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“ Bienvenue sur mes archives 2009-2023! Plus de 600 films commentés à chaud en sortie de projection à Cannes. A partir de l'édition 2024, mon blog s'enrichit de nouvelles fonctionnlités. Stay tuned... ” - samedi 13 mai 2023 14:07
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Samedi 25 mai, les films #Cannes2019

8h30 Frankie de Ira Sachs (Sélection Officielle en Compétition, USA)
Durée = 1h38
Avec Isabelle Huppert, Marisa Tomei, Brendan Gleeson, Jérémie Renier et Greg Kinnear

Samedi 25 mai, les films #Cannes2019

La scène se passe dans ville historique de Sintra au Portugal. C'est l'endroit qu'a choisi la célèbre actrice française Frankie pour passer les derniers mois de sa vie. Elle y a convié son mari, son ex-mari, son fils, sa maquilleuse et leurs proches.
L'ambiance n'est pas vraiment à la fête, même si tout le monde n'est pas encore informé de la maladie de Frankie. La vie doit continuer.

Frankie raconte une histoire presque ordinaire mis en scène d'une manière qui est peut-être aussi trop ordinaire. Il n'y a rien à redire à l'interprétation mais je crains que Frankie ne fasse partie de ces films qu'on oublie vite.

Ma note = 13/20


11h00 Le Traitre / Il Traditore de Marco Bellocchio (Sélection Officielle en Compétition, Italie)
Durée = 2h25
Avec Pierfrancesco Favino, Maria Fernanda Cândido, Fabrizio Ferracane

Samedi 25 mai, les films #Cannes2019

Au début des années 1980, la guerre entre clans de la mafia sicilienne fait de nombreuses victimes. Tommaso Buscetta, lui même membre de l'organisation, fuit au Brésil avec femme et enfant, où il mène des activités délictueuses. Ses proches restés en Italie continuent d'être victimes de règlements de comptes. Il est arrêté par la police brésilienne, torturé, et finalement extradé en Italie.
D'abord hésitant face à l'intransigeant juge Falcone, il décide de renoncer à un des principes les plus importants de la Cosa Nostra. Il parle. Il balance ses anciens camarades. Son procès, très médiatisé, conduit à la condamnation de plusieurs centaines de mafieux.

Il Traditore fait partie des grandes (longues) sagas, dont le cinéma italien est coutumier. Le film est à la hauteur de ce prestigieux, mais Il m'a manqué une analyse des ressorts de la psychologie du personnage, des raisons qui l'ont amené à trahir son serment. Si je devais retenir ce film au palmarès, ce serait pour l'interprétation de Pierfrancesco Favino.

Ma note = 15,5/20


15h15 Roubaix, Une Lumière d'Arnaud Desplechin (Sélection Officielle en Compétition, France)
Durée = 1h59
Avec Roschdy Zem, Léa Seydoux, Sara Forestier

Samedi 25 mai, les films #Cannes2019

À Roubaix, Daoud est le chef de la police locale. Il accueille Louis, fraîchement diplômé, dans son équipe. Chaque jour, il organise la distrubution des tâches, parmi l'ordre public à faire respecter, des plaintes à recueillir, des délits ou des crimes à élucider. Pendant les fêtes de Noël, le meurtre d'une vieille femme devient le principal sujet d'attention. Les voisines de la victime, deux jeunes femmes, Claude et Marie, sont arrêtées. Elles sont toxicomanes, alcooliques, amantes.

Roubaix, Une Lumière vaut surtout pour le personnage de Roschdy Zem, qui est un policier à la fois rigoureux, doté de qualités d'analyse bonifiées par l'expérience mais aussi humain, empathique, et très bon connaisseur de sa ville et ses habitants. Arnaud Desplechin propose le portrait équilibré d'un grand professionnel des forces de l'ordre. Ce portrait trouve toute sa substance dans l'enquête pour meurtre qui occupe la plus longue partie du film. J'ai passé un très bon moment.

Ma note = 16,5/20
Tags : compétition officielle, Frankie, Le Traitre, Roubaix
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#Posté le samedi 25 mai 2019 19:11 via Skyrock iPhone

N 43°39.684 E 7°9.868999999998

Modifié le samedi 25 mai 2019 20:52

Samedi 25 mai, reprise de la sélection officielle en compétition #Cannes2019

Je publie mes notes des films de la journée avant de connaître le palmarès, pour ne pas être influencé par les choix du jury.
Mes commentaires suivront dans un autre article.

8h30 Frankie de Ira Sachs (Sélection Officielle en Compétition, USA)
Durée = 1h38

Ma note = 13/20

11h00 Le Traitre / Il Traditore de Marco Bellocchio (Sélection Officielle en Compétition, Italie)
Durée = 2h25

Ma note = 15,5/20

15h15 Roubaix, une Lumière d'Arnaud Desplechin (Sélection Officielle en Compétition, France)
Durée = 1h59

Ma note = 16,5/20
Tags : Cannes 2019
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#Posté le samedi 25 mai 2019 19:06 via Skyrock iPhone

N 43°39.68800000002 E 7°9.871000000002

Vendredi 23 mai, les films #Cannes2019

11h00 Courts-métrages de la Sélection Officielle en Compétition

Faute de temps, j'ai dupliqué les synopsis du catalogue du Short Film Corner de Cannes.
Mes appréciations complètent les synopsis.

Vendredi 23 mai, les films #Cannes2019

All Inclusive de Teemu Nikki (Finlande)
Durée = 0h15
Alors qu'il s'est toujours senti impuissant et incapable de se défendre, Kalervo reçoit un cadeau qui va changer sa vie.
Conte fantastique. Ambiance très pesante bien rendue.
Ma note = 16,5/20

Anna de Dekel Berenson (Ukraine)
Durée = 0h15
Anna, mère célibataire d'âge moyen, vit dans une petite ville industrielle de l'Est de Ukraine déchirée par la guerre. Bien qu'elle ne soit pas sortie depuis des années, elle est attirée par une publicité à la radio pour aller à un groupe d'hommes étrangers en tournée à la recherche de l'amour.
Le début fonctionne bien et est même parfois drôle. La fin dérape.
Ma note = 12/20

Ingen Lyssnar / Who talks de Elin Övergaard (Suède)
Durée = 0h14
Un nouveau foyer pour enfants réfugiés fait l'objet d'un débat lors d'une réunion publique. Deux personnes essaient de se faire entendre.
Débat public sur l'immigration et l'intégration. Personne ne s'écoute.
L'idée est bonne mais la forme est très classique.
Ma note = 13/20

L'heure de l'Ours / And Then the Bear de Agnès Patron (France)
Durée = 0h14
Ce soir-là, les maisons prendront feu. Les hommes et les femmes se mettront à trembler. Les enfants se rassembleront en hordes hurlantes, dansant seuls parmi les cendres, rappelant à eux les ours sauvages. Car le cri d'un seul suffira à tous les réveiller !
Belle technique d'animation. Feu d'artifice d'images créatives. Mais pour dire quoi ?
Ma note = 14/20

La Siesta de Federico Luis Tachella (Argentine)
Durée = 0h15
Une fille plonge sa grand-mère dans un tourbillon de fantaisies en lui causant de l'amnésie.
Magnifique mise en valeur du corps des personnes âgées. Un court-métrage touchant.
Ma note = 18/20

Vendredi 23 mai, les films #Cannes2019

Le Grand Saut de Vanessa Dumont et Nicolas Davenel (France)
Durée = 0h12
A 22 ans, Alain est déjà une légende marseillaise. De tous les « minots » qui sautent de la Corniche, il est le seul à plonger tête et poing en avant « pour casser l'eau ». Si le saut lui permet de canaliser ses pulsions, il sait qu'il ne pourra pas braver éternellement le vertige des hauteurs.
Formaté comme un documentaire. De jeunes ados recherchent des sensations extrêmes.
Ma note = 15/20

Monstruo Dios / Monstre Dieu de Agustina San Martín (Argentine)
Durée = 0h10
Par une nuit de brume, les vaches fuient, une enfant est élue et une adolescente tente de retrouver sa liberté. Dieu est désormais une centrale électrique.
Créer de la tension nerveuse en filmant une centrale, c'est possible. Mais c'est court.
Ma = 12,5/20

Parparim / Butterflies de Yona Rozenkier (Israël)
Durée = 0h08
Un dimanche d'avril. Un kibboutz dans le nord d'Israël. Un phénomène naturel. Une famille fait un voyage impromptu qui sera peut-être le dernier...
Des papillons, que certains voient, d'autres pas. Je n'ai pas saisi la métaphore.
Ma note = 12/20

The Distance Between Us and the Sky de Vasilis Kekatos (Grèce)
Durée = 0h09
Deux inconnus se rencontrent pour la première fois, la nuit, dans une station-service perdue. Alors que le premier fait le plein, il manque quelques euros au second pour rentrer chez lui. Les deux hommes vont marchander le prix de ce qui les sépare d'une histoire.
Beau jeu amoureux.
Ma note = 16/20

The Van de Erenik Beqiri (Albanie)
Durée = 0h15
Le Van s'arrête, les portes s'ouvrent, et le Fils en sort vivant. Encore quelques combats, et il pourra payer son passage hors de l'Albanie. Il espère toujours que son Père partira avec lui.
Plus dans la force que dans l'émotion.
Ma note = 14,5/20


14h00 Zombi Child de Bertrand Bonello (Quinzaine des Réalisateurs, France)
Durée = 1h43
Avec Louise Labèque, Wislanda Louimat, Katiana Milfort, Mackenson Bijou

Vendredi 23 mai, les films #Cannes2019

Je préfère recopier le texte du guide officiel, parce que j'avais une autre interprétation de certains passages et que les discussions avec les autres cinéphiles présents m'ont montré que je n'étais pas le seul.
«Haïti, 1962. Un homme est ramené d'entre les morts pour être envoyé de force dans l'enfer des plantations de canne à sucre. 55 ans plus tard, au prestigieux pensionnat de la Légion d'honneur à Paris, une adolescente haïtienne confie à ses nouvelles amies le secret qui hante sa famille. Elle est loin de se douter que ces mystères vont persuader l'une d'entre elles, en proie à un chagrin d'amour, à commettre l'irréparable.»

La fusion du fantastique et des traditions haïtiennes produit un résultat déroutant, qui ne m'a pas séduit.

Ma note = 9/20


Vendredi 23 mai, les films #Cannes201916h45 Give Me Liberty de Kirill Mikhanovsky (Quinzaine des Réalisateurs, USA)
Durée =1h51
Avec Chris Galust, Lauren Lolo Spencer, Maksim Stoyanov

A Milwaukee, Vic est le chauffeur privé d'un taxi collectif médicalisé. Il transporte des clients handicapés vers les destinations de leurs choix. Les trajets sont optimisés pour réduire les durées, mais les aléas de la circulation, telle cette émeute qui bloque les rues, font du respect strict des horaires un objectif impossible. Il est aussi vrai que Vic fait bien plus que le taxi. Il aide la clientèle pour de multiples services, au point qu'il devient un complément de famille pour ses habitués. Le film commence alors qu'il hésite entre sa promesse d'enterrer un groupe de Russes âgés et son désir d'aider Tracy, une jeune femme noire en fauteuil roulant.

