario, mais remplit très honnêtement son rôle de divertissement du samedi soir.

Ma note = 14/20
Tags : courts métrages, Wind River, Patti Cake$
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#Posté le samedi 27 mai 2017 21:51 via Skyrock iPhone

N 43°39.679000002 E 7°9.8629999998

Modifié le samedi 27 mai 2017 23:15

Samedi 27 mai #Cannes2017, la fin de la 70e édition en vue

Samedi 27 mai #Cannes2017, la fin de la 70e édition en vue

Avec une température de près de 30°C et un soleil radieux, la plage du palais des Festival avait aujourd'hui des allures de plage de plein été. Après 10 jours de séjour à Cannes, certains festivaliers ont choisi faire des infidélités aux salles obscures pour s'adonner à d'autres loisirs. Tant mieux pour les cinéphiles qui ont eu moins de concurrence dans les salles !

Aujourd'hui, nous avons assisté à la projection des courts-métrages en compétition officielle au Théâtre Debussy, en présence du jury formé d'une belle brochette de stars. Nous avons complété la journée avec deux rediffusions. La deuxième se tenait lieu au théâtre Alexandre III, une petite salle à l'extrémité est de la Croisette, où nous avions, hier, eu la surprise de croiser la Madame Françoise Nyssen, la nouvelle Ministre de la Culture, venue assister, comme nous, à la projection de Kiss and Cry.
Tags : festival de Cannes
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#Posté le samedi 27 mai 2017 22:46 via Skyrock iPhone

Modifié le samedi 27 mai 2017 23:13

Vendredi 26 mai #Cannes2017, les films

Vendredi 26 mai #Cannes2017, les films8h30 Brigsby Bear de Dave McCary (Semaine de la Critique, USA)
Durée = 1h37
Avec : Kyle Mooney, Claire Danes, Mark Hamill, Greg Kinnear
Concourt pour la Caméra d'Or

A 25 ans, James apprend que les deux personnes qu'il a toujours appelées papa et maman ne sont pas ses géniteurs mais l'ont kidnappé à sa naissance. Lorsqu'il était à leurs côtés, sa seule ouverture sur le monde était une émission de télévision pour enfants, les Aventures de Brigsby Bear, réalisée pour un seul spectateur, lui-même. Quand James est rendu à sa vraie famille, il ne peut se résigner à l'idée que le monde fantastique de l'ours Brigsby disparaisse. Il le remettra lui-même à l'écran.

On reconnaît dans Brigsby Bear les caractéristiques typiques du cinéma indépendant américain : gentillet, (rarement) drôle, pas très ambitieux, mais avec un message résolument positif (du genre : "vis tes rêves à fond"). Pour une soirée télé, devant une assiette de pâtes industrielles, peut-être?

Ma note = 11/20


Vendredi 26 mai #Cannes2017, les films11h00 Directions / Posoki de Stephan Komandarev (Un Certain Regard, Bulgarie)
Durée = 1h43
Avec Ivan Barnev, Georgi Kadurin, Borisleva Stratieva

Lors d'un rendez-vous avec son banquier, le propriétaire d'une petite entreprise, qui fait le taxi pour joindre les deux bouts, apprend que le pot-de-vin qu'il devra pour obtenir un prêt a doublé. Poussé à bout par ce chantage, il assassine le banquier et se suicide. Le fait divers suscite de vives controverses dans le pays et ce sont les réactions des auditeurs à la radio qui feront office de fil rouge pour articuler le reste du film. S'ensuivent cinq scènes à bord des taxis de la ville, comme autant de courts-métrages à l'intérieur du long métrage.

Chaque scène est tournée avec efficacité et intensité tandis que les transitions sont habilement construites. Dommage qu'il lui manque un soupçon d'optimisme parce qu'autrement, Directions est très convainquant.

Ma note = 15/20


Vendredi 26 mai #Cannes2017, les films14h00 Kiss and Cry de Lila Pinell et Chloé Mahieu (ACID, France)
Durée = 1h16
Avec Sarah Bramms, Xavier Dias, Dinara Droukarova, Carla-Marie Santerre, Aurélie Faula, Amanda Pierre...

Sarah, 15 ans déménage à Colmar pour reprendre sa carrière de jeune patineuse de compétition. Elle rejoint une équipe d'adolescentes. Toutes sont soumises à la dureté du coach sportif mais ont aussi beaucoup de mal à rester focalisées sur leurs objectifs sportifs sans céder à l'appel des garçons.
Les réalisatrices laissent beaucoup la place à l'expression spontanée des jeunes interprètes, qui gagnent en crédibilité. Mais Kiss and Cry a du mal à dépasser l'ambition d'un bon téléfilm.

Ma note = 13/20


Vendredi 26 mai #Cannes2017, les films16h00 Marlina, la Tueuse en Quatre Actes / Marlina The Murderer In Four Acts de Mouly Surya (Quinzaine des Réalisateurs, Indonésie)
Durée = 1h33
Avec Marsha Timothy, Dea Panendra, Yoga, Pratama, Egi Fedly...

C'est l'histoire (vraie, paraît-il) de Marlina, une veuve vivant en Indonésie, dont la vie change du tout au tout après qu'elle ait tué Markus, un voleur qui tentait de cambrioler sa maison avec sa bande. Son amie et elle se vengent alors d'une manière radicale des hommes qui ne les respectent pas.

Le film reprend les codes des westerns, le rythme en moins. Il est très lent, minimaliste dans les dialogues, les interprètes sont (volontairement) peu expressifs. Difficile de crier au chef d'½uvre...

Ma note = 8/20


18h30 Court métrages 2 de la Semaine de Critique.

Les synopsis des 5 courts métrages ont été recopiés sur le site officiel de la Semaine de la Critique (semainedelacritique.com)


Vendredi 26 mai #Cannes2017, les filmsThe Best Fireworks Ever / Najpiękniejsze fajerwerki ever d'Aleksandra Terpinska (Pologne)
Durée = 0h30

Dans un monde contemporain, dans une ville européenne, trois amis, alors qu'ils font face à un conflit militaire, doivent revoir leurs plans pour le futur
Imaginatif, varié, intense, bref complet et très réussi !

Ma note = 18/20


Les Déshérités / Los Desheredados de Laura Ferrés (Espagne)
Durée = 0h18

Los Desheredados dresse le portrait du père de la réalisatrice, Monsieur Ferrés, confronté à la perte de son entreprise familiale. Le manque d'argent le pousse à faire le chauffeur pour des enterrements de vies de garçons. Alors que des clients détruisent sa voiture, il refuse de perdre sa dignité.
Quelques bonnes idées, mais je n'ai pas été séduit.

