Durée = 1:13
Avec Clotilde Courau, Stanislas Merhar, Lena Paugam

Pierre est réalisateur de documentaires. Il est marié avec Manon, qui l'aide à mener ses projets professionnels au bout. Ils vivent modestement. Pierre rencontre une stagiaire et trompe sa femme. Celle-ci fait de même. Leur double jeu rend leur vie commune plus difficile chaque jour.
Les interprètes jouent juste, mais l'intrigue ne surprend pas, même si elle est agrémentée de quelques vrais moments d'émotion. Le résultat est plaisant à voir. Le dépaysement vient peut-être des images en noir et blanc d'un autre temps, que Garrel a appris à maîtriser. L'Ombre des femmes est une introduction à la Quinzaine des Réalisateurs 2015 sympathique, mais la suite de la sélection devrait offrir plus original.
Ma note = 14/20
12h00 Chile Factory (Quinzaine des Réalisateurs, Chili)

Quatre courts-métrages de réalisateurs chiliens.
Marea de Tierra de Manuela Martelli, Amirah Tadjin
Au bord de la mer, une groupe de femmes en ruptures amoureuses échangent sur leurs expériences de vie. Mise en scène très travaillée.
Durée = 0:13
Ma note = 14/20
Necessito Saber de Matias Roja Valencia, Mariko Saga
Durée = 0:16
Une ado de 12 ans se rend dans un hôpital pour avorter. L'infirmière la reconduit chez elle, dans une île isolée, pour tenter de l'aider. Son impuissance à affronter l'atmosphère familiale incestueuse est magnifiquement bien suggérée. Très fort et superbe!
Ma note = 17/20
La Plaine de la Patience d'Ignacio Rodriguez, Sara Rastegar
Durée = 16:30
Deux chercheurs de météorites armés de détecteurs de métaux s'adonnent à leur passion dans le désert. Mais les plus belles pierres se trouvent dans un champ de mines... Très belles images et tension nerveuse bien amenée.
Ma note = 15/20
La Discothèque de Teresita Ugarte, Ofir Raul Graizer
Durée = 0:14
Un homme aux cheveux gris se distrait dans une discothèque. Il est comme hypnothisé par les danseuses qui défilent sur scène. Le lieu est en réalité porteur d'un terrible secret. Au moment où la répétition des séquences devient agaçante, la chute finale vient éclairer l'intrigue... un peu brutalement.
Ma note = 13.5/20
Notre Petite S½ur d'Hirokazu Koreeda (Sélection Officielle en Compétition, Japon)
Durée = 2h08
Avec Haruka Ayase, Masami Nagasawa, Kaho, Suzu Hirose

Au Japon, Sachi, Yoshino et Chika sont trois s½urs adultes qui vivent sous le même toit. A l'occasion des funérailles de leur père, elles font la connaissance de Suzu, leur demi-s½ur de 14 ans. Elles lui offrent de l'accueillir dans la maison commune. Sa venue permet à la famille de solder ses blessures.
Hirokazu Koreeda s'est fait une spécialité dans le traitement des difficultés familiales, comme dans Tel Père, tel Fils lauréat du Prix du Jury à Cannes 2013. Notre Petite S½ur confirme sa virtuosité et la finesse de ses analyses. La qualité technique du film ne suffit toutefois pas à le transformer en chef d'½uvre. L'ensemble est exécuté avec une retenue toute japonaise et, finalement, une prise de risque limitée.
Ma note = 15/20






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