Durée = 1h34
Avec : Antonia Zegers, Alfredo Castro, Rafael Spregelburd, Alejandro Sieveking, Elvis Fuentes

Au Chili, Mariana, 42 ans, est la fille d'un grand propriétaire terrien. Elle bénéficie de conditions de vie confortables mais ne ressent plus aucune complicité avec son mari. Elle éprouve une attirance pour son nouveau professeur d'équitation. Celui-ci porte le lourd héritage de son passé de colonel sous la dictature. Un passé plus proche de Mariana qu'elle ne le croit.
Los Perros s'affirme comme une très bonne entrée en matière pour la Semaine de la Critique. C'est un film de bonne facture, à l'intrigue équilibrée mais de mise en scène assez conventionnelle (j'aurais mis un bonus si la scène finale avait duré 10s de moins). Cela dit, la lumière et les grandes étendues d'Amérique du Sud suffisent au dépaysement.
Ma note = 14,5/20
11h09 Lerd / Un homme intègre / Dregs de Mohammad Rasoulof (Un Certain Regard, Iran)
Durée = 1h57
Avec Reza Akhlaghirad, Soudabeh Beizaee, Nasim Adabi

Reza, est un pisciculteur qui pensait profiter d'une vie paisible avec sa femme, directrice d'école, et son fils à l'écart de la ville. Mais c'était sans compter sur la "compagnie" qui a des vues sur son terrain et utilise Abbas, son voisin, et tous les artifices de la corruption pour l'en déloger. Mais Reza est un idéaliste qui refuse de se compromettre. Alors que l'étau se referme, mettant en danger sa famille et ses biens, il contre-attaque...
Lerd ajoute une nouvelle brique à la toujours excellente cinématographie iranienne. La descente aux enfers de la première partie est remarquablement mise en scène. La deuxième partie l'est un peu moins, parce qu'elle met en cause la cohérence du personnage de Reza si habilement construite. C'est dommage. Oui, un homme pétri d'intégrité souffrira du non-respect par autrui des principes auquel il croit, et tombera facilement dans la colère et une forme de résistance appuyée. Mais sans doute pas au point de renoncer à ces mêmes principes.
Ma note = 15,5/20
14h00 La Belle et la Meute de Kaouther Ben Hania (Un Certain Regard, Tunisie)Durée = 1h40
Avec Mariem Ferjani, Ghanem Zrelli
En Tunisie, Mariam, 21 ans, organise une soirées étudiante où elle fait la connaissance de Youssef, un jeune révolutionnaire. La fête tourne mal. Mariam est victime d'un viol par des policiers. Elle s'enfuit en courant, aidé par son nouvel ami. Qu'il est difficile de défendre sa dignité quand ceux qui sont supposés en être les garants deviennent les bourreaux !
La réalisation de la Belle et la meute, organisée autour de neuf scènes indépendantes, contribuent à la curiosité des spectateurs. Le résultat est inégal. Certains passages parviennent à entretenir l'angoisse, à faire partager les sentiments d'impuissance ressentis par les protagonistes, et même susciter un mal-être auprès du public. Mais la finition de la mise en scène et de l'interprétation (surtout celle du personnage de la jeune Mariam) étaient perfectibles. C'est dommage. Malgré ses défauts, la Belle et la Meute reste un film utile à voir.
Ma note = 13/20
16h00 Visages, Villages de Agnès Varda et JR (Sélection officielle hors compétition, France)Durée = 1h40
Visages, Villages est un documentaire en forme de projet artistique. Pour le mener à bien, la réalisatrice Agnès Varda s'est associée avec JR, un artiste contemporain connu pour ses grandes fresques murales. Ils vont à la rencontre des Français de province pour les photographier et orner la façade des bâtiments de leurs portraits éphémères.
La complicité entre les deux meneurs du projet est manifeste. Entre tendresse et humour, ce documentaire rafraîchissant se transforme en un témoignage d'amour pour les gens. Tout simplement.
Ma note = 13,5/20
19h15 They d'Anahita Ghazvinizadeh (sélection officielle, Séances spéciales, Iran et USA) Durée = 1h20
Candidat à la Caméra d'Or
Comme ce n'est pas facile à décoder, je paraphrase le synopsis officiel :
« J » est un enfant sujet à un trouble du « "trouble du genre et de l'identité ». Sous médicament, il utilise le pronom "ils" pour se définir et prend des médicaments pour bloquer sa puberté. Alors que ses parents sont partis, il est confié à sa grande s½ur et au petit-ami de cette dernière qui doivent s'occuper de lui.
They est le premier long métrage de la réalisatrice, qui a été distinguée par un court métrage à Cannes en 2013. L'intrigue est inracontable. Du coup, j'hésite entre « trop court » (pour un long métrage) ou « trop long » (pour un court métrage).. Dans les deux cas, je n'ai pas adhéré à la proposition.
Ma note = 10/20






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