Faute de temps, j'ai dupliqué les synopsis du catalogue du Short Film Corner de Cannes.
Mes appréciations complètent les synopsis.

All Inclusive de Teemu Nikki (Finlande)
Durée = 0h15
Alors qu'il s'est toujours senti impuissant et incapable de se défendre, Kalervo reçoit un cadeau qui va changer sa vie.
Conte fantastique. Ambiance très pesante bien rendue.
Ma note = 16,5/20
Anna de Dekel Berenson (Ukraine)
Durée = 0h15
Anna, mère célibataire d'âge moyen, vit dans une petite ville industrielle de l'Est de Ukraine déchirée par la guerre. Bien qu'elle ne soit pas sortie depuis des années, elle est attirée par une publicité à la radio pour aller à un groupe d'hommes étrangers en tournée à la recherche de l'amour.
Le début fonctionne bien et est même parfois drôle. La fin dérape.
Ma note = 12/20
Ingen Lyssnar / Who talks de Elin Övergaard (Suède)
Durée = 0h14
Un nouveau foyer pour enfants réfugiés fait l'objet d'un débat lors d'une réunion publique. Deux personnes essaient de se faire entendre.
Débat public sur l'immigration et l'intégration. Personne ne s'écoute.
L'idée est bonne mais la forme est très classique.
Ma note = 13/20
L'heure de l'Ours / And Then the Bear de Agnès Patron (France)
Durée = 0h14
Ce soir-là, les maisons prendront feu. Les hommes et les femmes se mettront à trembler. Les enfants se rassembleront en hordes hurlantes, dansant seuls parmi les cendres, rappelant à eux les ours sauvages. Car le cri d'un seul suffira à tous les réveiller !
Belle technique d'animation. Feu d'artifice d'images créatives. Mais pour dire quoi ?
Ma note = 14/20
La Siesta de Federico Luis Tachella (Argentine)
Durée = 0h15
Une fille plonge sa grand-mère dans un tourbillon de fantaisies en lui causant de l'amnésie.
Magnifique mise en valeur du corps des personnes âgées. Un court-métrage touchant.
Ma note = 18/20

Le Grand Saut de Vanessa Dumont et Nicolas Davenel (France)
Durée = 0h12
A 22 ans, Alain est déjà une légende marseillaise. De tous les « minots » qui sautent de la Corniche, il est le seul à plonger tête et poing en avant « pour casser l'eau ». Si le saut lui permet de canaliser ses pulsions, il sait qu'il ne pourra pas braver éternellement le vertige des hauteurs.
Formaté comme un documentaire. De jeunes ados recherchent des sensations extrêmes.
Ma note = 15/20
Monstruo Dios / Monstre Dieu de Agustina San Martín (Argentine)
Durée = 0h10
Par une nuit de brume, les vaches fuient, une enfant est élue et une adolescente tente de retrouver sa liberté. Dieu est désormais une centrale électrique.
Créer de la tension nerveuse en filmant une centrale, c'est possible. Mais c'est court.
Ma = 12,5/20
Parparim / Butterflies de Yona Rozenkier (Israël)
Durée = 0h08
Un dimanche d'avril. Un kibboutz dans le nord d'Israël. Un phénomène naturel. Une famille fait un voyage impromptu qui sera peut-être le dernier...
Des papillons, que certains voient, d'autres pas. Je n'ai pas saisi la métaphore.
Ma note = 12/20
The Distance Between Us and the Sky de Vasilis Kekatos (Grèce)
Durée = 0h09
Deux inconnus se rencontrent pour la première fois, la nuit, dans une station-service perdue. Alors que le premier fait le plein, il manque quelques euros au second pour rentrer chez lui. Les deux hommes vont marchander le prix de ce qui les sépare d'une histoire.
Beau jeu amoureux.
Ma note = 16/20
The Van de Erenik Beqiri (Albanie)
Durée = 0h15
Le Van s'arrête, les portes s'ouvrent, et le Fils en sort vivant. Encore quelques combats, et il pourra payer son passage hors de l'Albanie. Il espère toujours que son Père partira avec lui.
Plus dans la force que dans l'émotion.
Ma note = 14,5/20
14h00 Zombi Child de Bertrand Bonello (Quinzaine des Réalisateurs, France)
Durée = 1h43
Avec Louise Labèque, Wislanda Louimat, Katiana Milfort, Mackenson Bijou

Je préfère recopier le texte du guide officiel, parce que j'avais une autre interprétation de certains passages et que les discussions avec les autres cinéphiles présents m'ont montré que je n'étais pas le seul.
«Haïti, 1962. Un homme est ramené d'entre les morts pour être envoyé de force dans l'enfer des plantations de canne à sucre. 55 ans plus tard, au prestigieux pensionnat de la Légion d'honneur à Paris, une adolescente haïtienne confie à ses nouvelles amies le secret qui hante sa famille. Elle est loin de se douter que ces mystères vont persuader l'une d'entre elles, en proie à un chagrin d'amour, à commettre l'irréparable.»
La fusion du fantastique et des traditions haïtiennes produit un résultat déroutant, qui ne m'a pas séduit.
Ma note = 9/20
16h45 Give Me Liberty de Kirill Mikhanovsky (Quinzaine des Réalisateurs, USA)Durée =1h51
Avec Chris Galust, Lauren Lolo Spencer, Maksim Stoyanov
A Milwaukee, Vic est le chauffeur privé d'un taxi collectif médicalisé. Il transporte des clients handicapés vers les destinations de leurs choix. Les trajets sont optimisés pour réduire les durées, mais les aléas de la circulation, telle cette émeute qui bloque les rues, font du respect strict des horaires un objectif impossible. Il est aussi vrai que Vic fait bien plus que le taxi. Il aide la clientèle pour de multiples services, au point qu'il devient un complément de famille pour ses habitués. Le film commence alors qu'il hésite entre sa promesse d'enterrer un groupe de Russes âgés et son désir d'aider Tracy, une jeune femme noire en fauteuil roulant.
Kirill Mikhanovsky dessine le portrait d'un jeune homme altruiste dans le milieu du handicap. Il donne ainsi de vrais rôles à une catégorie de la population trop peu visibles au cinéma, des rôles où les handicaps disparaissent derrière des personnalités touchantes. Give Me Liberty est un film drôle et plein d'humanité. Malheureusement une partie de la magie s'atténue dans la deuxième partie. Rafraîchissant quand même !
Ma note = 14,5/20






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