Durée = 1h38
Avec Isabelle Huppert, Marisa Tomei, Brendan Gleeson, Jérémie Renier et Greg Kinnear

La scène se passe dans ville historique de Sintra au Portugal. C'est l'endroit qu'a choisi la célèbre actrice française Frankie pour passer les derniers mois de sa vie. Elle y a convié son mari, son ex-mari, son fils, sa maquilleuse et leurs proches.
L'ambiance n'est pas vraiment à la fête, même si tout le monde n'est pas encore informé de la maladie de Frankie. La vie doit continuer.
Frankie raconte une histoire presque ordinaire mis en scène d'une manière qui est peut-être aussi trop ordinaire. Il n'y a rien à redire à l'interprétation mais je crains que Frankie ne fasse partie de ces films qu'on oublie vite.
Ma note = 13/20
11h00 Le Traitre / Il Traditore de Marco Bellocchio (Sélection Officielle en Compétition, Italie)
Durée = 2h25
Avec Pierfrancesco Favino, Maria Fernanda Cândido, Fabrizio Ferracane

Au début des années 1980, la guerre entre clans de la mafia sicilienne fait de nombreuses victimes. Tommaso Buscetta, lui même membre de l'organisation, fuit au Brésil avec femme et enfant, où il mène des activités délictueuses. Ses proches restés en Italie continuent d'être victimes de règlements de comptes. Il est arrêté par la police brésilienne, torturé, et finalement extradé en Italie.
D'abord hésitant face à l'intransigeant juge Falcone, il décide de renoncer à un des principes les plus importants de la Cosa Nostra. Il parle. Il balance ses anciens camarades. Son procès, très médiatisé, conduit à la condamnation de plusieurs centaines de mafieux.
Il Traditore fait partie des grandes (longues) sagas, dont le cinéma italien est coutumier. Le film est à la hauteur de ce prestigieux, mais Il m'a manqué une analyse des ressorts de la psychologie du personnage, des raisons qui l'ont amené à trahir son serment. Si je devais retenir ce film au palmarès, ce serait pour l'interprétation de Pierfrancesco Favino.
Ma note = 15,5/20
15h15 Roubaix, Une Lumière d'Arnaud Desplechin (Sélection Officielle en Compétition, France)
Durée = 1h59
Avec Roschdy Zem, Léa Seydoux, Sara Forestier

À Roubaix, Daoud est le chef de la police locale. Il accueille Louis, fraîchement diplômé, dans son équipe. Chaque jour, il organise la distrubution des tâches, parmi l'ordre public à faire respecter, des plaintes à recueillir, des délits ou des crimes à élucider. Pendant les fêtes de Noël, le meurtre d'une vieille femme devient le principal sujet d'attention. Les voisines de la victime, deux jeunes femmes, Claude et Marie, sont arrêtées. Elles sont toxicomanes, alcooliques, amantes.
Roubaix, Une Lumière vaut surtout pour le personnage de Roschdy Zem, qui est un policier à la fois rigoureux, doté de qualités d'analyse bonifiées par l'expérience mais aussi humain, empathique, et très bon connaisseur de sa ville et ses habitants. Arnaud Desplechin propose le portrait équilibré d'un grand professionnel des forces de l'ordre. Ce portrait trouve toute sa substance dans l'enquête pour meurtre qui occupe la plus longue partie du film. J'ai passé un très bon moment.
Ma note = 16,5/20




























































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