8h30 Hytti NRO 6 (Compartment NO.6) de Juho Kuosmanen (Compétition officielle, Finlande)Durée = 1h47
Avec Yuriy Borisov, Seidi Haarla
Une finlandaise prend congé pour des raisons à obscures de son amante à Moscou et s'engage dans un long voyageur réparateur vers Mourmansk pour y étudier des pétroglyphes préhistoriques. Dans le compartiment numéro 6 du train qui l'y conduit, elle fait rencontre d'un jeune homme russe qui va là-bas faire des affaires. Pendant la durée du voyage, ils vont apprendre à se connaître.
Je ne n'ai pas été intéressé par cet exercice d'introspection, trop ordinaire pour emporter l'enthousiasme. La sobriété de la séquence finale m'a plu, mais c'est bien peu, par rapport au contenu du film.
Ma note = 13.5/20
11h00 Le Genou d'Ahed de Nadav Lapid (Compétition officielle, Israël)
Durée = 1h40
Avec Avshalom Pollak, Nur Fibak
Sortie le 15 septembre 2021

Y., cinéaste israélien, arrive dans un village reculé au bout du désert pour la projection de l'un de ses films. Il y rencontre Yahalom, une fonctionnaire du ministère de la culture, qui l'aide à se loger et l'interroge sur son passé. A partir d'expériences prises dans sa vie personnelle, Nadav Lapid dénonce pêle-mêle les méthodes de formation dans l'armée israélienne, la censure contre la culture, les atteintes à la liberté dans son pays.
Le spectateur sera sensible à l'originalité de la mise en scène, surtout dans la première partie. Pour le reste, certaines séquences sont assurément intéressantes mais j'ai trouvé que l'ensemble manquait d'unité.
Ma note = 13/20
14h15 Flag Day de Sean Penn (Compétition officielle, USA)Durée = 1h48
Avec Sean Penn, Dylan Penn, Josh Brolin, Miles Teller, Katheryn Winnick
Sortie le 22 septembre 2021
John Vogel est un « entrepreneur » opportuniste. Il a délaissé l'éducation de sa fille Jennifer, qui a idéalisé son père absent. Elle connaît néanmoins ses travers: petits arrangements professionnels douteux, drogue et alcool. Sa fille hésite entre marcher sur ses pas et risquer de s'égarer (ce qu'elle manque de faire) avant de trouver sa voie comme journaliste. Son père a, lui, fait un nouvel écart et part en prison.
Flag Day, c'est d'abord l'histoire d'une relation compliquée entre un père et sa fille, qui alterne entre hauts et bas. L'interprétation n'est jamais prise en défaut. La forme est assez classique. il paraît que Monsieur Vogel a vraiment existé. D'ordinaire, on fait cette précision pour donner du crédit à une histoire extraordinaire. Là, il n'y a rien d'extraordinaire.
Ma note = 12.5/20
16h30 La Fracture de Catherine Corsini (Compétition officielle, France)
Durée = 1h38
Avec Valeria Bruni Tedeschi, Marina Foïs, Pio Marmai, Jean-Louis Coulloc'h, Aïssatou Diallo Sagna

Raf et Julie forment un vieux couple de lesbiennes qui se connaissent par c½ur mais sont en conflit permanent. Raf se blesse au coude et se retrouve aux urgences où Julie la rejoint.
L'hôpital est sous tension à cause d'une manifestation des gilets jaunes en cours. Yann manifestant blessé attend d'être soigné sur une civière. Les soignants sont débordés.
Sous le couvert d'une comédie parfois désopilante, Catherine Corsini rend hommage aux équipes hospitalières, dénonce le manque de moyens et les dysfonctionnements du système. Compte de sa forme, on peut prédire un succès en salles à La Fracture.
Ma note = 16.5/20
20h00 Memoria de Apichatpong Weerasethakul (Compétition officielle, Thaïlande)
Avec Tilda Swinton et Jeanne Balibar
Durée = 2h16

Je reproduis le synopsis officiel, qui en dit plus que ce que j'avais retenu:
« Une horticultrice écossaise spécialisée dans les orchidées rend visite à sa soeur malade, à Bogota en Colombie. Au cours de son séjour, elle se lie d'amitié avec une archéologue française, en charge du suivi d'un projet de construction, et avec un jeune musicien local. Chaque nuit, elle est dérangée par des détonations de plus en plus fortes qui l'empêchent de dormir... »
Ceux qui ont vu Oncle Boonmee, la précédente palme d'Or d'Apichatpong Weerasethakul, se souviennent qu'il faut être patient avec ce réalisateur. Il apprécie particulièrement les plans séquences, qu'il fait durer même lorsqu'il ne se passe apparemment plus rien. Mais, si on accepte le défi, le scénario fantastique du film se prête bien à la lenteur, jusqu'au dénouement final qui donne un sens aux énigmes.
De tous les longs métrages de Weerasethakul, Memoria est mon préféré.
A réserver aux cinéphiles avertis toutefois.
Ma note = 15/20























































2020 est une année pour rien, une année où un agent infectieux a volé la couronne des priorités. 







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