11H00: TOKYO! (UCR, multi-nationalités)
Un film formé de trois courts-métrages (CM) sur la ville de Tokyo en 2008. Leur point commun est la mise en scène de personnages déjantés qui symbolisent à l'extrême certains travers de la société japonaise. Les deux premiers CM sont des métaphores en forme de manifestes du surréalisme : une jeune fille désoeuvrée qui finit par se transformer en chaise en bois et trouve ainsi une justification à son existence, ou une créature verte venue des égouts, en forme de satyre gréco-romain, qui hante la population par ses larcins et son comportement excentrique, se fait arrêter et dont on se rend compte qu'il est n'est pas facile de se débarrasser!
Le dernier CM est une fable en forme de condamnation sur le besoin d'aseptie et d'ordre à outrance. Bref, loufoque, et peu distrayant. Un film de festival uniquement. Bienvenue à Cannes!
Ma note : 5/20
14h00: HUNGER (UCR, USA, Cam)
Le premier film de Steve McQueen (pas l'acteur, l'artiste britannique)
Un film militant et historique contre les conditions de détention de 75 membres de l'IRA qui se battent pour l'obtention d'un statut de prisonnier différent de celui des détenus de droit commun. L'intransigeance de la Dame de Fer aura raison de certains d'entre eux. Devant l'échec des négociations, neuf d'entre eux (dont Bobby Adams) mourront de grève de la faim. Et non! Gantanamo n'est pas réservée à l'autre côté de l'Atlantique. Un film fort, qui suggère la violence de la repression en prison, avant de la montrer ouvertement. Des scènes qui devraient entraîner une interdiction du film aux moins de 16ans en salle. Au final, un long-métrage sans concession, où le réalisateur fait preuve d'une réelle créativité technique. On connaissait Steve McQueen dans le milieu des arts contemporains, on découvre qu'il est aussi un réalisateur de talent. Un sérieux prétendant aux prix de la Caméra d'Or ou d'UCR.
Ma note : 17/20
16H30: LEONERA (Compétition officielle, Argentine)
Le film retrace le quotidien d'une femme enceinte, qui devient mère en prison et se bat pour garder contact avec son fils, en Argentine. Le film a du mal à démarrer, à se recentrer sur son sujet, mais manque d'originalité. La scène de rébellion dans la prison est mal amenée et difficile à croire.
Ma note : 11/20
20h00: Les 7 jours (SIC, hors compétition, Israël-France), + CM
La scène se passe en Israël, dans une famille juive dont l'un des membres vient de décéder. Les 7 Jours en question sont les 7 jours traditionnels où la famille porte le deuil, après s'être rassemblée chez la femme du défunt. C'est l'occasion de règlements de compte, l'expression de toutes les frustrations accumulées entre tous. Le film est long. Le trop-plein de personnages et la succession de conflits larvés rendent le film agaçant et difficile à suivre.
Ma note : 10/20






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