Ma note = 14/20


Möbius de Sam Kuhn (Canada)
Durée = 0h15
Un conte suranné fait de magie et de métamorphoses, à moitié surgi de la mémoire d'une jeune poète dont le bien aimé sans vie est emportée par les courants. Sebastian a disparu. Ses amis font revivre sa mémoire.
Onirique et poétique.

Ma note = 15/20


Les Enfants partent à l'Aube de Manon Coubia (France)
Durée = 0h23

Dans le brouillard matinal d'une route enneigée, un choc sur la voiture de Macha : c'est Mo, son fils de 17 ans, avec qui elle a coupé les ponts. A travers les montagnes, le fils entraîne la mère pour un dernier voyage ensemble. Aujourd'hui, Mo rejoint les chasseurs alpins, troupe d'élite de l'armée française.
Correct mais pas très original.

Ma note = 14/20


Jodilerks Dela Cruz, Employee of the Month de Carlo Francisco Manatad (Singapour)
Durée = 0h13
Jodilerks est employée dans une station-service où elle passe le dernier jour prévu dans son contrat. La nuit ne fait que commencer...
Loufoque. Je n'ai pas compris le message.

Ma note = 10/20
Tags : courts-métrages, semaine de la Critique
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#Posté le vendredi 26 mai 2017 21:12 via Skyrock iPhone

N 43°39.678 E 7°9.8659999998

Modifié le vendredi 26 mai 2017 22:07

jeudi 25 mai #Cannes2017, les films

8h30 Makala de Emmanuel Gras (Un Certain Regard, France/Congo)
Durée = 1h36
Avec Kabwita Kasongo, Lydie Kasongo

jeudi 25 mai #Cannes2017, les films

Dans la savane congolaise, un jeune homme entreprend de construire une nouvelle demeure pour sa femme et son jeune enfant.
A la force de ses bras, il prépare du charbon de bois à partir d'un arbre abattu, et le transporte sur son vélo surchargé en ville, à 50km de là.
La dureté du labeur et la petitesse de la condition humaine, de l'individu face au collectif, sont superbement mises en valeur, en prenant le temps nécessaire, comme il se doit.
Makala est loin d'être inintéressant mais son potentiel est limité par son parti pris.

Ma note = 13,5/20

11h00 La Fiancée du désert / La novia del dieserto de Cecilia Atan and Valeria Pivato (Un Certain Regard, Argentine)
Durée = 1h18

Avec Paulina García, Claudio Rissi

jeudi 25 mai #Cannes2017, les films

Teresa, chilienne, 54 ans est employée de maison en Argentine depuis 34 ans, toujours dans la même famille. Quand elle apprend qu'elle doit changer d'employeur, elle est préoccupée. Sur le trajet vers sa nouvelle maison, elle perd son sac dans le camion d'un vendeur ambulant, Gringo alias Miguel. Ensemble, ils partent à sa recherche. Pendant leur parcours commun, ils vont s'apprivoiser et Teresa va faire l'expérience de sentiments qu'elle n'a jamais connus.

Je dois d'abord souligner l'exceptionnelle interprétation de Paulina García, bluffante dans personnage. La fiancée du Désert dépeint une romance singulière, version troisième âge, qui assume sa retenue. Un petit bijou de sensibilité qui mériterait de figurer dans les palmarès.

Ma note = 16,5/20


jeudi 25 mai #Cannes2017, les films14h00 Les Filles d'Avril / April's Daughter de Michel Franco (Un Certain Regard, Mexique)
Durée =1h33
Avec Emma Suárez, Ana Valeria Becerril,...

C'est à seulement 17 ans que Valeria apprend qu'elle est enceinte. Elle vit alors avec Clara, sa s½ur, 34 ans. Sa mère April n'était pas informée de son état, mais Clara la prévient. Elle rejoint les deux femmes. Convaincu que sa fille et son jeune ami n'auront pas les fonds nécessaires pour élever leur enfant, April prend l'initiative de placer l'enfant dans un autre foyer, sans l'assentiment des jeunes parents. En parallèle, April s'immisce dans leur relation, non sans conséquences...

On peut soupçonner que Les Filles d'Avril est un inspiré d'un fait réel. Toutefois, Michel Franco, si magistral pour mettre à l'écran le harcèlement entre ados dans son précédent film primé à Cannes, Después de Lucia, a échoué à décoder les ressorts qui peuvent conduire une mère à ruiner la vie de sa fille. Il a raté son sujet.

Ma note = 9/20


16h00 Une Femme Douce / Gentle Creature de Sergei Loznitsa (Compétition Officielle, Ukraine)
Durée = 2h40
Avec Vasilina Makovtseva, Valeriu Andriuta, Sergeï Kolesov

jeudi 25 mai #Cannes2017, les films


Une femme reçoit par retour de courrier le colis qu'elle a envoyé́ quelques temps plus tôt à son mari emprisonné pour crime qu'il n'a pas commis. Elle décide de se déplacer pour le livrer en mains propres. Arrivée sur la place, elle prend conscience de l'arbitraire des processus. Elle devra lutter pour obtenir satisfaction auprès du personnel de la prison.

Une Femme Douce recourt dans sa plus grand part à l'extravagance et au rocambolesque pour transmettre son propos. En cela, il s'inscrit dans la lignée de plusieurs grands cinéastes célèbres des pays de l'Est qui en ont fait leur spécialité. Je ne suis pas un grand fan du résultat.

Ma note = 12/20
Tags : Makala, Fiancée du désert, Un Certain Regard
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#Posté le jeudi 25 mai 2017 20:41 via Skyrock iPhone

N 43°39.676000002 E 7°9.8749999998

Modifié le vendredi 26 mai 2017 07:24

jeudi 25 mai #Cannes2017, les premiers prix à la Semaine de la Critique

jeudi 25 mai #Cannes2017, les premiers prix à la Semaine de la CritiqueComme chaque année, c'est la semaine de la critique qui ouvre le bal des prix du festival du Cannes.
Cette année, la sélection était assez homogène mais néanmoins électique et sourtout beaucoup plus abordable pour le grand public que celle de Cannes 2016.

Mon film préféré Téhéran Taboo, n'a (pour l'instant?) pas été distingué. Sans doute trop noir pour l'air du temps.

