8h30 Au galop de Louis-Do de Lencquesaing (Semaine de la Critique, France)Candidat à la Caméra d'Or
Durée : 1H50
avec Valentina Cervi, Marthe Keller, Alice de Lencquesaing, Louis-Do de Lencquesaing, Xavier Beauvois...
Paul est écrivain, séparé de sa femme. Quand il rencontre Aida dans sa maison d'édition, il sait que sa vie va en être transformée. Mais Aida est une jeune mère qui doit se marier dans trois mois. Elle succombe néanmoins à son charme. Commence une double vie. Au galop raconte une tranche de vie presqu'ordinaire (trop?) avec beaucoup de sensibilité. Même si, ni la mise en scène de ce premier film, ni l'interprétation ne souffre de vraie lacune, il lui manque l'étincelle de magie qui fait que l'on sort grandi de la projection.
Je ne le recommanderai donc pas à tout le monde.
Ma note : 13/20

11h00 Les Chevaux de Dieu de Nabil Ayouch (Un Certain Regard, Maroc)
Durée : 1h 55min
Avec Abdelhakim RACHID, Abdelilah RACHID, Hamza SOUIDEK,...
Yassine et Hamid sont deux jeunes membres d'une fratrie dans le Maroc des années 1980. Hamid est le petit caïd du quartier et protecteur de Yachine. Quand Hamid est emprisonné, Yachine enchaîne les petits boulots. Lui et ses amis sont désormais victimes de brimades plus violentes. Hamid sort de prison transformé au contact des fondamentalistes islamistes. Il entraîne Yassine dans une spirale inéluctable. Ce n'est pas la première tentative de mettre à l'écran la descente vers l'extrémisme. Si les causes en environnementales sont correctement traitées (malgré quelques facilités inutiles), le processus de radicalisation religieuse n'est que touché du doigt. Je ne sais pas ce qui peut se passer dans la tête d'un candidat au martyre, mais les Chevaux de Dieu m'a semblé passer à côté d'ingrédients importants, que les interprètes n'arrivent pas à compenser. Le résultat est quand même un film divertissant et efficace, que j'aurais eu plaisir à voir après une soirée pizza.
Ma note = 14/20
14h00 Courts-métrages 1 de la Semaine de la Critique
Ce n'est pas un film de cow boys de Benjamin Parent (France)
Durée = 12'
Deux conversations en parallèle entre deux collégiens d'un côté et deux collégiennes de l'autre, qui commentent le film "le Secret de brokeback Mountain", passé la veille à la télé. Le trouble s'installe de part et d'autre... Un peu facile. Manque de matière. Ma note = 11/20
Un dimanche matin de Damien Manivel (France)
Durée = 18'
Un dimanche matin, un homme sort son chien... Euh? Le réalisateur nous confiera après la projection que "c'est très intéressant de filmer avec un chien, parce qu'on ne contrôle rien". Cela s'est vu... Ma note = 6/20
Hazara de Shay Levi (Israël)
Durée = 19'
Un jeune homme revient d'un séjour en Inde où il a perdu le sens des relations humaines, après une consommation répétée de drogues hallucinogènes. Le réapprentissage de la vie sociale commence par la famille. Plein de sensibilité, réussi. Ma note = 17/20
O Duplo de Julian Rojas (Brésil)
Durée = 24'
Une institutrice montre deux facettes opposées de sa personnalité. La mise en scène d'un mythe fantastique. Bof... Ma note = 8/20
Yeguas y Cotorras de Natalia Garagiola (Argentine)
Durée = 28'
Trois jeunes femmes de la bourgeoisie argentine vivent dans le même environnement où la seule issue semble de bâtir un foyer. Une d'entre elles prépare son mariage. On dirait du Bergman, à la mode argentine. Mais où la réalisatrice veut-elle nous emmener?
Ma note = 12/20

18h30 El taaib/The Repentant /le Repenti de Merzak Allouache (Quinzaine des Réalisateurs, Algérie)
Durée : 1h27
Avec : Nabil Asli, Adila Bendimered,...
En Algérie, dans la région des hauts plateaux, alors que des groupes d'irréductibles islamistes continuent à semer la terreur, Rachid, un jeune jihadiste quitte la montagne et regagne son village. Selon la loi de « pardon et de concorde nationale », il doit se rendre à la police et restituer son arme. Il bénéficie alors d'une amnistie et devient «repenti». Mais les tourments du passé ne sont pas effacés pour autant. Rachid est détenteur d'un terrible secret, qui pourrait expliquer le drame vécu pas un pharmacien et son ex-compagne.
La coïncidence temporelle de la projection du Repenti avec celle des Les Chevaux de Dieu oblige à comparer les deux films.
Le Repenti a besoin de temps pour s'installer. Mais au final, Merzak Allouache parvient avec de très petits moyens à créer une profondeur dans les émotions, qui faisait défaut aux Chevaux de Dieu. Si le Repenti ne répond assurément pas aux canons des divertissements légers, gages de succès commercial, il offre un témoignage poignant des blessures qui divisent les différentes composantes de la société algérienne. J'ai beaucoup aimé.
Ma note = 16,5/20






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