9h00 The Congress de Ari Folman (Quinzaine des Réalisateurs, USA)Durée : 2h00
Avec Robin Wright, Paul Giamatti, Harvey Keitel
L'actrice Robin Wright (jouée par elle-même) est délaissée par la profession, surtout favorable aux actrices plus jeunes qu'elles. La société de production Miramount lui propose une nouvelle carrière dans le cinéma au travers d'un avatar numérique plus vrai que nature, reconstitué par scanner, et donc immortel. 20 ans plus tard, Robin Wright est l'invitée d'honneur du Congrès animé par le charismatique Reeve Robs (!) qui présente sa dernière innovation: une drogue qui permet de revivre l'expérience des films de Robin sur demande.
The Congress n'a pas beaucoup de points communs avec Valse avec Bachir (Cannes 2008), le précédent chef d'½uvre du réalisateur israélien Ari Folman, sinon la technique d'images animées, très réussie, employée dans presque la moitié du film. The Congress est un film de science fiction, un genre que j'apprécie particulièrement et rarement sélectionné à Cannes. Ari Folman traite le roman éponyme de Stanislas Lem d'une manière originale, pleine de références cinématographiques, parfois très drôles. L'apparition de l'avatar de Tom Cruise comme l'un des survivants du cinéma d'antan n'est pas la moindre. The Congress n'en est pas moins une réflexion fine, et plutôt sombre, sur la transformation des modes de communications à l'ère du tout numérique. Souhaitons toutefois que la réplique de l'interprète principale "Some say science-fiction is [restricted to adult audience], I believe it is documentary" ne soit pas prophétique!
Ma note = 17/20
12h30 Courts-métrages de la Taipei Factory (Quinzaine de Réalisateurs, Taiwan et autres nationalités)
La « Taipei Factory » vise à l'émergence de nouveaux talents sur la scène internationale, en permettant à de jeunes cinéastes, taïwanais et internationaux, de se rencontrer et de créer ensemble.
The Pig de Singing Chen (Taïwan) et Jero Yun (Corée du Sud)
Dawang doit vendre le cochon qu'il élève pour boucler ses fins de mois, sur fond de révoltes de la faim. Doit-on voir ici une métaphore politique? Ce The Pig n'est pas clair!
Ma note = 12/20
Silent Asylum de Midi Zhao (Taïwan) et Joanna Preiss (France)
Des interviews de victimes de l'oppression orchestrée par la junte birmane, suivies d'une réflexion sur Hiroshima. On dirait que les deux co-réalisateurs ont oublié de se téléphoner avant de faire leur film...
Ma note = 10/20
A Nice Travel de Shen Ko-Shang (Taïwan) et Luis Cifuentes (Chili)
Relation sexuelle écourtée suivie de remords, de recherche de réconfort auprès des parents. Plans serrés, images moitié noir&blanc, moitié couleur. Le résultat est très moyen.
Ma note = 9/20
Mr Chang's New Address de Chang Jung-Chi (Taïwan) et Alireza Khatami (Iran)
A son réveil, Chieh découvre que sa maison a disparu. Sa mère, atteinte de démence, ne le reconnaît plus. On lui vole ses papiers. Mr Chang's New Address est une fable réussie, sur ce qui fait notre identité sociale. Incontestablement le meilleur court métrage de cette compilation.
Ma note = 15/20
17h00 Salvo de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza (Semaine de la Critique, Italie)Durée = 1h43
Candidat à la Caméra d'Or
Avec Jacopo Menicagli, Saleh Bakri, Sara Serraiocco
Le film s'ouvre sur un règlement de compte entre bandes mafieuses. Salvo poursuit ses adversaires pour les éliminer froidement. L'un d'entre eux a une s½ur, Rita, qu'il se refuse à assassiner. Il l'enlève et la séquestre. Des sentiments impossibles naissent entre eux. Salvo n'entre pas dans la catégorie des films les plus divertissants (autant être prévenu). La phase où les deux individus s'apprivoisent est longue (d'aucuns diraient ennuyeuse...) mais indispensable pour rendre l'ensemble crédible. Toute, c'est la maestria avec laquelle les réalisateurs rendent les émotions à l'écran, par les regards et les touchers, qui donne toute sa valeur au film. La scène montrant la terreur de Rita lorsqu'elle croit sa dernière heure arrivée (voir photo) est un grand moment de cinéma. A ce titre, Salvo réunit quelques ingrédients qui pourraient bien plaire au jury de la Caméra d'Or.
Ma note = 16.5/20






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