Mon film 2e film préféré, Ava de Léa Mysius a eu les honneurs du jury du prix SACD

Le Grand Prix Nespresso de la Semaine de la Critique est allé à
Makala d'Emmanuel Gras

Prix Révélation France 4 :
Gabriel et la Montagne de Fellipe Gamarano Barbosa
Prix Fondation Gan à la Diffusion :
Gabriel et la Montagne de Fellipe Gamarano Barbosa

Dans la sélection des courts métrages:
Le Prix Découverte Leica Cine est attribué à Los Desheredados de Laura Ferrés
Le Prix Canal+ du Court Métrage couronne Najpiekniejsze fajerwerki ever d'Aleksandra Terpinska
Tags : Prix, palmarès, semaine de la critique
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#Posté le jeudi 25 mai 2017 21:44

Modifié le jeudi 25 mai 2017 22:02

Mercredi 24 mai #Cannes2017, les films

8h45 La Défense du Dragon / La Defensa del dragón de Natalia Santa (Quinzaine des Réalisateurs, Colombie)
Durée = 1h19
Avec Gonzolo de Sagarminaga, Manuel Navarro, Hernan Mendez
Concourt pour la Caméra d'Or

Mercredi 24 mai #Cannes2017, les films

La « défense du dragon » est une stratégie de protection aux échecs. L'action de passe à Bogota, où Samuel, Joaquin et Marcos tuent le temps en jouant, parfois au poker, mais surtout aux échecs. Samuel survit avec des cours de maths et ses gains de jeu, Joaquin est horloger, pris dans des difficultés financières, et Marcos est médecin mais sa clientèle s'amoindrit.

Natalia Santa filme des moments dans la vie de gens ordinaires, sans théâtralisation. J'aurais aimé une plus grande prise de risque, des choix plus assumés et mieux bordés.

Ma note = 12/20


11h20 Nothinghwood de Sonia Kronlund (Quinzaine des Réalisateurs, France/Afghanistan)
Durée = 1h25
Avec Salim Shaheen
Concourt pour la Caméra d'Or

Mercredi 24 mai #Cannes2017, les films

Salim Shaheen est un réalisateur afghan, star dans son pays. Au moment où Sonia Kronlund entreprend son reportage sur cet individu iconoclaste, il a déjà terminé 108 films et s'engage dans le tournage de 4 nouveaux, simultanément. Salim Shaheen n'est pas que metteur en scène, il est aussi comédien, danseur, chanteur, charmeur et super-héros. Sa toute petite équipe se compose de quelques amis et de sa famille (à l'exception notable des femmes, absentes du reportage parce qu'interdites de sortie en public). Ses films sont largement inspirés de sa propre histoire. Très jeune, il s'échappait du foyer familial pour assouvir clandestinement sa passion pour les films indiens. Engagé de force, il vit les violences de la guerre avec une certitude : il survivra et sera cinéaste.

On ne peut que sourire des conditions très artisanales des tournages, des prises (ratées) en une fois, des maladresses des comédiens qui inventent leurs textes, des effets "spéciaux", des exagérations. Et pourtant, la magie du cinéma fonctionne, comme l'une des rares fenêtres ouvertes sur un ailleurs loin des attentats, des lapidations, de la corruption qui hantent le pays. Même les talibans se bousculent pour voir ses ½uvres. Nothingwood ne fait pas que donner la recette pour faire des films avec des bouts de ficelles, il transmet une formidable énergie positive, qui ne peut qu'emporter l'adhésion. Touchant !

Ma note = 16/20


Mercredi 24 mai #Cannes2017, les films14h00 Le Sommet / El Cordillera / El Presidente / The summit de Santiago Mitre (Un Certain Regard, Argentine)
Durée = 1h54
Avec Ricardo Darín, Christian Slater, Dolores Fonzi

Hernán Blanco, nouvellement élu président argentin, subit son premier grand bizutage international lors d'un sommet des chefs d'états latino-américains. Son image d'homme intègre est déjà mise à mal par une affaire de corruption dénoncé par son gendre. D'autres "compromis" seront nécessaires pour intervenir dans les décisions du Sommet.

Le sommet met à l'écran les coulisses des tractations géopolitiques pour la défense des intérêts de l'industrie pétrolière. La mise en scène et la bande sonore entretiennent une certaine tension nerveuse, reproduisant subtilement les codes des films fantastiques. Mais le rebondissement tant espéré se fait toujours attendre.

Ma note =12,5/20


Mercredi 24 mai #Cannes2017, les films16h30 Etroitesse / Une vie à l'étroit / Tesnota / Closenessde Kantemir Balagov (Un Certain Regard, Russie)
Durée = 1h58
Concourt pour la Caméra d'Or

L'intrigue se passe à Nalchik, Nord Caucase, Russie.
Ilana, 24 ans, travaille dans le garage de son père et répare des moteurs. Elle appartient à la communauté juive, mais Ilana a des vues sur un jeune homme en dehors de cette communauté. Ses projets vont être bouleversés par un drame inattendu. Alors qu'ils viennent d'annoncer leur intention de se marier, le frère d'Ilana et sa fiancée sont kidnappés contre rançon. Faut-il payer ? Comment payer ?

Etroitesse / Une vie à l'étroit s'avère être un thriller de bonne facture, avec quelques scènes fortes qui augurent d'un cinéaste à la carrière prometteuse. Je regrette la présence d'une scène ultraviolente d'égorgement, qui ne semblait vraiment pas nécessaire.

Ma note = 14/20


Mercredi 24 mai #Cannes2017, les films19h00 Demons in Paradise de Jude Ratnam (Sélection officielle, séance spéciale, Sri Lanka)
Durée = 1h34
Concourt pour la Caméra d'Or

1983, Jude Ratman a cinq ans. Il s'échappe en train du lieu des massacres contre les Tamouls par le gouvernement du Sri Lanka. Il parcourt aujourd'hui son pays en quête d'images et de témoignages sur cette guerre civile peu à peu gangrénée en foyer de terrorisme.

Demons in Paradise est un film forcément indispensable pour l'information qu'il véhicule. Toutefois on ne peut que constater à quel point il a dû être compliqué de se placer dans les pas d'un Rithy Panh ou d'un Claude Lanzmann. Ici, la technique de narration et le rythme étaient perfectibles.

Ma note = 11/20
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#Posté le mercredi 24 mai 2017 22:42 via Skyrock iPhone

N 43°39.678 E 7°9.867

Modifié le mercredi 24 mai 2017 23:23

Mercredi 24 mai #Cannes2017, façade de l'hôtel Carlton

Mercredi 24 mai #Cannes2017, façade de l'hôtel CarltonMercredi 24 mai #Cannes2017, façade de l'hôtel Carlton

Parmi tous les palaces de la Croisette, l'hôtel Carlton est sans doute celui dont la façade se transforme le plus à l'occasion du festival.
Cette année, un magnifique train en carton-pate annonce la sortie prochaine (novembre 2017) du film Murder of the Orient Express.
Tags : Hotel Carlton
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#Posté le mercredi 24 mai 2017 23:52

Mardi 23 mai #Cannes2017, les films

8h30 Oh Lucy! de Atsuko Hirayanagi
(Semaine de la Critique, Japon)
Durée = 1h35
Avec : Shinobu Terajima, Josh Hartnett, Kaho Minami, Koji Yakusho
Concourt pour la Caméra d'Or

Mardi 23 mai #Cannes2017, les films

Setsuko n'est pas heureuse dans sa vie trop bien rangée. Jamais mariée, la quarantaine avancée, elle se retrouve engagée contre son gré dans un cours d'anglais-américain (américain est important), qui la libère de ses blocages. Elle y devient Lucy, son pseudonyme américain. Sa participation à ce cours est surtout motivée par John, le professeur, qui ne la laisse pas indifférent. La perspective d'être aimée en retour s'éloigne quand elle découvre que John est aussi l'amant de sa nièce.