Kirill Mikhanovsky dessine le portrait d'un jeune homme altruiste dans le milieu du handicap. Il donne ainsi de vrais rôles à une catégorie de la population trop peu visibles au cinéma, des rôles où les handicaps disparaissent derrière des personnalités touchantes. Give Me Liberty est un film drôle et plein d'humanité. Malheureusement une partie de la magie s'atténue dans la deuxième partie. Rafraîchissant quand même !

Ma note = 14,5/20

Tags : Give Me Liberty, Quinzaine des réalisateurs, courts métrages
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#Posté le vendredi 24 mai 2019 20:40 via Skyrock iPhone

N 43°39.67099999998 E 7°9.871999999998

Modifié le vendredi 24 mai 2019 21:31

Jeudi 23 mai, les films #Cannes2019

8h30 Nuestras Madres / Our Mothers de Cesar Diaz (Semaine de la Critique, Guatemala)
Durée = 1h18
Avec Armando Espitia, Emma Dib, Aurelia Caal, Julio Serrano Echeverría, Victor Moreira
Concourt pour la Caméra d'Or

Jeudi 23 mai, les films #Cannes2019

De nos jours, au Guatemala. Le pays essaie de tourner la page de la guerre civile des années 60-90, en trainant en justice les militaires suspectés de crimes. Ernesto est anthropologue dans un service médico-légal. Il déterre les corps des charniers afin que les familles puissent terminer le travail de deuil avec une sépulture plus digne. Mais Ernesto est lui-même à la recherche de sa propre histoire. Il reçoit la visite d'une victime qui pourrait lui indiquer où son père est enseveli.

Nuestras Madres, est une réflexion sur ce qui définit l'individu, sur la mémoire et l'identité. Cesar Diaz démontre que la brillance d'un film n'est pas corrélée à sa longueur. Chaque plan est utile et sert la narration. Nuestras Madres est remarquable dans sa façon d'évoquer des événements dramatiques avec sobriété et retenue. L'émotion est communicative. Superbe !

Ma note = 17/20
(Refoulé lors des premières projections, j'ai vu ce film après avoir eu connaissance du palmarès de la Semaine de la Critique, donc il est possible que ma note ait été influencée)


11h00 Odnazhhdy V Trubchevske / Once in Trubchevsk de Larissa Sadilova (Un Certain Regard, Russie)
Durée = 1h20
Avec Egor Barinov, Yury Kisilyov, Valentina Kozova

Jeudi 23 mai, les films #Cannes2019

Dans la campagne russe, près du village de Troubtchevsk. Le film décrit les aventures sentimentales d'un père de famille volage, en prise avec ses contradictions, dans un lieu où les informations circulent vite. Les femmes, elles, doivent composer avec ses petites lâchetés.

Once in Trubchevsk est film à petit budget qui aborde un thème abondamment traité, sans grande originalité. Les scènes se passent alternativement entre l'intérieur d'un camion et un domicile. Le film fonctionnerait mieux en pièce de boulevard, et, même ainsi, je ne retournerais pas le voir.

Ma note = 9/20


Jeudi 23 mai, les films #Cannes201913h00 Little Joe de Jessica Hausner (Sélection Officielle en Compétition, Autriche)
Durée = 1h40
Avec Emily Beecham, Ben Whishaw, Kerry Fox

Alice est chef de projet où dans un institut d'agronomie. On y crée de nouvelles plantes par croisements et manipulations génétiques. Son dernier sujet d'étude est une plante rouge, qu'elle appelle Little Joe, d'après le surnom de son jeune fils. Cette plante, qui se développe rapidement, sécrète une substance qui stimule le bonheur, à condition qu'on « l'aime » et qu'on lui prête attention. Mais ses pollens vont avoir des effets secondaires inattendus.

La photographie, travaillée avec des couleurs très froides et surexposées, donne un charme singulier à ce film fantastique. La mise scène s'éloigne aussi des pratiques typiques des films de science-fiction. J'ai apprécié que la conclusion soit moins manichéenne que celles des films du même genre. En résumé, J'ai passé un très bon moment, même si je ne m'attends pas à retrouver Little Joe au Palmarès, sinon pour un prix technique.

Ma note = 15/20


16h30 J'ai Perdu Mon Corps de Jérémy Clapin (Semaine de la Critique, France)
Durée = 1h21
Avec Hakim Faris, Victoire du Bois, Patrick d'Assumçao
Concourt pour la Caméra d'Or

Jeudi 23 mai, les films #Cannes2019

A Paris, la main tranchée d'un jeune homme part à la recherche du corps dont elle s'est détachée. Naouel est un adolescent orphelin et malmené par le destin. Il gagne sa vie comme livreur de pizza mais multiplie les bévues. Au cours d'une livraison, il sonne chez Gabrielle, la cliente à qui il doit une pizza aux oignons. Elle lui témoigne une empathie qui le trouble. Il est déterminé à faire plus ample connaissance.

J'ai Perdu Mon Corps est le film d'animation le plus réussi montré cette année à Cannes. La beauté plastique des dessins, la poésie et la créativité du scénario le placent au-dessus du lot. La mise en scène exploite intelligemment l'animation pour produire des effets que les images réelles n'auraient pu produire. J'ai beaucoup aimé.

Ma note = 17/20
(Refoulé lors des premières projections, j'ai vu ce film après avoir eu connaissance du palmarès de la Semaine de la Critique, donc il est possible que ma note ait été influencée)


Jeudi 23 mai, les films #Cannes201919h00 Cinecittà - I Mestieri del Cinema Bernardo Bertolucci : No End Travelling de Mario Sesti (Sélection Officielle séance spéciale, Italie)
Durée = 0h55
Avec Bernardo Bertolucci

Ce documentaire est un hommage au célèbre scénariste et réalisateur italien Bernardo Bertolucci mort le 26 Novembre 2018. Il est articulé autour de quelques photos que Sesti anime et surtout autour d'un long entretien avec le cinéaste.

Bertolucci confie qu'il avait tellement admiré le refus de Jean-Paul Sartre de retirer le Prix Nobel qui lui avait été attribué qu'il s'était promis à 22 ans de faire de même aux Oscars. Il a changé d'avis, comme l'attestent les nombreuses récompenses qui lui ont été remises. Le cinéaste mentionne ses rencontres avec la communauté du cinéma et ses difficultés pour obtenir des financements lors de ses débuts. Il se qualifie lui-même d'éponge à idées, incapable de reconnaître, en toute bonne foi, ses sources d'influence. Il revendique aussi une certaine part de désorganisation. « Sans improvisation, je ne sais pas tourner », commentait-il.

Ma note = 11/20
Tags : Our Mothers, J'ai Perdu Mon Corps, Little Joe, Nuestras Madres
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#Posté le jeudi 23 mai 2019 20:44 via Skyrock iPhone

N 43°35.17999999998 E 7°7.212

Modifié le mardi 28 mai 2019 15:54

Jeudi 23 mai, les premiers prix ont été annoncés #Cannes2019

Jeudi 23 mai, les premiers prix ont été annoncés #Cannes2019La Semaine de la Critique vient de se terminer et a annoncé les premiers lauréats de Cannes 2019.
Les liens hypertexte renvoient au pages où j'ai exprimé mes avis.

Grand Prix Nespresso
J'ai Perdu Mon Corps / I lost My Body de Jérémy Clapin

Prix SACD
César Díaz auteur de Nuestras Madres / Our Mothers

Prix Fondation Louis Roederer de la Révélation
Ingvar E. Sigurðsson pour Hvitur Hvitur Hvitur Dagur / A White White Day de Hlynur Pálmason

Prix Fondation Gan à la Diffusion
Vivarium de Lorcan Finnegan

Prix Découverte Leitz Cine du court métrage
She Runs de Qiu Yang

Prix Canal + du court métrage
Ikki Illa Meint / Sans Mauvaise Intention de Andrias Høgenni
Tags : Semaine de la critique, palmarès, Prix SACD, Grand prix Nespresso
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#Posté le jeudi 23 mai 2019 22:38

Modifié le jeudi 23 mai 2019 22:50

Mercredi 22 mai, les films #Cannes2019

8h30 Nina Wu de Midi Z (Un Certain Regard, Taïwan)
Durée = 1h43
Avec Wu Ke-Xi, Vivian Sung, Shang-Ho Huang

Mercredi 22 mai, les films #Cannes2019

A Taïwan, Nina Wu est une jeune adulte de province qui rêve de reconnaissance dans le cinéma. Elle qui n'a pu s'exercer que dans des rôles de figurantes, des participations à des publicités et des webcasts, se voit proposer de participer à un casting pour le rôle principal d'un long métrage. Elle est retenue, malgré la compétition contre les autres candidates. Est-elle-prête pour ce métier ? Elle doit affronter ses réticences à se dévoiler, particulièrement dans les scènes de nu, à gérer la transition de ses émotions de l'écran au réel. D'autant qu'elle a dû taire son trouble pour les autres femmes.

Midi Z met en scène le combat d'une actrice pour percer dans un milieu machiste. Un combat où certaines priorités sont laissées de côté et où l'estime de soi est très malmenée. Le portrait de cette jeune femme est bien construit, le récit est suffisamment non linéaire pour ne pas ennuyer. Wu Ke-X est convaincante dans son rôle. Nina Wu vient rappeler que l'émotion suscitée par la vague #metoo ne doit pas être passagère.

Ma note = 14,5/20


11h00 Chun Jiang Shui Nuan / Dwelling in the Fuchun Mountains de Gu Xiaogang (Semaine de la Critique, Chinois)
Durée = 2h30
Avec Youfa Qian, Wang Fengjuan
Concourt pour la Caméra d'Or

Mercredi 22 mai, les films #Cannes2019

Au pied des montagnes Fuchun, la doyenne de la famille Gu fait un malaise. On lui diagnostique une démence sénile. Il incombe à ses quatre fils de s'organiser pour la prendre en charge durant le reste de sa vie. L'aîné, restaurateur bien installé, accepte cette responsabilité au début. Le second frère est pêcheur, et vit sur son bateau dans des conditions précaires. Le troisième a déjà la charge d'un fils trisomique et est endetté auprès de truands. Le dernier est célibataire et n'a pas de situation stable.

Chun Jiang Shui Nuan / Dwelling in the Fuchun Mountains, c'est la saga d'une famille (presque) ordinaire. Pas toujours aussi trépidante qu'on le voudrait. Découpée en morceaux à 20h30, le spectateur pourrait y trouver son compte, mais toute compilée, il peut être tenté de regarder sa montre bien avant les 2h30 qui marquent la fin du film.

