8h30 Le Démantèlement de Sébastien Pilote (Semaine de la Critique, Canada)Durée = 1h 51min
Avec Gabriel Arcand, Gilles Renaud, Lucie Laurier
Gaby, 63 ans, est éleveur de moutons dans une ferme au Canada. Il vit seul, loin de ses deux filles, qu'il chérie. Un jour, l'une d'entre elles, vient lui demander de l'aider financièrement. Il n'ose pas refuser. Il prend la décision de vendre sa ferme et son contenu aux enchères, autrement dit, l'oeuvre de sa vie.
Le Démantèlement est un long métrage qui, au-delà d'une histoire d'amour filiale, témoigne avec justesse de la dureté de la condition des agriculteurs, sans excès de sensiblerie. Je le recommande. Gabriel Arcand est excellent dans son interprétation de Gaby. A sa fille qui lui reproche son manque de disponibilité, il répond "ah, on est samedi? J'ai déjà essayé de l'expliquer aux moutons, mais ils comprennent rien".
Ma note = 16.0/20

11h30 La Danza de la Realidad de Alejandro Jodorowsky (Quinzaine des réalisateurs, Chili)
Durée = 2h10
Avec Alejandro Jodorowsky, Brontis Jodorowsky, Axel Jodorowsky
Dans la ville de Tocopilla, Jaime est le père du jeune Alejandro (le réalisateur). Il s'efforce d'endurcir le jeune garçon, trop efféminé à ses yeux. Il est aussi militant communiste dans un pays dominé par les fascistes. Impuissant lorsque la ville reçoit la visite d'un groupe d'étrangers affamés et malades, il entreprend de tuer le président.
La Danza de la Realidad retrace une quête d'identité très personnelle, en forme de fable fantasmagorique, qui conclut à l'équivalence des extrémismes, qu'ils soient de gauche ou de droite. La mise en scène non-conventionnelle évolue entre onirisme et surréalisme. On adore ou on s'ennuie. Je coupe la poire en deux.
Ma note = 13/20
14h00 Courts-métrages de la Semaine de la Critique, partie 1
The Opportunist de David Lassiter (15 min, US)
Un jeune homme manipulateur s'invite dans une soirée à laquelle il n'est pas convié. Très charismatique, il fait les poches des invités, les menacent. En peu de temps, le réalisateur restitue avec brio l'atmosphère de malaise.
Mote = 15/20
Patio de Aly Muritiba (17 min, Brésil)
Un plan fixe d'un patio de "promenade", au c½ur d'une prison brésilienne, filmé au travers d'une fenêtre à barreaux. Une ouverture sur la liberté? L'idée est bonne. Est-ce assez construit pour mériter de figurer au palmarès?
Ma note = 14/20
Pleasure de Ninja Thyberg (15min, Suède)
Ce court métrage relate la préparation au tournage d'une scène de film porno, vue depuis les coulisses. Il s'attarde sur l'humanité des acteurs porno. L'objet de la scène: une pénétration double anale. Le résultat est bien fait et, en fait, a rarement été montré au cinéma (!)
Ma note = 16/20
Breathe me de Han Eun-young (20min, Corée du Sud)
A la nuit tombée, un couple d'adolescents s'isole dans une cabane, au milieu d'un terrain vague. La jeune fille met au monde un bébé. Déboussolée, elle le dépose dans un bus sans surveillance. Quand son ami reparaît, le bébé ne respire plus. Est-il mort?
Ma note = 15.5/20
Océan d'Emmanuel Laborie (30 min, France)
Un jeune garçon prend conscience de la mort à l'occasion d'une sortie à la plage en famille. Très juste point de vue sur l'enfance.
Ma note = 16.5/20
17h00 Stop the Pounding Heart de roberto Minervini (Sélection officielle, hors competition, US)L'"action" (pour ceux qui en ont vu une) se passe de nos jours, au Texas, pays des Cow Boys.
Le film conte d'une façon quasi-documentaire des tranches de vie d'une famille, dans une communauté religieuse, loin d'internet et de l'immédiateté des échanges sur Facebook. C'est correctement fait, mais j'ai regardé ma montre.
Ma note = 10/20






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