9h00 Catch me Daddy de Daniel Wolfe (Quinzaine des Réalisateurs, UK)Durée = 1:47
Concourt pour la Caméra d'Or
En Angleterre, Laila, d'origine pakistanaise, s'est enfui du foyer familial. Elle se cache avec son petit ami Aaron. A la demande de son père, son frère et quelques amis entreprennent de la retrouver à tout prix.
Une fois l'intrigue placée, Catch me Daddy devient un thriller plutôt bien ficelé. Une violente descente aux enfers, qui laisse mal à l'aise, à la manière d'un film de Gaspar Noé. Un film noir et souvent dans le noir.
Ma note = 13/20
12h00 Gett, The Trial of Viviane Amsalem de Ronit Elkabetz, Shlomi Elkabetz (Quinzaine des Réalisateurs, Israël)
Durée: 1:55
Avec Ronit Elkabetz, Simon Abkarian, Menashe Noy, Sasson Gabay, Eli Gornstein

Viviane sollicite le divorce dans un tribunal rabbinique, la seule instance juridique habilitée à se prononcer sur ce sujet en Israël. 5 ans de débats entre les protagonistes et leurs avocats, pour un objectif incertain. Viviane sait que le tribunal a besoin de l'assentiment complet et volontaire de son mari, Elisha, qui dispose ainsi d'un pouvoir plus grand que les juges.
Le film est essentiellement un huis clos qui aurait convenu à une pièce de théâtre (peut-être l'a-t'il été). Les joutes verbales sont longues, conformément à la lenteur des décisions judiciaires, mais indispensables. Le combat acharné d'une femme pour sa liberté. Ce long métrage mérite sans doute un prix. Au moment de l'interview final, le réalisateur commentait: "today in Israël, thousands of women are waiting..."
Ma note = 14,5/20
17h00 Eau argentée, Syrie autoportrait de Oussama Mohammad (sélection officielle, séance spéciale, Syrie)
Durée: 1:50
Ce documentaire, forcément poignant, revient sur une actualité qui n'occupe plus la une des journaux, celle de la guerre civile en Syrie. 1001 jours, 1001 images. Cadavres, torture, héroïsme ordinaire. Les témoignages sont crus. L'ensemble laisse une large place aux vidéos d'amateurs tournées avec des téléphones et transmises par internet en Europe, où le réalisateur s'est réfugié depuis. D'abord décousu, le film prend une autre dimension quand la co-réalisatrice khurde Wiam Smav rejoint Holms avec une petite caméra. Elle fournira des images de l'intérieur. S'ensuit un ping pong d'échanges entre les deux auteurs. Au milieu des dégâts laissés par la guerre, "L'école de la révolution" mise en place par Wiam ouvre aux jeunes enfants de Holms une porte vers un futur meilleur.

Ma note = 10/20
19H45 Red Army de Gabe Polsky (sélection officielle, séance spéciale, Russie/USA)
Durée: 1:25
Avec Scotty Bowman, Mark Deakins, Vyacheslav Fetisov
Red Army est nom de l'équipe nationale de Hockey de l'Union Soviétique. Le film retrace le parcours de l'ancien capitaine de l'équipe Slava Fetisov, un des joueurs les plus titrés au monde. On le voit évoluer au rythme des transformations de son pays, jusqu'à être séduit par les sirènes de la NFL américaine.
Le film mélange une interview avec des images d'archives. Le sport y apparaît comme un instrument de géopolitique. A part la complicité entre le réalisateur-interviewer, qui révèle l'égo démesuré de la star (il ne manque que la scène où il barbote bébé dans sa baignoire ;-)), je n'ai rien trouvé de bien intéressant à ce film-documentaire.
Ma note = 10/20






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