Ma note = 13/20


Mercredi 22 mai, les films #Cannes201914h00 Evge / En Terre de Crimée de Nariman Aliev (Un Certain Regard, Ukraine)
Durée = 1h37
Avec Akhtem Seitablaev
Concourt pour la Caméra d'Or

Victime de la guerre civile en Ukraine, Nazim vient de mourir. Son père Moustafa vient récupérer son corps pour le transporter en de l'autre côté de la frontière et l'enterrer sur la terre ses ancêtres tatars, en Crimée. Il effectue le voyage en voiture avec son fils cadet Ilam, lui-même étudiant en Ukraine. Comme son frère, Ilam s'était éloigné de son père en s'exilant.
Evge raconte un voyage semé de quelques embûches où père et fils devront réapprendre à se connaître. Très belles photographies, un rythme maîtrisé. Mais je regrette que le réalisateur se soit noyé dans les séquences finales, inutilement appuyées.

Ma note = 13/20


Mercredi 22 mai, les films #Cannes201916h15 Liu Yu Tian / Summer of Changsha de Zu Feng (Un Certain Regard, Chine)
Durée = 1h56
Avec Zu Feng, Lu Huang
Concourt pour la Caméra d'Or

Bin est policier. Il enquête avec son partenaire sur des restes humains. Une femme, Li Xue, chirurgienne, a rêvé qu'il s'agit de son jeune frère. Elle guide la police vers les autres morceaux de son corps. Au-delà de ce drame récent, Bin et Li partagent une expérience douloureuse commune qui va les rapprocher.

Un meurtre, un suicide, trois tentatives de suicide. Une bonne partie des protagonistes auraient ou auraient eu besoin d'un thérapeute. On comprend d'ailleurs après environ une heure de film, que le thriller n'est qu'un prétexte pour se préoccuper de leurs névroses. Malheureusement, on en ressort avec l'impression que le film articule trop de sujets à la fois, ce qui nuit à la crédibilité des personnages.

Ma note = 13,5/20


Mercredi 22 mai, les films #Cannes201919h45 Ice on Fire / Glace en Feu de Leila Conners Petersen (Sélection Officielle Séance Spéciale, USA)
Durée = 1h38
Avec Leonardo DiCaprio

Ce documentaire donne une mise jour des mesures et un état des connaissances scientifiques sur le réchauffement climatique.

Rien de vraiment nouveau pour ceux qui s'informent régulièrement, mais (re)voir les mesures de CO2 croître aussi vite en seulement 10 ans n'incite pas à un optimisme béat.
Le film insiste sur la fonte des glaces, l'impact sous-estimé du méthane et les solutions connues pour ralentir, voire inverser la hausse de la concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère. La voix off qui donne les explications est celle de Leonardo di Caprio, présent dans la salle pour défendre une cause qui lui est chère contre tous les intégrismes.

Ma note = 14/20
Tags : Leonardo Dicaprio, Ice on Fire
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#Posté le mercredi 22 mai 2019 22:14 via Skyrock iPhone

N 43°34.80199999998 E 7°6.787000000002

Modifié le lundi 27 mai 2019 10:59

Mercredi 22 mai, journée asiatique et climatique #Cannes2019

Mercredi 22 mai, journée asiatique et climatique #Cannes2019
Cette journée de mercredi a fait la part belle aux cinéastes asiatiques, puisque trois des cinq films que nous avons vus étaient asiatiques. Des films que j'ai eu plaisir à voir mais qui ne font pas partie de mes favoris.


Le film du jour était Ice on Fire, en sélection officielle hors compétition. Leonardo DiCaprio, présent à la projection (ma photo), en assurait la promotion. Son discours pour une urgente prise conscience était accompagné d'une dose d'optimisme :

"We have all know what needs to be done.
The clock is ticking. The need for action is more urgent than ever."
Tags : Leonardo Dicaprio, Ice On Fire
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#Posté le mercredi 22 mai 2019 22:39 via Skyrock iPhone

N 43°39.693 E 7°9.856999999998

Modifié le mercredi 22 mai 2019 23:15

Mardi 21 mai, les films #Cannes2019

8h30 La Fameuse Invasion des Ours en Sicile / La Famosa Invasione degli Orsi in Sicilia de Lorenzo Mattotti (Un Certain Regard, Italie)
Durée = 1h22
Avec les voix de Toni Servillo, Antonio Albanese et Andrea Camilleri

Mardi 21 mai, les films #Cannes2019

Dans les montagnes de Sicile. Le roi des ours, Léonce, a perdu sa joie de vivre le jour où des chasseurs ont enlevé son fils Tonio. Il entraîne son peuple dans le territoire des hommes dans l'espoir de les sauver de la famine. Aidé d'un magicien, il retrouve Tonio dans un cirque. Une nouvelle ère s'ouvre où cohabitent les hommes et les ours sous le règne de Léonce... jusqu'à ce que les ours se fourvoient et prennent les travers des hommes.

Ce film d'animation est Inspiré du conte pour enfants de Dino Buzzati. La technique graphique est esthétiquement réussie, mais pas au point de singulariser le film dans l'histoire de l'animation. La Fameuse Invasion des Ours en Sicile est un divertissement très correct pour un dimanche après-midi en famille, mais qu'on ne devrait pas retrouver dans les palmarès.

Ma note = 13/20


11h00 Viendra le Feu / O que Arde de Oliver Laxe (Un Certain Regard, Espagne)
Durée = 1h25
Avec liver Laxe
Avec Amador Arias, Benedicta Sánchez, Inazio Abrao

Mardi 21 mai, les films #Cannes2019

Amador sort de prison après avoir été condamné pour incendie volontaire. Il retourne habiter dans le village de sa mère, en Galicie.
Les villageois lui réservent un accueil glacial et lui témoignent par leur indifférence leur ranc½ur pour ses actes délictueux passés. Tandis qu'Amador s'essaye à retrouver une vie paisible, un feu se déclare et ravage la région.

Oliver Laxe montre le combat des pompiers contre le feu avec une force et intensité, c'est la partie la plus remarquable du film. Pour le reste, il revendique un goût pour la lenteur et l'ultra-réalisme, un refus d'insister sur la narration, au point de perdre le spectateur qui aurait eu le malheur de s'assoupir ou d'être distrait (euh... ce n'est pas impossible) pendant les quelques scènes qui structurent réellement le récit. Je dois avouer que ce n'est pas ma forme de cinéma préférée.

Ma note = 12,5/20


14h15 Courts métrages 2 de la Semaine de la Critique
Durée de la séance = 1h45

La photo montre les cinq cinéastes en compétition.
Faute de temps, je reproduis les synopsis fournis par la production.

Mardi 21 mai, les films #Cannes2019

Ikki Illa Meint / Sans Mauvaise Intention de Andrias Høgenni (Danemark)
Durée = 0h21
Elinborg tombe par hasard sur son amie Marita au supermarché. Elles restent courtoises mais quelque peu gênées car Elinborg a oublié l'anniversaire de Marita. Cependant quelque chose d'autre taraude Marita; elle décide de mettre son amie au pied du mur et demande à Elinborg si elle l'a bloquée sur Facebook. Non, Facebook n'est pas que virtuel quand les blessures de l'âme s'en mêlent. Plaisant mais perfectible.
Ma note = 13/20

Dia de Festa / Party Day de Sofia Bost (Portugal)
Durée = 0h17
Mena vit seule avec sa fille Clara qui fête ses 7 ans. Malgré leur situation précaire, elle parvient tout de même à lui organiser une fête d'anniversaire. Mais un coup de fil de sa mère vient bouleverser sa journée.
Une fête qui remue des tensions de famille. Assez décousu.
Ma note = 12,5/20

Mardi de 8 à 18 de Cécilia de Arce (France) Durée = 0h27
Névine, surveillante dans un collège, met tout son c½ur dans ce petit boulot un peu ingrat entre les profs, l'administration et les élèves. Logan, un collégien qu'elle apprécie, insiste pour récupérer une casquette aux objets trouvés. Elle ne se doute pas des conséquences que son geste va entraîner...
Réussi malgré des facilités. Quelques vrais moments d'émotion.
Ma note = 16/20

She Runs de Qiu Yang (Chine)
Durée = 0h20
Un hiver chinois comme les autres. Yu, une jeune collégienne d'une petite ville tente de quitter son équipe de gymnastique rythmique.
Je retiens une scène très forte, où l'athlète manque de se blesser volontairement mais le reste est plus ordinaire.
Ma note = 15/20

Lucía en el limbo de Valentina Maurel (Costa Rica)
Durée = 0h20
Une adolescente se débat avec des poux et un harceleur dans un bus.
Une ado impatiente voudrait devenir une femme sans en connaître les codes.
Assez complet. La fin est bien trouvée, subtilement amenée.
Ma note = 16,5/20


Mardi 21 mai, les films #Cannes201917h45 Red 11 de Robert Rodriguez (Quinzaine des Réalisateurs séance spéciale, USA)
Durée = 1h07
avec Roby Attal, Katy Harris, Katherine Willis, Alejandro Rose Garcia, Carlos Gallardo, Eman Esfandi

Rob, 20 ans, est poursuivi par la pègre, à qui il doit une grosse dette pour un prêt qu'il a contracté. Il rejoint un laboratoire pharmaceutique comme cobaye humain afin de gagner rapidement de l'argent. Le médicament qu'il teste est supposé accélérer la guérison. Il fait bien plus.

Red 11 est un thriller fantastique monté avec très faible budget ($7,000). La projection du film à la Quinzaine des Réalisateurs était d'ailleurs précédée d'un documentaire de 30min, sur le making off du film ou comment faire un long métrage avec très peu de temps de tournage, des locaux de prise de vue par organisés pour l'occasion, des dispositifs d'éclairage rudimentaires et un logiciel de postproduction. Les effets spéciaux imaginés avec des bouts de ficelle sont bluffants. Le résultat n'est pas parfait, il est déjà au niveau d'un téléfilm, mais la présence de Red 11 à la Quinzaine avait surtout un but éducatif.

Ma note = 11/20



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#Posté le mardi 21 mai 2019 21:31 via Skyrock iPhone

N 43°39.68299999998 E 7°9.874999999998

Modifié le lundi 27 mai 2019 11:06

Mardi 21 mai, la recette pour faire du cinéma low cost, selon Robert Rodriguez #Cannes2019

Quatre films de plus ont été ajoutés à ce blog en ce mardi 21 mai 2019.
La séance la plus intéressante du jour était la masterclass de Robert Rodriguez à l'occasion de la présentation de son dernier film, Red 11, proposée par la Quinzaine des Réalisateurs en séance spéciale.

Red 11 est un thriller fantastique à très petit budget ($7,000). Robert Rodriguez, s'est fait connaître avec un projet cinématographique préparé avec des contraintes de coût similaires, El Mariachi, qui avait gagné le prix du public à Sundance en 1993. Fort de cette expérience, il fait le tour des festivals pour montrer combien le cinéma peut être ouvert aux créateurs en herbe, pourvu qu'ils soient débrouillards et imaginatifs. Depuis, le cinéaste a créé sa propre maison de production, dont le seul logo, disait-il, a coûté plus cher que la totalité de Red 11.

