9h00 Ernest et Célestine de Stéphane Aubier, Vincent Patar et Benjamin Renner (Quinzaine des Réalisateurs, France, Belgique, Luxembourg)Célestine est une petite souris que l'on destine à devenir dentiste mais qui veut devenir artiste peintre. Ernest est un gros ours qui veut être artiste de rue. Ils se lient d'amitié. Mais, dans l'ordre du monde, les ours sont en haut, les souris sont en bas et les deux ne sont pas autorisées à cohabiter. Les deux amis sont obligés de s'exiler. Ernst et Célestine est une fable sur le rejet de la différence, idéale pour les petits. Elle est inspirée de la BD éponyme. Un conte mignon et très bien dessiné.
Ma note = 15/20
11h00 La Playa de Juan Andrés Arango (Un Certain Regard, Colombie)
Candidat à la Caméra d'Or
Durée : 1h 30min
Avec Luis Carlos Guevara, Jamés Solís, Andrés Murillo

Tomás est un jeune afro-colombien qui vit à Bogota, une ville traditionnellement « blanche », où il est marginalisé. Tomás a deux frères, Charco et Jairon. Charco retrouve Bogota après un séjour par l'Amérique du Nord, et rêve de repartir, en emmenant Tomàs. Mais Tomás se sent responsable de Jairo, devenu enfant des rues, junkie et endetté, qui coure un grave danger. Expulsé du foyer maternel, Tomàs essaie de trouver son chemin. Il devient apprenti coiffeur. La Playa est un film sud-amèricain plaisant, qui complète avantageusement les nombreux autres à Cannes cette année. Un scénario pas ennuyeux, une intrigue qui ne sombre pas dans l'ultraviolence comme d'autres films sur Bogota, de belles prises de vue. En bref, une réussite que je recommande.
Ma note = 16/20
15H00 Courts métrages du Festival de Morelia (Semaine de la Critique)
Mari Pepa de Samuel Isamu Kishi Leopo (Mexique)
Durée : 18'
Quatre ados organisent un concert rock mais personne ne vient. Très équilibré et réussi. Ma note = 17/20
Ojos que no ven de Regina García Solórzano (Mexique)
Durée : 13 min 13
Dans un milieu pauvre, une jeune mère de trois enfants est forcée d'emmener sa progéniture sur son lieu de travail, faute de solutions plus appropriées. Le patron lui fait des reproches et se compense en nature. Un film fort. Dommage que certaines zones d'ombre restent inexpliquées. Ma note = 16/20
Réquiem para la eternidad de Alberto Resendiz Gómez (Mexique)
Durée : 11 min 49
Atteint d'un cancer des os, le narrateur croit son dernier jour proche, filme son environnement. Belles composition d'images et beau travail sur le son. Ma note = 14/20
Los Tachados / crossed out de Roberto Duarte (Mexique)
Durée : 27 min 33
A l'occasion du 90e anniversaire de sa grand-mère, Roberto Duarte retourne au Mexique voir sa famille. Il veut savoir qui sont cet oncle et cette tante systématiquement effacés sur les photos de famille. Une histoire de suicides portée à l'écran avec intelligence. Ma note = 15/20
16h30 Programmes Courts 1 de la Quinzaine des RéalisateursAvec Jeff, à moto de Marie-Eve Juste (Canada)
Durée : 15 min
Un rendez-vous galant, noir et blanc, tourne court... comme ce film. Ma note = 11/20
Rodri de Franco Lolli (France)
Durée : 23 min
Rodrigo, 47 ans, ne parvient pas à faire le deuil de sa relation avec son ex-femme. Il est au chômage depuis 8 ans. Il entame son premier jour dans un nouveau bureau. Pas exactement en ligne avec ses souhaits. Sa famille s'impatiente. Très justement interprété et mis en scène. Ma note = 16/20 (photo à droite)
Köningsberg de Philipp Mayrhofer (France)
Durée : 15 min
Un joueur de cor tibétain dans un bureau, un chat qui s'appelle Alain Delon, une télécommande qui ouvre deux voitures à la fois, une partie de chasse sans animal mort. Quelques trouvailles de mise en scène pour créer une atmosphère louphoque, mais décousue. Ma note = 15/20
Porcos Raivosos de Leonardo Sette et Isabel Penoni (Brésil)
Durée : 10 min
Mise en scène d'un mythe arborigène. Trop de lacunes dans la finition pour être compétitif. Ma note = 5/20
Os vivos tambem choram de Basil da Cunha (Suisse/Portugal)
Durée : 30 min
Pour s'échapper de son quotidien marqué par l'alcool, Zé projette de partir en Suède. Il prend le rôle du capitaine d'un navire-cargo.
Qualité variable, manque d'unité. Ma note = 9/20






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