Durée = 3h40
Avec Bernadette Lafont, Jean-Pierre Léaud, Françoise Lebrun

Dans les années 1970, Alexandre est un dandy épicurien d'une vingtaine d'années qui fréquente les cafés parisiens. Il loge chez Marie, une commerçante plus âgée que lui avec qui il entretient une relation amoureuse très libre. Mais il aime aussi Gilberte, une étudiante, qui refuse sa demande en mariage. Déprimé, il fait la connaissance de Veronica, une infirmière. Les deux jouent à s'éviter mais une idylle naît peu à peu entre eux... ou plus exactement un ménage à trois.
La Maman et la Putain a reçu le Grand Prix du jury du Festival de Cannes 1973. Bricolé avec un budget très limité en noir et blanc, il a été reçu de manière contrastée à sa diffusion et perçu comme sulfureux, il est resté très confidentiel depuis lors et empêché de diffusion en salles. Il ressort en 2022 après une restauration autorisée par le fils du réalisateur. La force de ce film culte tient à ses dialogues très libres et rarement, loin des contes à l'eau de rose. Bien sûr, certaines phrases feront réagir les défenseurs des droits des femmes et des enfants en 2022 (autre époque!), mais la crudité des paroles et des situations ne choquent plus autant qu'en 1973. L'interprétation, façon « nouvelle vague », déroute au début par le parti pris de diction appuyée mais on s'habitue vite. Quant à la longueur, 3h40, c'est quand même beaucoup. Les 40 dernières minutes auraient être plus synthétiques sans gâcher le film. Mais, je ne regrette pas de l'avoir vu.
Ma note = 15/20






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