Durée = 2h07
Avec : João Pedro Zappa, Caroline Abras, Alex Alembe, Leonard Siampala

Gabriel et la Montagne raconte l'histoire vraie de Gabriel Buchmann. Cet étudiant franco brésilien est sur le point d'être admis à l'Université de Los Angeles quand il décide d'entreprendre un voyage autour du monde d'un an, "pas comme les touristes, comme les locaux". On le retrouve au Kenya où il aime particulièrement gravir les sommets, sans perdre de temps, avec le sentiment qu'une bonne étoile veille sur lui partout, au mépris des règles de sécurité...
Ce film propose un hommage posthume à un jeune humaniste. Les paysages sont superbes. Sympathique, sans plus.
Ma note = 13,5/20
11h00 En attendant les Hirondelles de Karim Moussaoui (Un Certain Regard, Algérie) Durée = 1h55
Avec Mohamed Djouhri, Sonia Mekkiou, Mehdi Ramdani
Concourt pour la Caméra d'Or
Je vous donne un extrait du synopsis trouvé sur internet parce que je serais bien incapable d'en dire beaucoup plus. "Aujourd'hui, en Algérie, trois histoires, trois générations. Passé et présent s'entrechoquent dans les vies d'un riche promoteur immobilier, divorcé, qui sent que tout lui échappe, d'un neurologue ambitieux rattrapé par son passé, à la veille de son mariage, et d'une jeune femme tiraillée entre la voie de la raison et ses sentiments, son désir pour Djalil et un autre destin promis. Dans les remous de ces vies bousculées qui mettent chacun face à des choix décisifs, passé et présent se télescopent pour raconter l'Algérie contemporaine."
Vous avez sans doute déjà déduit que En attendant les Hirondelles n'était pas mon film préféré de la sélection Un Certain Regard. J'ai épuisé ma concentration à chercher un lien entre les trois histoires. Le consensus des cinéphiles sur place était qu'il n'y en a aucun. J'attendais un long métrage, j'ai eu trois courts-métrages juxtaposés. Les transitions sont très courtes et les fins très ouvertes. J'aurais peut-être eu un avis plus positif si j'avais été averti d'une manière plus explicite par réalisateur de son choix de mise en scène.
Ma note = 13,5/20
14h00 L'Atelier de Laurent Cantet (Un Certain Regard, France)Durée = 1h54
Avec Marina Foïs, Matthieu Lucci
A la Ciotat, les chantiers navals, anciens fleurons de l'industrie, sont devenus une friche industrielle, et hantent l'histoire de ceux qui vivent à proximité. Olivia, une romancière, a été appelée par la mairie pour organiser un stage de réinsertion sociale pour d'adolescents. Ils ont pour mission d'écrire un thriller dont l'action se passe à la Ciotat. Antoine fait partie des participants. Plutôt taciturne, il se distingue par son goût pour la provocation, qui l'isole du groupe. Mais en lui gronde une rébellion profonde.
On retrouve avec plaisir l'auteur d'Entre Les Murs dans le registre dans lequel il excelle : l'éducation comme moyen de transcender l'individu et réparer les âmes. Ici, c'est l'apprentissage de l'expression écrite et orale qui devient thérapie contre la colère brute. L'Atelier est un film utile, qui résonne particulièrement bien avec l'actualité électorale. J'ai beaucoup aimé.
Ma note = 17/20
16h30 Out de Gyorgy Kristof (Un Certain Regard, Slovaquie) Durée = 1h23
Avec Sandor Terhes, Judit Bárdos, Attila Bocsárszky
Concourt pour la Caméra d'Or
Victime d'un licenciement économique, Agoston, émigre en Lettonie pour s'engager comme soudeur dans les chantiers navals. Cette nouvelle activité est de courte durée. Sa vraie passion, c'est la pêche et il va tout faire pour lui faire de l'espace dans sa vie.
Out est une fable surréaliste moderne, qui vaut surtout pour la créativité des plans qui la constituent (et que le Jury de la Caméra d'Or affectionne souvent). Difficile de comprendre la motivation qui a guidé le réalisateur, à part faire une œuvre d'art. Réfléchissez bien avant de payer votre place, vous pourriez avoir le sentiment de gâcher votre samedi soir.
Ma note = 10,5/20
19h30 An Inconvenient Sequel - Truth to Power / Une suite qui dérange - Le Temps de l'action de Bonni Cohen et Jon Shenk (sélection officielle, séance spéciale, USA)Durée = 1h40
Onze ans après Une Vérité qui dérange, présenté hors-compétition en 2006, ce film raconte la suite du combat du vice-président américain et Prix Nobel de la Paix Al Gore pour la sauvegarde de la planète. Le reportage s'étend jusqu'à 2016, quelques mois après la COP21 de Paris
Dans la continuité du précédent opus, Al Gore poursuit ses efforts d'évangélisation de la cause écologique, mettant en avant l'ingéniosité des hommes pour imaginer les solutions contre la dégradation de l'environnement. On y trouve des images jamais montrées des coulisses de la COP21. Par exemple, on y voit Al Gore convaincre SolarCity, la compagnie américaine leader dans la production de cellules photovoltaïques, de céder gratuitement sa propriété intellectuelle à l'Inde. Cette proposition permet de faire tomber la résistance de l'Inde à renoncer aux énergies fossiles et ouvre la voie au consensus et à la signature du compromis final. Suite aux nouvelles difficultés qui ont émergé après l'élection du Président Donald Trump, Al Gore commente « There will be more NOs before we get there. But after the last NO, there will be a YES. And this YES will determine the future of our planet ». En résumé, An Inconvenient Sequel - Truth to Power est un documentaire tout aussi intéressant que le précédent. Indispensable, donc, pour notre futur à tous.
Ma note = 15/20








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