Mardi 21 mai, la recette pour faire du cinéma low cost, selon Robert Rodriguez #Cannes2019 (Robert Rodriguez est l'homme au chapeau sur la photo)

Le titre du film vient du tee-shirt que Rodriguez portait comme rat de laboratoire en 1993 pour financer ses activités. Red 11 est une histoire de famille. Les deux fils du cinéaste ont largement contribué (en particulier comme interprètes). Bien sûr, avec un tel budget, les effets spéciaux numériques sont prohibés. Pourtant, les effets spéciaux imaginés avec des bouts de ficelle sont remarquables. Il n'y a pas eu un seul jour de tournage sans imprévu, où il a fallu que l'équipe s'adapte. L'efficacité du projet doit beaucoup à l'intégration de toutes les étapes de la fabrication par une petite équipe, capable par exemple de réduire drastiquement les rush parce que les astuces de montage étaient anticipées par le réalisateur/monteur dès la prise de vue.

En guise de conclusion, Rodriguez confiait : « ce n'est pas une question de moyens, la magie vient de la créativité. Moins on a de moyens, plus on s'amuse ! »
Tags : Robert Rodriguez
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#Posté le mardi 21 mai 2019 21:37

Modifié le mardi 21 mai 2019 22:59

Lundi 20 mai, les films #Cannes2019

8h30 The Invisible Life of Euridice Gusmaõ / A Vida Invisivel de Euridice Gusmaõ de Karim Aïnouz (Un Certain Regard, Brésil)
Durée = 2h19
Avec Carol Duarte, Julia Stockler, Gregório Duvivier

Lundi 20 mai, les films #Cannes2019
A Rio de Janeiro, dans les années 1940, Guida est la s½ur d'Euridice Gusmão. Elles sont très complices, rêvent d'aventure et d'autonomie. Lorsque Guida rencontre un matelot grec, elle s'embarque avec lui pour une autre vie sans préparer sa famille à sa décision, laissant sa s½ur derrière elle. Guilda, elle, se destine à une vie plus rangée à Rio et se marie avec un Portugais. Elle garde pourtant un espoir de parcourir le monde en postulant au poste de concertiste professionnelle. L'histoire de Guida tourne court, quand elle comprend qu'elle a maljugé son amant grec. Mais à son retour à Rio, elle est rejetée par son père parce qu'elle est enceinte hors mariage. Celui-ci cache la réalité de la situation de Guida à tous ses proches, en particulier à Euridice.

Ce film illustre le chemin vers l'émancipation de deux femmes, prisonnières du rôle de mère au foyer qu'on attend d'elles et leur besoin d'exister comme femmes indépendantes. Il y a du Almodovar dans cette façon de dépeindre les femmes. L'ensemble est bien construit et convaincant. Je le conseille.

Ma note = 15/20


Lundi 20 mai, les films #Cannes201911h30 Adam de Maryam Touzani (Un Certain Regard, Maroc)
Durée = 1h40
Avec Lubna Azabal, Nisrin Erradi, Douae Belkhaouda
Concourt pour la Caméra d'Or

A Casablanca. Samia, jeune femme enceinte, sans mari et rejetée par ses proches, tape à la porte d'Alba pour un emploi dans sa pâtisserie, D'abord hésitante, Alba accepte de l'accueillir, mais pour une courte durée, précise-t-elle. Alba est elle-même veuve et mère d'une fillette de 8 ans. Samia lui confie son projet d'abandonner cet enfant que la société lui refuse, pour le faire adopter. Alba tente de la faire changer d'avis.

Un lien évident unit les deux femmes : leur maternité. L'originalité d'Adam, c'est de porter à l'écran l'alchimie qui naît du contact charnel entre une mère et son bébé, avec une tendresse et un respect de la lenteur qui ne rappelle aucun autre film que j'ai vu. Une alchimie qui permet à Samia de s'assumer comme mère. On déjà peut redouter les détournements du message sous-jacent qui pourront être faits par les intégristes, les anti-contraceptions, les anti-avortements et autres manifs pour tous. Mais cinématographiquement, cela fonctionne. Le niveau de haute satisfaction des spectateurs dépendra alors de s'ils ont été juste attendris ou vraiment émus. Je fais partie de la première catégorie.

Ma note = 14/20


14h30 Lillian de Andreas Horvath (Quinzaine des Réalisateurs, Autriche)
Durée = 2h08
Avec Patrycja Planik
Concourt pour la Caméra d'Or

Lundi 20 mai, les films #Cannes2019

Lillian arrive au bout de son permis de séjour aux Etats-Unis. Ses projets de carrière d'actrice porno à New York ne se concrétisent pas. Elle décide de retourner dans son pays d'origine, à pied. Alors qu'elle ne maîtrise pas l'anglais, elle entreprend la traversée des USA d'est en ouest, seule, sans valise, sans argent.

Inspirée d'une histoire vraie (dans les années 1920), Lillian est l'histoire d'un dépassement de soi, d'une lutte contre les éléments, contre la géographie, contre des agressions, parfois avec le soutien d'inconnus. Néanmoins, faute d'analyse par Andreas Horvath des motivations qui ont conduit la jeune fille à entamer ses pérégrinations iconoclastes, je me suis senti aussi perdu que Lillian.

Ma note = 11/20


17h30 Abou Leila de Amin Sidi-Boumédiène (Semaine de la Critique, Algérie)
Concourt pour la Caméra d'Or
Avec Samir El Hakim, Lyes Salem, Hocine Mokhtar
Durée = 2h20

Lundi 20 mai, les films #Cannes2019

Je reproduis Le synopsis du guide de la Semaine de la Critique parce que je ne prétendrais pas avoir compris autant d'éléments de l'intrigue.
"Algérie, 1994. S. et Lotfi, deux amis d'enfance, traversent le désert à la recherche d'Abou Leila, un dangereux terroriste. La poursuite semble absurde, le Sahara n'ayant pas encore été touché par la vague d'attentats. Mais S., dont la santé mentale est vacillante, est convaincu d'y trouver Abou Leila. Lotfi, lui, n'a qu'une idée en tête : éloigner S. de la capitale. Pourtant, c'est en s'enfonçant dans le désert qu'ils vont se confronter à leur propre violence."

De ce que j'ai en compris, Abou Leila une métaphore cinématographique du syndrome post-traumatique. L'intrigue n'est pas très lisible, évoluant sans prévenir entre passé et présent, réel et fantasme. Même bien disposé et concentré, le spectateur est assailli de trop d'interrogations qui ne trouvent pas de réponses. Dommage !

Ma note = 12/20
Tags : Adam
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#Posté le lundi 20 mai 2019 21:01 via Skyrock iPhone

N 43°39.69700000002 E 7°9.864

Modifié le mardi 21 mai 2019 23:00

Lundi 20 mai, et quand les films sont longs #Cannes2019 ?

Pour organiser son agenda à Cannes, la longueur des films est un paramètre essentiel. Les créneaux classiques ont une durée de 3h00, pour organiser les répétitions techniques de la projection à venir, réaliser la projection d'un film d'environ 1h30, et organiser le remplissage et l'évacuation de la salle.
C'est dire que lorsque les films ont une durée supérieure 2h00 (fréquent en compétition officielle, mais plus rare dans les sessions parallèles), les programmateurs doivent ruser pour étendre les créneaux, voire en supprimer. Les festivaliers doivent s'adapter eux aussi et accepter des compromis.
Cette journée de lundi fut compliquée pour les festivaliers comme nous à cause des 3 films "longs" au programme. Par miracle, tout s'est bien agencé. Nous avons bénéficié à la Quinzaine des Réalisateurs d'une information donnée trop tôt à la file d'attente que la salle était complète, pour rentrer en dernière minute.
Sur les photos jointes, vous pouvez voir les équipes des films Adam, Lillian et Abou Leila en projection à Cannes aujourd'hui.

Lundi 20 mai, et quand les films sont longs #Cannes2019 ?
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#Posté le lundi 20 mai 2019 23:00

Dimanche 19 mai, les films #Cannes2019

8h30 Chambre 212 / On a Magical Night de Christophe Honoré (Un Certain Regard, France)
Durée = 1h30
Avec Chiara Mastroianni, Vincent Lacoste, Camille Cottin, Benjamin Biolay, Carole Bouquet

Dimanche 19 mai, les films #Cannes2019

Maria est marié à Richard depuis vingt ans. Après une dispute avec son mari qui vient de découvrir l'une de ses aventures extraconjugales, elle quitte leur domicile sans laisser de message. Elle s'installe pour une nuit à la chambre 212 de l'hôtel d'en face. Elle offre une vie sur leur appartement. Maria passe en revue ce (et ceux) qui a (ont) pu intervenir dans sa vie depuis 20 ans.

Le concept de faire dialoguer les personnages du présent avec leurs doubles du passé, ainsi qu'avec d'autres protagonistes qui ont compté, fonctionne bien. Le travail sur les dialogues mérite d'être souligné. Certains sont croustillants . Chambre 212, c'est une élégante manière de porter à l'écran une (psych)analyse. Et si, au final, Candide avait raison ?

Ma note = 14/20


11h30 Cendre Noire / Land of Ashes / Ceniza Negra de Sofia Quiros Ubeda (Semaine de la Critique, Costa Rica / Argentine)
Durée = 1h22
Avec Smachleen Gutiérrez, Humberto Samuels, Hortensia Smith
Concourt pour la Caméra d'Or

Dimanche 19 mai, les films #Cannes2019

Dans la forêt vierge d'Amérique centrale, Selva, 13 ans, vit avec son grand père et sa compagne. Quand celle-ci disparaît, Selva imagine qu'elle s'est réincarnée.

Cendre Noire un film onirique et poétique, donc inracontable, qui entremêle les traditions indiennes et la réincarnation. On ne comprend pas tout, mais Sofia Quiros Ubeda en a fait un parti-pris délibéré. Les interprètes ne déçoivent pas. Au bilan, je suis partagé entre reconnaître la qualité de cette oeuvre et reconnaître que ce n'est pas mon type de cinéma préféré. Mais je comprendrais qu'un jury lui fasse honneur.

Ma note = 14/20


Dimanche 19 mai, les films #Cannes201914h00 Indianara de Marcelo Barbosa & Aude Chevalier-Beaumel (ACID, Brésil)
Durée = 1h24

Ce documentaire brésilien montre le combat d'Indianara, une activiste qui défend les minorités sexuelles. Elle transforme les enterrements des victimes en des manifestes pour la liberté. Avec son équipe, qu'elle dirige comme une mère de famille, elle organise des manifestations pour s'opposer aux populistes, qui gagnent du terrain au Brésil.

On ne pourra pas reprocher au réalisateur de ne pas travestir la réalité, d'éviter de rendre la vie d'Indianara plus trépidante qu'elle ne l'est (elle l'est pourtant, sans aucun doute). Mais il était de sa responsabilité d'organiser l'agencement du récit pour que le destin de cette défenseuse des droits soit sublimé. Au contraire, la forme est trop conventionnelle et le film aurait gagné à s'écarter du récit chronologique.

