9h00 Après la Nuit de Basil Da Cunha (Quinzaine des Réalisateurs, Suisse et Portugal)Durée = 1h30
Candidat à la Caméra d'Or
Sombra est revendeur de drogue dans le bidonville créole de Lisbonne. Il a dettes, qu'il n'arrive pas à rembourser et ses clients sont peu pressés de solder leurs comptes. Sa seule chance de survie est d'aider ses débiteurs à mener un mauvais coup à bien. Mais Sombra est un marginal, en dehors des clans. Son iguane est son seul vrai confident. Après tout, "celui qui ne doit rien, ne craint rien". Un atout ou une faille?
Comme son nom l'indique, le film se passe surtout la nuit. Il paraît que le réalisateur a laissé les interprètes libres de construire le scénario en jouant. On a envie de dire que cela se voit (et s'entend!). Des images sombres, des échanges bruyants et brouillons... et finalement pas grand chose de nouveau.
Ma note = 11/20

11h00 La Jaula de Ojo Diego Quemada-Diez (Un Certain Regard, Mexique)
Durée = 1h 42min
Candidat à la Caméra d'Or
Avec Ramón Medína, Rodolfo Dominguez, Brandon López
Juan, Samuel et Sara (alias Osvaldo, déguisée en garçon), trois adolescents, décident de quiter le Guatemala pour les Etats-Unis. Alors que leur périple vient de débuter, ils croisent un jeune indien, Chauk, qui s'intègre au groupe. Tous n'arriveront pas à destination. Des rivalités les divisent mais évoluent, jusqu'à se transformer en fraternités, par la force des choses.
La Jaula de Ojo est un film honnêtement mis en scène, plaisant à regarder, mais sur un sujet déjà abondamment traité. Dommage que Diego Quemada-Diez ne fasse pas son entrée dans la profession de réalisateur en prenant plus de risques. J'ai quand même passé un bon moment.
Ma note = 14/20
14h00 Wakolda de Lucia Puenzo (Un Certain Regard, Argentine)Durée = 1h 30min
Avec Natalia Oreiro, Alex Brendemühl, Diego Peretti
Dans une communauté immigrée allemande en Argentine, Lilith, 12 ans, est complexée par sa petite taille et l'objet de moqueries de la part de ses camarades. Helmut, un vétérinaire/médecin se rapproche de sa famille et propose de l'aider. Sans prévenir ses parents du danger, il entreprend sur elle un traitement expérimental à bases d'hormones de croissance, qu'il a essayé sur des animaux auparavant. Mais Helmut n'est pas celui qu'il prétend être. Sa véritable identité est Josef Mengele, criminel nazi tristement célèbre pour ses expériences dans les camps.
Wakolda s'inspire d'une histoire vraie. Je n'ai pas réussi à savoir si le métier du père, concepteur de poupées articulées, était, lui aussi, véridique. D'ailleurs, le titre du film correspond au nom de la poupée de Lilith. En tout cas, le parallèle de ce métier avec les crimes de Mengele alimente la cohérence du film. Une honorable réussite.
Ma note = 14.5/20
17h00 Muhammad Ali's Greatest Fight de Stephen Frears (Sélection officielle, séance special, GB)Durée = 1h37
Avec Christopher Plummer, Frank Langella
En 1966, alors qu'il vient de remporter le championnat du monde de boxe, Cassius Clay, devenu Muhammad Ali sous son nom musulman, annonce son refus de répondre à la conscription pour le Viet Nam pour des raisons religieuses. Il est déchu de ses droits et titres sportifs et devient un icône de la cause noire. Les instances de justice américaine traditionnelles lui refusent son droit à l'objection de conscience. Ne reste que la Cour Suprême (1 juge noir, qui s'est retiré de l'affaire, et 8 juges blancs) pour casser le jugement. Le film raconte les tractations et revirements depuis l'intérieur de cette vénérable institution, et comment les juges ont évolué vers le consensus final.
Je ne connaissais pas cet épisode de l'histoire américaine récente. Stephen Frears le raconte avec une efficacité toute hollywoodienne. Un très bon divertissement.
Ma note = 13.5/20






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