Oh Lucy! commence très bien, avec la mise en confrontation (très drôle) des cultures américaine et japonaise. Le reste du film est plus conventionnel, tout comme la mise en scène. Le tout s'avère singulier et divertissant à la fois. Je recommande Oh Lucy! à tous.

Ma note = 14,5/20

Mardi 23 mai #Cannes2017, les films11h00 Jeune femme de Léonor Serraille
(Un Certain Regard, France)
Durée = 1h37
Avec Laetitia Dosch, Souleymane Seye Ndiaye, Léonie Simaga
Concourt pour la Caméra d'Or

Paula, la trentaine, revient à Paris pour retrouver son compagnon. Elle n'y a plus ses repères et est rejetée par sa mère. Mais elle compte bien s'est sortir. Elle s'invente des identités pour s'en sortir.

Jeune femme est le portrait d'une femme iconoclaste, un peu mythomane et sans doute bipolaire. Tout le film tient par l'interprétation de Laëtitia Dosch, très crédible dans son personnage.
Jeune femme est un film qui revendique sa féminité, à l'imagine de l'équipe du film qui l'a tourné. En ce qui me concerne, le personnage de Paula, à force de casser les codes et de s'éloigner de la normalité, n'a pas réussi à capter mon attention. Je n'ai pas été enthousiasmé, mais beaucoup de cinéphiles présents ne partageaient pas mon avis.

Ma note = 13,5/20


14h30 Courts métrages 1 de la Semaine de la Critique

Mardi 23 mai #Cannes2017, les filmsEla - Skice na Pozegnanie (Ela - Sketches on a Departure) d'Oliver Adam Kusio (Allemagne)

Durée = 0h26
Ela a choisi d'émigrer en Europe. Elle organise son départ et fait ses adieux aux siens.
Beau court métrage, mais l'émotion reste en retrait

Ma note = 15/20


Selva de Sofía Quirós Ubeda (Costa Rica)
Durée = 0h17

Selva passe du temps avec des jeunes de son âge, en particulier un jeune garçon avec qui elle est très proche. C'est déconstruction d'un deuil.
La voix off m'a égaré.

Ma note = 13/20

Le Visage de Salvatore Lista (France)
Durée = 0h30

Camille, employée dans une galerie d'art contemporain prête son visage "ordinaire" pour une capture numérique. Un artiste japonais veut l'utiliser pour un projet de jeu vidéo.
Bien fait, sans plus.

Ma note = 14/20

Tesla : Lumière Mondiale de Matthew Rankin (Canada)
Durée = 0h08

Tesla demande de l'aide pour clôturer son invention.
Ce court métrage mêle animation et prises de vues réelles. Fantasmagorique

Ma note = 10/20

Real Gods Require Blood de Moin Hussain (UK)
Durée = 0h20

Alex répond à l'appel à l'aide de sa voisine et accepte de la garde de ses deux enfants avant le retour de leurs oncles.
Atmosphère oppressante, intense et communicative.

Ma note = 16/20


17h30 La familia de Gustavo Rondón Córdova (Semaine de la Critique, Vénézuéla)
Durée = 1h22
Avec : Giovanny García, Reggie Reyes
Concourt à la Caméra d'Or

Mardi 23 mai #Cannes2017, les films

A Caracas, Pedro, 12 ans, passe le plus clair de son temps dans la rue. Exaction et violences rythment son quotidien, jusqu'au jour où il tue un voisin de son âge au cours d'une bagarre. Son père répond à son appel à l'aide et organise leur fuite. Les liens distendus entre les deux personnages (excellemment interprétés) vont se renouer à l'occasion de ces événements douloureux.

La Familia mérite sa place à Cannes. C'est du très bon cinéma, prometteur pour la suite de la carrière de Gustavo Rondón Córdova, dont c'est la première ½uvre. Mon goût personnel va plutôt vers les films qui mettent en scène l'intrigue plutôt qu'ils ne la verbalisent. D'ailleurs les seconds exigent une concentration renforcée puisqu'ils ne laissent aucun droit à l'erreur pour les spectateurs qui auraient mal entendu/lu les textes au seul moment où ils sont prononcés. La Familia appartient plutôt à cette deuxième catégorie. Du coup, tout réussi qu'il soit, je ne le mets pas dans mes favoris. Mais les cinéphiles avertis ne seront pas déçus.

Ma note = 14/20
Tags : Courts métrages, Semaine de la critique
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#Posté le mardi 23 mai 2017 21:20 via Skyrock iPhone

N 43°39.676999998 E 7°9.8740000002

Modifié le mardi 23 mai 2017 22:22

Mardi 23 mai #Cannes2017 by night

Mardi 23 mai #Cannes2017 by nightMardi 23 mai #Cannes2017 by nightMardi 23 mai #Cannes2017 by night

Aujourd'hui, je vous propose quelques photos du Festival de Cannes 2017 prise de nuit. Les lecteurs de mon blog auront sans doute noté que j'ai choisi de profiter du Festival le jour plutôt que la nuit. Oui, c'est bien un choix de tout festivalier se doit de faire, au risque de plus apprécier pleinement les projections à cause d'un déficit de sommeil.

Hier, j'ai exceptionnellement fait une journée plus longue qu'à l'accoutumée, lever 6h00 coucher 0h00 (mise à jour du blog comprise). J'ai donc eu l'opportunité de prendre quelques photos des hôtels illuminés, en l'occurrence le Marriott et le Carlton, sans doute les 2 palaces les plus emblématiques de la ville.

J'ai aussi voulu immortaliser la séance de la plage, une projection gratuite offertes à tous les cinéphiles locaux ou de passage. Contrairement aux films en sélection, cette séance nocturne permet de revoir de grands classiques du cinéma, dans des conditions uniques. Une autre expérience de Cannes qui mérite d'être vécue !
Tags : Cannes, night, NUIT
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#Posté le mardi 23 mai 2017 21:22 via Skyrock iPhone

N 43°39.678 E 7°9.873

Modifié le mardi 23 mai 2017 21:41

Lundi 22 mai #Cannes2017, les films

8h00 Gabriel et la Montagne / Gabriel e a montanha de Fellipe Gamarano Barbosa (Semaine de la Critique, Brésil)
Durée = 2h07
Avec : João Pedro Zappa, Caroline Abras, Alex Alembe, Leonard Siampala

Lundi 22 mai #Cannes2017, les films

Gabriel et la Montagne raconte l'histoire vraie de Gabriel Buchmann. Cet étudiant franco brésilien est sur le point d'être admis à l'Université de Los Angeles quand il décide d'entreprendre un voyage autour du monde d'un an, "pas comme les touristes, comme les locaux". On le retrouve au Kenya où il aime particulièrement gravir les sommets, sans perdre de temps, avec le sentiment qu'une bonne étoile veille sur lui partout, au mépris des règles de sécurité...