Ma note = 9,5/20


19h00 Vivarium de Lorcan Finnegan (Semaine de la Critique, Irlande)
Durée = 1h37
Avec Imogen Poots, Jesse Eisenberg

Dimanche 19 mai, les films #Cannes2019

Tom et Genna sont en couple. En quête d'un logement, il passe la porte d'une agence immobilière. Un mystérieux employé les reçoit. Il les convainc de visiter la maison témoin n°9 d'un lotissement au design déroutant. Mais le couple réalise rapidement qu'ils sont pris au piège.

La mise en scène de Vivarium semble être d'un autre âge, comme la version colorisée de la Cinquième Dimension ou du Prisonnier. Un numéro 9, c'est bien un numéro 6 à l'envers, non ? Oui, j'ai plus eu l'impression de d'assister à la projection d'une série B qu'un film de cinéma. Bien qu'amateur du genre, j'ai dû reconnaître que Vivarium ne remplit pas son contrat à 100%.

Ma note = 12,5/20
Tags : Chambre 212, Cannes 2019, Cinéphile
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#Posté le dimanche 19 mai 2019 21:12 via Skyrock iPhone

N 43°39.34999999998 E 7°9.232999999998

Modifié le dimanche 19 mai 2019 22:14

Dimanche 19 mai, déjà la mi-course du Festival #Cannes2019

Dimanche 19 mai, déjà la mi-course du Festival #Cannes2019Ce dimanche ne fut pas un long fleuve tranquille pour les cinéphiles. D'abord parce que les jours chômés attirent plus de monde dans les salles, surtout quand le temps ne pousse pas à déambuler sur la Croisette, encore moins à aller à la plage. Mais aussi parce que les agendas des différentes sélections étaient particulièrement mal synchronisés.

Même le théâtre Alexandre III nous a refusé l'entrée pour cause de séance complète à 16h30, ce qui ne nous était jamais arrivé auparavant.
Les ouvreurs de la file de dernière minute de la compétition officielle à 16h00 n'ont, eux, laissé entrer presque personne. En tout cas, nous ne fumes pas partie des heureux élus. Ceux du JW Marriott nous ont aussi refoulé à 17h45 pour la Projection de la Quinzaine des Réalisateurs.

Nous avons quand même réussi à voir quatre séances dans la journée, mais pas celles que nous avions choisies au départ. J'ai pris en photo l'équipe du film Cendre Noire, menée par la réalisatrice Sofia Quiros Ubeda.

A la mi-course du Festival de Cannes 2019, nous avons donc vu 21 séances, toutes décrites dans mon blog.
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#Posté le dimanche 19 mai 2019 22:41

Samedi 18 mai, les films #Cannes2019

8h30 Port Authority de Danielle Lessovitz (Un Certain Regard, USA)
Durée = 1h46

Avec Fionn Whitehead, Leyna Bloom, McCaul Lombardi
Concourt pour la Caméra d'Or

Samedi 18 mai, les films #Cannes2019

Paul, 20 ans, est blanc. Wye est noire. Leurs regards se sont croisés à la sortie de la gare routière de New York. Il est en liberté conditionnelle et a prévu de rejoindre sa demi-s½ur. Quand celle-ci lui annonce qu'elle ne peut l'héberger, il n'a d'autre solution que de rejoindre un centre pour SDF en échange de travaux de déménagement. Wye vit, elle, en co-location avec un groupe de danseurs. Paul est fasciné par sa beauté et sa personnalité. Quand il apprend qu'elle est transsexuelle, il est confronté à sa propre identité.

Qu'il est plaisant de regarder un film américain qui évite les raccourcis du storytelling hollywoodien et le codes rebelles du cinéma indépendant ! Danielle Lessovitz porte à l'écran une histoire d'amour non conventionnelle, avec finesse, laissant de côté la facilité des poncifs et les excès trop souvent vus auparavant lorsque ces thèmes sont traités. Même le rebondissement final, qu'on attend depuis le début de l'intrigue, a un dénouement inattendu. Port Authority fut une excellence surprise.

Ma note = 15,5/20


11h30 Oleg de Juris Kursietis (Quinzaine des Réalisateurs, Lettonie / Belgique)
Durée = 1h24
Avec Valentin Novopolskij, Dawid Ogronik

Samedi 18 mai, les films #Cannes2019

D'origine lettonne, Oleg est originaire de Riga. Séduit par l'eldorado de l'Union Européenne, il accepte un travail dans une boucherie industrielle en Belgique. Quand il perd ce travail, il devient travailleur clandestin. Il se fait aider par un Polonais qui héberge déjà d'autres immigrés dans des situations comparables. Le piège se referme.

Oleg met en scène la descente aux enfers d'un ouvrier immigré sous le joug d'un esclavagiste moderne. La montée de l'angoisse est très bien restituée. Dommage que la fin soit un peu plate. Il n'est pas si fréquent d'avoir un aperçu de la cinématographie lettone et Oleg démontre qu'elle mérite qu'on s'y intéresse. J'ai passé un bon moment.

Ma note = 13,5/20


14h00 Jeanne / Joan of Arc de Bruno Dumont (Un Certain Regard, France)
Durée = 2h17
Avec Lise Leplat Prudhomme

Samedi 18 mai, les films #Cannes2019

Ce long métrage raconte les deux dernières années de la vie de Jeanne d'Arc. Après avoir aidé Charles VII à reprendre le trône de France, Jeanne entreprend la reconquête de Paris. C'est sa première grande défaite. Capturée par les Bourguignons, elle est livrée aux Anglais qui organisent un procès en sorcellerie. Elle refuse se renier ses actes et sa foi.

Je ne sais que penser de la mise scène de Bruno Dumont, dont je n'ai pas été un grand fan par le passé. Les premières scènes montrant des interprètes incertains au regard fuyant, à la diction marquée m'ont laissé perplexe. Mais peu à peu, je me suis pris au jeu. Le procès m'est apparu très réussi. La narration est atypique, entrecoupée de chansons originales de Christophe, qui servent de raccourcis à des plans qui auraient nécessité beaucoup de temps d'écran et de gros moyens. Au final, Jeanne est sans doute le meilleur film de Dumont que j'ai eu l'occasion de voir (en particulier parmi ceux décrits dans ce blog).

Ma note =14/20


Samedi 18 mai, les films #Cannes201917h00 Liberté de Albert Serra (Un Certain Regard, Espagne / France)

Durée = 2h00
Avec Helmut Berger, Marc Susini, Baptiste Pinteaux

Je reproduis le synopsis de la production, parce qu'il en dit plus que ce qu'on peut comprendre à l'écran
« Madame de Dumeval, le Duc de Tesis et le Duc de Wand, libertins expulsés de la cour puritaine de Louis XVI, recherchent l'appui du légendaire Duc de Walchen, séducteur et libre penseur allemand, esseulé dans un pays où règnent hypocrisie et fausse vertu. Leur mission : exporter en Allemagne le libertinage, philosophie des Lumières fondée sur le rejet de la morale et de l'autorité, mais aussi, et surtout, retrouver un lieu sûr où poursuivre leurs jeux dévoyés. Les novices du couvent voisin se laisseront-elles entraîner dans cette nuit folle où la recherche du plaisir n'obéit plus à d'autres lois que celles que dictent les désirs inassouvis ? »

Albert Serra propose un film sulfureux qui montre des parties fines (orgies sexuelles) au milieu des bois, dans la pénombre de la nuit.
J'espère que le Ministre de la culture espagnol présent dans la salle savait ce qu'il venait voir ! Liberté n'est évidemment pas un film compatible avec les créneaux télévisuels de grande écoute. Il ne recherche d'ailleurs pas le consensus. Bien au contraire, il encourage à la créativité des expériences excitantes, jusqu'à ce qu'il donne l'impression de se répéter, parce que la liste des pratiques en ...ismes n'est pas infinie.

Ma note = 9/20
Tags : Liberté, Port Authority
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#Posté le samedi 18 mai 2019 21:13 via Skyrock iPhone

N 43°39.67999999998 E 7°9.868000000002

Modifié le samedi 18 mai 2019 21:49

Samedi 18 mai, Albert Serra, cinéaste espagnol très attendu mais qui ne fait pas l'unanimité

En ce samedi marqué par un temps maussade à Cannes, nous avons ajouté 4 nouveaux films à notre liste. La Semaine de la Critique à l'hôtel Miramar continue d'être très problématique et de laisser les cinéphiles sur le carreau en milieu de journée.

Des quatre films finalement vus ce jour, le plus attendu sur la Croisette était sans doute le sulfureux Liberté du réalisateur espagnol Albert Serra. L'amphithéâtre Debussy s'est rapidement rempli sur ses deux étages (voir photo). Malheureusement, une fraction importante des spectateurs ont été déçus et sont partis avant la fin. Je suis resté, parce que je laisse toujours aux cinéastes la chance de me séduire jusqu'au bout, mais Albert Serra ne m'a pas enthousiasmé non plus.

La bonne surprise de la journée était le film Port Authority dans la sélection Un Certain Regard.

Samedi 18 mai, Albert Serra, cinéaste espagnol très attendu mais qui ne fait pas l'unanimité
Tags : Liberté, Albert Serra
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#Posté le samedi 18 mai 2019 22:03

Modifié le samedi 18 mai 2019 22:25

Vendredi 17 mai, les films #Cannes2019

8h30 A White, White Day / Hvítur, Hvítur Dagur de Hlynur Pálmason (Semaine de la Critique, Islande)

Durée = 1h49
Avec Ingvar Eggert Sigurðsson, Hilmir Snær Guðnason

Vendredi 17 mai, les films #Cannes2019

Dans la toundra islandaise, un policier cinquantenaire vient de perdre sa femme dans un accident de voiture. Le soutien de sa fille et de sa petite fille ne suffit pas à faire oublier l'absence de son seul grand amour. Quand on lui remet les dernières affaires personnelles de sa femme, il découvre qu'elle n'était peut-être pas l'être idéalisé qu'il imaginait.

Après quelques dizaines de minutes, la thèse du film s'installe. L'½uvre vaut surtout par deux scènes très intenses, que je ne peux pas expliciter dans ce blog sans dévoiler des éléments importants de l'intrigue. L'ensemble a quelques longueurs inexplicables, mais on ne s'ennuie pas. A White, White Day est un divertissement de grande qualité.

Ma note = 14/20


11h00 Papicha de Mounia Meddour (Un Certain Regard, Algérie)

Durée = 1h46
avec Lyna Khoudri, Shirine Boutella
Concourt pour la Caméra d'Or

Vendredi 17 mai, les films #Cannes2019

En Algérie, années 1990. Nedjma, une étudiante de 18 ans, rayonnante de joie de vivre, ne peut se résoudre à la généralisation des interdits religieux. Styliste, elle fournit la jeunesse huppée dans les boîtes de nuit avec des robes qu'elle dessine elle-même. Elle revendique le droit à s'habiller, d'assumer sa féminité, d'aimer au grand jour. Pendant ce temps, les religieux radicaux imposent leur vision du monde dans la violence. Elle choisit de résister en organisant un défilé dans la cité de filles où elle réside.

