Durée = 2H10
Avec Romain Duris, Paul Kircher, Adèle Exarchopoulos, Tom Mercier

Le monde est atteint d'une étrange pandémie qui transforme les personnes atteintes en animaux. Le foyer de François n'est pas épargné. Sa femme présente les symptômes du mal. Internée dans un premier centre médicalisé, elle doit être déplacée dans un nouveau centre de traitement au Sud. François part avec leur fils commun Émile de 16 ans pour rester près d'elle. Le mystérieux mal s'étend...
Le Règne Animal est un long métrage que l'on peut classer dans le genre fantastique, un genre où les cinéastes français ont rarement atteint un tel niveau d'excellence. La dystopie se transforme en ode au respect des différences et de la liberté. Les effets spéciaux sont remarquables. L'intrigue est très bien menée en cohérence avec les postulats de départ. La complicité père-fils en fait le liant. Elle apporte la légèreté qui tranche avec le tragique de la situation, avec un humour bien dosé. J'ai beaucoup aimé cette œuvre. Je la recommande à tous les amateurs du genre mais les autres devraient aussi se laisser tenter.
Ma note = 17/20
11H30 Le Retour de Catherine Corsini (Sélection officielle en compétition, France)
Durée = 1H50
Avec Cedric Appietto, Harold Orsini, Marie-Ange Geronimi, Virginie Ledoyen, Denis Podalydes

Khédidja est assistante maternelle pour un couple parisien dont elle garde les enfants. L'été approche. Elle est invitée à rejoindre ses employeurs en Corse pour les vacances. L'île ne lui est pas étrangère. Quelques années plus tôt, elle avait choisi de s'en éloigner à la suite d'événements traumatiques. Elle y retournera avec Jessica et Sarah, ses deux filles adolescentes. Elles ont l'âge des premières expériences amoureuses et de l'affirmation de soi, parfois en marge de la légalité. Le voyage libère la parole et fait office de thérapie familiale.
Les deux jeunes interprètes, qui apparaissent pour la première fois à l'écran, ne déméritent pas. L'ensemble est très correct mais pas le meilleur film de Catherine Corsini. Il ne devrait pas figurer parmi les lauréats d'un prix prestigieux à Cannes.
Ma note = 13/20
14H00 Los delincuentes de Rodrigo Moreno (Un Certain Regard, Argentine)
Durée = 3H00
Avec Margarita Molfino, German De Silva, Laura Paredes, Mariana Chaud

A Buenos Aires, Morán est un employé de banque qui n'a plus goût à son travail. Il entreprend de dérober plus de $600000 dans les coffres, une somme suffisante pour lui éviter de travailler jusqu'à sa retraite. Il sait qu'il sera confondu par son employeur mais il est prêt à risquer 3.5 ans de prison en contrepartie. Il convainc un collègue, Morán de l'aider dans son projet. Celui-ci doit veiller sur le magot jusqu'à l'expiration de la peine en échange de la moitié de la somme.
Le rythme de la narration permet d'apprécier quelques beaux paysages argentins mais l'intrigue principale aurait gagné à plus d'efficacité et de vraisemblance. Quelques spectateurs sont sortis de la séance avant la fin, je comprends leurs raisons.
Ma note = 11/20
17h00 Perdidos en la Noche de Amat Escalante (Cannes Première, Mexique)
Durée = 2H00
Avec María Fernanda Osio, Juan Daniel García, Ester Expósito, Barbara Mori, Fernando Bonilla

La scène se passe au Mexique. Emiliano, la vingtaine, a perdu sa mère dans des circonstances obscures trois ans plus tôt. Activiste, elle se battait contre une multinationale minière pour la défense de l'environnement. Son fils suit les traces de sa mère, en s'engageant dans la même cause, mais aussi avec pour objectif de trouver ses assassins. Il soupçonne la famille de Monsieur Aldama, un artiste célèbre, chez qui il parvient à se faire embaucher comme homme à tout faire.
Je serais bien en peine de résumer le message du film. Il est multiforme Un des sujets les plus récurrents est une dénonciation des excès de la recherche de l'audience à tout prix dans les réseaux sociaux qui diffusent du contenu vidéo en direct. Dans Perdidos en la Noche, « Tout le monde a besoin d'une thérapie » pour soigner ses névroses, commente un des protagonistes. Le film traite beaucoup de thèmes, sans doute trop... au point qu'Amat Escalante nous laisse avec l'impression de s'être égaré en chemin.
Ma note = 13/20






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