8h30 Whisper with the wind de Shahram Alidi (SIC, Kurde), candidat à la Caméra d'Or (photo)
En territoire kurde, Mam Malbar est un vieil homme dont le métier est d'être passeur de messages. Message pour les vivants, pour les absents, pour les disparus. Il enregistre les messages sur son radio-cassette pour les faire écouter à qui peut les entendre... parfois au seul vent des montagnes. Il personnifie la mémoire de son peuple et assiste au génocide perprétré par les Iraqiens. La renaissance viendra d'un cri de nouveau né qu'il fera diffuser sur les ondes de la radio dissidente kurde Pishmargha. Alidi réalise un film métaphorique très réussi, avec des photos magnifiques et une grande créativité dans la mise en scène. Bien sûr, ce n'est pas un film grand public, ni un film à pop-corn, mais c'est une oeuvre à voir.
Ma note = 17/20
Précédé d'un court métrage, "la virée" de Dalibor Matanic. Si quelqu'un rencontre le réalisateur, qu'il lui demande de raconter son film. J'en suis incapable.
Ma note = 13/20
11h00 Tu ne m'aimeras point, de Haim Tabakman (UCR, Israël), candidat Caméra d'or.
Un juif ultra-orthodoxe tombe amoureux de son jeune assistant boucher. La réaction de la communauté orthodoxe ne se fait pas attendre. Un très beau film, d'une grande sobriété, qui rappelle "tu marcheras sur l'eau". Superbe.
Ma note = 16/20
14h00 Nang Mai (la nymphe), de Pen-Ek Ratanaruang (UCR, Thaï)
Un couple, formé de May et Nop, entreprend un safari photo dans la jungle. Nop, le mari, disparaît. Une atmosphère angoissante s'installe. Mais a-t'il vraiment disparu... Un film d'horreur à vitesse subsonique, un soupçon de surréalisme façon David Lynch, Ratanaruang aime casser les codes des genres, pour le meilleur et pour le pire. Le pire est pourtant moins présent que dans ses précédentes oeuvres projetées à Cannes les années passées.
Ma note = 8/20
17h00 Une vie toute neuve d'Ounie Lecomte (sélection officielle, séance spéciale, Corée/France)
Instants de vie dans un orphelinat de petites filles, en Corée, aujourd'hui. Entre refus d'accepter l'abandon et espoirs d'adoption pour un nouveau départ dans la vie... Très correct.
Ma note = 12/20
19h30 No Meu Lugar (eyes of the storm) d'Edouardo Valente (sélection officielle, séance spéciale, Brésil)
Une fusillade avec prise d'otage. La police intervient. Un mort. La suite? Je ne saurais dire. Valente fait partie de ces réalisateurs à qui on a expliqué que la narration linéaire devait être proscrite et qui appliquent le conseil avec zèle. Du coup, entre allers/retours passé/présent/futur, on n'y comprend plus rien. A la fin de la projection, applaudissements timides d'une salle qui s'est clairsemée...
Ma note = 5/20







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