Ce film propose un hommage posthume à un jeune humaniste. Les paysages sont superbes. Sympathique, sans plus.
Ma note = 13,5/20

Lundi 22 mai #Cannes2017, les films11h00 En attendant les Hirondelles de Karim Moussaoui (Un Certain Regard, Algérie)
Durée = 1h55
Avec Mohamed Djouhri, Sonia Mekkiou, Mehdi Ramdani
Concourt pour la Caméra d'Or


Je vous donne un extrait du synopsis trouvé sur internet parce que je serais bien incapable d'en dire beaucoup plus. "Aujourd'hui, en Algérie, trois histoires, trois générations. Passé et présent s'entrechoquent dans les vies d'un riche promoteur immobilier, divorcé, qui sent que tout lui échappe, d'un neurologue ambitieux rattrapé par son passé, à la veille de son mariage, et d'une jeune femme tiraillée entre la voie de la raison et ses sentiments, son désir pour Djalil et un autre destin promis. Dans les remous de ces vies bousculées qui mettent chacun face à des choix décisifs, passé et présent se télescopent pour raconter l'Algérie contemporaine."

Vous avez sans doute déjà déduit que En attendant les Hirondelles n'était pas mon film préféré de la sélection Un Certain Regard. J'ai épuisé ma concentration à chercher un lien entre les trois histoires. Le consensus des cinéphiles sur place était qu'il n'y en a aucun. J'attendais un long métrage, j'ai eu trois courts-métrages juxtaposés. Les transitions sont très courtes et les fins très ouvertes. J'aurais peut-être eu un avis plus positif si j'avais été averti d'une manière plus explicite par réalisateur de son choix de mise en scène.

Ma note = 13,5/20

Lundi 22 mai #Cannes2017, les films14h00 L'Atelier de Laurent Cantet (Un Certain Regard, France)
Durée = 1h54
Avec Marina Foïs, Matthieu Lucci

A la Ciotat, les chantiers navals, anciens fleurons de l'industrie, sont devenus une friche industrielle, et hantent l'histoire de ceux qui vivent à proximité. Olivia, une romancière, a été appelée par la mairie pour organiser un stage de réinsertion sociale pour d'adolescents. Ils ont pour mission d'écrire un thriller dont l'action se passe à la Ciotat. Antoine fait partie des participants. Plutôt taciturne, il se distingue par son goût pour la provocation, qui l'isole du groupe. Mais en lui gronde une rébellion profonde.

On retrouve avec plaisir l'auteur d'Entre Les Murs dans le registre dans lequel il excelle : l'éducation comme moyen de transcender l'individu et réparer les âmes. Ici, c'est l'apprentissage de l'expression écrite et orale qui devient thérapie contre la colère brute. L'Atelier est un film utile, qui résonne particulièrement bien avec l'actualité électorale. J'ai beaucoup aimé.

Ma note = 17/20

Lundi 22 mai #Cannes2017, les films16h30 Out de Gyorgy Kristof (Un Certain Regard, Slovaquie)

Durée = 1h23

Avec Sandor Terhes, Judit Bárdos, Attila Bocsárszky
Concourt pour la Caméra d'Or


Victime d'un licenciement économique, Agoston, émigre en Lettonie pour s'engager comme soudeur dans les chantiers navals. Cette nouvelle activité est de courte durée. Sa vraie passion, c'est la pêche et il va tout faire pour lui faire de l'espace dans sa vie. 

Out est une fable surréaliste moderne, qui vaut surtout pour la créativité des plans qui la constituent (et que le Jury de la Caméra d'Or affectionne souvent). Difficile de comprendre la motivation qui a guidé le réalisateur, à part faire une ½uvre d'art. Réfléchissez bien avant de payer votre place, vous pourriez avoir le sentiment de gâcher votre samedi soir.

Ma note = 10,5/20

Lundi 22 mai #Cannes2017, les films19h30 An Inconvenient Sequel - Truth to Power / Une suite qui dérange - Le Temps de l'action de Bonni Cohen et Jon Shenk (sélection officielle, séance spéciale, USA)
Durée = 1h40

Onze ans après Une Vérité qui dérange, présenté hors-compétition en 2006, ce film raconte la suite du combat du vice-président américain et Prix Nobel de la Paix Al Gore pour la sauvegarde de la planète. Le reportage s'étend jusqu'à 2016, quelques mois après la COP21 de Paris

Dans la continuité du précédent opus, Al Gore poursuit ses efforts d'évangélisation de la cause écologique, mettant en avant l'ingéniosité des hommes pour imaginer les solutions contre la dégradation de l'environnement. On y trouve des images jamais montrées des coulisses de la COP21. Par exemple, on y voit Al Gore convaincre SolarCity, la compagnie américaine leader dans la production de cellules photovoltaïques, de céder gratuitement sa propriété intellectuelle à l'Inde. Cette proposition permet de faire tomber la résistance de l'Inde à renoncer aux énergies fossiles et ouvre la voie au consensus et à la signature du compromis final. Suite aux nouvelles difficultés qui ont émergé après l'élection du Président Donald Trump, Al Gore commente « There will be more NOs before we get there. But after the last NO, there will be a YES. And this YES will determine the future of our planet ». En résumé, An Inconvenient Sequel - Truth to Power est un documentaire tout aussi intéressant que le précédent. Indispensable, donc, pour notre futur à tous.

Ma note = 15/20
Tags : Al Gore, CANTET Laurent, Cannes 2017
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#Posté le lundi 22 mai 2017 23:14 via Skyrock iPhone

N 43°39.678 E 7°9.867

Modifié le mardi 23 mai 2017 00:11

Lundi 22 mai #Cannes2017, un vice président américain en visite

Lundi 22 mai #Cannes2017, un vice président américain en visiteLundi 22 mai #Cannes2017, un vice président américain en visite

Le film qui fait l'actualité aujourd'hui est le documentaire An Inconvenient Sequel - Truth to Power la suite d'Une Vérité qui dérange, sur le combat du vice Président Al Gore pour la cause environnementale. Monsieur Al Gore, encadré de 2 gardes du corps, était parmi nous pendant la projection, en compagnie de M. Yann Arthus Bertrand, Mme Ségolène Royal, M. Jacques Attali, parmi les invités les plus prestigieux.

