Durée = 1h25
Avec Nastya Budiashkina

Olga a 15ans. Elle s'entraîne pour le championnat d'Europe de gymnastique dans l'équipe nationale d'Ukraine en 2013, lorsque la révolution ukrainienne couve. Sa mère, journaliste, rend compte de l'actualité et doit rester constamment sur ses gardes car elle dérange le régime en place. Elle choisit d'expatrier Olga en Suisse pour la protéger. Comment Olga peut-elle concilier la défense de son nouveau maillot avec l'impression de trahir les siens?
La réalisation de Olga est efficace mais conventionnelle. On peut avoir l'impression d'avoir déjà vu à l'écran la préparation d'une telle sportive de haut niveau, mais le film est aussi prétexte à témoigner de la situation politique en Ukraine à une période charnière de son histoire récente. Je ne me suis pas ennuyé.
Ma note = 13,5/20
11h30 Les Poings Desserrés / Unclenching The Fists de Kira Kovalenko (Un Certain Regard, Russie)Durée = 1h36
Avec Milana Aguzarova et Alik Karaev
En Ossétie du Nord, Ada a l'âge d'être une femme. A la suite d'une blessure, elle est handicapée et aurait besoin d'une opération chirurgicale pour être « réparée ». Ce serait la condition préalable pour qu'elle retrouve confiance en elle et puisse s'engager dans une relation affective. Elle vit chez son père avec son jeune frère Dakko avec qui elle entretient une relation fusionnelle. Mais c'est sur son grand frère Akim, qu'elle mise pour se libérer du joug paternel.
Ce film ne ressemble à rien de connu. Il est une réussite de sensibilité. Les acteurs qui (non professionnels, confiait la réalisatrice en introduction) sont bluffants et remarquablement bien dirigés pour interpréter des personnages simples (d'esprit, parfois) et authentiques.
J'ai beaucoup aimé.
Ma note = 16.5/20
14h00 Bonne mère de Hafsia Herzi (Un Certain Regard, France)
Durée = 1h39
Avec Halima Benhamed et Sabrina Benhamed
Sortie française le 21 juillet

La scène se passe à Marseille. Nora, la grand-mère, veille sur sa famille. Employée comme femme de ménage, Elle a de petits moyens. Lorsque son fils aîné Ellyes est mis en examen après le braquage d'une station-service, elle doit trouver des ressources financières pour payer sa défense.
Bonne Mère, c'est une tranche de vie dans les quartiers Nord de Marseille. L'interprète principale est plutôt crédible dans son rôle, mais Hafsia Herzi n'a pas réussi à gagner mon enthousiasme. Je n'ai pas été séduit par ce film, qui manque de relief.
Note = 11,5/20
16h30 Et il y eut un matin de Eran Kolirin (Un Certain Regard, Israël)
Durée = 1h34
Avec Alex Bakri et Juna Suleiman
Sortie française prévue le 30 mars 2022

Sami quitte Jérusalem avec sa femme Mira et Adams pour se rendre au mariage de son frère. Il retrouve ses parents dans son village natal des territoires palestiniens. Il a une belle situation professionnelle dans une entreprise israélienne, qui contraste avec la situation de ses proches restés au village. Pendant la nuit du mariage, l'armée israélienne encercle le village et empêche toute sortie. Un immense mur sera construit, qui cassera les certitudes des protagonistes et les rapprocheront.
Et il y eut un matin cherche à rendre compte de l'absurdité de la construction du mur qui tranche avec le processus déconstruction d'un autre mur (psychologique) que Sami avait forgé vis à vis de ses proches.
Le film peine à joindre les deux thèmes de manière convaincante.
Ma note = 11/20
19h30 Bigger than us de Flore Vasseur (sélection officielle, sélection Cinéma et climat, France)
Durée = 1h36

Ce film documentaire donne en exemples sept parcours de jeunes iconiques, qui s'engagent, chacun à leur manière, pour un changement solidaire. Trois d'entre eux ont fait le voyage (ma photo, avec Marion Cotillard productrice du film).
Les sept sont: une jeune fille indonésienne qui dénonce l'utilisation excessive des plastiques et organise leur ramassage; un jeune Syrien qui créé des écoles pour les réfugiés au Liban; une jeune fille malawite qui fait interdire les viols dans les camps d'initiation pour jeunes filles; un rappeur du Colorado qui dénonce le racisme environnemental (déplacement des puits de forage d'hydrocarbures près des écoles et hôpitaux indigènes); un jeune homme brésilien qui rend compte de la vie dans les favélas et corrige les fakes news de son gouvernement; une photographe qui témoigne de la crise migratoire à destination des îles grecques; un jeune homme qui forme les réfugiés à l'agriculture éco responsable en Ouganda
« le film n'en présente que sept, mails ils sont des milliers. Avec eux, on peut vraiment changer la donne » concluait Flore Vasseur.
Un film très utile mais qu'il est difficile de comparer aux autres œuvres plus créatives de cinéma.
Ma note = 12/20






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