Durée : 2h00
Avec Noémie Lvovsky, Samir Guesmi, Yolande Moreau, Michel Vuillermoz, Denis Podalydès

Camille, la quarantaine, est alcoolique et son mari et père de sa fille, la quitte pour une autre femme. Le soir du 31 décembre, Camille se trouve soudain renvoyée dans son passé. Elle a de nouveau seize ans, l'occasion de revivre son adolescence et ses premiers baisers avec Eric. Va-t-elle fuir et tenter de changer leur vie à tous deux ? La réalisatrice signe une comédie touchante, gentille et sans grandes prétentions, mais très applaudie. Elle devrait réaliser un bon parcours en salles et profiter d'un bon bouche à oreille... ou remplacer avantageusement Joséphine Ange Gardien quand le temps viendra.
Ma note = 14/20
11h30 The King of Pigs de Yoon Sang-ho (Un Certain Regard, Corée du Sud)Durée : 1h37
Film concourant à la Caméra d'Or
Anciens camarades de classe, Kyung-min, homme d'affaires, et Jong-suk, écrivain, se retrouvent autour d'un repas. Ils se souviennent qu'au collège, un groupe d'écoliers cruels, les "dogs", les traitaient comme des "pigs", des souffre-douleurs soumis à des humiliations à répétition. Kim Chul, un de leurs camarades "pigs", ose un jour se rebeller et affronter les "dogs", devenant ainsi un héros aux yeux des autres "pigs". Quinze ans après, les traumatismes et les névroses hérités de cette période demeurent vivaces. Ce film, au scénario très élaboré, décortique avec brio l'organisation en bandes que l'on peut retouver dans certaines groupes d'enfants, en carence de repères moraux. A mes yeux, the King of Pigs est un des meilleurs films d'animation pour adultes jamais produits.
Ma note = 17/20
14h00 11.25 The Day he chose his own fate de Koji Wakamatsu (Un Certain Regard, Japon)Durée : 2h00min
Avec Arata, Shinnosuke Mitsushima, Shinobu Terajima plus
Le film raconte les derniers jours de la vie de l'écrivain japonais Yukio Mishima qui tenta un coup d'état en prenant en otage un Général au Ministère de la Défense, avant de se suicider, en 1970. L'écrivain est le principal bailleur de fonds de la Société du Bouclier, une milice paramilitaire d'extrême droite qu'il dirige. Cette milice vise à restaurer la grandeur du Japon, bafouée les institutions héritées de la seconde guerre mondiale. Intercalée dans des images d'archives, la fiction est largement construite autours de dialogues entre les (longs) protagonistes.
Peut-être faut-il être de culture japonaise pour apprécier pleinement ce film de samouraïs?
Ma note = 13,5/20
16h30 Laurence Anyways de Xavier Dolan (Un Certain Regard, Canada)
Durée : 2h 41min Avec Melvil Poupaud, Suzanne Clément, Nathalie Baye
Laurence Alia célèbre son 30e anniversaire au restaurant en compagnie de Fred, sa petite copine. Quand il lui révèle son projet le plus secret, le plus brûlant, celui de devenir une femme, leur monde bascule. Après une retraite légitime en famille pour réfléchir, Fred accepte d'accompagner Laurence tout au long de cette métamorphose. En janvier 1990, celui-ci se présente devant la classe où il enseigne la littérature habillé en femme. Laurence Anyways repose davantage sur une succession de scénettes que d'un scénario linéaire. Le propos sonne juste, la réalisation est très créative et pourtant très différente des précédents films de Xavier Dolan, comme J'ai tué ma mère. Melvil Poupaud incarne magistralement le personnage principal, le/la Laurence du titre. Il mériterait un prix d'interprétation. J'ai beaucoup aimé la bande originale du film et la façon dont Xavier Dolan intègre la musique dans son discours. L'ensemble ne forme pas un film facile d'accès, mais c'est très bon cinéma quand même.
Ma note = 17,5/20






Share