Avec Helena Albergaria, Marat Descartes, Naloana Lima...
Durée : 01h30
Sur fond de crise économique au Brésil, une jeune femme entreprend de créer une superette. C'est précisément le moment où son mari apprend sa mise à pied par son employeur. Elle loue un local, embauche quelques employés et lance son affaire. Mais un certain nombre d'incidents rendent son travail plus compliqué qu'anticipé: des vols, qu'elle met sur le compte des employés (à tort ou à raison?), des fuites de liquide suspect, un chien qui fait le pied de grue devant chez elle, des cadavres dans les cloisons murales... Peut-être faut-il y voir une vision métaphorique du travail, comme le rhinocéros de Ionesco faisait allusion au nazisme. Mais le film est construit comme un pot pourri de séquences "de genre" (horreur, comédie de moeurs, burlesque, fantastique,... ). A ne pas choisir, les réalisateurs finissent par dérouter, voire ennuyer.
Ma note = 9/20

17h30 The Slut (Hanotenet) de Hagar Ben Asher (Semaine Critique, Israël, candidat Caméra d'Or)
Avec Hagar Ben Asher, Ishai Golan, Icho Avital
Durée : 1h27
Tamar, 35 ans, vit seule avec ses deux fillettes. C'est une femme qui donnent du plaisir aux hommes, à plusieurs hommes en échange de services comme la réparation de son vélo. Un vétéraine tombe amoureux d'elle. La relation qui s'entame est forcément compliquée. Les rares scènes de sexe pourraient empêcher une diffusion de The Slut à tous les publics, d'autant que les acteurs ne sont pas semblant ! Pourtant, il serait injuste de juger le film à l'aune de ces scènes. La réalisatrice se garde de recourir à un ton excessivement moralisateur et reste dans l'empathie avec cette femme. Il en résulte un long-métrage traité sans pathos et avec beaucoup de sobriété... Peut-être trop, au point que le spectateur attend, en vain, l'événement qui va le réveiller.
Ma note = 11/20







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