Durée = 1:24
Avec Hiam Abbass, Maisa Abd Elhadi, Manal Awad, Mirna Sakhla, Dina Shuhaiber, Victoria Balitska
Concourt à la Caméra d'Or

Gaza, de nos jours. Le film est un huis clos dans un salon de beauté à Gaza. Un dizaine de femmes attendent d'être coiffées et maquillées dans une pièce trop petite pour être confortable. Il y a là la coiffeuse ukrainienne immigrée, son employée amoureuse d'un activiste, une femme aimant la fête plus qu'elle ne peut la pratiquer, une ultra-religieuse, une femme enceinte, une jeune femme sur le point de se marier, sa mère, une quadra qui n'accepte pas son âge. Les discussions anecdotiques vont bon train. Les désaccords s'expriment, relayant la diversité des personnalités. Une panne de courant, une intervention armée musclée dans la rue et tout s'emballe. A l'intérieur du salon, les masques tombent.
La mayonnaise met du temps à prendre. Pendant un temps, on se croirait au milieu d'une pièce de boulevard de série B mais la montée du stress est particulièrement communicative. Finalement, Dégradé est une réussite!
Ma note = 16/20

11h30 Green Room de Jeremy Saulnier (Quinzaine des Réalisateurs, USA)
Durée = 1:34
Avec Anton Yelchin, Imogen Poots, Patrick Stewart, Alia Shawkat, Joe Cole, Callum Turner
Aux Etats-Unis, un groupe de jeunes artistes de musique punk rock survivent grâce axu concerts qu'ils donnent ici et là. Après une représentation dans bar d'extrême droite, ils sont témoins d'un acte horrible qu'ils n'auraient pas dû voir. Ils sont désormais pris au piège au milieu de skinheads hostiles.
Green Room est un film de "genre" entre horreur et thriller. La première partie peut justifier la sélection du film à Cannes. La deuxième est remplie d'invraisemblances et suit un peu trop les codes du genre. Ne le cherchons donc pas dans les palmarès à venir. Cela dit, devant une pizza, un samedi soir, le film remplirait parfaitement ses promeses.
Ma note = 14/20
14h00 Las Eligidas / Les Elues / The Chosen Ones de David Pablos (Un Certain Regard, Mexique)Durée = 1:45
Avec Nancy Talamantes, Oscar Torres, José Santillán Cabuto
Sofia, 14 ans, tombe amoureuse d'Ulises. Il lui avoue qu'il n'est qu'un appât qui doit la conduire à se prostituer dans une maison close. Bien qu'Ulises éprouve des sentiments sincères, il est contraint de mener à bien sa mission, mais fera tout pour se racheter.
Malgré le synopsis plutôt scabreux, David Pablos réussi à ne montrer presqu'aucune scène de sexe. Il ne réussit pas complètement à transmettre l'émotion qui aurait sublimé le scénario. Las Eligidas est un film plaisant, mais avec des occasions manquées.
Ma note = 13,5/20
16h30 Rak Ti Khon Kaen / Cemetry of Splendour de Apichatpong Weerasethakul (Un Certain Regard, Thaïlande)
Durée = 2:02
Avec Jenjira Pongpas, Banlop Lomnoi

Une mystérieuse maladie du sommeil atteint des soldats. Jenjira est volontaire dans l'hôpital qui les accueille. Elle choisit de prendre en charge les soins de Itt, un soldat esseulé. Elle est aidée dans sa tâche par Keng, une jeune médium. Grâce à elle, ils vont rentrer en communion des songes. Euh... Nous aussi ;-)
On ne peut faire l'offense à Apichatpong Weerasethakul de ne pas reconnaître qu'il sait où placer sa caméra. Son film est monté exclusivement à partir de plans-séquences, dont on ne peut que reconnaître la construction et l'esthétisme très travaillés. Toutefois, on se prend parfois à regretter le temps des frères Lumière où la durée maximum de ces plans ne pouvait pas dépasser 50s. Mais était-ce bien raisonnable de s'engager dans un film sur l'hypersomnie quand on filme comme Weerasethakul? Je suis peut-être peut-être un peu dur. Autant sa Palme d'Or Oncle Boonmee, Celui qui se Souvient de Ses Vies Antérieures m'a avait laissé de marbre, autant ici, j'ai été sensible à la poésie de l'œuvre... sans être converti en fan du réalisateur pour autant.
Ma note = 10/20






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