Papicha, c'est l'urgence de créer comme remède aux frustrations, comme fenêtre vers la liberté, mais c'est surtout un manifeste féministe contre l'oppression. La mise en scène n'est pas particulièrement créative mais le message est crié haut et fort, et fait mouche. J'ai passé un excellent moment. Le film fut d'ailleurs très applaudi. A voir !

Ma note = 16/20


14h30 Les héros ne Meurent Jamais / Heroes don't Die de Aude-Léa Rapin (Semaine de la Critique séance spéciale, France / Belgique)

Durée = 1h25
Avec Adèle Haenel, Jonathan Couzinié, Antonia Buresi, Hasija Borić, Vesna Stilinović
Concourt pour la Caméra d'Or

Vendredi 17 mai, les films #Cannes2019

Ses proches le prennent pour un fou. Joachim se croit réincarné dans le corps d'un soldat serbe, parce qu'un inconnu l'a apostrophé dans les rues de Paris, croyant le reconnaître en criminel de guerre. Le soldat serait mort le 21 août 1983, l'année de naissance de Joachim. Avec deux amies Alice et Virginie, Joachim par à la recherche de lui-même sur la terre de ses ancêtres supposés.

Les héros ne Meurent Jamais est un film dans le film, puisque les amies entreprennent de tourner un film sur Joachim pendant leurs voyages. Mais c'est un film à petit budget, et déroutant. Bof.

Ma note = 10,5/20


Vendredi 17 mai, les films #Cannes201917h45 The Staggering Girl de Luca Guadagnino (Quinzaine des Réalisateurs séance spéciale, Italie)

Durée = 0h37
Avec Julianne Moore, Mia Goth, Kyle MacLachlan

Francesca, une écrivaine italo-américaine, résidant à New York, rentre à Rome, au chevet de sa mère âgée. Elles se souviennent des événements qui ont marqué leur vie.

The Staggering Girl est un moyen métrage onirique, inracontable, au casting prestigieux (présent à la projection), à l'esthétisme travaillé, en particulier dans les costumes. « Ce ne sont pas les robes de haute couture qui ont été créées pour le film mais le film qui a été créé à partir des robes. » Si vous cherchez du divertissement ou de l'émotion, passez votre chemin. The Staggering Girl est plutôt un exercice de style.

Ma note = 9/20
Tags : Cinéphile, Papicha
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#Posté le vendredi 17 mai 2019 19:50 via Skyrock iPhone

N 43°39.33 E 7°9.154000000002

Modifié le lundi 27 mai 2019 11:28

Vendredi 17 mai #Cannes2019, vous avez dit sections parallèles ?

A chaque édition du Festival de Cannes, il est difficile de passer à côté de la très médiatisée vingtaine de films qui constituent la sélection officielle en compétition, au point que le public fait souvent l'erreur de réduire les films présentés à Cannes à cette sélection officielle. Pourtant, c'est bien une centaine de films originaux qui concourent pour les multiples récompenses. Les autres figurent dans les sélections dites parallèles. Un rappel s'impose.

La sélection Un Certain Regard est aussi une sélection qui se revendique officielle, parce est choisie par les mêmes programmateurs que la sélection officielle en compétition. Elle peut servir à héberger les recalés de cette dernière, faute de place, voire d'antichambre à cette dernière pour les années futures mais vise surtout à ouvrir le festival sur des cinématographies mal connues ou qui prennent des risques.

La sélection de la Semaine de la Critique est la plus ancienne des sélections indépendantes. Créée en 1962, elle est en organisée par le Syndicat français de la critique de cinéma.
Elle ne présente que des premiers ou seconds films de réalisateurs en devenir. Parmi ceux-ci, sept d'entre eux (comme les jours de la semaine) sont en compétition pour des récompenses dédiées.

La sélection de la Quinzaine des Réalisateurs a été fondée en 1968 par un groupe de réalisateurs rebelles, en réaction au conformisme des organisateurs officiels. Elle se veut non compétitive mais donne lieu à quelques prix quand même.

La Sélection de l'Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion (ACID) est la benjamine des sélections parallèles à Cannes (depuis 1993). Ce groupement de cinéastes entend profiter de la présence des professionnels à Cannes pour aider les films à trouver une audience, en commençant par leur trouver un distributeur. Constituée initialement de films expérimentaux et français, la sélection ACID s'est internationalisée, étendue et diversifiée et a réussi à gagner une vraie crédibilité.


Toutes les sélections profitent de la présence des équipes des films pour les présenter aux spectateurs. En ce 17 mai, j'ai pris avec mon téléphone les scènes d'Un Certain Regard, de la Quinzaine des Réalisateurs et de la Semaine de la Critique juste avant la projection des films Papicha, The Staggering Girl (avec la star américaine Julianne Moore) et Les héros ne Meurent Jamais.
Mon coup de c½ur du jour est Papicha, qui a pour thème la condition féminine en Algérie.

Vendredi 17 mai #Cannes2019, vous avez dit sections parallèles ?
Tags : un Certain Regard, Quinzaine des réalisateurs, Semaine de la critique, ACID, Papicha
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#Posté le vendredi 17 mai 2019 19:52 via Skyrock iPhone

N 43°39.441 E 7°9.472999999998

Modifié le vendredi 17 mai 2019 22:01

Jeudi 16 mai, les films #Cannes2019

8h30 Le Miracle du Saint Inconnu / The Unknown Saint de Allaa Eddine Aljem (Semaine de la Critique, Maroc)

Durée = 1h40
Avec Younes Bouab, Salah Bensalah, Bouchaib Essamak
Concourt pour la Caméra d'Or

Jeudi 16 mai, les films #Cannes2019

Poursuivi par la police dans le désert, Amine enterre un magot au sommet d'une colline. Il maquille le lieu en une tombe pour le protéger des intrus. A sa sortie de prison, dix plus tard, un mausolée a été construit à cet endroit, visité par des pèlerins espérant un miracle de celui qui y serait enseveli : le Saint Inconnu. Obligé de séjourner dans le village voisin, Amine se fait passer pour un scientifique, le temps de trouver le moyen de récupérer le butin.

Le Miracle du Saint Inconnu est une parabole originale et réjouissante, bien racontée et qu'on aurait plaisir à voir au théâtre autant que sur grand écran. Les interprètes ont une retenue et une dignité qui siéent à l'intrigue. Ce film n'a qu'une ambition, distraire, et il le fait bien, mais c'est aussi sa limite. Il mériterait une aide pour sa promotion, avec un prix.

Ma note = 14/20

Jeudi 16 mai, les films #Cannes2019
11h45 On va tout péter / Blow It to Bits de Lech Kowalski (Quinzaine des Réalisateurs, USA)
Durée = 1h49

Le documentaire dépeint le combat des salariés de la société GM&S en liquidation judiciaire en 2017. Ils menacent de détruire leur entreprise en la faisant exploser, si une solution satisfaisante n'est pas trouvée pour les employés. Ils espèrent l'aide des grands constructeurs automobile dont GM&S est fournisseur. 277 salariés auraient pu perdre leur emploi. 150 seront licenciés. Les autres continuent ou changent d'activité auprès du repreneur.

Au-delà des tragédies spécifiques vécues par les personnes impliquées, On va tout péter ne brille pas par l'originalité du traitement à l'écran de la lutte syndicale, quand on le compare aux exercices passés similaires. La détresse sociale n'y est pas contrebalancée par les considérations économiques. A réserver aux amateurs.

Ma note = 10/20


Jeudi 16 mai, les films #Cannes201914h00 Les Hirondelles de Kaboul / The Swallows of Kabul de Zabou Breitman & Elea Gobbe Mevellec (Un Certain Regard, France)

Durée = 1h20
Avec Simon Abkarian, Zita Hanrot, Swann Arlaud

A Kaboul, au temps des talibans, deux jeunes gens Mohsen et Zunaira vivent une passion amoureuse véritable. Il est enseignant. Elle est artiste. Mais ils doivent vivre reclus, et souffrent des privations de liberté et la rigueur impitoyable de la police des m½urs en charge de l'application de la charia. Lorsqu'un terrible accident survient, Zunaira perd tous ses repères.

Attention, Les Hirondelles de Kaboul n'est pas un film d'animation qui convient aux enfants. Certains dessins sont sans ambiguïté sur les atrocités commises par les fondamentalistes. Mais La technique à l'aquarelle des graphistes est superbement maîtrisée. Les acteurs du film ne sont pas juste employés pour la bande son mais ont aussi leurs avatars stylisés à l'écran. Dommage que le storyboard ne soit pas plus fluide. Les ruptures de rythme sont parfois brutales. Ce dessin animé aurait sans doute mérité d'être plus long.

Ma note = 13/20


16h30 La Femme de Mon Frère de Monia Chokri (Un Certain Regard, Canada)

Durée = 1h57
Avec Anne-Elisabeth Bossé, Patrick Hivon, Evelyne Brochu
Concourt pour la Caméra d'Or

Jeudi 16 mai, les films #Cannes2019

A Montréal, Sophia vient d'avoir son doctorat en philosophie politique, mais échoue à trouver un emploi. Elle loge chez son frère Karim, avec qui elle est très complice. Leur relation fusionnelle est perturbée par les sentiments amoureux de Karim pour la gynécologue de Sophia.

La Femme de mon Frère conte l'histoire d'une trentenaire qui refuse de devenir adulte. Le rythme du film est enlevé, la bande son bruyante, criarde, voire fatigante. Les textes sont sans doute très travaillés mais tombent à plat presque à chaque fois qu'ils se veulent drôles. Je n'ai pas été séduit.

Ma note = 11/20


Jeudi 16 mai, les films #Cannes201919h45 5B de Dan Krauss et Paul Haggis (Sélection officielle Séance spéciale, USA)

Durée = 1h33

5B, c'est le service réservé aux malades du SIDA au cinquième étage de l'Hôpital général de San Francisco, dans les années 1980. En interrogeant les malades survivants et le personnel médical, le documentaire rend hommage au courage et à l'humanité d'un organisme qui a su s'organiser pour assurer l'accompagnement vers la mort de nombreux patients avant le miracle de leurs résurrections par les trithérapies.

5B est un documentaire touchant, qu'il faut montrer au plus grand nombre pour son contenu informatif et pour casser les préjugés qui ont survécu jusqu'en 2019. L'exercice est toutefois limité par la disponibilité des images d'archives, qui explique peut-être pourquoi la narration reste si conventionnelle et prévisible.

Ma note = 15/20
Tags : Cinéphile
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#Posté le jeudi 16 mai 2019 22:26 via Skyrock iPhone

N 43°39.63400000002 E 7°9.693

Modifié le jeudi 16 mai 2019 23:25

jeudi 15 mai, le rythme est trouvé #Cannes2019

Comme chaque année, le palais d'habille de ses plus beaux atours avec deux gigantesques reproductions de l'affiche du Festival sur ses facades Nord. Jolies, non? Cette année, elle dépeint la réalisatrice Agnès Varda en action, décédée le 29 mars 2019.

