Durée = 1H35
Concourt pour la Caméra d'Or
Avec Yu-mi Jung, Sun-kyun Lee...

En Corée, un couple dort dans sa chambre. Le mari s'agite, se gratte la peau jusqu'à saigner, se lève pour manger de la viande rouge dans le réfrigérateur, tente de se jeter par la fenêtre. Il donne des signes de somnambulisme mais paraît être un autre homme quand il est dans cet état second. Sa femme s'inquiète. Sera t'il un danger pour elle, pour lui-même ou le bébé à naître ?
Sleep est un film d'horreur, avec fantôme et réincarnations, façon série B. Les amateurs devraient apprécier mais ce n'est pas le meilleur dans sa catégorie. Tous les codes sont connus et attendus. Je serais bien en peine de reproduire ici les raisons qui ont conduit les sélectionneurs à choisir cette ½uvre pour qu'elle figure à Cannes... A considérer pour les soirées où on est (vraiment) en panne d'idée?
Ma note = 13/20
11h00 Augure de Baloji (Un Certain Regard, République Démocratique du Congo-Belgiqure)
Durée = 1H30
Avec Marcel Otete Kabeya, Eliane Umuhire, Yves-Marina Gnahoua, Marc Zinga...
Concourt pour la Caméra d'Or

Augure, c'est l'histoire de quatre personnages au Congo. Le premier vient d'Europe pour s'acquitter de sa dot à ses parents et ainsi avoir leur bénédiction pour son mariage. Les trois autres sont habitants du pays. Les quatre ont pour point commun d'avoir été classés comme sorciers par la communauté, accusés de servir d'intermédiaires des forces occultes.
Augure est le premier film en provenance de RDC montré au Festival de Cannes. Il contient quelques plans créatifs qui montrent le potentiel de Baloji pour sa carrière future de cinéaste, mais l'intrigue d'Augure était trop loin de mon référentiel culturel pour que j'en sorte enthousiasmé.
Ma note = 9/20
14h00 Los Colonos / Les Colons de Felipe Gálvez (Un Certain Regard, Chili)
Durée = 1H37
Avec Camilo Arancibia, Mark Stanley, Benjamin Westfall, Alfredo Castro
Concourt pour la Caméra d'Or

En Terre de Feu, à l'aube du vingtième siècle. Le lieutenant MacLennan, un soldat britannique, est chargé par José Menendez, un grand propriétaire espagnol, d'ouvrir un passage vers l'Océan pour désenclaver l'immense territoire, riche en ressources agricoles. Aidé d'un mercenaire américain, et le jeune métis chilien, Segundo, il doit exproprier les populations autochtones et les civiliser.
Felipe Gálvez évoque un épisode funeste de l'histoire du Chili, qu'on appellerait génocide aujourd'hui. Les réflexions dans la dernière partie rachètent l'ensemble, mais on ressent la forte limitation des moyens de production, que les prises de vue de la Terre de Feu ne parviennent pas à compenser.
Ma note = 14.5/20
16h45 Kuolleet Lehdet / Les Feuilles Mortes de Aki Kaurismaki (Sélection officielle en compétition, Finlande)
Durée = 1H21
Avec Alma Pöysti, Jussi Vatanen

Une homme solitaire, une femme solitaire. Deux êtres asociaux en rupture amoureuse se croisent par hasard une nuit à Helsinki. Ils ne veulent pas partager leurs coordonnées de peur de trop s'engager. En faisant l'amour, ils projettent en l'autre le souvenir de leur vie amoureuse passée. L'un des deux solitaires est alcoolique. L'ex de l'autre l'était. C'est une cause de rupture....
Les Feuilles Mortes, c'est une comédie simple entre deux c½urs simples. Elle porte la signature inimitable de Kourismaki et c'est peut-être ce qui la desservira lors du palmarès. Juste de l'humour décalé. Une ½uvre distrayante, et c'est tout! Pas de thèse sous-jacente, de défense des droits, de controverse, pas de politique, même si la guerre en Ukraine occupe le fond. Et c'est peut-être le contraste avec la déprime du monde qui rend ce film indispensable en ce moment. J'ai passé un excellent moment.
Ma note = 17/20
19h45 Courts-Métrages 1 de la Semaine de Critique
Je recopie les synopsis du guide de la Semaine de la Critique, faute de temps.
Walking With Her into the Night de Hui Shu (Chine)
Durée = 0H30
Tard dans la nuit, quelque part dans la ville, un homme et une femme se rencontrent dans la rue, ils discutent et parlent, cela semble être le début d'une relation intime, mais tous deux sont conscients
qu'il s'agit plutôt d'un dernier voyage.
Elle est extravertie. Lui est romantique mais n'est que son copain « bouche trou » quand ses autres relations ne sont pas disponibles.
Ambiance bien rendue. Fin bizarre.
Ma note = 16/20
Via Dolorosa de Rachel Gutgarts (Israël)
Durée = 0H11
Entre toxicomanie, premières découvertes de la sexualité et état de guerre permanent, la cinéaste cherche sa jeunesse perdue en errant dans les rues de Jérusalem.
Scènes et langage crus en images animées. Vie nocturnes surtout.
Ma note = 12/20
Corpos Cintilantes / Shimmering Bodies /Corps Scintillants de Inês Teixeira (Portugal)
Durée = 0H23
Cet après-midi-là, l'invitation pour passer un week end à Leiria, chez son copain Jorge, fait que Mariana commence à le voir d'une autre façon. Sans être sûre des intentions de son ami, Mariana accepte l'inattendue et déroutante invitation.
Tension amoureuse correctement rendue, mais l'intrigue n'est pas explicite.
Ma note = 15/20
Arkhé de Armando Navarro (Espagne)
Durée = 0h05
“Archéologie” et “archive”, deux mots avec la même racine grecque: “Arkhé”. Un concept pour parler de l'origine cachée. On fouille les ruines, comme on fouille les archives cinématographiques. Voici des images jamais vues du séisme qui a détruit la ville de Mexico en 1985. Ce film c'est l'aventure d'un archiviste qui voulait les voir et qui a fini par se perdre dans les images de béton brisé.
Intense.
Ma note = 14/20
Boléro de Nans Laborde-Jourdàa (France)
Durée = 0H17
Fran est de passage dans sa ville natale pour se reposer et rendre visite à sa mère. Suivant le rythme saccadé du Boléro, ce parcours sur les chemins du souvenir et du désir va le mener, ainsi que tout le
village, à une apothéose joyeusement chaotique.
Chorégraphie filmée. Originale.
Ma note = 15.5/20






fredangeetdemon, Posté le mardi 23 mai 2023 23:26
Je n'ai vu aucun de tous ces films de ces pages ! Ha ! Ha !