8h45 L'ours et les deux Amants / Two Lovers and a Bear de Kim Nguyen (Quinzaine des Réalisateurs, Canada)Durée = 1:37
Avec Dane DeHaan, Tatiana Maslany
Dans le grand Nord Canadien, Ronan et Lucy vivent une romance épanouie, jusqu'au jour où Lucy apprend qu'elle est admise en biologie. Elle doit joindre le Sud du Canada. Ronan se refuse à la suivre. Tous deux ont des comptes à régler avec leur passé et leur famille. Ils mettront leur amour à l'épreuve du temps, de l'espace et finalement des éléments.
Dans Two Lovers and a Bear, les paysages polaires sont somptueux. Kim Nguyen réussit une subtile synthèse des cultures occidentale et inuite, en teintant l'intrigue d'une symbolique particulière, quand l'homme parle aux ours. Il filme une passion amoureuse émouvante, comme remède à une crise existentielle profonde. Le plus étonnant peut-être est que même dans les situations les plus désespérées, il transforme la tentation de la déprime en une bouffée d'oxygène. A ne pas manquer
Ma note = 16/20
11h15 Inversion / Varoonegi de Behnam Behzadi (Un Certain Regard, Iran)Durée = 1:24
avec Sahar Dolatshahi, Ali Mosaffa, Shirin Yazdanbakhsh
Niloofar, une femme de 35 ans, a soif d'indépendance et n'accepte plus que sa conduite soit dictée par les autres. Elle s'occupe de sa mère, qu'elle héberge dans l'appartement familial. Alors que la pollution de l'air de Téhéran a dépassé son seuil d'alerte, sa mère est hospitalisée pour insuffisance respiratoire. Elle doit absolument quitter la ville. Niloofar doit choisir entre suivre sa mère, comme le suggère avec insistance son frère, et écouter ses envies.
Inversion est une très belle réalisation, comme le cinéma iranien nous a habitués dans les éditions précédentes du Festival de Cannes. Le film raconte une histoire de famille traitée avec finesse et réalisme. J'aurais préféré que les personnages soient mis davantage en danger pour être complètement enthousiasmé.
Ma note = 14.5/20
15h00 Tour de France / French Tour, de Rachid DjaÏdaniDurée = 1:35
Avec Gérard Depardieu, Sadek, Rabah Naït Oufella
Far'Hook, 20 ans, est un rappeur doué. Pris dans un violent conflit de rue, il subit des menaces de mort et doit s'exiler de Paris. Il fait le tour des ports de France comme chauffeur pour Serge, amateur de peinture, qui a choisi de partir sur les traces du peintre Vernet. Serge, la soixantaine, est un banlieusard, comme Far'Hook, mais ne partage les valeurs des rappeurs.
Tour de France, c'est la rencontre de deux mondes que tout oppose. Difficile de rester insensible à ce choc de générations. Le personnage de Serge est magistralement interprété par Depardieu, mais son jeune interlocuteur n'est pas en reste. Ce film est un de mes coups de c½ur de la Quinzaine 2016.
La note =16.2/20
17h00 A Yellow Bird de K. Rajagopal (semaine de la Critique, Singapour)
Durée = 1:52
Concourt pour la Caméra d'Or
Avec Sivakumar Palakrishnan, Lu Huang, Seema Biswas

A sa sortie de prison Siva, un Indien de Singapour, a perdu tous ses repères. Rejeté par sa mère et ses proches, il part à la recherche de sa femme et sa fille, dont personne ne veut révéler le domicile. Sans travail, il vient en aide à une jeune prostituée chinoise, qui accueille ses clients dans un abri de fortune. Il apprendra bientôt que sa famille lui a caché un terrible secret.
A Yellow Bird montre les bas-fonds de Singapour, loin des centres villes affriolants. Il dénonce la dureté d'une société dans laquelle les secondes chances sont refusées à ceux qui sortent du droit chemin. Ce film est d'une extrême noirceur, par les thèmes abordés, mais aussi les couleurs dominantes de la photographie. Contient-il seulement quelques lueurs d'optimisme? Je serais bien en peine de citer des scènes allant dans ce sens. C'est bien dommage.
Ma note = 13,5/20






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