Aujourd'hui, nous avons vu cinq films, mais la Semaine de la Critique ne veut toujours pas des cinéphiles à la sénace de 11H30 et nous a encore recalés.

jeudi 15 mai, le rythme est trouvé #Cannes2019
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#Posté le jeudi 16 mai 2019 23:29 via Skyrock iPhone

N 43°39.67699999998 E 7°9.871999999998

Modifié le lundi 20 mai 2019 21:26

Mercredi 15 mai, les films #Cannes2019

8h30 Litigante de Franco Lolli (Semaine de la Critique hors compétition, Colombie)

Durée = 1h35
Avec Carolina Sanin, Leticia Gómez, Antonio Martínez

Mercredi 15 mai, les films #Cannes2019

La scène se passe dans la capitale, en Colombie. Sylvia prend soin de son jeune fils, qui ne connaît pas son père, et de sa mère atteinte d'un cancer du poumon métastasé. Avocate, elle est impliquée dans une affaire de corruption de marchés publics, tandis qu'elle cherche l'amour.
Litigante est un film, bien ficelé, sensible, sur la vie mouvementée d'une mère célibataire, malmenée par des accidents de la vie, entre la mort et la vie. J'ai trouvé le tout plaisant à regarder, sans trouver une raison de manifester mon enthousiasme.

Ma note = 13/20


Mercredi 15 mai, les films #Cannes201914h00 Bull de Annie Silverstein (Un Certain Regard, USA)

Durée = 1h45
Avec Yolonda Ross, Rob Morgan, Troy Anthony Young
Concourt pour la Caméra d'Or

Krystal a 14 ans. Elle vit avec sa petite s½ur au Texas, sous la tutelle de sa grand-mère, parce que sa mère est incarcérée. Rebelle, fait les quatre cents coups, jusqu'au jour où elle croise le chemin d'un monteur de taureau à cru, qui gagne sa vie dans les arènes de rodéo.
Au delà de l'histoire d'une ado qui grandit trop vite, Bull vaut par sa peinture du far west moderne, par une réalisatrice qui semble très bien informée. A l'exception d'une scène métaphorique façon Manoel de Oliveira ou Apichatpong Weerasethakul, la mise en scène de Bull ne recherche pas l'originalité. La conclusion aurait aussi pu être mieux maîtrisée.

Ma note = 13,5/20


16h45 Courts-métrages de SEE Factory (Quinzaine des Réalisateurs)
Durée = 1h02

Pour ceux qui se demanderait ce que signifie le sigle SEE = South East Europe.
Le fil rouge de cet assemblage de courts-métrages est d'être réalisés par des duos de réalisateurs qui ne se connaissaient pas avant de travailler ensemble. Toutes les équipes sont sur la photo.

Mercredi 15 mai, les films #Cannes2019

In Your Hands, de Ma¨a ¦arović (Serbie) & Sharon Engelhart (Israël)
Une fille et sa mère en couple proche de la rupture se rendent chez une magnétiseuse contre les bleus de l'âme.
Ma note = 15/20

The Package de Du¨an Kasalica (Monténégro) & Teodora Ana Mihai (Roumanie / Belgique)
Le film raconte les premiers moments d'une rencontre entre un saxophoniste et la mère d'un bébé, provoquée par une entremetteuse. Petit film efficace.
Ma note = 14/20

The Right One, de Ur¨ka Djukić (Slovénie) & Gabriel Tzafka (Grèce / Danemark)
Un policier présente sa nouvelle amie à sa mère, qui ne lui réserve pas le meilleur accueil. Je mets des points en plus pour les quelques bonnes trouvailles de mise en scène. Long plan séquence.
Ma note = 15,5/20

Spit de Neven Samard¸ić (Bosnie-Herzégovine) & Carolina Markowicz (Brésil)
Des enfants gitans font la manche devant une supérette. Les clients sont mécontents. Une gifle part. Spit est un condensé de la complexité des relations intercommunautaires.
Ma note = 16/20

The Sign de Eleonora Veninova (Macédoine) & Yona Rozenker (Israël/Suisse)
Dans un cimetière, une grand-mère se rend sur la tombe de son mari Jakob en compagnie de sa petite fille pour demander des conseils. Film drôle, mais facile.
Ma note = 14/20

Mercredi 15 mai, les films #Cannes201918h45 For Sama de Waad Al Kateab and Edward Watts (Sélection Officielle séance spéciale, Syrie / UK)

Durée = 1h35
Concourt pour la Caméra d'Or

For Sama est un documentaire qui se présente comme la lettre d'une mère (Waad Al Kateab) à sa fille, sur fond de guerre en Syrie, pendant le soulèvement et la prise d'Alep. La période couvre 5 ans de vie, où la romance de la journaliste avec un médecin activiste se transforme en mariage, dont le fruit s'appelle Sama. Autour de la famille, la guerre redouble. Malgré les difficultés, Waad ne peut se résoudre quitter la terre à laquelle elle est tant attachée.

Autant être prévenu, For Sama est une ½uvre parfois difficile à regarder : des images fortes mais brutes, tournées pour la plupart dans l'hôpital du père de Sama; des frappes aériennes filmées de l'intérieur qui ciblent jusqu'aux malades en brancard; des témoignages qui émeuvent d'autant plus qu'ils impliquent des civils, dont de nombreux enfants.

For Sama, c'est la guerre en direct, comme rarement on a pu la voir auparavant à l'écran, une guerre particulièrement sale.
Doit-on y lire un cri de colère contre l'inaction de ceux qui savaient, ou un espoir que la vie renaîtra toujours ? Les deux à la fois, sans doute. Oui, For Sala est un film important à voir. A ceux qui se plaindraient d'un traitement déséquilibré du conflit syrien (commentaire émis par une spectatrice dans la salle, mais ce n'est pas mon avis), « c'est le parti pris de l'humanité » confiait le co-réalisateur britannique à la sortie du film. For Sama est le premier film projeté à Cannes 2019 en compétition pour l'¼il d'Or du meilleur documentaire, et il sera difficile à battre!

Ma note = 17/20
Tags : For Sama, Cinéphile, Cannes
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#Posté le mercredi 15 mai 2019 22:31 via Skyrock iPhone

Modifié le mercredi 15 mai 2019 23:08

Mercredi 15 mai, premières émotions fortes à #Cannes2019

La lourde marchine de Cannes ne prendra son rythme de croisière nominal que demain jeudi. Ce premier jour avait, comme fréquemment, une offre réduite de films, qui s'est traduit par une compétition accrue à l'entrée dans les salles.
Nous nous sommes fait recaler à deux séances de la Semaine de la Critique, malgré plus d'1 heure de file d'attente à chaque fois.

Nous avons toutefois réussi à visionner 4 séances, un bilan inattendu, compte tenu des circonstances.
La journée s'est terminée avec un documentaire poignant sur la guerre en Syrie. J'ai pris en photo l'équipe du film (à gauche la journaliste réalisatrice et son mari invité). Le Jury de la Caméra d'Or, au complet dernière moi dans la salle du Soixantième, en est sorti tout retourné. Au premier plan, Romane Bohrenger cachait mal son émotion.

Mercredi 15 mai, premières émotions fortes à #Cannes2019
Tags : For Sama, Romane Bohringer, Cannes 2019
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#Posté le mercredi 15 mai 2019 23:28

Mardi 14 mai 2019: Les derniers préparatifs vont bon train à #Cannes2019

Combien sont-ils ? Des dizaines, une centaine ? Les escabeaux face aux marches du Palais font partie du folklore de Cannes. Plus que des réhausseurs qui dégagent la vue des obstacles, ils sont les marqueurs du territoire de leurs propriétaires. Les cadenas qui les relient les uns aux autres révèlent tout à la fois la solidarité et la compétition impitoyable qu'ont dû se livrer les photographes pour réserver la place qu'ils garderont tout au long du festival, tous les jours, assidûment.

En ce jour d'inauguration du Festival, les marches sont déjà drapées de leur plus belle couleur, celle qui symbolise le luxe de Cannes. Le personnel d'accompagnement en tenue de soirée s'échange les bonnes pratiques. Que dire à un « client » fantasque que les baskets, c'est décidemment impossible ? ou à un invité encravaté qu'une tenue de soirée s'agrémente d'un n½ud pap et que ce n'est pas négociable ?

La tension monte aussi chez les organisateurs, depuis la terrasse qui domine la foule massée en bas, dans la file d'attente du Grand Théâtre Lumière. Il reste deux heures avant la cérémonie d'ouverture.

Mardi 14 mai 2019: Les derniers préparatifs vont bon train à #Cannes2019
Tags : Cannes 2019, festival, marches
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#Posté le mardi 14 mai 2019 22:34

Modifié le mardi 14 mai 2019 23:02

Les affiches du Festival de Cannes 2019 sont prêtes, c'est le signe que l'ouverture n'est pas loin!

Les affiches du Festival de Cannes 2019 sont prêtes, c'est le signe que l'ouverture n'est pas loin!
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#Posté le dimanche 12 mai 2019 23:48

Sommaire général

Ci dessous, j'ai repris les films que j'ai vus à Cannes que j'ai commentés sur mon blog. Ils sont classés par ordre alphabétique, à partir des titres proposés lors la projection cannoise. Attention, dans certains cas (rares), les titres ont été francisés ou radicalement changés lors de la sortie publique (compilation des éditions 2009, 2010, 2011, 2012 uniquement)

- A -
Abel, réalisé par Diego Luna, Cannes 2010
Las Acacias de Pablo Giorgelli, Cannes 2011
Adieu Gary de Nassim Amaouche, Cannes 2009
Air doll, de K. Hirokazu, Cannes 2009
Amintiri din Epoca de Aur, film collectif de H. Höfer, R. Marculescu, C. Mungiu, C. Popescu, I. Uricaru, Cannes 2009
Amour de Michael Heineke, Cannes 2012
Après le Sud de Jean-Jacques Jauffret, Cannes 2011
Aquí Y Allá de Antonio Méndez Esparza, Cannes 2012
All good children réalisé par Alicia Duffy, Cannes 2010
Altiplano de Peter Brosens et Jessica Woodworth, Cannes 2009
Another year de Mike Leigh, Cannes 2010
Arirang de Kim Ki-duk, Cannes 2011
Armadillo, réalisé par Janus Metz, Cannes 2010
Armand, 15 ans, l'été de Blaise Harrison, Cannes 2011
L'Armée du crime, de R. Guédiguian, Cannes 2009
L'armée silencieuse de Jan Van de Velde, Cannes 2009
The Artist de Michel Hazanavicius, Cannes 2011
Atmen de Karl Markovics, Cannes 2011
Au galop de Louis-Do de Lencquesaing, Cannes 2012
Avé de Konstantin Bojanov, Cannes 2011
Aurora, réalisé par Cristi Puiu, Cannes 2010