Malgré ce casting de qualité, ni la foule ni la presse ne se pressait dans la file d'attente de la salle du Soixantième. Heureusement, à l'extinction des lumières, la salle s'était remplie, en guise de minimum syndical. Pourquoi le monde du cinéma ne se sent-il pas plus concerné par la crise du réchauffement climatique? Pourtant, ce nouveau reportage est passionnant et bien entendu totalement indispensable. Faites-le connaître!

#beinconvenient
Tags : Al Gore, SÉGOLÈNE ROYAL, jacques attali, Arthus bertrand
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#Posté le lundi 22 mai 2017 23:13 via Skyrock iPhone

N 43°39.676999998 E 7°9.867

Modifié le mardi 23 mai 2017 00:08

Dimanche 21 mai #Cannes2017, les films

8h30 Dimanche 21 mai #Cannes2017, les filmsTéhéran Tabou / Tehran Taboo de Ali Soozandeh (Semaine de la Critique, Iran, Allemagne)
Durée = 1h36
Avec : Elmira Ra zadeh, Zar Amir Ebrahimi, Arash Marandi, Bilal Yasar, Negar Mona Alizadeh, Payam Madjlessi
Concourt pour la Caméra d'Or

A Téhéran, les destins d'une dizaine de protagonistes se croisent : une prostituée et son fils, un étudiant créateur de musique électronique, un imam-juge, un jeune couple sans enfant, une jeune femme sur le point de se marier mais qui perd sa virginité, un grand père diabétique. Les excès des m½urs dissolus, de la drogue et de la corruption coexistent en pleine hypocrisie avec le rigorisme religieux, et système du patriarcat en vigueur.

Le film a été post-produit pour devenir un film d'animation (pour adultes, bien sûr), à la technique très aboutie. Le scénario est riche à souhait de rebondissements, sans céder à la facilité, dans la grande tradition du cinéma iranien. L'ensemble est très noir. Un soupçon plus marqué d'optimisme n'aurait rien gâché. Téhéran Taboo mérite d'être vu. J'ai passé un très bon moment.

Ma note = 15,5/20


11h30 Le Redoutable de Michel Hazanavicius (Compétition officielle, France)
Durée = 1h42
Avec Louis Garrel, Bérénice Béjo et à Stacy Martin

Dimanche 21 mai #Cannes2017, les films

Ce biopic retrace le tournage de La Chinoise par le réalisateur Jean-Luc Godard. Il a alors 37 ans et a choisi comme comédienne principale la femme qu'il aime, Anne Wiazemsky, de 20 ans sa cadette. Les bouleversements de mai 68 et l'accueil plutôt mitigé du film par le public marquent une remise en cause des certitudes artistiques du passée et favorisent un nouvel élan de créativité pour Godard. Il redoute plus que tout de ne plus être en empathie avec les peuples, ses confrères, ses amis et sa femme.

Je précise que je ne connais pas particulièrement la vie et l'½uvre de Godard, donc j'évalue Le Redoutable comme une fiction, sans référence au « vrai » Godard.

Un film de cinéma sur le cinéma, c'est forcément suspect et donc présenté à Cannes. Pourtant, le Redoutable mérite sa place pour bien d'autres raisons. Son humour, d'abord. Le film regorge de vrais instants comiques qui emportent l'adhésion sans loufoquerie. On retiendra en particulier l'anaphore des lunettes brisées pour cause de chute, glissade ou autres altercations. L'interprétation, ensuite. Sans être familier avec Godard, Louis Garrel fait honneur à son personnage. La créativité de la mise scène, enfin. Michel Hazanavicius institutionnalise les "regards Caméra" et le second degré pour sortir de l'écran et interagir avec la salle. On peut parier que la scène ou Louis Garrel interroge l'intérêt de porter la nudité des comédiens à l'écran deviendra une scène-culte. Primable, Le Redoutable? Oui, il mériterait de figurer au palmarès,

Ma note = 16,5/20

14h00 Fortunata de Sergio Castellito (Un Certain Regard, Italie)
Durée = 1h43
Avec Jasmine Trinca, Stefano Accorsi, Alessandro Borghi

Dimanche 21 mai #Cannes2017, les films

En instance de divorce avec un mari policier violent, Fortunata essaie de reconstruire sa vie avec sa jeune fille Barbara, rebelle. Elle gagne sa vie sans compter ses heures en coiffant les gens à domicile et envisage de monter un salon de coiffure en partenariat avec un ami tatoueur, junkie bipolaire. La rencontre avec le psychothérapeute de sa fille va l'aider à surmonter les fantômes de son passé et retrouver le grand amour

Fortunata est un film plein d'énergie, qui devient parfois bruyamment théâtral et même délibérément excessif. Un peu trop à mon goût.

Ma note = 13/20


16h30 Avant que nous disparaissions /Strolling Invader de Kiyoshi Kurosawa (Un Certain Regard, Japon)
Durée = 2h09
Avec Masami Nagasawa, Ryuhei Matsuda, Hiroki Hasegawa

Dimanche 21 mai #Cannes2017, les films

Shinji est marié à Narumi, mais lui fait des infidélités qui mettent en danger leur couple. Un matin, il se réveille complètement transformé, comme amnésique mais avec une empathie retrouvée. Il est possédé par un être extra-terrestre qui a pris le contrôle de son esprit. Deux adolescents ont subi le même sort. Les aliens ont planifié l'anéantissement de la race humaine mais ils doivent d'abord récolter des informations sur les autochtones. Par télépathie, Ils s'approprient les "concepts" qu'ils ne maîtrisent pas encore...

Avant que nous disparaissions n'est pas un film de science-fiction ordinaire. Le rythme de la narration est typiquement "japonais", sans susciter l'ennui. Quelques effets spéciaux spectaculaires complètent l'intrigue, sans pléthore hollywoodienne toutefois. Dommage qu'on anticipe la fin trop tôt et la conclusion aurait gagné à être moins déclamative. Reste une ½uvre très originale non dénuée d'intérêt.

Ma note = 14/20
Tags : Le redoutable, Cannes 2017, Téhéran Taboo
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#Posté le dimanche 21 mai 2017 19:53 via Skyrock iPhone

Modifié le lundi 22 mai 2017 07:22

Dimanche 21 mai #Cannes2017, les marches au Théâtre Debussy

Dimanche 21 mai #Cannes2017, les marches au Théâtre DebussyAujourd'hui, j'ai sélectionné pour vous une photo de la montée des marches par l'équipe du film chinois Passage par le Futur / Walking Past The Future / Lu Guo Wei Lai de Li Ruijun, que j'ai prise avec mon téléphone.

Oui, les marches sont couvertes de moquette rouge, pourtant ce ne sont pas les marches du grand théâtre Lumière, mais celles de l'entrée du Théâtre Debussy. La moquette y était de couleur bleue pendant plusieurs années, avant que les organisateurs ne se ravisent et homogénéisent les teintes partout. Et c'est mérité. Après tout, la sélection Un Certain Regard qui y est diffusée largement a aussi droit à la marque "sélection officielle".

