9H00 Pieds nus sur les limaces, réalisé par Fabienne Berthaud (Quinzaine de Réalisateurs, France)
Avec Diane Kruger, Ludivine Sagnier, Denis Ménochet
Durée : 1h48
Année de production : 2009
Clara est mariée à Pierre, jeune avocat plein d'avenir. A la mort brutale de sa mère, Clara se retrouve responsable de sa soeur cadette, Lily. Car Lily n'est pas comme les autres. Elle n'est pas vraiment autonome et souffre d'un retard de développement. Elle s'est construit un monde bien à elle, symbolisé par son "bureau", une cabane ou s'entasse un véritable capharnaum. Un de ses jeux favoris est d'empailler des animaux et d'entasser les dépouilles au congélateur. Le film est plaisant, mais l'interprétation de Ludivine Sagnier relève plus de l'éternelle adolescente que celui que l'on attendrait d'une Lily. Certaines répliques sonnent faux car très acerbes ou trop pertinentes. Heureusement, le personnage gagne en consistance et en crédibilité au fur et à mesure que le film avance.
Ma note = 10/20
11h00 Ha ha ha, réalisé par Hong Sangsoo (Un Certain Regard, Corée du Sud)
Avec So-Ri Moon, Kim Sang-kyung, Yeong-ho Kim
Genre : Drame
Durée : 01h56min
Année de production : 2010
Un réalisateur coréen émigré au Canada revient en Corée du Sud et rencontre un ami critique de cinéma. Ils relatent chacun une histoire, qui pourrait être celle de leur vie. La mise en scène est très originale, avec deux récits entrelacés qui semblent se répondre en ping pong. Mais c'est épuisant à comprendre et à suivre...
Ma note = 12/20
14H00 Courts-métrages de la Quinzaine des Réalisateurs, programme 2
Sept courts-métrages. On en retiendra deux, Mary Last Seen de l'Américain Sean Durkin et Shikasha du Japonais Isamu Hirabayashi, qui réussissent avec brio à créer une atmosphère de malaise, en très peu de temps.
17H00 Tiger factory réalisé par Woo Ming Jin (Quinzaine des Réalisateurs, Malaisie)
Année de production : 2010
A 19 ans, Ping Ping n'a qu'une envie, c'est quitter la Malaisie pour le Japon. Elle est employée dans une ferme d'élevage de porcs et dans un restaurant pour la plonge. Pour gagner l'argent de son voyage, elle accepte d'être employée par sa tante, Madame Tien, comme mère porteuse. Celle-ci met en couple des jeunes femmes et des travailleurs immigrés, et vend leurs bébés.
Le parallèle entre l'insémination artificielle des porcs et le statut de mère porteuse donne un relief particulier au parcours de cette jeune fille, qui utilise son corps pour échapper à sa condition. Par sa qualité, ce long métrage enrichit la production cinématographique d'un pays peu habitué aux premiers rangs. Le dépaysement est à la hauteur de la distance qui nous en sépare.
Ma note = 15/20







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