- B -
Bad day to go fishing, de Alvaro Brechner, Cannes 2009
Bedevilled, réalisé par Jang Cheol So, Cannes 2010
Belle Epine, réalisé par Rebecca Zlotowski, Cannes 2010
Be Omid é Didar de Mohammad Rasoulof, Cannes 2011
Bi, Don't be afraid ! réalisé par Phan Dang Di, Cannes 2010
The Big Fix de Rebecca Tickell et Josh Tickell, Cannes 2011
Biutiful d'Alejandro González Inárritu, Cannes 2010
Blue Bird de Gust Van den Berghe, Cannes 2011
Bonsai de Cristian Jimenez, Cannes 2011
Boro in the Box, de Bertrand Mandico, Cannes 2011
Boxing Gym, réalisé par Frederick Wiseman, Cannes 2010
Busong d'Auraeus Solito, Cannes 2011

- C -
Camille redouble de Noémie Lvovsky, Cannes 2012
Carancho, réalisé par Pablo Trapero, Cannes 2010
Chantrapas, de Otar Iosseliani, Cannes 2010
Jagten / La Chasse de Thomas Vinterberg, Cannes 2012
Chatrak (Mushrooms) de Vimukthi Jayasundara, Cannes 2011
Les Chats persans, de B. Ghobadi, Cannes 2009
Les Chevaux de Dieu de Nabil Ayouch, Cannes 2012
The City Below, réalisé par Christoph Hochhäusler, Cannes 2010
Corpo Celeste (Corps Céleste) d'Alice Rohrwacher, Cannes 2011
Countdown to zero de Lucy Walker, Cannes 2010

- D -
The Day He Arrives de Hong Sangsoo, Cannes 2011
11.25 The Day he chose his own fate de Koji Wakamatsu, Cannes 2012
Demain dès l'aube, de Denis Dercourt, Cannes 2009
Después de Lucia de Michel Franco, Cannes 2012
Des Dieux et des Hommes de Xavier Beauvois (France), Cannes 2010
Des Dieux et des Hommes de Xavier Beauvois (France), Cannes 2010
17 Filles de Delphine et Muriel Coulin, Cannes 2011

- E -
Eastern plays, Cannes 2009
Elena d'Andrei Zviaguintsev, Cannes 2011
Enfants de Sarajevo/Djeca de Aida Begic, Cannes 2012
Ernest et Célestine de Stéphane Aubier, Vincent Patar et Benjamin Renner, Cannes 2012
Everything
Will Be Fine
, réalisé par Christoffer Boe, Cannes 2010
L' Exercice de l'Etat de Pierre Schoeller, Cannes 2011

- F -
Fogo de Yulene Olaizola, Cannes 2012

- G -
Les Géants de Bouli Lanners, Cannes 2011
Gimme the Loot de Adam Leon, Cannes 2012
God's Neighbors de Meni Yaesh, Cannes 2012

- H -
Ha ha ha, réalisé par Hong Sangsoo, Cannes 2010
Halt auf freier Strecke de Andreas Dresen, Cannes 2011
Les Herbes folles d'Alain Resnais, Cannes 2009
Holy Motors de Leos Carax, Cannes 2012
Hors les Murs/Beyond the Walls de David Lambert, Cannes 2012
Hors Satan de Bruno Dumont, Cannes 2011
Huacho d'A. Fernandez Almendras, Cannes 2009
Humpday de Lynn Shelton, Cannes 2009
The Hunter de Bakur Bakuradze, Cannes 2011

- I -
Illegal, Réalisé par Olivier Masset-Depasse, Cannes 2010
Independencia de Raya Martin, Cannes 2009
les Invisibles de Sébastien Lifshitz, Cannes 2012
Irène, de Alain Cavalier, Cannes 2009
The Island de Kamen Kalev, Cannes 2011
I Wish I Knew, réalisé par Jia Zhang Ke, Cannes 2010

- J -
J'ai tué ma mère, de Xavier Dolan, Cannes 2009
Jeanne Captive de Philippe Ramos, Cannes 2011

- K -
Kinatay, de Brillante Mendoza, Cannes 2009
The King of Pigs de Yoon Sang-ho, Cannes 2012

- L -
Los Labios, réalisé par Santiago Loza, Iván Fund, Cannes 2010
Laurence Anyways de Xavier Dolan, Cannes 2012
Le Havre de Aki Kaurismäki, Cannes 2011
Like you known it all, de Hong Sangsoo, Cannes 2009
Little Baby Jesus of Flander - Petit bébé Jésus de Flandres, réalisé par Gust Van den Berghe, Cannes 2010
Logorama de François Alaux, Hervé de Crecy, Ludovic Houpelin, Cannes 2009
Lost persons Areas de Caroline Strubbe, Cannes 2009
Loverboy de Catalin Mitulescu, Cannes 2011

- M -
Manille, d'Adolfo Alix Jr et Raya Martin, Cannes 2009
Mardi, après Noël de Radu Munteanu, Cannes 2010
la Merditude des choses de Felix van Groeningen, Cannes 2009
Min Ye... (Dis-moi qui tu es), de Souleymane Cissé, Cannes 2009
Miss Bala de Gerardo Naranjo, Cannes 2011
Miss Lovely d'Ashim Ahluwalia, Cannes 2012
Montparnasse de Mickael Hers, Cannes 2009
Mourir comme un homme de João Pedro Rodriguez, Cannes 2009
Mystery de Lou Ye, Cannes 2012
The Myth of the American Sleepover, réalisé par David Robert Mitchell, Cannes 2010

- N -
Nang Mai (la nymphe), de Pen-Ek Ratanaruang, Cannes 2009
No de Pablo Larraín, Cannes 2012
No Meu Lugar (eyes of the storm) d'Edouardo Valente, Cannes 2009
La nostra vita de Daniele Luchetti, Cannes 2010

- O -
Octobre, réalisé par Daniel Vega, Cannes 2010
O Estranho Caso de Angélica de Manoel de Oliveira, Cannes 2010
Ordinary people, de Vladimir Perisic, Cannes 2009
the other side of sleep de Rebecca Daly, Cannes 2011
Over your cities, grass will grow réalisé par Sophie Etiennes, Cannes 2010
Oxhide II, de Liu Jia Yin, Cannes 2009

- P -
Pál Adrienn, réalisé par Agnes Kocsis, Cannes 2010
La part des anges de Ken Loach, Cannes 2012
Peddlers de Vasan Bala, Cannes 2012
le
Père de mes enfants
, Cannes 2009
Petition, de Zhao Liang, Cannes 2009
Pieds nus sur les limaces, réalisé par Fabienne Berthaud, Cannes 2010
La Pirogue de Moussa Toure, Cannes 2012
La Pivellina, de Tizza Covi, Cannes 2009
Play de Ruben Östlund, Cannes 2011
La Playa de Juan Andrés Arango, Cannes 2012
Polanski, a Film Memoir de Laurent Bouzereau, Cannes 2012
Polisse de Maïwenn, Cannes 2011
Politist, adjectiv de Corneliu Porumboiu, Cannes 2009
Portrait de groupe avec enfants et motocyclettes de P.-W. Glenn, Cannes 2009
Post Tenebras Lux de Carlos Reygadas, Cannes 2012
Polluting paradise de Fatih Akin, Cannes 2012
Precious de Lee Daniels, Cannes 2009
Le prophète de Audiard, Cannes 2009

- Q -
Le Quattro Volte, de Michelangelo Frammartino, Cannes 2010

- R -
Rebecca H, réalisé par Lodge Kerrigan, Cannes 2010
le Repenti de Merzak Allouache, Cannes 2012
A respectable Family de Massoud Bakhshi
Room 237 de Rodney Ascher, Cannes 2012
Route Irish, réalisé par Ken Loach, Cannes 2010
Le Ruban Blanc de Henecke, Cannes 2009

- S -
Los Salvajes d'Alejandro Fadel, Cannes 2012
Samson and Delilah, de Warwick Thornton, Cannes 2009
SandCastle, réalisé par Boo Junfeng, Cannes 2010
Sauna on Moon (Chang E), de Zou Peng, Cannes 2011
Shit Year, réalisé par Cam Archer, Cannes 2010
Simon Werner a disparu..., réalisé par Fabrice Gobert, Cannes 2010
Skoonheid de Oliver Hermanus, Cannes 2011
The Slut (Hanotenet) de Hagar Ben Asher, Cannes 2011
Sofia's Last Ambulance/Poslednata Lineika na Sofia de Ilian Metev, Cannes 2012
Snowtown (Les Crimes de Snowtown) de Justin Kurzel, Cannes 2011
Sound of Noise, réalisé par Ola Simonsson & Johannes Stjärne Nilsson, Cannes 2010
Somos lo que hay Réalisé par Jorge Michel Grau, Cannes 2010
Student de Darezhan Omirbayev, Cannes 2012

- T -
Take Shelter de Jeff Nichols, Cannes 2011
Tiger factory réalisé par Woo Ming Jin, Cannes 2010
Toomelah de Ivan Sen, Cannes 2011
Tous au Larzac de Christian Rouaud, Cannes 2011
Travailler Fatigue (Trabalhar Cansa) de Marco Dutra et Juliana Rojas, Cannes 2011
Le 31 août à Oslo (Oslo, August 31st) de Joachim Trier, Cannes 2011
Trois / Three 3 de Pablo Stoll Ward, Cannes 2012
Trois Mondes de Catherine Corsini, Cannes 2012
Tu ne m'aimeras point, de Haim Tabakman, Cannes 2009
Tzar de Pavel Lounguine, Cannes 2009

- U -
Udaan, réalisé par Vikramaditya Motwane, Cannes 2010
Uncle Boonmee Who Can Recall His Past Lives de Apichatpong Weerasethakul, Cannes 2010

- V -
Le Vagabond réalisé par Avishai Sivan, Cannes 2010
El Velador de Natalia Almada, Cannes 2011
Los Viajes del Viento de Ciro Guerra, Cannes 2009
La Vie avant tout, réalisé par Oliver Schmitz, Cannes 2010
Une vie toute neuve d'Ounie Lecomte, Cannes 2009

- W -
Walk Away Renee de Jonathan Caouette, Cannes 2011
We Need to Talk About Kevin de Lynne Ramsay, Cannes 2011
Whisper with the wind de Shahram Alidi, Cannes 2009
Women are heroes de JR, Cannes 2010

- X -

- Y -
Yellow Sea (The murderer) de Hong-jin Na, Cannes 2011

- Z -

Séances de courts-métrages :

Courts métrages de la sélection officielle, Cannes 2012
Courts-Métrages de la Compétition Officielle, Cannes 2011
Courts métrages (Compétion officielle), Cannes 2010
Courts-métrages en compétition (sélection officielle), Cannes 2009
Programmes Courts 1 de la Quinzaine des Réalisateurs, Cannes 2012
Courts-métrages de la Quinzaine des Réalisateurs, programme 2, Cannes 2010
Courts-métrages, sélection Quinzaine des Réalisateurs 1, Cannes 2009
Courts métrages du Festival de Morelia, Cannes 2012
Courts-métrages 1 de la Semaine de la Critique, Cannes 2012
Courts-métrages 2 de la Semaine de la Critique, Cannes 2012
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#Posté le samedi 14 juillet 2012 12:03

Modifié le samedi 14 juillet 2012 17:14

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