L'une des caractéristiques de cet endroit, c'est la proximité des marches avec le public. Les équipes des films qui les gravissent sont à quelques pas seulement des cinéphiles et les touristes qui attendent aux alentours. Les artistes sont ainsi plus accessibles qu'au grand Théâtre Lumière et on ne peut que s'en féliciter.




Attention pour les cinéphiles qui se lèvent tôt et ont l'habitude de fréquenter l'hôtel Miramar pour la Semaine de la Critique, la première séance demain lundi commence exceptionnellement à 8h00 ! C'est donc une demi heure de sommeil de perdu, mais c'est espérons-le, pour une bonne cause.
Tags : Passage par le Futur, Debussy
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#Posté le samedi 20 mai 2017 22:30

Modifié le dimanche 21 mai 2017 22:24

Samedi 20 mai #Cannes2017, les films

Samedi 20 mai #Cannes2017, les films8h30 Ava de Léa Mysius (Semaine de la Critique, France)
Durée = 1h45
Avec Noée Abita, Laure Calamy, Juan Cano, Tamara Cano
Concourt pour la Caméra d'Or

Ava n'a que 13 ans quand elle apprend qu'elle est atteinte d'une maladie dégénérative qui va la rendre aveugle.
Les vacances à la mer auront une autre saveur cette année. Profiter de la vie au maximum sera son crédo. Elle vole le chien du mystérieux et beau gitan Juan.

Malgré des imperfections pendant les 15 premières minutes, Ava ne manque pas de charme. La mise en scène est délicatement créative et le travail sur la photo mérite d'être signalé pour sa qualité. Dommage que la prise de risque émotionnelle soit limitée.

Ma note = 15/20

11h30 Passage par le Futur / Walking Past The Future / Lu Guo Wei Lai de Li Ruijun (Un Certain Regard, Chine)
Durée = 2h09
Avec Zishan Yang, Fang Yin

Samedi 20 mai #Cannes2017, les films

Le film raconte le parcours d'une jeune femme à Shenzhen. Malmenés par la crise et le chômage, ses parents ont dû dire adieu à la vie urbaine, pour rejoindre leur village d'origine, dans la province de Ganzu. Elle-même a du mal à joindre les deux bouts. Elle est approchée par un jeune rabatteur qui lui propose de s'engager comme cobaye pour des essais thérapeutiques grassement rémunérés. Elle accepte, au mépris du danger.

Passage par le Futur rend compte des méfaits de la violence économique. Le fil rouge des échanges de SMS entre les deux protagonistes principaux contribue à la structure de l'intrigue, mais peut parfois manquer de réalisme. Je ne me suis pas ennuyé, mais j'aurais aimé une scène qui renverse la table. Elle n'est pas venue.

Ma note = 14,5/20

14h45 Alive in France de Abel Ferrara (Quinzaine des Réalisateurs, France)
Durée = 1h19
Avec Abel Ferrara et son groupe

Samedi 20 mai #Cannes2017, les films

Alive in France est un film musical sur la tournée d'Abel Ferrara et son groupe en France, de passage en particulier à la Cinémathèque de Toulouse.

Je me suis surpris à trouver le rock de ce monsieur plutôt audible. Cinématographiquement, je suis moins emballé. C'est du déjà-vu. 
Les fans de Ferrara iront voir Alive in France pour la musique, les autres choisiront un autre artiste à leur goût, en live de préférence.

Ma note = 11/20

17h15 The Rider de Chloé Zhao (Quinzaine des Réalisateurs, USA)
Durée = 1h44
Avec Brady Jandreau, Tim Jandreau, Lilly Jandreau


Samedi 20 mai #Cannes2017, les films

Le film se passe dans le Dakota du Sud. On fait la connaissance de Brady, un jeune cowboy qui vient d'échapper à la mort à la suite d'une chute de cheval pendant un rodéo. Victime d'un grave traumatisme crânien, il porte une plaque de métal dans la tête. Les médecins lui ont interdit de remonter à cheval. Brady veut se battre pour conserver son métier.

La réalisatrice a fait appel à des acteurs amateurs, descendants des indiens sioux, en particulier la famille Jandreau. Le principal interprète, Brady, est lui-même dresseur professionnel dans la vie. Ils sont tous étonnants d'authencité et n'ont aucun mal à faire partager leur passion à l'écran. On a aucune peine à imaginer leur fierté de perpétrer la tradition équestre jusqu'à nos jours. Je dois souligner que les animaux et les paysages sont magnifiquement filmés. Pourtant, The Rider est bien une fiction subtilement construite, pas un documentaire. Au-delà d'une superbe ode aux équidés, c'est le récit émouvant d'un processus de deuil, celui d'un homme pour sa passion. Très bonne surprise, ce long métrage se positionne déjà en sérieux prétendant aux prix des sessions parallèles.

Ma note = 16,5/20
Tags : Cannes 2017, The Rider
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#Posté le samedi 20 mai 2017 20:40 via Skyrock iPhone

N 43°39.679999998 E 7°9.867

Modifié le samedi 20 mai 2017 23:13

Samedi 20 mai #Cannes2017, arriver tôt

Samedi 20 mai #Cannes2017, arriver tôt Samedi 20 mai #Cannes2017, arriver tôt

Cette année, les mesures de sécurité autour du Festival ont été visiblement renforcées. L'évacuation du théâtre Debussy ce soir (je n'y étais pas) après la découverte d'un bagage abandonné rappelle que les organisateurs ne prennent pas les questions de sécurité à la légère. Aux festivaliers cinéphiles donc de prévoir une marge de sécurité (temporelle) pour éviter rester à la porte des cinémas.

Fouilles et portails de sécurités ont été démultipliés à l'entrée des salles. Sans surprise, les autorités publiques sont omniprésentes dans les rues de Cannes. La circulation piétonne est fortement ralentie par la multiplication des barrières le long des trottoirs. Et, pour traverser la Croisette, il faut enjamber des chaînes réparties continûment, sans doute pour éviter la répétition du drame du 14 juillet 2016 subit par les voisins niçois. Tant pis pour les personnes à mobilité réduite.

