Durée = 1H38
Avec Jarkko Lahti, Livo Tuuri, Hannu-Pekka Björkman Concourt pour la Caméra d'Or

La scène se passe dans le grand nord finlandais. La scierie ferme, une mine ouvre.
Pepe est un des bûcherons qui doit se reconvertir. Une malédiction semble s'être emparée du village. Les événements dramatiques s'enchaînent. Comme si le monde ne tournait plus rond. Mais Pepe fait preuve d'un optimisme sans faille qui l'amène à « voir toujours le monde à moitié plein » et qu'aucune tragédie ne semble pouvoir remettre en cause.
The Woodcutter Story est un OVNI iconoclaste, en forme de conte philosophique ou plutôt surréaliste. Son réalisateur Mikko Myllylahti m'a égaré en chemin. La chute finale aurait pu remonter le niveau mais c'est une ficelle déjà employée abondamment au cinéma.
Ma note = 12/20
11h00 Corsage de Marie Kreutzer (un Certain Regard, Autriche)
Durée = 1h52
Avec Florian Teichtmeister, Katharina Lorenz, Colin Morgan, Alma Hasun
En 1877, Elisabeth d'Autriche (Sissi) fête son 40e anniversaire. Elle n'a pas le droit de s'exprimer et doit rester à jamais la femme de l'empereur. Fine, élégante, parfaite.Les convenances sont lourdes à porter. Elle cherche des échappatoires pour ne pas étouffer sous son corsage. Tant pis pour le protocole.
Difficile de ne pas comparer Corsage avec Zhena Chaikovskogo de Kirill Serebrennikov que j'ai commenté hier. Si le second est mieux ficelé dans son ensemble, plus travaillé sur la photographie et a manifestement bénéficié de plus gros moyens, l'avantage va au premier pour l'interprétation de Vicky Krieps. La succession de Romy Schneider est assurée. L'interprète d'Elisabeth pourrait être une prétendante au prix Un Certain Regard de la meilleure actrice.
Ma note = 15/20

14h00 Plan 75 de Hayakawa Chie (Un Certain Regard, France)
Durée = 1H52
Avec Chieko Baisho, Hayato Isomura, Yumi Kawai
Au Japon, alors que le taux de personnages âgés qui sombrent dans la précarité s'accroît, le gouvernement promulgue une loi qui rend légale l'euthanasie et incite à sa mise en place. Michi est candidate au plan. Elle n'a plus de famille pour lui tenir compagnie. C'est une aide soignante philippine, la jeune Maria, qui sera son accompagnatrice vers son dernier souffle. Hiromu est, lui, recruteur pour le gouvernement. Il convainc un vieil oncle de s'engager...
Le sujet est traité avec (trop de ?) subtilité, en évitant d'appuyer les (quelques) rebondissements de l'intrigue. Il faut donc rester bien attentif et accepter que toutes les réponses ne soient pas données. Je me réjouissais de voir ce film au thème porteur de promesses. J'ai été déçu.
Ma note = 13/20
17h00 The Stranger de Thomas M Wright (Un Certain Regard, Australie)Durée = 1h57
Avec Joel Edgeron, Sean Harris, Ewen Leslie
Mark parvient à convaincre Henry de se joindre à une opération douteuse pour se relancer.
Henry a une histoire avec la justice de son papier, dont il n'est pas fier et qu'il hésite à partager. Ses nouveaux « employeurs » exigent la transparence la plus totale, pour lui faire confiance. Ce que Mark s'est gardé de confier à Henry, c'est qu'il est en en réalité un officier de police infiltré chargé d'élucider l'une des affaires de meurtres les plus célèbres des années 2000 en Australie.
The Stranger peut dérouter avec sa narration non linéaire et non chronologique, mais si l'on accepte de se laisser prendre au jeu, les fondements de l'intrigue se mettent en place et font place à un excellent thriller qui ne ressemble à aucun autre. Un très bon divertissement qui a toute sa place à Cannes.
Ma note = 16/20
19h30 La Nuit du 12 de Dominik Moll (Cannes Première, France)
Durée = 1h54
Avec Bastien Bouillon, Bouli Lanners...

A Saint-Jean de Maurienne, à 3h du matin, Clara est aspergée d'essence et brûlée vive. L'enquête est confiée à la police judiciaire de Grenoble. Les premiers soupçons se portent les amants de la jeune fille. De convocation en convocation, les dépositions s'enchaînent. Yohan, le capitaine en charge de l'enquête en fait une priorité jusqu'à l'obsession....
La Nuit du 12 est un long métrage à la mise en scène très classique, un divertissement de bonne facture à consommer après une part de pizza. Mais ce n'est pas un film qui prétend renouveler le cinéma.
Ma note = 14/20






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