Durée = 2H12
Avec Mohit Agarwal (Guru), Priyanka Bose (Priti), Vibha Chibber (Mère), Rahul Roy (Père), Aanchal Goswami (Chhavi), Sonal Jha (Tante), Ruhani Sharma (Mala)

Agra est une application de chat entre adultes. Guru en est un utilisateur régulier. Célibataire, il vit chez ses parents et tarde à trouver une compagne stable pour fonder un foyer. Il fantasme sur une collègue qui travaille avec lui dans un centre d'appel. Les difficultés de sa vie amoureuse se doublent d'un conflit avec sa mère d'abord, mais aussi toute sa famille pour décider du réaménagement de la maison.
Le film compte deux parties formellement assez distinctes. La première partie dépeint le mal -être du personnage dans tous ses excès, alors que la deuxième marque le retour à l'équilibre et réhausse l'ensemble. Le contraste entre ces deux parties est sans doute volontaire mais il forme aussi la principale limite du film. La transition entre les deux aurait mérité plus d'attention.
Ma note = 13/20
11h00 Rien A Perdre de Delphine Deloget (Un Certain Regard, France)
Durée = 1H52
Avec Virginie Efira, Félix Lefebvre, Arieh Worthalter, India Hair, Mathieu Demy
Concourt pour la Caméra d'Or

Sylvie est une jeune mère de deux enfants, le jeune Sofiane et Jean-Jacques, 15 ans environ. Une nuit, Sofiane se blesse sérieusement dans un accident domestique à une heure où sa mère est absente du domicile. L'hôpital signale les faits aux autorités. L'enquête conclut à un possible manquement d'autorité parentale, et recommande un placement immédiat en foyer. Aider d'une avocate, Sylvie se débat pour récupérer son fils, sûre de son bon droit.
La complexité du personnage principal mûrit au cours du film. D'abord dans le déni et dans le contrôle (presque trop pour la bonne cohérence avec les événements qui l'affectent ensuite), elle évolue en devenant rebelle contre les autorités judiciaires et contre elle-même. C'est là que le personnage gagne en authenticité. Rien à Perdre est un film de très bonne facture qui ne devrait pas avoir de mal à attirer son audience dans les salles.
Ma note = 15/20
14h00 Kennedy de Anurag Kashyap (séance de Minuit de la Sélection officielle, Indien)
Durée = 2h22
Avec Rahul Bhat, Sunny Leone, Megha Birman...

L'action de déroule à Mumbai, la nuit, quelques jours avant le confinement contre l'épidémie de COVID. Déclaré officiellement mort depuis plusieurs années, Kennedy est un ancien policier que le système a reconverti. Il doit maintenant réaliser à couvert de noires besognes réprouvées par la loi. Mais il n'a pas complètement oublié les motivations qui l'ont poussé à joindre la police. Elles orientent encore certains de ses choix...
Kennedy appartient à la catégories des films policiers, avec de l'hémoglobine à souhait. Il est dans la bonne moyenne mais sans révolutionner le genre. Certains extraits mériteraient d'être davantage appuyés dans les explications pour dissiper quelques confusions. J'ai apprécié la manière dont la musique originale est intégrée à la mise en scène au cours de la première heure. Dommage que Anurag Kashyap n'ait pas poursuivi l'initiative dans la durée.
Ma note = 14.5/20
18h00 Palmarès des courts métrages de la CINEF
3 courts métrages ont été récompensés et annoncés lors de la séance.
3e prix
Ayyur / Moon de Zineb Wakrim (Maroc)
Durée = 0H13
Beau film, commenté avec un texte plein de poésie sur les difficultés de naître enfant-lune, c'est-à-dire victime d'une maladie génétique qui rend la peau intolérante au soleil.
Ma note = 16/20
2e prix
The Hole de Hwang Hyein (Corée du Sud)
durée = 0H24
Une assistance sociale se rend dans une résidence délabrée pour venir en aide à deux jeunes enfants. Leurs parents seraient réfugiés dans un trou au milieu de la pièce principale. Superbement angoissant.
Ma note = 18/20
1er prix
Norwegian Offspring de Marlene Emilie Lyngstad
Durée = 0h44
Je m'abstiens de commenter ce film parce que j'ai dû sortir 5 minutes avant la fin, la séance sortait de son créneau horaire.
19h45 Viva Varda ! de Pierre-Henri Gibert (Cannes Classics, France)
Durée = 1H07
Concourt pour l'Oeil d'Or.

Viva Varda ! est un film documentaire sur la réalisatrice Agnès Varda. Il se devait d'être diffusé dans la salle qui porte son nom, où je l'ai vu.
On retrouve Varda en défenseurs de la liberté artistique, réprouvant les contraintes parce qu'elles nuisent à la créativité. Attentive à toute dépense, elle avait choisi de produire ses propres films pour éviter les dépendances. Engagée politiquement, connue et reconnue jusqu'à Hollywood, elle s'affirme comme la porte parole d'une génération de cinéastes, en particulier des cinéastes-femmes bien avant la médiatisation des inégalités entre genres et sexualités. Autoritaire, parfois cassante, elle n'avait pas que des amis dans le métier. Son plus grand succès restera Sans toit ni Loi avec Sandrine Bonaire en tête d'affiche.
Viva Varda ! est un film bien construit, un bel hommage à la disparue en 2019.
Ma note = 14.5/20






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