Aujourd'hui, j'ai assisté à 4 films mais pas tous ceux que j'avaient choisis, parce que le Théâtre Debussy n'a accepté que très peu cinéphiles à 14h15. Ma journée cinéma s'est bien terminée avec le superbe film the Rider, sélectionné par la Quinzaine des Réalisateurs. J'y allais à reculons, de peur d'y retrouver les défauts fréquemment observés dans le cinéma indépendant américain. J'avais tort.
Tags : Cannes 2017
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#Posté le samedi 20 mai 2017 20:36 via Skyrock iPhone

N 43°39.679999998 E 7°9.867

Modifié le samedi 20 mai 2017 23:10

vendredi 19 mai #Cannes2017, les films

8h30 Los Perros de Marcela Said (Semaine de la Critique, Chili)
Durée = 1h34
Avec : Antonia Zegers, Alfredo Castro, Rafael Spregelburd, Alejandro Sieveking, Elvis Fuentes

vendredi 19 mai #Cannes2017, les films

Au Chili, Mariana, 42 ans, est la fille d'un grand propriétaire terrien. Elle bénéficie de conditions de vie confortables mais ne ressent plus aucune complicité avec son mari. Elle éprouve une attirance pour son nouveau professeur d'équitation. Celui-ci porte le lourd héritage de son passé de colonel sous la dictature. Un passé plus proche de Mariana qu'elle ne le croit.

Los Perros s'affirme comme une très bonne entrée en matière pour la Semaine de la Critique. C'est un film de bonne facture, à l'intrigue équilibrée mais de mise en scène assez conventionnelle (j'aurais mis un bonus si la scène finale avait duré 10s de moins). Cela dit, la lumière et les grandes étendues d'Amérique du Sud suffisent au dépaysement.

Ma note = 14,5/20


11h09 Lerd / Un homme intègre / Dregs de Mohammad Rasoulof (Un Certain Regard, Iran)
Durée = 1h57
Avec Reza Akhlaghirad, Soudabeh Beizaee, Nasim Adabi

vendredi 19 mai #Cannes2017, les films

Reza, est un pisciculteur qui pensait profiter d'une vie paisible avec sa femme, directrice d'école, et son fils à l'écart de la ville. Mais c'était sans compter sur la "compagnie" qui a des vues sur son terrain et utilise Abbas, son voisin, et tous les artifices de la corruption pour l'en déloger. Mais Reza est un idéaliste qui refuse de se compromettre. Alors que l'étau se referme, mettant en danger sa famille et ses biens, il contre-attaque...

Lerd ajoute une nouvelle brique à la toujours excellente cinématographie iranienne. La descente aux enfers de la première partie est remarquablement mise en scène. La deuxième partie l'est un peu moins, parce qu'elle met en cause la cohérence du personnage de Reza si habilement construite. C'est dommage. Oui, un homme pétri d'intégrité souffrira du non-respect par autrui des principes auquel il croit, et tombera facilement dans la colère et une forme de résistance appuyée. Mais sans doute pas au point de renoncer à ces mêmes principes.

Ma note = 15,5/20

vendredi 19 mai #Cannes2017, les films14h00 La Belle et la Meute de Kaouther Ben Hania (Un Certain Regard, Tunisie)
Durée = 1h40
Avec Mariem Ferjani, Ghanem Zrelli

En Tunisie, Mariam, 21 ans, organise une soirées étudiante où elle fait la connaissance de Youssef, un jeune révolutionnaire. La fête tourne mal. Mariam est victime d'un viol par des policiers. Elle s'enfuit en courant, aidé par son nouvel ami. Qu'il est difficile de défendre sa dignité quand ceux qui sont supposés en être les garants deviennent les bourreaux !

La réalisation de la Belle et la meute, organisée autour de neuf scènes indépendantes, contribuent à la curiosité des spectateurs. Le résultat est inégal. Certains passages parviennent à entretenir l'angoisse, à faire partager les sentiments d'impuissance ressentis par les protagonistes, et même susciter un mal-être auprès du public. Mais la finition de la mise en scène et de l'interprétation (surtout celle du personnage de la jeune Mariam) étaient perfectibles. C'est dommage. Malgré ses défauts, la Belle et la Meute reste un film utile à voir.

Ma note = 13/20


vendredi 19 mai #Cannes2017, les films16h00 Visages, Villages de Agnès Varda et JR (Sélection officielle hors compétition, France)
Durée = 1h40

Visages, Villages
est un documentaire en forme de projet artistique. Pour le mener à bien, la réalisatrice Agnès Varda s'est associée avec JR, un artiste contemporain connu pour ses grandes fresques murales. Ils vont à la rencontre des Français de province pour les photographier et orner la façade des bâtiments de leurs portraits éphémères.

La complicité entre les deux meneurs du projet est manifeste. Entre tendresse et humour, ce documentaire rafraîchissant se transforme en un témoignage d'amour pour les gens. Tout simplement.

Ma note = 13,5/20


vendredi 19 mai #Cannes2017, les films19h15 They d'Anahita Ghazvinizadeh (sélection officielle, Séances spéciales, Iran et USA)
Durée = 1h20
Candidat à la Caméra d'Or

Comme ce n'est pas facile à décoder, je paraphrase le synopsis officiel :
« J » est un enfant sujet à un trouble du « "trouble du genre et de l'identité ». Sous médicament, il utilise le pronom "ils" pour se définir et prend des médicaments pour bloquer sa puberté. Alors que ses parents sont partis, il est confié à sa grande s½ur et au petit-ami de cette dernière qui doivent s'occuper de lui.

They est le premier long métrage de la réalisatrice, qui a été distinguée par un court métrage à Cannes en 2013. L'intrigue est inracontable. Du coup, j'hésite entre « trop court » (pour un long métrage) ou « trop long » (pour un court métrage).. Dans les deux cas, je n'ai pas adhéré à la proposition.

Ma note = 10/20
Tags : Cannes 2017
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#Posté le vendredi 19 mai 2017 22:27 via Skyrock iPhone

N 43°39.676999998 E 7°9.8740000002

Modifié le samedi 20 mai 2017 23:15

vendredi 19 mai #Cannes2017, 70 ans

70 ans, c'est un peu plus que l'âge de raison, et pourtant tout indique que la lourde machine du Festival de Cannes a toujours la même jeunesse. Bon anniversaire !

vendredi 19 mai #Cannes2017, 70 ans

La journée de vendredi s'annonçais compliquée. Les averses du début de matinée promettaient de détourner la masse des festivaliers vers les salles obscures. Mais le soleil ne s'est pas caché bien longtemps. Du coup, j'ai pu voir 5 films, et j'ai profité de ma première montée des marches de l'année à 16h00.
Tags : festival de cannes
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#Posté le vendredi 19 mai 2017 22:30 via Skyrock iPhone

N 43°39.676999998 E 7°9.8749999998

Modifié le vendredi 19 mai 2017 23:37

Ses archives (389)

  • vendredi 19 mai #Cannes2017, les films ven. 19 mai 2017
  • Jeudi 18 mai #Cannes2017, les films jeu. 18 mai 2017
  • Jeudi 18 mai #Cannes2017, début tant attendu jeu. 18 mai 2017
  • 70 ans à #Cannes2017, les affiches dim. 14 mai 2017
  • Rideau sur la soixante-neuvième édition du Festival #Cannes2016 ! lun. 23 mai 2016
  • Tous les prix décernés à #Cannes2016 lun. 23 mai 2016
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