
9h00 On the Job de Erik Matti (Quinzaine des Réalisateurs, Philippines)
Durée = 2h00
Avec Joël Torre, Gerald Anderson, Piolo Pascual
L'histoire s'inspire de faits d'actualités. Tatang et Daniel sont deux prisonniers d'un pénitencier aux Philippines. Ils commettent des meurtres à l'extérieur de la prison, avec l'aide des autorités et à leur demande, contre rémunération. Daniel, jeune inspecteur dont la future femme est aussi la fille d'un haut dignitaire du pays, est chargé de l'enquête. A-t'il été choisi uniquement pour ses compétences?
On the Job est polar rythmé mais inégal, assez conventionnel et à l'interprétation perfectible. Pourquoi donc a-t'il été sélectionné à Cannes?
Ma note = 11/10

11h30 Magic Magic de Sebastián Silva (Quinzaine des Réalisateurs, USA-Chili)
Durée = 1h 37min
Avec Juno Temple, Michael Cera, Emily Browning
Alicia est une fille discrète et sensible, que sa cousine Sara invite à un voyage au Chili avec quelques amis. C'est sa première sortie à l'étranger et Alicia ne connaît pas les membres du groupe. Avant même le début du voyage, Sara doit s'absenter deux jours, sous le prétexte de repasser un examen. Elle laisse Alicia sur place. Celle-ci est déroutée, voire effrayée par le comportement des jeunes qui l'entourent. Les médicaments qu'ils lui donnent renforcent son malaise psychologique au lieu de l'aider. Elle est victime d'hallucinations et de crises d'angoisse...
Magic Magic, c'est l'histoire d'un "bad trip". C'est une tragédie racontée avec les codes des séries B d'horreur américains. C'est ce qui fait sa principale faiblesse.
Ma note = 12,5/20

14h00 My Sweet Pepper Land de Hiner Saleem (Un Certain Regard, Irak)
Avec Korkmaz Arslan, Golshifteh Farahani
Baran est un ancien résistant de la guerre d'indépendance kurde. Il refuse un poste de police en ville. Il lui préfère un commissariat d'un village isolé du nord à la frontière turko-irakienne. Au même moment, Govend, une jeune institutrice, emménage à l'école du village. Elle est rejetée par la communauté qui lui reproche d'être célibataire à 28 ans. Et puis, les deux protagonistes vont devoir composer avec le chef de clan Aga Aziz, contrebandier, influent personnage, et garant autoproclamé de la morale...
My Sweet Pepper Land est un western kurde, riche de quelques excellentes séquences, mais malheureusement inégal dans la durée. Il ne manquait pas grand chose pour transformer ce film en petit bijou. C'est frustrant.
Ma note = 14,5/20
16h30 Les Manuscrits ne Brûlent pas de Mohammad Rasoulof (Un Certain Regard, Iran) Durée = 2h05
Avec ?
Khosrow et Morteza sont deux tueurs à gage. Ils agissent pour le compte des services secrets iraniens, et plus précisément la commission de la censure. Leurs victimes sont des intellectuels qui ont été désignés comme ennemis du régime en place, et qui ont l'objet d'une Fatwa. Ils ont un point commun, un mystérieux bus...
Je n'en dirai pas plus pour respecter le choix de narration du réalisateur. Il faut patienter une heure avant qu'il nous donne les clés de l'intrigue. Vous êtes donc prévenus! Certains spectateurs pourraient bien se décourager avant. La suite permet de comprendre ce parti pris de mise scène, comme un moyen de mieux dénoncer la froideur mécanique des fonctionnaires-assassins.
Le film se termine sur un écran noir : "A cause de la censure en Iran, l'équipe du film a refusé de figurer au générique". C'est qu'il s'agit de faits qui se sont réellement produits.
Ma note = 16/20






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