Durée: 1:34
Avec Maika Monroe, Keir Gilchrest, Danny Zovatto, Olivia Luccardi, Lili Sepe, Jake Weary

"Elle vous suivra partout. Elle prendra la forme de vos proches. Choisissez toujours des pièces à deux issues. Elle est lente, mais pas stupide. Votre seule chance est de la transmettre à quelqu'un d'autre." Jay s'imagine vivre une amourette sans enjeu avec Shuh. Elle hérite d'un terrible secret.
It follows est un film d'horreur, un genre peu représenté à Cannes. D'ailleurs, le début du film ne diffère en rien des nombreuses séries B qui exploitent les thèmes mille fois ressassés. Mais tandis que l'intrigue se déroule, on peut se laisser prendre au jeu. Il faut dire que Mitchell suscite habilement la tension nerveuse et maîtrise tous les codes du genre. Les amateurs apprécieront de se faire peur un samedi soir avec un paquet de popcorn. Les autres auront une impression de déjà-vu.
Ma note = 12,5/20
12h00 Nordic Factory (Quinzaine des Réalisateurs)
Organiser la réunion de deux réalisateurs de cultures différentes pour mettre en scène des courts-métrages, c'est l'ambition de la Nordic Factory.
Syndays de Kraesten Kusk et Natalia Garagiola
Durée: 0:13
Dialogue impossible entre Anne et son père grabataire. Leur passé difficile revient à la surface. La sociabilité d'Anne est visiblement affectée. Bien fait
Ma note =15/20
Listen de Hamy Ramezan et Rungano Nyoni
Durée: 0:13
Au Danemark, une femme avec un voile intégral vient chercher secours auprès de la police. Battue par son mari, elle risque la mort si son mari apprend sa démarche. Mais elle ne parle qu'arabe. L'interprète, elle même musulmane, choisit de ne pas reproduire fidèlement ses propos.
Fort, mais réalisation conventionnelle.
Ma note = 14/20
Void de Milad Alami et Aygul Bakanova
Durée: 0:15

Rencontre et conversation ambigüe entre 2 hommes sur un ferry. L'un des deux et encore hanté par le souvenir de sa femme.
Les rebondissements sont subtilement amenés.
Ma note = 16/20
The Girls and the Dogs de Selma Vilhunen et Guillaume Mainguet
Durée: 0:14
Trois jeunes filles sont en route pour une fête. Elles détournent leur chemin quand elles aperçoient deux chiens morts sur la plage.
Je n'ai pas compris où les réalisateurs voulaient en venir.

Ma note = 10/20
14h00 La Belle Jeunesse / Hermosa Juventud / Beautiful Youth de Jaime Rosales (Un Certain Regard, Espagne)
Durée: 1:40
Avec Ingrid García Jonsson, Carlos Rodríguez (II), Inma Nieto
Natalia et Carlos deux jeunes amants tout juste sortis de l'adolescence. De condition modeste, ils vivent de petits boulots. Leur situation financière s'aggrave quand Natalia met au monde un enfant pas vraiment programmé.
La belle jeunesse dépeint avec justesse et un parti pris marqué de réalisme, l'ordinaire d'un couple ordinaire, dans une Espagne où un actif sur quatre est au chômage. C'est correctement fait, mais je n'y ai pas trouvé l'étincelle qui distingue les grands films.
Ma note = 12/20
17h00 Le Meraviglie / Les Merveilles de Alice Rohrwacher (Compétition officielle, Italie)Durée: 1:50
Avec Maria Alexandra Lungu, Sam Louwyck, Alba Rohrwacher, Monica Belluci
En Italie, un père a choisi de tenir sa femme et ses quatre filles isolées du reste du monde moderne. Ils sont apiculteurs et revendiquent l'attachement à la nature et au terroir. Leur quotidien est transformé par l'accueil de Martin, un adolescent en parcours de réinsertion. Ils concourent à un jeu télévisé appelé "les Merveilles".
Ce long métrage peut apparaître comme une fenêtre de résistance au progrès technologique, comme une ode à la "décroissance". Un remède à la crise économique et morale qui sévit aujourd'hui? Sans m'ennuyer, ce film ne m'a pas particulièrement touché non plus.
Ma note = 13/20
17h00 The Owners de Adilkhan Yerzhanov (Sélection officielle, séance spéciale, Kazakhstan)
Durée: 1:33
Avec Yerbolat Yerzhan, Aidyn Sakhaman, Aliya Zainalova

John, son frère Erbol et leur petite s½ur Aliya pensaient profiter de la maisonnette laissée en héritage par leurs parents dans un village isolé. Mais la demeure est aussi revendiquée par un représentant de la pègre locale, très influant auprès des institutions du village. Le combat de la petite fraterie face à la corruption est particulièrement inégal.
Réalisé avec des moyens limités, The Owners s'écarte des mises en scènes conventionnelles en multipliant les métaphores. Danse et musique marquent les événements les plus tragiques. A ne conseiller qu'aux cinéphiles passionnés.
Ma note = 9/20






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