Durée = 1h43
Avec Wu Ke-Xi, Vivian Sung, Shang-Ho Huang

A Taïwan, Nina Wu est une jeune adulte de province qui rêve de reconnaissance dans le cinéma. Elle qui n'a pu s'exercer que dans des rôles de figurantes, des participations à des publicités et des webcasts, se voit proposer de participer à un casting pour le rôle principal d'un long métrage. Elle est retenue, malgré la compétition contre les autres candidates. Est-elle-prête pour ce métier ? Elle doit affronter ses réticences à se dévoiler, particulièrement dans les scènes de nu, à gérer la transition de ses émotions de l'écran au réel. D'autant qu'elle a dû taire son trouble pour les autres femmes.
Midi Z met en scène le combat d'une actrice pour percer dans un milieu machiste. Un combat où certaines priorités sont laissées de côté et où l'estime de soi est très malmenée. Le portrait de cette jeune femme est bien construit, le récit est suffisamment non linéaire pour ne pas ennuyer. Wu Ke-X est convaincante dans son rôle. Nina Wu vient rappeler que l'émotion suscitée par la vague #metoo ne doit pas être passagère.
Ma note = 14,5/20
11h00 Chun Jiang Shui Nuan / Dwelling in the Fuchun Mountains de Gu Xiaogang (Semaine de la Critique, Chinois)
Durée = 2h30
Avec Youfa Qian, Wang Fengjuan
Concourt pour la Caméra d'Or

Au pied des montagnes Fuchun, la doyenne de la famille Gu fait un malaise. On lui diagnostique une démence sénile. Il incombe à ses quatre fils de s'organiser pour la prendre en charge durant le reste de sa vie. L'aîné, restaurateur bien installé, accepte cette responsabilité au début. Le second frère est pêcheur, et vit sur son bateau dans des conditions précaires. Le troisième a déjà la charge d'un fils trisomique et est endetté auprès de truands. Le dernier est célibataire et n'a pas de situation stable.
Chun Jiang Shui Nuan / Dwelling in the Fuchun Mountains, c'est la saga d'une famille (presque) ordinaire. Pas toujours aussi trépidante qu'on le voudrait. Découpée en morceaux à 20h30, le spectateur pourrait y trouver son compte, mais toute compilée, il peut être tenté de regarder sa montre bien avant les 2h30 qui marquent la fin du film.
Ma note = 13/20
14h00 Evge / En Terre de Crimée de Nariman Aliev (Un Certain Regard, Ukraine) Durée = 1h37
Avec Akhtem Seitablaev
Concourt pour la Caméra d'Or
Victime de la guerre civile en Ukraine, Nazim vient de mourir. Son père Moustafa vient récupérer son corps pour le transporter en de l'autre côté de la frontière et l'enterrer sur la terre ses ancêtres tatars, en Crimée. Il effectue le voyage en voiture avec son fils cadet Ilam, lui-même étudiant en Ukraine. Comme son frère, Ilam s'était éloigné de son père en s'exilant.
Evge raconte un voyage semé de quelques embûches où père et fils devront réapprendre à se connaître. Très belles photographies, un rythme maîtrisé. Mais je regrette que le réalisateur se soit noyé dans les séquences finales, inutilement appuyées.
Ma note = 13/20
16h15 Liu Yu Tian / Summer of Changsha de Zu Feng (Un Certain Regard, Chine) Durée = 1h56
Avec Zu Feng, Lu Huang
Concourt pour la Caméra d'Or
Bin est policier. Il enquête avec son partenaire sur des restes humains. Une femme, Li Xue, chirurgienne, a rêvé qu'il s'agit de son jeune frère. Elle guide la police vers les autres morceaux de son corps. Au-delà de ce drame récent, Bin et Li partagent une expérience douloureuse commune qui va les rapprocher.
Un meurtre, un suicide, trois tentatives de suicide. Une bonne partie des protagonistes auraient ou auraient eu besoin d'un thérapeute. On comprend d'ailleurs après environ une heure de film, que le thriller n'est qu'un prétexte pour se préoccuper de leurs névroses. Malheureusement, on en ressort avec l'impression que le film articule trop de sujets à la fois, ce qui nuit à la crédibilité des personnages.
Ma note = 13,5/20
19h45 Ice on Fire / Glace en Feu de Leila Conners Petersen (Sélection Officielle Séance Spéciale, USA)Durée = 1h38
Avec Leonardo DiCaprio
Ce documentaire donne une mise jour des mesures et un état des connaissances scientifiques sur le réchauffement climatique.
Rien de vraiment nouveau pour ceux qui s'informent régulièrement, mais (re)voir les mesures de CO2 croître aussi vite en seulement 10 ans n'incite pas à un optimisme béat.
Le film insiste sur la fonte des glaces, l'impact sous-estimé du méthane et les solutions connues pour ralentir, voire inverser la hausse de la concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère. La voix off qui donne les explications est celle de Leonardo di Caprio, présent dans la salle pour défendre une cause qui lui est chère contre tous les intégrismes.
Ma note = 14/20






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